‹ Esope a la cour, comedie heroique, en cinq actes, en versChapitre 8 sur 118 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

TIRRENE, TRASIBÜL5.

^oN, je ne puis garder plus long-tcms le silence; Ma haine pour Esope a trop de violence. ‘ '

Crésus, infatué d’un objet si hidcu.'t , le voyant de retour nous néglige tous dcu.v.

Kotre zèle estsuspect, quelque pur qu’il puisse êtxcîQ Del’esprit de ce Prince il s’est rendu le maître :

Pour l’obséder lui seul il l’éloigne de nous •

Et prêt à l’abîmer vous hésitez !

Trasibulr.

Moi?

Vous.

Quel su;e: vous oblige à différer sa perte ?

Prenons l’occasion qui nous en est offerte.

Kous avons de sa fourbe un fidele témoin >

A détromper Crésus appliquons notre soin.

Qu’attendez-vous i

Tràsibvli.

J’attends que nous lui voyions fair^ Ce qu’avant son voyage il faisoit d’ordinaire.

Ebloui d’un trésor qu’il ne pouvoir trop voir,

11 l’alloit visiter le matin et le soir.

Ne le détournons point de sa première route ,

Et craignons qu’en ce lieu quelqu’un ne nous écoute» Des Etats de Crésusayant fait tout le tour.

Avec un bien immense il en est de retour >

Et son trésor grossi grossira la tempête

Qui demain , au plus tard , doit écraser sa tête.

Soyez dans votre haine aussi feritre que moi ,

Et croyea . . . .

Parlez bas ; il vient avec le Roi. |

Ou retour de ce traître il a l’aine charmée.

COMÉDIE Héroïque.

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