‹ Esprit de l'encycloped́ie: ou recueil des articles les plus curieux et les plus interessans de l (volume 5)Chapitre 13 sur 56 · DEVOUEMENT · texte numérisé non relu

DEVOUEMENT

DévousMENT. (JJUt, et Littn) L'amour de la patrie, qui faisait le propre caractère des anciens P.omaip;i, n'a jan^ais triomphé avec plus d'éclat que dans le sacrifice volontaire de ceux qui $e sont dévoués pour elle à une mort certaine.

Les annales du monde fournissent plusieurs exemples de cet enthousiasme pour le bien public. Je vois d^abord parmi les Grecs , plusieurs sièdes avant la fondation de Rome , deux rois qui répandent leur sang pour l'avantage de leurs sujets. Le premier es^X Ménécée, ^Is de Créon , roi de Thèbe^ , de la race de Çadixius , qui vient s'immoler aux man^ de Draçop ^ tué par ce prince. Le second est

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Codrus y dernier roi d'Athènes , lequel ayant su que Toraçle promettait la victoire au peuple dont le chef périrait dam la guerre que {ea Âtb^iûens soutenaient contre le^ Doriens, se déguise en paysan 9 et yb^ se faire tuer dans Iç caipp des ennemis.

]M[ais les exemples de dévouement que pous fournit l^ii^ipire romaine , méritent U)ut autrement notre attention ; car le noble mépris que les Romains faisaient de U mort, paraît avoir été tout ensemble un acte de l'ancienne religion de leur pays , et l'effet d'un zèle ardent pour leur patrie.

Quand les Gaulois gagnèrent la bataille d'AUia 9 l'an 36? de IVpme « les plus considérables du sénat par leur âge , leur9 diguités et leurs services , se dévouèrent solennelle*>ment pour la république , réduite ^ la dernière extrémité. Plusieurs prêtres se joignirent à eux, et imitèrent ce^ illustres vieillards, l^es uns ayant pris leurs habits saints , et les autres leurs robes consulaires, avec toutes les marques de leur dignité , ^e placèrent à la porte de leurs mai« sons , dans des chaires d'ivoire , où ils attendirent aveq fermeté et l'ennemi et la mort. Voilà le premier exemple de dévouement général dont llbi&toire fasse mention , et cet exemple est uniquç. (Tite-Live, iw^ /^ ch. xxxij.)

Uamour de la gloire et de la profession des armes porta U jeune Curtius à imiter le généraux désespoir de ce$ vé*nérables vieillards , en se précipitant dans un gouSre qui s'était ouvert an milieu de la place de Kome , et que les devins, avaient dit ^tre rempli de ce qu'elle avait de plu3 précieux pour assurer la durée éternelle de sçsi empv^Q. (Tit«4^ive , Iw^ VII^ chap* vj.)

Les dwx DéoiiAS , père et fils > ne sue sont paa reodus

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moins célèbres en se dévouant dans une occasion bien plus importante , pour le salut des armées qu'ils commandaient , l'un dans la guerre contre les Latins , l'autre dans belle des Gaulois et des Samnites , tous deux de la même manière et avec un pareil succès. ^Tite-Live, i^V. J^III^X. X^ chap. ix.) Cicéron, qui convient de ces deux faits, quoiqu'il les place dans des guerres différentes , attribue la même gloire au consid Décius , qui était fils du second Décius , et qui commandait l'armée romaine contre Pyrrhus , à la bataille d'Âscoli.

L'amour de la patrie , ou le zèle de la religion s'étant ralenti dans la suite, les Décius eurent peu ou point d'imitateurs , et la mémoire de ces sortes de monumens ne fut conservée dans l'histoire que comme une cérémonie absolument hors d'usage. Il est vrai que , sous les empereurs , il s'est trouvé de? particuliers qui , pour leur faire bassement la cour, se sont dévoués pour eux. C'était autrefois la coutume en Espagne , que ceux qui s'étaient attachés particulièrement au prince, ou au général, mourussent avec lui , ou se tuassent après sa défaite. La même coutume subsistait aussi dans les Gaules ^ du tems de César. Dion rapporte à ce sujet, que le lendemain qu'on eut donné à Octave le surnom d'Auguste , im certain Sextus Pacuvius, tribun du peuple, déclara en plein sénat, qu'à l'exemple des barbares , il se dévouait pour l'empereur, et promettait de lui obéir en toutes choses, aux dépens de sa vie , jusqu'au jour de son dévouement. Auguste fit semblant de s'opposer à cette infâme flatterie , et ne laissa pas d'en récompenser l'auteur.

