‹ Esprit du p. FaberChapitre 152 sur 435 · LIVRE SEPTIÈME. — LA PASSION · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME. — LA PASSION

Jcqucl ils vont être surpris par ce moment suprême. Et cependant Jésus est mort pour CHACUN d'entre eux, aussi exclusivement que si sa mort n'eût été utile qu'à lui, et il est prêt à descendre des d'eux et à mourir encore pour chacun de nous, si cela était nécessaire. Suivez-le dans le -cours de sa longue Passion, remarquez chacun de ses pas, chacune de ses larmes, chacune des gouttes de son sang; comptez les épines qui percent sa tête, les coups qui l'accablent, les crachats qui couvrent son visage auguste, les chutes qui le meurtrissent; sondez l'abîme intérieur de ses humiliations et de ses douleurs, les tortures et les angoisses de son cœur sacré. Eh bien ! tout cela était pour ce pauvre Indien qui, à cette heure, meurt inconnu au pied des Andes. Et, s'il meurt dans le péché, toute cette passion devient inutile.

(Tout pour Jésus, pp. 12-13.)

Il pleure pour nous faire sourire ; il saigne pour que nous soyons sauvés; il se laisse outrager afin que nous nous réjouissions; il tremble, il est inquiet, il est abattu, il sue du sang, afin que nous soyons en paix avec nous-mêmes, tranquilles sur la terre, dans l'amitié de Dieu et remplis d'une douce confiance en l'Avenir éternel qui nous attend. Non content de nous permettre de l'aimer avec passion, il dispose tout de manière à nous rendre l'amour plus facile. Oui il convertit nos désirs; et il nous laisse l'aimer, le glorifier et nous procurerde la gloire à nous-mêmes par des moyens qui attireraient le sourire sur les lèvres de l'incrédule, tant ils ressemblent à un conte fait à plaisir, à l'artifice dont se sert un bon père, aux jeux d'un amour enfantin. Si c'est là le spectacle qu'il offre sur la terre, que fcra-t-il, que fera-t-il dans le ciel ?

(Tout pour Jésus, p. 334.)

178 r.spruT du p. paber

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