RUE DE SEINE
SANT-DENS, — DIPNMENE CB, LAMBERT, A7, AE DE Pants
js n'a rien hors de lui, paree que le vide et l'espace ne sont rien.
: les stoïciens, Sous ce rapport, la question de l'infini est du champ de la controverse, comme par une fin de non recevoir.
fait, au premier abord, qu'elle ne peut l'être en ce qui concerne: ur du. monde; car cetté École admet le plein de matière; elle l'est pourtant, à cause de la manière dont on y conçoit l'essence des La matière évolutive et incessamment transformée des sioiciens est | aux qualités dont elle est revétue, identique aux forces qui nt et qui ne sont jamais au fond qu'une 'seule et même force de du dedans au dehors et du dehors au dedans, dont les degrés vers répondent aux états d'énergie ou de relâchement, d'expansion où concentration de l'éternel « feu artiste », l'éther. En un mot, l'essence corps, selon certe doctrine, diffère tellement de ce que conçoivent les mécanistes, en cela d'accord avec les opinions les plus communes. solidité, la résistance et l'impénétrabilité, qu'on y pose la thèse de la nétration des parties de la matière. Si l'on rapprochait la physique
{ ienne de l'une des hypothèses que le progrès des sciences a suggé- - rées aux philosophes modernes, sur la nature ou constitution intime des. corps, on pourrait trouver une cerlaine analogie entre l'éther stoïcien dont les parties, toujours pénétrables, sont liées par une force susceptible de deux sens opposés, qui tantôt les resserre et tantôt les épand, selon que varie le tonos, l'état de tension du fluide v universel, enire cet éther, | "dis-je, et le système des purs points d'application de forces, sortes d'atomes immatériels dont les attractions et les répulsions relatives aux distances expliquent les phénomènes sans aucune fiction de solidité absolue ou de résistance invincible. IL est vrai que ce dernier système suppose le vide, aadis que les stoïciens supposaient le plein. Mais l'idée du plein est obs= cure, dès qu'elle cesse de s'appliquer à une matière impénétrable; ou plutôt sa vraie signification ne répond plus alors qu'à cette solidarité absolue de tous les phénomènes qui est le dogme capital du Portique. À ce point de vue, il serait presque permis de dire que la physique Stoïcienne est immatérialiste, malgré toutes les apparences contraires, et c'est par là qu'elle exclut l'infinitisme, en tout ce qui tient aux choses de T'espace. Elle reste matérialiste, suivant l'acception la plus ordinaire du
elles nuissient à autrui au lieu de lui profiter, ou encore qu'elles fussent le résultat d'actes entièrement indifférents à d’autres qu'à l'agent.
Voici donc quel serait le bonheur, supposé que l’idée en fût réalisable : imaginons une personne qui pourrait toujours tout ce qu'elle veut et obtiendrait toujours tous les biens qu'elle désire, sans trouver de difficulté en aucune chose, ni entrer elle-même en aucun trouble intérieur, en au- il eua conflit entre ses propres sentiments on mobiles d’action, ni sentir au- : eun inconvénient au dehors, à la rencontre de ses modifications et de ses satisfactions particulières avec les objets auxquels elles se rapportent. On peut affirmer hardiment que, dans l'esprit de quiconque ne mèle à l'itée d’une personne et de ses ins naturelles aucune autre idée, le bonheur est un état de possession parfaite et durable de tous les biens ainsi compris, ou du pouvoir de se les procurer sans peine en toutes leurs variétés imaginables. k
On ne saurait faire à cette définition qu’une seule objection : c’est qu'en ce cas le bonheur est impossible; mais cela n'empêche pas que ce n’en soit exactement l'idée. Bien plus, luttant contre la conviction de cette impossibilité, il arrivera parfois au penseur de chercher un fondement au bouheur dans une conception qui peut paraître au premier abord moins irréalisable, et qui est la même au fond, avec une hypothèse plus complexe. Au lieu d'envisager une personne libre et sa puissance illimitée, sans conditions préétablies dans l'ensemble des choses, ce qui ferait du bonheur un perpétuel miracle, il étendra sa vue sur le tout ; il imaginera une harmonie donnée, un accord 4 priori entre les fins diverses d'une même personne, entre les fins séparées des différentes personnes, entre les passions qui les portent toutes et chacune à ces fins, et puis entre toutes ces fins et passions multipliées, d’une part, et les moyens de les atteindre et d'y satisfaire, qui, d’une autre part, ont alors à se rencontrer constamment et à point dans le double milieu de la société et de la nature. Je dis que cet idéal peut paraître moins irréalisable, parce qu'en effet il a été souvent poursuivi d’une façon partielle, avec une conscience imparfaite, il est vrai, de tout ce qu’il implique, mais, une fois du moins, par un homme qui en a compris toutes les conditions réelles et n’a reculé devant la supposition d'ancune. Il ne laisse pas d’être tout autre chose qu'un postulat ; il est même le contraire des principes qui portent ce nom, car il entraîne, on va le voir, une sorte d'abolition des notions spécifique-
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défini à l'exclusion de plusieurs des satisfactions de cette vie. Mais elle tient des secondes, autant que cela est possible à un dogmatisme essentellement hétéronomique:; car, tout en ne tirant point les préceptes moraux de la conscience et de ses impératifs immédiats, elle ne laisse pas de porn un vrai devoir; c'est celui qui se fonde sur la supposition d'uné lo externe et sur la conformité, n'importe comment ordonnée, de la con duëte à un ordre universel et divin. Elle ne permet pas à l'individu de Prendre simplement ses goûts et convenances pour motifs, et de cherchèr Sox bien sans donper d'autre règle à ses passions que la prudence. L'idée: Pure du devoir ne put se dégager, et encore ne fut-ce qu'imparfaitement, Qu” après la réforme socratique et grâce à l'application de la méthode psy= £holigique. On ne peut cependant pas refuser de classer parmi les doc= ErBaaes de devoir celles qui ont pris le chemin d'une conception métaphy= Siepus ou religieuse pour Bxer l'idéal humain de ce qui se doit ec la règle la hauie vie, et se sont ainsi mises en opposition formelle avec l'eudé-
Ma esnisme de la vie commune.
I ne serait pas vrai de dire que Socrate a 6t6 le fondateur de la morale Ææloiomique du devoir. Aucun mème de ses successeurs, dans l'antiquité, eng pu faire mieux que d'y tendre et d'en approcher. Mais Socrate a fait mi effort extraordinaire pour y parvenir: 4° en considérant les notions ralés comme un objet de science à prendre dans la conscience, et cela l'exelusion de toute autre science dant l'objet serait à chercher dans la Æiture; ® en établissant un lien nécessaire entre le savoir moral et la æonduite morale. La première de ces deux thèses était compatible avec la æroyance en une providence divine et une volonté des dieux, attendu que æelte croyance elle-même s'appuyait sur des raisons d'ordre psycholoæique. 1 y avait là (quoique sans préjudice de la reconnaissanee d'un fon= dement expérimental des traditions religieuses) quelque chose d'analogue à la position prise par les postulats du crilicisme, Mais la détermination dela matière du devoir restait à l'état de problème, la nouvelle science se réduisait à l'invention d'une méthode. Quant à la seconde thèse, elle ne pouvait que poser, en prétendant la trancher, la question du déterminisme, qui n'a pas cessé d'être débattue depuis ce temps jusqu'à nos jours.
Socrate se forma done une idée tellement absolue de la seicuce inté=