L'exemple de Pacuvius fut imité. On vit , sous les empereurs suivans , des hommes mercenaires qui se dévoue-^

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rent pour eux pendant leurs maladies; quelques-uns même allèrent plus loin, et s'engagèrent, par un vœu solennel , à se donner la mort y ou à combattre dans l'arène , entre les gladiateurs , s'ils en réchappaient. Suétone nous apprend que Caligula reconnut mal le zèle extravagant de deux flatteurs de cet ordre y qu'il obligea impitoyablement, soit par une crainte superstitieuse, soit par une malice affectée , d'accomplir leur promesse. Adrien fut plus reconnaissant ; il rendit les honneurs divins à Antinous qui s'ëtait , dit-on , dévoué pour lui sauver la vie.

n se pratiquait à Marseille, au commencement de cette république , une coutume bien singulière. Celui qui en tems de peste s'était dévoué pour le salut commun , était traité fort délicatement aux dépens du public pendant un an , au bout duquel on le conduisait à la mort, après la* voir fait promener dans les rues orné de festons et de bandelettes comme une victime.

Le principal motif du dévouement des payens^ était d'apaiser la colère des dieux malfaisans et sanguinaires , dont les malheurs et les disgrâces que l'on éprouvait donnaient des preuves convaincantes : mais c'était proprement les puissances infernales qu'on avait dessein de satisfaire. Comme elles passaient pour impitoyables , lorsque leur fureur était une fois allumée, les prières^ les vœux, les victimes ordinaires paraissaient trop faibles pour la fléchir ; il fallait d\i sang humain pour l'éteindre.

Ainsi, dans les calamités publiques, dans l'horreur d'une sanglante déroute, s'imaginant voir les Furies le flambeau à la main , suivies de l'épouvante , du désespoir, de la mort , portant la désolation partout , troublant le jugement de leurs chefs , abattant le courage des soldats ,

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f etivetsatit les bataillons , et cotispiràùt à U tulné dé la l'épublique , ils ne trouvaleht poîtit d'autre remède pour arrêter ce torreùt, qtie de s'exposer à la tage de ces cruelles divinités, et attirer sur eux-mêmes, par une espèce de diversion, les malheurs de leurs citoyens.

Ainsi , ils se chargeaient par d'horribles imprécations contre eux-mêmes , de tout le venin de la malédiction publique , qu^ils croyaient pouvoir communiquer comme par contagion aux ennemis , en se jetant au milieu d'eux , s'imaginant que les ennemis accomplissaient le sacrifice et les VŒUX faits contre eux , en trempant leurs main^ dans le sang de la victime.

Mais cofnme tous les actes de religion ont leurs céréinonies propres à exciter la vénération des peuples, et en feprésenter les mystères; il y en avait de singulières dans les dévouemens des Romains, qui faisaient utie si vive impression sur les esprits des deux partis, qu'elles ne contribuaient pas peu à la révolution subite qu'on s'en promettait.

Il était permis, non-seulement aux magistrats, mais même aux particuliers , de se dévouer pour le salut de l'état ; mais il n'y avait que le général qui pût dévouer un Soldat pour' toute l'armée, encore fallait-il qu'il fût sous des auspices , et enrôlé sous ses drapeaux par son setinent ihilitaire. (Tite-Lîve, lipre VIII ^ chap. x. )

Lorsqu'il se dévouait lui-méîne, il était obligé, éri cpialité de tnagistrat du peuple roinain , de prendre les marqties dé sa dignité , c'està-dite la robe bordée de pourpre, dont Utie paf tie rèjetéc par derrière , formait autour du corps une itianière de ceinture ou de baudrier, appelé ùinvtus Gabinu3j parce qUe la ftiode ert était venue des

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Gabiens. L'autre partie de la robe lui couvrait la tète. D était debout , le menton appu jë dur sa main dix)ite par* dessous sa robe ^ et un javelot sous ses pieds. Cette altitude marquait l'offrande qu'il faisait de sa tète, et le javelot sur lequel il marchait désignait les armes des ennemis cp'il consacrait aux dieux infernaux , et qui seraient bientôt renverses par terre. Dans cette situation, armé de toutes pièces^ il se jetait dans le fort de la mêlée, et s'y faisait tuer. On appelait cette action se dérouer à la terre et aux dieux infernaux. Cest pourquoi Juvétial dit, en £iisafit l'éloge des Décius :

Pro iegionibus^ auxiliis^ et plèbe laUnà Sufficiuni dis infernis, ierrœque parenti.

