SON PÈRE ALPHONSE IX DE LEON. ILS
FONT LA PAIX ET TOURNENT LEURS AR- MES CONTRE DES MUSULMANS. DISCOR* DES ENTRE I ES ALMOHADES..— CONQUÊTES DSS Ca&BTlENS. MORT d’aLPBONSE IX
DR LEON. — FERDINAND RioNIT LES COU- RONNES DS CASTILLE ET DE LEON.
La mort de don Pèdre d’Aragon et celle d'Alphonse le Bon de Castille laissaient également ces deux États en proie à tous les maux d’une minorité.
En. Aragon surtout, la position était embarrassée, car l’héritier de la couronne se trouvait entre les mains d’un seigneur étranger. Don Pèdre, avant de recourir aux armes pour soutenir les comtes de Toulouse, ses beauxfrères et ses vassaux , avait tenté la voie des négociations. Il avait même encore négocié après que la ville de Carcassonne eut été enlevée au comte Raymon- Roger, son feudataire, et il avait consenti à la laisser an comte Simon de Montfort, à condition que celui-ci lui prêterait foi et hommage.
Pour rendre plus intime l’union qu'il venait de contracter avec ce seigneur, il avait été convenu que le fils unique du roi, l’infant don Jayme, épou.serait la fille du comte et d’Alix de Montmorency. Les fiancés étaient encore en bas âge , et en attendant que le mariage piH être contracté, on avait remis le jeune Jayme entre les mains du comte Simon de Montfort, qui devait rester chargé de son éducation. Il y était encore lorsque le roi don Pèdre fut tué devant le château de Muret, et cette circonstance favorisait les prétentions à la couronne qu’élevaient les deux frères du feu loi, don Sancho, comte de Roussillon, et Ferdinand, abbé de Montaragon. Ils disaient que le mariage de Marie de Montpellier étant nui , son fils se trouvait illégitime, et ne pouvait hériter des États de son père. D'accord pour repousser don Jayme du trône , ils le disputaient entre eux. Don Sanclie se prévalait contre son compétiteur de ce que celui-ci était moine profès, ce qui , disait-il , le rendait incapable de régner. Mais Ferdinand réponaaiten invoquant l’exemple de don Ramire le moine. Le pays se trouvait ainsi divisé en trois partis. Ceux qui défendaient les droits de don Jayme s’adressèrent au pape pour qu’il enjoignît à Simon de Mont-