‹ Espagne et PortugalChapitre 127 sur 181 · Nymphes. — Terre cittk · texte numérisé non relu

Nymphes. — Terre cittk

(Musée de Lisbonne.) (Cliché de Vauleur.)

granit qui la précède, haute e style italien rocaille dont Chiavari dotait Dresde à la même date (Hofkirche), les travaux de la tour prirent fin en 1763 et ceux de l'église, en 1779.

La nouvelle façade de Santa Maria d'Alcobaça (fig. 717), l'église do Carmo de Porto (1756-1791) contiguë à l'église dos Extmctos Carmelitas (fig. 713) et la basilique du Santissimo Coraçào de Jésus a Lisbonne (1 779-1 796), sont des expressions, celle-là exaltée, celle-ci classique, du style religieux du

Fiii. 732. — Anionio Kf.rrkira.

KkPAS RlSTIQl'K.

(Miistvde Lisbonne.) (Clichc de l'auU'nr.l

xvill s. Cette dernière, plus connue a Lisbonne sous le nom de basilique d'Estrella (fig. 718), est l œuvre, pour l'architecture, de Matheus Vicente et de Reynaido Manuel, qui copièrent les dispositions de l'église de Mafra, et, pour les sculptures, de J. Machado de Castro et de ses principaux élèves (rn/., p. 372). Elle est en croix latine avec des hémicycles à l'extrémité de l'abside et des branches du transept. Les trois autels placés dans les hémicycles sont surmontés d'un riche baldaquin sur colonnes dont le couronnement est en courbe brisée non seulement en élévation, mais en plan.

La chapelle octogonale do Senhor das Barrocas (vers 1 775), une transcription en un néo-manouelin très élégant des baptistères de Florence et de Pise, mérite aussi d'être citée (fig. 719).

Architecture civile. — L'horreur de la ligne droite, une prédilection singulière pour les arcs concaves et convexes s'épousant au mépris des lois de la statique, un goût très vif pour les frontons relevés à la manière des toitures chinoises caractérisent l'architecture civile comme l'architecture religieuse (fig. 720).

Le château de Queluz construit vers 1 785 par B. Oliveira (fig. 721, 722), l'archevêché de Porto, le musée d'Artillerie de Lisbonne sont de sages manifestations de ce style (fig. 723). A l'intérieur de l'arsenal, la sculpture ornementale n'en est pas moins

l"i(i. 73a. — Frey Manuel de Teinfira. Anges musiciens.

(Musée de Lisbonne.) fClichi de Vauteur.j

ARCliriECTURE PSEUDO-C I. A SS IQUE

surabondante, lourde, dorée en plein, mais au demeurant majestueuse et solennelle. C'est de l'architecture française de Lebrun manoiiélinisée. Quant aux peintures ornementales, elles se tiennent dans une gamme de tons où dominent le brun rouge fonce, l'ocre jaune, le bleu tournant a l'indigo. Les fonds sont gris bleuté et, de-ci, de-la, on aperçoit des rehauts noirs.

Les ors des sculptures donnent à cette gamme étrange une singulière force décorative.

La disposition en enfilade, usitée en France comme en Italie, parait être de règle dans les palais portugais du xviii' s.

Les escaliers se composent de volées droites, reliées par des paliers, et sont souvent privés de lanterne.

Parallèlement a l'architecture nationale oii refleurit l'esprit de l'art manouélin, il existait à la même époque une architecture sans caractère, qui était comme un prolongement de l'architecture pseudo-classique ou michelangesque en faveur durant la

domination espagnole. A Porto, l'hôpital de Santo Antonio (1769) en offre un exemple d'autant plus accusé qu'il revêt un aspect plus solennel (fig. 725). Sa longue façade se compose de pavillons ornes de colonnes doriques, raccordés par des constructions à rez-de-chaussée et premier étage. Les proportions des motifs empruntés a l'architecture classique ne sont pas mieux observées que dans les édifices du siècle précédent (.sup. , p. 363, 364). Ainsi, l'entablement a une hauteur si insuffisante que la saillie exagérée de la corniche l'accuse seule.

Quelques monuments connus se rattachent d une manière plus ou moins directe a l'architecture pseudo-classique : le paço (palais royal) das Necessidades (fig. 726) dû a J. P. N. da Silva (1743 a 1750,

Fig. 734. — Le Gastiqte des Cantiques.

Revêtement en faïence.

(Cloître de la cathédrale de Porto )

(Ctichc de i\uilfiir.l

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