IL VIE DU VERBE AVANT TOUTE CRÉATURE
1° Vie d'unité, — de complaisance infinie, — d'amour. ~ Que la vie humaine est petite, comparée à cette vie ! Mais qu'elle est grande, puisqu'elle doit lui être associée !
2» Mais vie avec la vue éternelle des créatures. Deux vues : Première vue : L'incarnation d'une personne divine, cause, modèle et lien de toutes créatures. — Pourquoi c'est le Verbe qui s'est incarné plutôt que le Père ou le Saint-Esprit: a. le Verbe est l'image du Père, comme les créatures en sont le reflet; — b. le Verbe en est le fils naturel, comme les créatures en seront les fils adoptifs ; — c. les convenances divines demandaient cet ordre; — d. l'incarnation
ievant prendre une forme réparatrice, il convenait que le Verbe seul ipprît à l'homme déchu la science divine. — Néanmoins c'est l'opération de la Trinité tout entière.
Ainsi la prédestination de Jésus est le lien de la création avec Dieu, et explique tout. — Mais pourquoi l'Enfant de Bethléem devait-il venir, pourquoi est-il venu à telle époque ? Questions insolubles. — Les impatiences de Dieu et sa soudaineté.
Deuxième vue : Vie d'élection dans le sein du Père. Le l«r choix du Verbe a été celui de sa nature. — Il prend la nature humaine et non pas angélique, par excès de condescendance et pour être plus près de la limite de sa création. — b. Son âme bénie, océan de grâce. — c. Son corps avec ses aptitudes et ses beautés merveilleuses. — D. Sa mère, proportionnant sa grandeur et sa sainteté à sa haute destinée. — e. La terré parmi tous les autres globes — F. Les élus des anges et des hommes. — g. La gloire de son humanité ici-bas et dans le ciel. — h. L'union hypostalique, source de splendeurs et de joies incommensurables pour son humanité et pour tous les saints. — i. Le pouvoir de souffrir par suite du péché, et y faisant participer sa Mère immaculée, — Récapitulation de cette vie du Verbe sans créatures.