Le grand-prètre faisait la cérémonie du dépouemefit. Là prière qu'il prononçait alors ^ était répétée mot pour mot par celui qui se dévouait* Tite-Live, liPé VII t , ch. ix j nous l'a conservée > et elle est trop curieuse pour ne pas l'insérer ici.

u Janus, Jupiter, Mars, Quirinus^ Bellone, dieux Au* » tn^stiques , dieux nouvellement reçus , dieux du pays ^ » dieux qui disposer de nous et de nos ennemis , dieuk » mânes , je vous adore , je vous demande grâce arec con- » fiance , et vous conjure de favoriser les efforts des Ro- )) mains, et de leur accorder la victoire, de répandre la » terretir , l'épouvante , la mort sur les ennemis. C'est le ^ vœu que je fais en dévouant avec moi aux dieux mânes » et à la terre, leurs légions et Celles de leurs alliés, pour » la féptiblique romaine. »

L'opinion que les payens avaient dé la nature de ces dieux incapables de faire du bien, les engageait d'offrir à

leur vengeance de perfides ennemis , qu'ils supposaient être les auteurs de la guerre , et mériter ainsi toutes leurs imprécations. Elles passaient toujours pour efficaces, lors- «qu'elles étaient prononcées avec toutes les solennités requises par les ministres de la religion , et par les hommes qu'on croyait favorisés des dieux.

On ne doit donc pas être surpris des révolutions soudaines qui suivaient les dévouemens pour la patrie. L'appareil extraordinaire delà cérémonie , l'autorité du grandprêtre , qui promettait une victoix*e certaine , le courage héroïque du général qui courait avec tant d'ardeur à une mort assurée ^ étaient assez capables de faire impression sur l'esprit des soldats , de ranimer leur valeur et de relever leurs espérances. Leur imagination remplie de tous les préjugés de la religion payenne , et de toutes les fables que la superstition avait inventées , leur faisait voir ces mêmes dieux , auparavant si animés à leur perte ^ changer tout d'un coup l'objet de leur haine , et combattre poiK eux.

Leur général, en s'éloignant, leur paraissait d'une forme plus qu'humaine; ils le regardaient comme un génie en* voyé du ciel pour apaiser la colère divine, et renvoyer sur leurs ennemis les traits qui leur étaient lancés. Sa mort , au lieu de consterner les siens , rassurait leurs esprits : c'était la consommation de son sacrifice 1 et le gage assuré de leur réconciliation avec les dieux.

Les ennemis mêmes prévenus des mêmes erreurs lorsqu'ils s'étaient aperçus de ce qui s'était passé , croyaient ç'être attirés tous les enfers sur les bras^ en immolant la victime qui leur était consacrée. Ainsi , Pyrrhus ayant été informé du projet du dévouement de Décius , employa tous ses talens et tout son art pour efiacer les mauvaises

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impressions que pouvait produire cet événement. ÏI écri« vit même à Décius de ne point s'amuser à des puérilités indignes d'un homme de guerre , et dont la nouvelle faisait Tobjet de la raillerie de ses soldats» Cicéron voyant les dévouemens avec plus de sang froid, et étant encore moins crédule que le roi d'Epire , ne croyait nullement que les dieux fussent assez justes pour pouvoir Être apaisés par la mort des grands hommes , ni que des gens si sages prodiguassent leur vie sur un si faux principe ; mais il considérait avec Pyrrhus leur action comme le stratar gème d'un général qui n'épargne point son sang lorsqu'il s'agit du salut de sa patrie , étant bien persuadé qu'en se jetant au milieu des ennemis il serait suivi de ses soldats , et que ce dernier effort regagnerait la victoire; ce qui ne manquait\guère d'arriver.

Quand le général qui s'était dévoué pour l'armée périssaît dans le combat , son vœu étant accompli , il ne restait qu'à en recueillir le fruit, et à lui rendre les derniers devoirs avec toute la pompe due à son mérite , et au service qu il venait de rendre» Mais s'il arrivait quil survécût à sa gloire, les exécrations quil avait prononcées contre luimême , et qu'il n'avait pas expiées , le faisaient considérer comme une personne abominable et haïe des dieux , ce qui le rendait incapable de leur offrir aucun sacrifice public ou particulier. Il était obligé , pour effacer cette tache et se purifier de cette abomination ^ de consacrer ses armes àVulcain, ou à tel dieu qui lui plairait, en immolant une victime , ou lui faisant quelque autre offrande.

Si le soldat qui avait été dévoué par son général perdait la vie, tout paraissait consommé heureusement 3 si, au contraire il en réchappait , on enterrait une statue haute

^ ÊSPRÎT

de seplt pieds el fïltis , et Ton dtfrail lin sacrifice expiatoire. Cette figure ëtaît appâremtdent la répr<^séhtatiÔn de delui qui avait été consacré à la terre , et la cérénidfaîfe dfe l'enfouir était l'àccottiplissemement toystiqufe dti voeu qui n'avait pbint été acquitté.

