XVI II- SIECLE
PEINTURE
FiG. 737. — Raul Lino.
ViLi.A PRÈS DE Lisbonne.
(fig. 729, 730). Tels sont Alexandre Gomez Diaz, José Silva, Bernardo Duarte et Pedro d'Alcantara da Cunha. Antonio Ferreira se spécialisa dans l'exécution de petites ligures en terre cuite représentant des scènes de la vie rustique et les rendit avec autant de réalisme que de talent (fig. 731, 732). Enfin, l'on attribue de délicieux groupes d'anges (fig. 733) à un religieux trmitaire, Frey Manoel de Teixeira, l'auteur renommé des statues qui ornaient le couvent et l'église de la Trinité de Santarem. La polychromie en est très claire et rehaussée d or. C'est ]oli comme du Saxe que des élevés du Bernin auraient modelé.
Vers le milieu du XVll" s., l'école de peinture portugaise se réveilla de son engourdissement. Sans parler de Sanchez Coelho, que l'Espagne revendique sous le nom de Coello et qui, d'ailleurs, appartiendrait au xvr s. finissant {sup., p. 266 et 357), le Portugal vit paraître Diego Pereira, Gioseffo de Avelar (vers 1640), Manoel Pereira (vers 1667), Bento Coelho (1680), tous peintres de talent, et Josefa Ayalla de Obidos (1634-1684), dont les Fleurs, les Fruits et les Enfants Jésus sont agréables à regarder.
Au xviu' s., Francisco Vieira de Mattos marche noblement dans les chemins ouverts par la France et l'Espagne. Dommgos Antonio de Sequeira (Elvas 1 768 - Rome
1837) lui est supérieur, bien que sa peinture manque d'originalité, mais ses yr,,, -3^. baii. Li.no.
dessins sont d'un maître. \ n ia m (dmh .Minai n.
Faïence. — Durant la fin du XVII'= s. et pendant le XVlll' s., l'art de la faïence se modifia beaucoup. Les panneaux décoratifs composés de carreaux de 0 m. 13 a 0 m. 1 6 de côté sont à fond blanc, tandis que les sujets sont peints en bleuindigo. A Cintra, dans le Salon des Armoiries, des chasseurs en costume Louis XIV poursuivent le gibier à poil et a plumes. L'église de Vizeu possède de hauts lambris consacrés a des scènes religieuses. Sous le cloitre de la cathédrale de Porto, se développe une gracieuse illustration du Cantique des Cantiques (fig. 734). Les tons brillants — indigo et blanc — de la faïence et le gris sombre des granits s'harmonisent en une gamme d'une extrême douceur. La petite église du couvent de Loyos, a Evora, est, elle aussi, habillée, sur toute la hauteur, d'un beau revêtement d'azulejos. Les compositions représentent des épisodes de la Vie de San Lourenco et sont signées : AntoniusabOliVa fecit, 1711.
L'art AU xix^ SIÈCLE. — La guerre
civile entre Dona Maria II da Gloria et Dom Miguel, qui se termina en 1833 par la convention d'Evoramonte, arrêta l'essor que Joâo V avait donné aux arts. Pourtant, le palais d'Ajuda fut commence sous le règne de Joào VI (1816-1826), durant les quelques années de paix qui suivirent son retour du Brésil (1820).
J. da Costa e Silva, puis deux Italiens, Fabri et Antonio Francisco Rosa, en furent tour à tour les architectes. Mais Maria II (1826- 1 353) ayant épousé en 1 836 le prince
1 i(>. ;3u. — Tkixeira Lopkz.
Saint Isidore de Sévii.i.e.
(Bois.)
(Musée de Lisbonne.)
t<'Iiché de Vatiteur.)
Fig. 740. — Teixeira Lopez.
M ONU. ME NT d'EçA DE QUEIRO.S
(Lisbonne.) (Cliché de railleur
Fin. 741. - Tkixkira Bacchus.