LES COMMUNAUTÉS DE SEEFS
tagne des fermes exploitées par plusieurs familles vivant en commun (1) ; dans les îlots de Hœdic et de Houat, près de Belle-Isle-en-Mer, la terre n’est pas divisée, et les habitants forment une communauté, gouvernée par le curé (2). Dans le Lavedan, le bien de famille, conservé de génération en génération et transmis à l’aîné, réunit dans une communauté d’existence les parents qui n’ont pas voulu s’établir au dehors (3). Des diverses associations que je viens de citer, une seule peut-être, celle qu’a décrite M. Dupin, peut se rattacher aux anciennes sociétés de mainmortables ; mais la persistance, en plusieurs provinces, de la communauté de famille ou de village, malgré une législation hostile, nous invite à réfléchir avant de condamner trop sévèrement cette ancienne forme de la vie rurale, à l’abri de laquelle des milliers de paysans ont pu conjurer les menaces de la mainmorte, s’enrichir et se multiplier.