AX-LES-THERMES
Il [B. 2] ~ 21
Pour la description de cette route, F.
le
et (98 k.) Tarascon.
Joanne : Pyrénées.
124 k. Ax-les-Thermes (hôt. : de la Paix; de France; de Bordeaux, etc.), ch.-l. de c. de 1,624 hab., station thermale à 702-736 m. dans un magnifique bassin de montagnes au confluent de l'Ariège avec rOriège, la Lauze et ^le torrent de Sargeat. — 61 sources d'eaux sulfurées sodiques.
2** 'D'Jlx-leS'Thermes à Putgcerda.
^ en construction. — ^ 56 k. — Serv. de voit., t. 1. j. jusqu'à (55k.) Bourg- Madame (frontière franco-espagnole), départ d'Ax 6 h. mat., arrivée à Bourg-Madame 4 h. s. ; prix 7 fr.
Auto-cyclisme : — Belle route carrossable, mais très sinueuse et moyennement accidentée, remontant le cours de l'Ariège jusqu'à l'Hospitalet. De L'Hospitalet au col de Puymorens, montée en lacets; au delà du col, longue descente par de grands lacets dans la vallée de Carol, que l'on descend jusqu'à Bourg-Madame et Puigcerda.
5o 56JUI
A 1 k. S. d'Ax, la grande route d'Espagne franchit TAriège et s'engage dans la haute vallée de l'Ariège qu'elle remonte jusque vers son origine. —8 k. Mérens (aub. Mouchard), à 1,055 m.
18 k. L'Hospitalet (hôL S oulé), à 1,436 m,, cascade dMr^ues, utilisée pour Vusine électrique créée pour le percement du tunnel 'de Puymorens. La route s'élève par un triple lacet de près de 6 k. de développement. — 25 k. La routes tournant brusquement à Ve. s'éloigne de la vallée de l'Ariège.
29 k. Col de Puymorens (maison cantonnière, cantine), à 1,918 m. sur la ligne de faîte entre l'Océan et la Méditerranée :.au N les eaux vont à l'Ariège et à la Garonne; au S.,auSegre et à l'Ebre. Le ch. de fer en construction perce le col par un tunnel de 7 k. — On descend en lacets vers la vallée de Carol. — 34 k. Por/e (aub. Michette), à 1,623 m., au confluent des vallons de la Vignole et de Fontvive qui forment l'Aravo ou rio de Carol. — 38 k. Porta à
Il DE TOULOUSE A BARCELONE, jj
'^^^j^ 84-1 K. de Paris AX-les-Thermi
CastdyMcajy^
1,509 m. — La route continue à descendre la vallée de Garol; àdr., les deux loixrs de Carol (xiii^ s.) sur un rocher de granit.
i7 k. Latoar-de-Carol (hôt. Paig),h 1,240 m. — Kn aval, la vallée s'élargit; belle vue sur la Gerdagne. — 48 k. Enveitg, à 1,263 m. — 150 k. La route touche à dr. la frontière espagnole et laisse de ce
côté une route de 2 k. 5 conduisant directement au S. à Puigcerda; tournant au N., on descend à : — 51 k. f/r, à 1,190 m. (à Véglise, peintures anciennes), au confluent des torrents de Brangoly et d'Angoustrine formant le Raour, que Ton franchit pour en suivre au S. la rive g. — On croise le chemin neutre qui conduit à 1,600 m. à g. dans Tenclave espagnole de Llivia et pénètre à dr. sur le territoire espagnol par le pont de Llivia sur le Raour.
^ok. Bourg-Madame, où Ton rejoint la route venant de Perpignan et Montlouis (p. 20).
56 k. Puigeerdjaou Paycerda(h6i, :
Tixaire, déj. 3 fr., dîn. 3 fr. 50, ch. 2 à 4 fr., pens. 8 à 10 fr., gar. ; d'EuropUy déj. dep. 3 fr. 50, dîn. dep. 4 fr., ch. dep. 2 fr. 50 à 5 fr., pens. dep. 10 fr., bains, gar.), ancienne ville forte de 2,800 hab., capitale de la Gerdagne, fondée en 1177 par Alphonse II d'Aragon, est bâtie à 1,190 m. sur le rebord d'un plateau dominant la rive dr. du Segre.
