Esquisse de Rome chretienne
On ne peut qu'être étonné de voir paraître, après un intervalle de 29 ans, le 3e volume de Y Esquisse de Borne chrétienne de Mgr Gerbet. Nous en devons une explication aux lecteurs.
C'est en 1847 que parut le 1er volume, dont l'impression avait été commencée en 1844. Mgr Gerbet était alors en Italie. C'est nous qui en soignâmes la publication; elle se fit à son compte, et nous lui en procurâmes les moyens et les profits, en la mettant en vente au bureau de Y Université catholique.
Mais, avant que le 2e volume fut achevé , Mgr Gerbet, qui ne recevait de traitement de personne, et avait à sa charge l'entretien d'un frère, qui demeurait à Paris, se décida à vendre
If AVIS AUX LECTEURS.
la propriété de son ouvrage. Il y mit lui-même le prix, et nous trouvâmes un libraire qui consentit à faire celle acquisition. Le traité même fut signé, le volume paru fut livré- et l'on pressa l'envoi des 2e et 3e volumes. Mais des regrets et des difficultés survinrent entre les assocîéSj et demande nous fut faite de solliciter Mgr Gerbet pour qu'il consentit à rompre le marché.
Mgr Gtrbet. généreux jusqu'à l'oubli complet de ses intérêts, y consentit, et alors nous dûmes otïrir à plusieurs autres libraires de reprendre le marché; mais aucun ne voulut l'accepter, qu'à condition que les trois volumes seraient achevés, et que le manuscrit leur serait livré.
C'est alors que Mgr Gerbet nous sollicita de devenir nous-mème acquéreur de l'ouvrage. Pour lui rendre service, nous y consentîmes, au prix proposé aux libraires, et quelque temps après l'ouvrage complet nous fut envoyé de Home.
Mais dans l'impression du 2e volume le ma-
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Ruscrit finissait au 13e chapitre p. 421. .Mgr Gerbet trouva quo ce chiffre était trop disproportionné avec le chiffre de 491 pages, qui entraient dans le 1er volume, et il prit dans le tome 3 les chapitres 14 et 15; ce qui donna au 2* volume 550 pages.
En faisant ee changement, Mgr Gerbet s'obligea à ajouter quelques chapitres au 3e volume,, à la place de ceux qui en avaient été retranchés.
Mais à cette époque arriva la révolution romaine, et la retraite du Saint- Père à Gaëte. M<ïr Gerbet l'y suivit, fut chargé de composer divers Mémoires pour la cause pontificale et revint eu France, sans avoir achevé son 3e volume.
Quand il eut fixé son séjour à Amiens, il nous demanda le manuscrit du 3e volume, qui était resle entre nos mains, pour y ajouter les chapitres supplémentaires.
Nous le lui remimes ; il y travailla, mais faiblement, à cause d'une santé très-précaire. Nommé eveque de Perpignan en 1854,