VI AVANT-PROPOS
sition qu'elle avait d'abord accueillie avec tant demalvei]^fi\IP(^ 9t dj <)^ii). J^ 9BJfi aussi que le principe deraffranchissement n*a pas besoin de trouver un Wilberforce pour triompher.
Oui , les nègres de nos colonies seront libres un jour. Mais, comment le deviendront-ils?
quand seront adoptées les premières mesures à leur ëgard f Voilà deux questions immenses, et dont la solution peut amener ou prévenir bien des maux.
Les nègres de nos colonies seront libres ; mais s^ils le deviennent par suite d*un afiran^ chissement en masse, et à jour fixe, la raoe tooirc recouvrera son indépendance et ne perdra point sa redoutable unité. L'armée ennemie ne rompra pas ses rangs ; elle viendra tout enlièrç prendre positiçn §ur h terr^ip du 4rpit. cowinH», m fccç d'u«e poignée d'Iluropç^n^. ^t fçepçril pe ^r% pfis Je ^v} résultat 4' wç mesure incposidérée. hçs cultures périront avec l'esclavage ; car on $iyr^ donné la Jibçrliéà tous, sans exiger de garanties d'aucun; car QP Vfiura doppée , sans cré^r auparavant le
Cnavail volontaire; car on se sera contenté d'envoyer dans noe^ tlea quelques maîtres d*ë* coles et quelques prêtres, sans penser que la liberté $dule peut enseigner k libeHë, et que rhomme qui n'a jamais agi par Finipulsion de son libre arbitre, sous sa propre fespokisabilité, pour son propre eompte, s'endormira an solâl, le jour où le fouet du maître ne le réveillera plus.
Les nègres de nos colonies seront libres; maîs^i nQMsmfleopupns, dH deumn, TiqMithie o^ npiis e^YQM été pkingés^ jusqu'à ce jour; ai nou^méconnaissQiis les sig^o^n visibles qui appellent ^nf réfbQlvtion imnié^ii^te ;siilQU9 reatpns ins^nsibl^^ et sour^ «U3( ayevlîMenients d'un peuple voisin, q^'^git« «t prépçqnpe toujours plus Vficcoiqplisseinent de çeU« grande <Buyrej aï qous çroypn^ pouvoir ntJtendre; rafiraqchissement qu^ nous A*aur<NQS pas préparé 9 que nous n'aurons pas aiuefpé par les voies pacifiques ^t régulières ^^ s'e£fectuer4 par la violence.
Voilà les pensées qui m'oppressent. Voilà
VJlj AYANT-PROPOS.
ce q^ue je voudrais pouvoir dire avec cet acccni qui persuade. Je voudrais faire comprendre à mes compatriotes , qu'ajourner ici , ce n'est pas seulement souiller Thonneur du pays, et convertir un oubli coupable en un crime pré* médité; c'est compromettre l'avenir. Je voudrais faire comprendre que, vouloir l'aJOEL^anchissementen mass^, c'est vouloir l'ajourne^ ment; car, c'est demander, ce qu'on n'obtient pas en uneannée,trois ou quatre cents millions.
Je voudrais rendre aussi évidente pour tous les yeux, qu'elle Test pour les miens, la con-* vcnanee et la simplicité d'un système , que j'ai trouvé écrit dans les faits , dans les usages de toutes les colonies ; d'un système qui , en s'adressantaux individus et non à la race, brise et dissout autant que possible l'organisation naturelle et vivace du peuple noir ; qui, en appelant chaque esclave à conquérir peu à peu sa liberté par son travail volontaire, fonde les habitudes de l'ouvrier et les mœurs de l'homme libre , avant de supprimer la servitude légale; qui, en mettant à la charge des