COUPLETS DÉTACHÉS
O soupirs , soupirs si doux ,
Je ne voudrais d’autre joie Que d’arriver , avec vous ,
Où mon âme vous envoie.
Si la paix, un seul instant,
Par notre amour t’est ravie.
Hais-moi plutôt, ô ma vie;
Ou bien , ne m’aime pas tant.
GENRE NATIONAL
Qui me flattait, autrefois, Vient accabler ma miscre :
Tout le monde fait du bois De l’arbre couché par terre.
Tu te plains d’être abattu , Triste cœur qu’ Amour enivre:
N’aime pas , si tu veux vivre ; Tu veux aimer! que veux-tu ?
Garde tes faveurs cruelles , Souvenir, charme fatal Qui viens faire tant de mal Par le bien que tu rappelles.
Je ne suis pas, si j’existe ,
Cel ui que j’aurais été :
Je suis un tableau bien triste , Que l’on a mis de côté.
v il.
Je brûlerai de ta flamme , Même au delà du trépas :
L’amour existe dans l’âme,
Et notre âme ne meurt pas.
COMPOSITIONS DIVERSES
Je ré vais qu’enfin j’avais Fléchi ta rigueur extréme :
Mais, hélas! à l’instant même,
Je rêvai que je rêvais.
Du jaloux qui nous observe.
Les yeux sont toujours ouverts :
Si nous manquons de réserve ,
Je t’expose et tu me perds.
Ah ! je t’aurais engagé Mille âmes et mille encore :
Prends du moins, toi que j’adore Mille fois celle que j’ai.
Vos hauteurs, beauté rebelle, N’imposent point aux amours :
Pour la plus haute des tours On peut trouver une échelle.
Maints chats , rôdant en silence , De perdreaux seront nourris :
D’ autres miaulent d’avance ,
Sans croquer une souris.
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