Santia(}o. — Basilique
Porte de la Plateri.v
décrétait et que l'on commençait la reconstruction de la célèbre basilique de Santiago de Compostela (Saint-Jacques de Compostele), que el Mansoùr, Yhâdjib de Hicham II, avait renversé durant la terrible chevauchée de 997 (fig. 22\,222, 224).
Alonso VI avait, lui aussi, placé sa confiance dans les clunisiens et leur avait attribué la nouvelle basilique. A leur tour, les religieux avaient choisi comme architecte un représentant de cette belle école d'Auvergne à laquelle la France doit Notre- Dame-du-Port à Clermont, Notre-Dame d'Orcival, Saint-Paul d'Issoire, Saint- Etienne de Nevers, Sainte-Foi de Conques (Aveyron),Saint-Sernin de Toulouse. D'après le Côdice Calixtino (livre V), la fondation de la basilique remonterait aux années 1074 ou 1075. Cette date doit être
exacte. Une inscription incrustée dans la porte du transept sud, dite de la Plateria (fig. 221 , 224), nous apprend, en effet, que cette partie de l'édifice fut exécutée la première et qu'elle était achevée en 1078. D'autre part, les travaux, dans leur ensemble, étaient terminés en 1028. Ils avaient duré de 53 à 54 ans.
L'on a longtemps admis que Santiago avait été copié sur Saint-Sernin de Toulouse. C'est une erreur. Les deux édifices sont contemporains. Du reste, si les mêmes emprunts médiats aux thèmes irano-catalans les rendent
Santia(;o.
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