Il n'était point permis aux magistrats romàibs qui y assistaient de desceiidre dans la fosse où cette statue était ^têrréè , pour ne pas sôtilller la pureté de letir ministère par l'air infecté dé ce lieu profaiie et tliatidit , ^enibkLle à cielùi qu'on appelait bidentaL

Le javelot que le cbnstil avait sous ses pieds eh faisant son dévôueihent , devait être gardé soîgheusemelit , de péiu' (Ju'îl ne tombât entre les mains des etmemis : c'eût été un triste présage de leur supériorité sur les àrnies romaines. Si cependant la chose arrivait malgré toutes les •précautions qu'on avait prises , il n'y avait point d'autre vrendède qiie de faire un sacrifice solennel d'un porc, d'un taiiréau et d'une brebis, appelé suovetaurilia , en l'horiîéttr de Mars.

Les Kohiains ne se contentaient pas de se dévouer à la mort pour la république, et cle livrer en inême tems leurs ennemis à la rigueur des divinités malfaisantes toujours 'prêtes à punir et à détruire, ils tâchaient encoi'e d'ertle- Ver à ces méttiës ennemis la protection des dieux biaîtres de leur sort 5 ils évoquaient ces dieux, ils les invitaient à abandonner leurs anciens sujets , indignes par letir faiblesse ^e la protection qu'ils leur avaient accordée, et à venir s'établir à Rome où ils trouveraieiit des serviteurs plus iélés et plus en état de leur rendre les hoiincurs qiii leur étaient dus. C'est ainsi qu'ils en usaient àvaiit la prise 5es villes , lorsqu'ils lés voyaient réduites à Textri-mité,

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Après ces évocations , dont Macrobé nous a conservé là formule^ Us ne cloutaient point de leur victoire ètdelettr succès.

Chacun aimant sa patrie , rien ne semblait les empocher de sacrifier leur vie au bien de Fétat et au salut de leiirê citoyens, La république ayant aussi un pouvoir absolu sur tous les particuliers qui la composaient , il ne faut pas s'étonner que les Romains dévouassent quelquefois aux dieux des enfers des sujets pernicieux dont ils ne pouvaient paé se défaire d'une au^re manière, et qui pouvaient pair ce dévouement être tués impunément.

Ajoutons à cette pratique les enchantemens et les conju'^ rations appelés dénotions , que les magicien^ employaient contre ceux qu'ils avaient dessein de perdre. Ils évoquaient pour cet effet par des sacrifices abominables les ombres malheureuses de ceux qui venaient de faire une fin tragique , et prétendaient les obliger par des promesses encore plus ajBfreuses à exécuter leur vengeance. On croyait que les gens ainsi dévoués ou ensorcelés périssaient malheu* reusement^ les uns par des maladies de langueur ^^ les autrès par une mort subite ou violente. Mais il y a bien dfe l'apparence que les différentes qualités des poisons qu'ils employaient pour appuyer leurs charmés , étaient la véritable cause de ces événemens.

Nous sommes, comme on voit, grâces aux historiens du premier ordre , exactement instruits de toutes les particularités qui concernent les dévouemens des Romains* L'exposition de ceux qui se pratiquent aux Lides , au Tonquin, en Arabie, et dans d'autres pays du monde , mériterait d'avoir ici sa place , si l'on en avait des relations fidèles; mais les rapports singuliers qu'en font les voya-

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geurs sont trop [suspects pour en charger cet ouvrage. D «t vrai que nous conuaissons assez les effets de la superstition pour coBccvorr qu'il n*est point d'extravagances ^'elle ne puisse inspirer aux peuples qui vivent sous sou empire; mais il ne faut pas par cette raison transcrire des £iits trèsincertaios , et peut-être des contes, pour des vé> jrit^ authentiques.

Les lumières du christianisme ont fait cesser en Europe toutes sortes de dévouemens semblables à ceux qui ont eu cours chez les payens , ou qui régnent encore chez les nations idolâtres. La religion chrétienne n'admet, n'approuve que les dévouemeus qui consistent dans une entière cou- •^cralion au culte qu'elle recommande, et au service du souverain maître du monde. Heureux encore si sur ce sujet on ne fut jamais tombé dans des extrêmes qui ne sont pas selon l'esprit du christianisme !

Enfin les dcvouemens , si j'ose encore employer ce mot au âguré, ont pris tant de faveur dans la république des lettres , qu'il n'est point de parties , ni d'objets de science où l'on ne puisse citer des exemples , d'admirables , d'utiles ^ d'étranges ou d'inutiles dévouemens.

Le chevalier de Jaucourt*

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