SCENE VII
HORACE, LE NOTAIRE, ZIMA, tn Clerc , et ayant un postiche; PLUSIEURS DOMESTIQUES, AL- D03RANDIN , LUCELLE , LA GOUVERNANTE.
Horace, à Aïdobrandin.
oüs êtes servi à point nommé , mon frcrc : voici le notaire et son clerc.
Le Notaire,^ jUdoirandin.
Tenez , Seigneur Aïdobrandin , le contrat étoit tout prêt : il est en bonne forme : vous pouvez le lire.
Aldobrandin, apris avoir lu bat.
Tort bien , fort bien.
Lucelle, apercevant Zitna.
Quelle étrange figure !
La Gouternakte, bat.
C’est Zima.
Lucelle, bat.
Te tremble.
Aloobrandin, rendant le contrat au notaire.
Cela est fort bien : nous n’avons qu’à signer.
Le Notaire, à un domestique.
Allons , approchez cette table. ( Jl substitue xin nouveau contrat à celui qn’ Aïdobrandin a lu ; et il lui indique oü il doit signer. ) Mettcz-là votre nenn , Seigneur.
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Aldobrandin.
Je n’ai jamais rien fait de si bon coeur.
Le Notaire , à Lucelle ^ lui montrant aussi oit elle doit
signer.
Et vous , Mademoiselle , mettez ici le vôtre. Allons > point de timidité.
La Gouvernante, à Lucelle, Comptez que vous signez votre fortune.
Le Notaire, à Zima .
Signez aussi, mon clerc. Cela est d’usage ici. { A AU dobrandin. ) VoilA le premier contrat qu’il signe : cela lui portera bonheur.
Aldobrandin, à Horace.
Et vous , mon frere, vous n’étiez pas tantôt d’avis de ce mariage i vous signerez pourtant ?
Horace.
Oh ! de grand cesur ! et j’en augure bien.
I LeNotaire, signant.
Rien n’y manque plus.
Zima, se dépouillant de la robe de clerc et du ne^ postiche. Il est donc tems de me découvrir ?
Aldobrandin.
. Que vois-je i c’est Zima !
Zima.
Oui, Seigneur Aldobrandin. Je vous ai cédé ma maison : elle est bien employée; ( En montrant Lucelle. ) mais voilà le trésor que je m’y réservois, et vous venez , vous-meme , de le mettre en ma possession , de la meilleure grâce du monde. ^
COMÉDIE
Aldobrandin.
Qu’entends-jc ?
• Pardonnez mon artifice. J*7 scntoîs de la répugnance ; mais il a bien fallu se résoudre â cette petite dissimulation pour pouvoir être sincere toute ma ▼ic.
Aldobrandin.
Ah > perfide I j’ai bien afiFaire de vos excuses!.... ( Au notaire. ) Mais quel est donc le contrat que j’ai signé ?
Le Notaire, lui montrant Ut deux contrats.
Voilà celui que vous avez lu , et je lui ai substitué celui-ci. Vous avez signé comme tuteur. ( Lui montrant Zima et Lucelle.) Monsieur et Mademoiselle, comme époux.
Aldobrandin.
Comment , Monsieur le notaire ! et qui vous a pu engager à me jouer ainsi î
Le Notaire.
C’est un avis de parens. Monsieur votre frere m’en a prié pour l’amour de vous. ( Montrant Zima. ) D’ailleurs Monsieur est si magnifique qn’on ne lui sauroit tien refuser.
Aldobrandin, à Horace,
Tu m’as donc trahi i
Horace.
Non , mon frere , tout vous a servi. Vous alliez
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faire une sottise : tous efi 8tes quitte ; et tous avesr encore une maison de reste.
La GovTXRKANTl,d Aldohrandiu,
Que de maris Toudroient sc défaire de leurs femmes i pareil prix 1