LIVRE HUITIÈME. — LEUCHARIST1E
puissance de l'intelligence, chaque affection de la volonté, chaque délicatesse delà conscience, portant avec soi mainte secrète bénédiction et déposant jusque dans la chair, jusque dans le sang et les os, un véritable germe de la résurrection glorieuse.
El ce festin miraculeux où notre Créateur se donne en nourriture, nous pouvons, et, si nous voulons lui plaire, nous devons le renouveler chaque jour ! Et tout cela pour nous, misérables ; pour nous qui, si nous avions le juste sentiment de notre indignité , devrions chaque matin nous étonner de recevoir encore notre nourriture commune et les vêtements
qui nous couvrent
( Le Créateur et la Créature,, pp. 287-288.)
Lorsque le Saint -Sacrement est déposé sur votre langue, dans ce moment, dans cet acte que les Anges de Dieu malgré leur grandeur ne contemplent qu'avec un saini tremblement, c'est encore le sang de Jésus qui circule dans l'hostie, avec toule l'abondance de la vie glorieuse. Il voile, sous le mystère du Sacrement, cette lumière radieuse qui, en ce moment-là môme, éclaire toute l'étendue des Cieux avec une magnificence de splendeurs que ne pourrait atteindre l'éclat d'un million de soleils. Vous^ie sentez pas la force des pulsations de sa vie immortelle. Si vous la sentiez, vous pourriez à peine vivre vous-même. Une sainte terreur détruirait en vous la vie. Mais,dans cette hostie adorable,il y a toute la plénitude du Précieux Sang, le sang de Gethsémani, de Jérusalem et du Calvaire, le sang de la Passion, de la Résurrection et de l'Ascension, le sang qui a été versé, puis repris par le Sauveur. De même que Marie autrefois l'a porté au dedans d'elle même,
ainsi le portez-vous maintenant
(Le Précieux sang, pp. 33, 34.)