La ville, très animée, pleine de couleur locale, est fort intéressante pour les étrangers, surtout le dimanche où l'on y afflue de toute la Gerdagne aussi bien française qu'espagnole. Aux types locaux s'ajoutent les uniformes de la garnison et, en été, les élégances de la haute société espagnole, car Puigcerda est devenu une station estivale fort recherchée surtout par les liabitants de Barcelone ; elle a de bons hôtels, un Casino monumental et à côté do la vieille ville aux rues étroites, aux maisons 5. balcons, s'est bâtie une nouvelle ville d'agrément.
L'église, basse et sombre, à trois nefs, ofl're un beau portail intérieur en marbre, de style ogival, et une profusion de retables (retable du xv® s. dans la nef g ). De la tour, admirable panorama sur la Gerdagne et les montagnes environnantes.
La caile Santa Maria, artère principale de la ville, relie l'église à la plaza Mayor, entourée de vieux « couverts » et ornée de la statue en muibre de Qahrinely, (jui défendit la ville contre les Carlistes en
tl PUIGGERDA. — SEO DE URGEL. || [R. 2] — 23
1875. A dr.. VAywUamicnlo, ou Casas Capitulares (hôtel de ville), donne sur une place en terrasse d'où la vue embrasse toute la Cerdagne. — Sur la plaza Câhr'niety, obéiisque en marbre rouge érigé en mémoire de la défense de la ville. — Un ancien couvent des Dominicains, fondé au xni* s., sert d'école (bâtiment conventuel avec 3 étages de galeries à arcades surbaissées ; à l'église, beau portail du xv® s.).
Des villas entourées de jardins s'éparpillent au N. sur le plateai^ autour d'un petit lac servant de réservoir à la ville et alimenté pat un canal de 14 k. venant de la vallée de Garol.
DE PUIGGERDA A LA SEO D'URGEL (^ 53 k.; route accessible seulement aux tartanes légères, mais qui doit être améliorée et desservie par des automobiles : s'informer). — La route descend constamment la vallée du Segre, d'abord à travers la plaine de Cerdagne, puis par une succession de défilés très pittoresques qui alternent avec des bassins. — Les principaux points du parcours sont : — 16 k. Bellver (hôt. Viayna, 5 p. par j.), village pittoresque de 600 hab., à 1,016 m., sur une roche escarpée au-dessus de la rive g. du Segre. — 25 k. £e Martinet (posada Isidoro Alart Bajo, repas, 2 p.) ; à 45 min. dans la montagne, au N., mine de cuivre; à 30 min., dans le vallon du rio Aransa, établissement des Bains de Sanillers. — Pont de Bar et défilé. — Etablissement thermal de San Yincens (eau sulfureuse, 35"). — Pont d'Arséquel, très pittoresque (-2 arches).
53 k. La Seo de Upgel (ou Seu d'Urgell; posadas Riamhau, 4 p. par j.; Andritty 5 p. ; guides, montures, voitures), ville de 3,000 hab. env., siège d'un évêché qui existait déjà en 527, est située à 700 m. d'alt. dans une plaine ou cuenca fertile, sur la rive dr. du Segre et près du confluent de la Valira qui descend de la vallée d'Andorre. Les rues, généralement tortueuses, sauf la rue principale, sont bordées d'arcades pittoresques; les maisons sont décorées de balcons en fer ouvragé, quelques-unes même de fresques.
La ♦cathédrale, ou la Seu, dédiée à St Odon, a été bâtie par St Armengol, dans la première moitié du xi" s., avec le beau cloître (un côté a été démoli au xviii* s.) qui s'appuie sur son flanc dr. ; on remarque surtout le grand portail (belles sculptures), l'abside, fort belle, et la porte latérale dr., très ornementée, ouvrant sur le cloître; le chœur des chanoines, le sanctuaire^ la chaire et le maître-autel^ très riches, datent du commencement du xvp s.; dans le chœur, sous le petit orgue, chapelle Saint-Odon (xi* s.) ornée de sculptures charmantes; dans la chapelle Sainte-Croix (transept), châsse du B. Pons de Ptanèdes (xiii® s.); dans la chapelle des Stes Lucie et Madeleine, châsse du B. Bernard de Traversères (xiv s.).
Le palais épiscopal est un imposant édifice de diverses époques, restauré et surmonté de tours crénelées. — Une fontaine de la ville est ornée de chapiteaux du moyen âge. — A l'O. d'Urgel, le village de Castelciutat est dominé par trois collines couronnées par trois forts : la citadelle, immédiatement au-dessus du confluent du Segre et de la Valira; le Castillo, plus au N. ; la torre de Solsona, du côté d'Andorre.
