‹ Esprit des lois, livres I-V;Chapitre 132 sur 279 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

De l'esprit du sénat île Rome.

Sous le consulat d'Acilius Glabrio et de Pison, on fit la loi Aci- ]ia3 pour arrêter les brigues. Dion * dit que le sénat engagea les consuls h la proposer, parce que le tribun C. Cornélius avait résolu de faire établii' des peines terribles contre ce crime, à quoi le peuple ét^it fort porté. Le sénat pensait que des peines immodérées jetteraient bien la terreur dans les esprits, mais qu'elles aur.dent cet efi'et, qu'on ne trouverait plus personne pour accuser ni pour condamner; au lieu qu'en proposant des peines modiques, on aurait des juges et des accusateurs.

CHAPITHE XV

Des lois des Romains à l'égard des peines.

Je me trouve fort dans mes maximes lorsque j'ai pour moi les Romains, et je crois que les peines tiennent h la nature du gouvernement, lorsque je vois ce grand peuple chanfr"r à cet égard de lois civiles à mesure qu'il changeait de lois poliiiques.

Los lois royales, faites pour un petiple composé de fugitifs, d'esclaves et de brigands, furent très sévères. L'esprit de la république aurait demandé (|ue les dccemvirs n'eussent pas mis ces lois dans l(!urs Douze Tables, mais des gens qui aspiraient à la tyrannie n'avaient garde de suivre l'esprit de la république.

Tite-Live^ dit, sur le supplice de Metius SufTetius, dictateur

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