‹ Esprit des lois, livres I-V;Chapitre 119 sur 279 · fi.stoire secrète · texte numérisé non relu

fi.stoire secrète

rait! veulent encore les juger. Les réflexions viennent en foule : je ne ferai que celle-ci.

Il y a, par la nature des choses, une espèce de contradiction entre le conseil du monarque et ses tribunaux. Le conseil des rois doit être composé de peu de personnes ; les tribunaux de judicature en demandent beaucoup. La raison en est que, dans le pi-emier, on doit prendre les affaires avec une certaine passion, et les suivre de môme; ce qu'on ne peut guère espérer que de quatre ou cinq Jiommes qui en font leur affaire. Il faut, au contraire, des tribunaux de judicature de sang-froid, et à qui toutes les affaires soient en quelque façon indifférentes.

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