[DE LA SEO DE URGEL A ANDORRE (26 k. ; 4 h. 30 à 5 h. ; chemin muletier). — Le chemin remonte la vallée de la Valira. — 2 h. 10. Poste espagnol do la Farga de Moles et frontière d Andorre. — 3 h. San Julia de Loria^ premier village andorran. — 4 h. 30. Andorre -la-Vieille, capitale du curieux petit Etat à' Andorre qui jouit d'une indépendance presque complète sous la co-snzeraineté exercée depuis le moyen âge par l'évêque d'Urgel et les comtes de Foix (auxquels a succédé le gouvernement français). — Pour plus de détails, V. le Jeanne : Pyrénées.
DE LA SEO D'URGEL A CALAF (^ 110 k. ; belle Touto dossorvie par des automobiles, en 5 h.; 14 p.). — La route descend, au S., la vallée du rio
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Sôgre qui offre des sites admirables. Au delà à.'Hostalet, on traverse les gorges d'Organa, formidable défilé ouvert dans un massif calcaire dépendant de la sierra del Cadi (on y voit le pont du Diable).
27 k. Organa (506 m.), dans un bassin après lequel on traverse de nouveau d'admirables défilés : le Paso de Très Ponts, puis le Graho (échelle) de la Grande, long de 3 k., large de 30 m. en moyenne avec des escarpements de nuances rosées qui s'élèvent jusqu'à 300 m. au-dessus du Segre. En sortant des gorges, on arrive à (50 k.) Oliana (à l'église, beau portail). — 61 k. Castellnou de Basella, d'où une route se détache vers (17 k.) Solsona et (36 k.) Cardona (p. 80). — 67 k. Tiurana.
77 k. Pons (aub.), petite ville,où l'on quitte la vallée du Segre et la route de (70 k.) Lerida (p. 81), pour remonter vers l'E. là vallée du rio Llobregos jusqu'à Calaf.
110 k. Calaf (^ 100 k. de Barcelone, 7 p. 35 et 4 p. 10; ligne de Barcelone à Saragosse par Lérida, R. 7, B).]
5° De Puigcerdà à Barcelone,
166 k. : 1° ^ 60 k. de Puigcerdà à Ripoll; ^ l'été seulement, 10 p., dép. à 9 h. mat., trajet en 3 h. ; voit. 6, 8, 10 p. suiv. la place, dép. à 5 h. mat. traj. en 9 h. 30; — -2« ^ de Ripoll à Barcelone, 106 k. en 4 h. 15; 13 p. 25, 9 p. 95, 6 p. ; — billets directs de Puigcerdà à Barcelone, 16 p. 55 en 2« cl., 13 p. 90 en 3* cl.
AUto-cyclieme: — De Puigcerdà à Ripoll, Y. la description ci-après. Au delà de RipoU, la route, médiocre, suit la rive dr. du Ter, passe à (15 k.) San Quirce, et (38 k.) Vich ; plate et mauvaise, elle suit le rio Gurri, passe sur l'autre versant et suit le rio Congost. A Granollers, prendre la route de (95 k.) Masnou, accidentée mais bonne jusqu'à (98 k.) Mongat, d'où 1© sol redevient très mauvais par endroits jusqu'à (112 k.) Barcelone.
La route descend légèrement jusqu'au (4 k. 5) Pont de Soler où elle traverse le rio Segre; elle remonte ensuite continuellement jusqu'au col de Tôsas. — 6 k. Escadars, beau panorama sur la Gerdagne et la sierra del Cadi.
On laisse à dr. la route de Bellver-Seo deUrgel et Ton entre dans des gorges étroites et sauvages. — 13 k. La Molina, avec un poste de carabiniers et une petite hôtellerie. La route étant à péage, une chaîne la barre la nuit et les voitures doivent payer 'un droit de passage (8 p.). — On monte très fortement en grands lacets qui serpentent au milieu d'une forêt.
22 k. Col de Tôsas ouvert à 1,800 m. entre la sierra del Cadi et le massif de Puigmal; beau panorama sur les Pyrénées.
Une nouvelle route est en construction entre le col de Tôsas et Puigcerdà; le trajet en sera beaucoup plus facile pour les voitures.
La route descend à TE. par de grands contours (7 à 10 0/0) sur les versants g. de la vallée du Rigart.
