AVERTISSEMENT
L'Aureun de l'ouvrage suivant: n’a pu, donnet jaux. détails et, à l'arrangement . de son sujet toute . Fapemion et le soin que:demandoit: son impor- -
tance... Son ouvrage fut souvent interrompu il ne es Y. consacrer qu’un tems.et des soins déjà
divisés Il fut obligé de laisser l'Angleterre pour se rendie dans une . païtie très éleignée,des domaines Anglois, non seulement pout y: défendre ses droits et ses propriétés qui étaient mena+ cées, mais aussi pour y soutenir én personne un grand nombre d'individus, qui eñ grande partie, se réposoient sur sa protection; et qui, avoient déjà été en butte à des aggressions violentes
préméditées de la part de leurs éo-aujets. L’auteur s’est en conséquence occupé avec autant de soin que de peines à se procurer des renseigne» ments authentiques, qui le missent en état de
mettre êes faits devant une Cour de Justice, et à À 9
faire personnellement tout ce qui étoit en son pouvoir pour prévenir le retour des mêmes atrocités. 1} bo flèhe que ts räisénié seront esuffsantes pour excuser auprès de tout lecteur de bonne foi les défauts d’un ouvrage, dont de faux ‘xpôbés répañdis à desetn, ‘Ont hâté la: füblicaton, “A ft ra Pfübublément sisi d'un-oitvräge ‘plus dead. Quélqu'iscomplet qu} sit, En Yétth Héknmioiis Qu'il touche à des sujets di- Goes de La Proiipte aténtion du publie. ,
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SOMVMERCE: DE PELLETERSES " DES ANGLOIS, &e
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Remarques swrJes diférente | sastémes edetés en Ge. nada avant.et depuis-la cession de cette Colenie è
& Grande Brelagpe.-Vue générale de la Traite des Pelleteries en Canada.—Or Hi et. Cite |
tion de Je Compagnie dy N erd- uesi de Montréal. Les avantages qu’on “esperoit retirer { dela Traite des Pelleteries en Canada, furent la principale cause de l’établissement' de cette Colonie. Cette branche de Coinmerce occupa presque exclusivement ks Colons pendant long-tems, mais depuis, l’accroissement des richesses et de la population ont fait naître d’autres branches de Commerce plus profitables. Néanmoins la Traite des Pélleteries est encore un abjet d'impor. tance pour le Canada. L'examen des principes sur Regues elle se fait, peut paroitre intéressant sous a 3
plufieurs points de vue, non seulement à ceux qui
ont des rapports avec cette’ Colotjie, mais encore à.
tous ceux qui fixent leur attention sur les réssources et sur la prospérité des Colonies de l'Empire Britannique: cet examen peut être d’autant plus important que là manière dont se fait la Traite/des Pélleteries, ne paroît pas être bien connue, 1ême en Canada. Lorsque cette Province appartenoit à la France, la Traité des Pelleteries ‘se faisoit sous un systême de privilèges exclusifs, : Le Gouverneur donnoit une licence pour chaque district, ou chaque nation Sauage, autorisant ceux qu’il vouloit favoriser, à faire la Traite dans l'étendue des limités qu’on leur pres-
crivoit. "Éeux auxquels on dccordoit ces priviléges
étoient ofdin nairement des officiers "e trim, où dès ( persorifies appartenantes à des familles respeçtables. Quelque fussent les motifs de cé système, il est certain qu'il côntribua beaucoup à remplir le principal object que se proposoit Île Gouvernement dans ses rapports avéc les nations Sauvages de l'Amérique, c’est-à-dire, d'établir et d'étendre parmi elles son influencé politique. Celui qui. possédoit ce privilége exclusif dans un district, étoit la éeule personne à laquelle | les Sauvages pouyoient s’adrester pour obtenir les différents articles que là Traîte avec les Eu. ropéens leur avoit fait conhoître, Indépendamment même des affaires ‘ordinaires de la Traite, les naturels du pays avoient souvent besoin de quelques fa. veurs qu’ils ne pouvoient obtenir que de l’indulgence
