IN PACI QVI . IN VNV DEV
CREDEDIT IN PAGE.
(£ cœmet. Callist.)
fin, dit le Seigneur Dieu*. » La théologie et la poésie chrétienne ont commenté de bonne heure cette définition de la Divinité. » De même que Y alpha « se déroule jusqu'à Y oméga, et que l'oméga se replie « vers l'alpha de même il y a en Dieu, disait Tertul- « lien, le cours du commencement vers la fm, et le « retour de la fin vers le commencement. C'est pour « cela que Dieu s'est revêtu de la première et de la « dernière lettre de l'alphabet, figures du commence cément et de la fin, qui se rencontrent en lui^. »
Prudence dit aussi, dans son hymne pour tous les jours et toutes les heures : « L'alpha et l'oméga, voilà « son surnom, parce qu'il est la source et la con- « clusion de tout ce qui est, a été et sera^. »
Cette formule convenait très-bien pour les épitaphes, à raison de sa brièveté et de son tour hiéroglyphique. Aussi l'A et l'Q y sont très-fréquemment reproduits pour exprimer la notion du Créateur, que les systèmes des philosophes et les mythes du polythéisme avaient altérée et obscurcie.
Le caractère des lieux qui ont été l'asile primitif
1 Ego sura a et w, principium et finis, dicit Dominus Deus. {Apoc. I, 8.)
2 Summam et ultimam (litteram) sibi induit Dominus, initii et finis concui-rentiura in se figuras, ut quemadmodum alpha ad oméga usque volvitur, et rursus oméga ad alpha replicatur, ita ostenderet in se esse et initii decursum ad finem, et finis recursum ad initium. {De Monogamia, c. v.)
3 a et w cognominatus ; Ipse fons et clausula Omnium quse sunt, fuerunt Quseque post futura sunt.
(Prudent., Hym. ix, omni hora alque di%
de ce vénérable symbole lui communique un intérêt accessoire, mais très-sensible. Les premiers monuments sur lesquels ait reparu la doctrine du commencement des choses sont des tombeaux, monuments de ce qui finit. C'est dans les profondeurs d'un cimetière souterrain que vous recueillez, après la longue nuit du Paganisme, les reflets renaissants et purs de l'antique aurore de la création. C'est là que cent mille martyrs de Dieu ont tracé ce nom, que vous iriez lire parmi les débris d'Athènes, si Socrate mourant nous l'avait laissé écrit de sa main sur une pierre de sa prison. Je l'ai déjà dit ailleurs : quiconque ne sait pas sentir le contraste qui existe, dans les catacombes, entre leurs ténèbres physiques et leurs clartés spirituelles, entre l'aspect lugubre de ce réduit et la splendeur morale de ce sanctuaire, ignore une des impressions les plus solennelles que puisse produire l'apparition de Dieu dans les monuments des hommes. Je conçois que l'on ait dit :
Et ni l'astre des nuits, ni les célestes sphères,
Lettres de feu.
Ne m'avaient mieux fait lire en profonds caractères
Le nom de Dieu.