45 k. Ribas (fondas : de Espana; de Catalunya; San Antonio), petite ville de 2,200 hab., au confluent de trois rivières qui forment le Freser (sur un mamelon, ruines du château de Saint-Pierre), bon centre d'excursions dans les monts de Nuria et les massifs de Puigmal et de Garença.
En remontant la vallée du Freser et en traversant le col de la Marane^ on arriverait au chalet-refuge de l'Ull de Ter construit à 2,325 m. par le
I! RIPOLL. — VICH. Il [H. 2] — 25
« Centre Excursionista de Catalunya » qui organise chaque année à Ribas une semaine de sports d'hiver. — Jolie excursion et bon sentier de llibas à Camprodon par la collada Verde.
La route, à peu près plate, mais mauvaise, descend au S. la vallée du Freser, passe aux (51 k.) Bains de Ribas (eaux bicarbonatées sodiques) puis à Campdevanol, gros village industriel, avant d'atteindre
60 k. Ripoll (fondas : de Espana ; Monasterio, déj. 3 p., dîn. 2 p. 50, ch. 1 à2 p., pens. 6 p.), ville industrielle de 4,920 hab., située sur le rio Ter, ruinée en 1835 et 1839 par les Carlistes, puis rebâtie. Le célèbre ^monastère de Santa-Maria (Bénédictins), fondé au xi^ s. par Wilfrid le Velu et dont la construction dura jusqu'au xvi* s., renferme les tombeaux des comtes de Barcelone et de Besalù ; l'église (5 nefs voûtées en berceau), presque totalement reconstruite sur les fondations du xi® s., est flanquée d'une tour carrée et précédée d'un admirable portail couvert de sculptures du xii^ s.; chapelles latérales des xiii* et xiv® s.; chœur du xvi^ s.; le cloître à deux étages de galeries (xii®-xv* s.) est une des merveilles de l'architecture romane en Catalogne.
DE RIPOLL A SAN JUAN DE LAS ABADESAS (^ 10 k., 1 p. 25, 0 p. 95 ; Ç, route nouvellement construite). — 10 k. San Juan de las Abadesas(fonda t'spana, pens. op.), ville industrielle de 2,200 hab., située à 787 m. d'alt. surla rive g. du Ter, au centre d'un bassin houiller et de nombreuses mines de fer ; curieuse église romane de 1150 avec un retable du xvi« s. et un groupe de la Descente de croix, en bois, du xiii® s.; pont de 1130.
[DE SAN JUAN A OLûT {0 23 k, ; voit, publique en 3 h., 2 p. 50; excursion recommandée). — Montée, douce pendant 4 k., puis très dure jusqu'au (7 k.) col de Santigosa, à 1,062 m. — Descente, peu rapide, dans la vallée de Viayna, jusqu'au col de Cubet. — 11 k. de descente rapide vers Olot, en suivant la vallée de Ridaura. — 23 k. Olot (p. 15).
DE SAN JUAN A CAMPRODON (^ 15 k. ; service quotidien de tartanes, 1 p. 50). — La route, à peu près plate, passe à (8 k.) Santa Pau de Seguries.
15 k. Camprodon (ait. 900 m. ; fonda de los Pirineus), petite ville pittoresque de 1,200 hab., et station estivale fréquentée par les Catalans, située au confluent du Ritort et du Ter et dominée par un petit fort; au centre de la ville, vieux pont sur le Ter, avec une tour carrée.
De Camprodon on peut facilement passer en France, à Prats-de-Mollo, dans la haute vallée du Tech, ou Vallespir, en 4 h. par un bon sentier : monter à Mollo (église romane) et au col d'Arrès (env. 2 h. 30) d'où l'on descend à Prats en 1 h. 30 env. en passant à la chapelle de Sainte-Marguerite (1,394 m.).]
En quittant Ripoll, le ch. de fer suit la rive g. du Ter. — 72 k. San Qiiirce de Besora, à 575 m. ; aux environs, magnifiques ruines du château de Besora, à 900 m. — 81 k. ToreÛo, station estivale avec quelques fabriques de fil. — 89 k. Manlleu, ville industrielle (filatures) de 5,000 hab., où la voie, après avoir traversé le Ter, quitte la vallée de cette rivière pour remonter le cours de son affinent le Gurri.
97 k. Vich (481 m.; hôt. : Colon-, Peremetus), importante ville industrielle de 12,000 hab., siège d'un évêché. — La ^cathédrale, fondée en 1040 et reconstruite de 1781 à 1803 à Texception de la tour du clocher (xi* ou xn" s.), est flanquée au S. d'un beau cloître