LE CALVAIRE AVANT LE TEMPS
Prélude. La douleur est la substance de notre vie et le fond môme de la religion. — Seule école de la vie. — Seule activité de certaines âmes
I. La douleur touche aussi à tous les mystères de la Sainte Enfance.
— Les tableaux de Bethléem ;
1° La naissance, — les bergers, — les rois. — 2<> La fuite en Egypte. — 3" Halte au désert — sommeil de Jésus dans les bras de Marie — dans les bras de Joseph. — 4°Séjour à Héliopolis. —5° Retour en Judée. — 6" Nazareth ; scènes d'intérieur. — 7° Jérusalem : la présentation au temple. - La prière de l'enfant au temple ; — la perte de l'enfant ; — son recouvrement. — 8o Tahleaux avant la naissance.
Conclusion ; La Sainte Enfance, c'est la Passion dans le repos.
II. Contraste apparent entre la crèche et la croix, — mais identité : lu Intérieure. — Car le dessein dernier de l'Incarnation était la
souffrance. — 2<> Extérieure même, — Rethléem et le Calvaire sans cesse confondus dans la lumière de la théologie, — dans le feu de la dévotion.
Détail des souffrances de la sainte enfance ;
1° Au dehors : Les larmes, qui furent le sang de l'Enfance de Jésus-,
— Les froidures et les chaleurs ; — la pauvreté qui fut sa sœur et sa
fiancée ; — les mépris et les persécutions ; — le sang de la Circoncision ; — la fatigue ; les terreurs; — le silence ; — la délicatesse de son corps.
2° Pénitences intérieures : La vue des péchés des hommes; — la prévision de sa Passion, — de l'ingratitude des hommes ; — sa sympathie pour l'Église, — la fatigante continuité de toutes ces peines.
3» Pénitences dans toutes les formes de la vie de la Sainte Enfance.
4° Dans les trois vertus de son Enfance : L'obéissance, l'humilité et la patience qui furent aussi les trois vertus de sa Passion.
Conclusion : Quelle profondeur de doctrine ! Quelle vision pour Marie ! Que de joies les larmes de Jésus nous ont procurées !