L’homme le'ger , à mille objets épris
Va dispersant entre eux scs volages esprils ,
Pendunt que ^ concentrant sa force réunie, v'
Toujours au même but s’avance un grand génie.
8 Un malade dont le mal est incurable n’est jamais éonvainen qu’il
touche à sa dernière henre : déjà tout est mort que l’esperance vive encore.
9 II est temps de respecter la vérité ; il y a deux mille im depuis que
l’on écrit , et il y a deux mille ans depuis que l’on flatte.
10 Puurvti qui'oTi sait la passion dominante de quelqu’un on est assuré de lui plaire.*
)l Un astrologue un jour se laissa choir ’
Au fond d’un puits ; on lui dit : Panvre bete,
Pendant qu'a peine à tes pieds In peux voir ,
Penses-tu lire au-dessusde ta tète? •
12 Pendant que tout change cl péril dans la nature , la nature elle-mê-
• me reste immuable et impérissable.
13 Dieu accorde le sommeil aux méchants, ajin que les bons sont Iran-*
quilles. ' -
I j 11 y a des vérités qui sont la source des plus grands désordres , par ce c/u’èlles remuent toutes les passions.
15 Les Juifs <
Tandis qu’ils n’adoraient que le Dieu de leurs pères ,
'Ont vu bénir le cours de leurs destins prospères.
16 On ne meurt guère de tristesse; combien en a-t-on vus mourir , rt 7 ?rèf
avoir éprouvé \es pertes les plus crueHes et les plus multipliées é Je le vis triste et accablé ; je restai silencieux ; enfin , prenant la parole ; Qu’avc 7 .-vous, Ini dis-je ^ puisque vous osez à [>cine regarder le ciel et votre ami ? - ■ '
i8 Frère, dit le renard adoucissant sa voix, ' . .*
Nous ne sommes plus en querelle; - , ■
Paix générale cette fois ;
Je viens le l’annoçer; descends, afin que je t’embrasse, tg On est mort avant qu'on a aperçu qu’on ]K>uvait mourir, ao Les ofliciers français sont assez sensibles à la gloire , pour ne point les gouverner par la crainte de la honte.
21 Ausf ilôt qu’un sujet s’est rendu trop puissant , *
, Encor qtéW est sans crime , il ii’cst pas innocent.
22 Quoique les villes de la Grèce faisaient autant de républiques, l’in»
lérèl commun les unissait. ‘
a3 Quoique Dieu et la nature o/it fait tous les hommes égauxen les formant d’une même boue, la vanité humaine ne peut soulTrir celte égalité.
- ’ 76 ESERCrZII SULLE REGOLE " ’
a 4 y Si l’on olp de beancoup d’ouvrages de morale , l’averlisspment-, IVpilre dedicaloire , la préface , la table , les approbations , il restira peine assez de pages pour mériter le nom de livre. . ,
, aS Dieti fait les grands hommes rof/r orner leur siècle. a6 Quand une fois on a /roui e te moyen de. prendre la mnltitüde par l’appât de la liberté, elle suit en aveugle, /^ourr// yu’elle en e/i/e/i<f seulement le nom.
27 Les momens sont trop chers pour les perdre en paroles.
28 Quoique Saint-Ixmis- se crut i-edevable à tous, il pensa qu’il était*
^ encore plus redevable aux pauvres..