‹ Espagne et PortugalChapitre 173 sur 196 · R. 40] Il LISBONNE · texte numérisé non relu

R. 40] Il LISBONNE

La calçada da Gloria^ qui commence à l'extrémité N.-O. de la praça dos Restauradores, débouche sur le jardin dit "^ Alameda de Sao Pedro de Alcantara, au centre duquel a été érigé un petit monument à Edouard Coelho (f 1889), le fondateur du Diario de Noticias^ le grand journal de Lisbonne, le premier journal à un sou en Portugal. Un escalier descend au jardin inférieur orné de bustes d'hommes célèbres tels que Homère, Antoine, Marc-Aurèle, Gamoëns, etc.; la vue sur Lisbonne est des plus belles.

Au S. le vaste bâtiment de la Casa da Misericordia, ancien collège des Jésuites, transformé depuis 1768 en maison d'enfants trouvés et d'orphelines, touche à l'église de Saint-Roch, dont la façade donne sur le largo de Sâo Roque (au centre, modeste monument, érigé par souscription de la colonie italienne en commémoration du mariage du roi D. Luiz avec la reine D. Maria Pia).

Sâo Roque, bâtie par F. Tierzi vers 1570, a une façade d'une ordonnance fort simple.

Intérieur. — La nef, unique, est remarquable par sa décoration (or, peinture et azulejos). — Plafond orné de belles peintures sur bois. — A dr., !'•« et 4* CHAP. : belles mosaïques de marbre; 3® chap. (de St Roch) : riche et élégante ornementation en carreaux de faïence du style Renaissance, par Fr. de Matos (1584). — A g., en montant, 3« chap. : belles mosaïques de marbre; 5° ♦chap. (de Sào Joào Baptista), d'une richesse extraordinaire, bâtie en 1710 par ordre du roi Jean V, sur les plans de Vanvitelli; tous les marbres, ainsi que les mosaïques, ont été travaillés a Rome. Des mosaïques d'agate, des colonnes en lapis lazuli, des applications en améthyste et en ivoire, des bronzes, trois peintures, de Masuci, etc., font de cette chapelle une des curiosités de Lisbonne. Dans le transept N., très curieux portrait de St Ignace de Loyola en armure.

A côté de l'église, dans un établissement de bienfaisance, est le '♦^ trésor (s'adresser au gardien; pourb. 200 ou 500 r. pour une famille), très rehiarquable, contenant de nombreuses pièces d'orfèvrerie, exécutées par les meilleurs artistes italiens du xviii" s., des broderies en or, des dentelles, etc. C'est un ensemble qui dépasse même en richesse le trésor de Mafra et qui est sans, égal pour l'étude de l'orfèvrerie « baroque ». On remarquera, dans le vestibule, deux portraits du roi Jean III et de la reine Catherine, sœur de Charles-Quint, par Antonio Moro (1551).

Au N. de l'Alameda de Sâo Pedro, la rua de Pedro V conduit à la , praça do Principe Real, officiellement place du Rio de Janeiro, beau square autour duquel s'élèvent des maisons toutes modernes, dont quelques-unes ne manquent pas d'un certain cachet.

En suivant la rua da Escola Polytechnica, parcourue par le tram venant du Rocio et de l'Avenida (F. ci-dessus), on atteint bientôt, à dr., l'entrée du * Jardim Botanico, créé en 1J^75 et le plus beau peut-être de ses congénères de l'Europe (belle avenue de palmiers). Sur son côté 0. se trouvent ÏObservatoire et VEcole Polytechnique (riche collection d'histoire naturelle, visible les jeudis de 10 h. à 4 h.) d'où, par la rua da Escola Polytechnica, on peut se rendre au largo do Rato (officiellement place du Brésil), et au grand réservoir de la Mae d'Agua (PI. d'ensemble, 23; on entre parla porte n° 7, à g. ; pourboire, 200 r.) ; c'est dans cette « mère des eaux » qu'aboutit le grand aqueduc des Aguas livres (p. 486), construit de

' Il SAO roque; musée do GARMO. il [R. 45] — 477

1729 à 1749 et amenant Teau à Lisbonne d'une distance de 25 k. — Derrière la Màe d'Agua est la petite praça das Amoreiras,

Du largo do Rato le tram Estrella-Rocio, qui parcourt les hauteurs de Buenos-Ayres, conduit au passeio da Estrella (PI. d^ensemble, H-K, 3-4), belle promenade avec pièces d'eau, qui se termine vers VO. par le Cemiterio dos Inglczes (cimetière des Anglais), et au S. par le largo da Estrella^ place sur laquelle se trouve la basilica de Coraçâo de Jésus (vulgairement da Estrella; PI. d'ensemble, 2), imitation de l'église de Mafr» (p. o04) et bâtie par Vicente et Manuel (1779-i796).

L'intérieur est plus riche qu'élégant. De la coupole (entrée par la porte à g.; pourboire, 200 r.) on jouit d'un *paiiorama étendu.

Du passeio da Estrella on peut revenir en tram au Rocio par Lapa et le largo do Gonde Barào (p. 479).

A l'extrémité 0. de la ville, sur les hauteurs du Campo de Ouriqae^ \q Cemiterio occidental {ou dos Prazeres; PL d'ensemble. G, 3-4), aux nombreux cyprès, domine toute la partie 0. de la ville.

Du largo da Estrella un funiculaire (40 r.) ramène au centre de Lisbonne (il aboutit à la place de Gamoëns), par la calçada da Estrella, On passe devant le Palais das Cortès (Parlement), dont la façade principale regarde le largo do Sâo Bento. Il renferme les salles et bureaux des deux Ghambres législatives et les archives générales^ dites de la « Torre do Tombo ». — Au milieu du largo est la statue de J, Estevâo Coelho de Magalhâes^ homme politique (f 1862), par Bastos, ' ^

A l'E. du largo de Sào Bento, sut le largo de Jésus, est VAcademia das Sciencias.

Elle possède une bibliothèque (ouverte t. 1. j,, dim. et fêtes exceptés, de 10 h. à 3 h.) de plus de 60,000 vol. (précieux missel de Estevâo Gonçalves, sur lequel prêtaient serment les rois de Portugal ; belle collection de Bibles) et d'importantes collections géologiques, ethnographiques, etc.

Au delà du largo de Sào Bento, la rua dos Poyaes de Sâo Bento et la calçada de Combro conduisent à la place de Gamoëns (p, 478).

Page 1