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des Traiteurs privilégiés. Ces drrniers étoient ordi |
hairement des: gens. de.bonne éducation, qui savoient bien promouvoir les intérêts du: Goyvernement ; ils étoient, d'autant plus exacts. B-desqus, qu'ils n’igno-
roient pas qu'ils seroient: privés de:leurs.priviléges,
s'ils en abusoient, ou manquoient de remplir les. vues que le Gouvernement avoit sureux.. Leur. conduite
Étoit en outre surveillée de près par les Missionaires,
qui mettoient tous leurs, soins à prévemr les abus résultants de la vente, des, liqueurs. fortes parmi. les Sauvages, objet sur lequel, ik paroit que le Gouvernement Provincial les secondoif en général avec:zèle. Ce système paroîtavoir été sagement combiné, pour.promouvoir le bien-être des Sauvages, et faci. liter leur .civilization: :on en trouve. la preuve en comparant leur état actuel avec.ce qu’ils étoient immédiatement après la conquête de cette Province par l'Angleterre: on trouvoit alors des villages populeux
dans beaucoup d’endroits, dans lesquels on rencontre
maintenant à peine deux ou, trois familles errantes,
adonnées à la crapule, en.proie aux besoins et à la misère,
: Peu d’années après. la conquête du da: on
abandopna ce systême de traffic avec les Sauvages,
comme répugnant aux principes. reçus de la liberté
du Commerce, et l’on .»’accorda plus de priviléges
exclusifs, excepté dans un seul district. Les premi-
ers aventuriers qui pénétrèrent, dans les pays Sau- A #
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vages après.que le Commerce ‘eut‘été déclaré libre, frent: des profits considérables; :ce qui ‘bientôt donna
. Feu à une grañde rivalité de Commerce, dont'le résultar cependant füt:bien différent de ce quil ‘auroît été dans ‘ün pays civilisé, où la concufrénice n’a d’au- . tre effet que de forcer le Marchand à fournir àtes pratiques, des effets de‘meilleur éhoîx et à meilleur comptes Ons’apperçüt que les liqueurs fortes don. nées 'avet profusion sûx Sauvages, étoient un inoyen plus sûr d’ébtenir la préférénce sur'sés concurrents, qué ha ditérence dans la qualité ou le prix ‘des Marchandises. On connoit: l'inisurmontable incHnation qu'ont lès Sauvages à s’enivrer, et l’on peür facile. ment prévoir lés désordres que peut'ottasionnier cétté inclinatiôn, lorsqu'elle’ est diguillonnée ‘par ‘ütle tee tation: sans borne: Maïs pour mieux comprendre toute l'étendue du mal, il fait se:réppeller' que’ces
‘ Traiteurs rivaux’ étoient disséinés sürune immiénse
14 étendue de pays, ‘et à une telle: distante de ! totite
autorité civile qu'ils pouvoïient:se flattér de l'impunité
f de tous les-crifnés qu’ils pouvoient commettre, Dans
! un tel état de choses on employoit toutes les rés:
| sources de la imalite et de l’animosité, ‘et les Fraîteurs
(l dans leurs fapports entre evx, ‘ressembloiènt plurêt
he aux Sauvages qui les énvironnioiént, qu'aux habitants
| d'un: pays civilisé, ‘ Fote da différence coñsiétoit éh
ce que léur férocité-étoit’ plus astucieuse’ et- plus éys: cl à tématiue: ils âvoient rarementirecours peutuêtre, et h n’employoient pas eux mêmes la force ouverte, par- |
céqu’il'étoit-plès facile de véussir en déguisant l'objet que l’on'avoiten vue;iet le füisaht effectue parle: hoc yen dis Sauvages. Ceux ‘des naturels du pays iqui étoient ien relation ‘avec’un (Draiteur, pouvoient-être induits à croire’Îles calattinies les plus atroces:ser le cümifite d’un autre Traiteur; onpouvoit teurhire ajouter foi aux contes iles plusisbsurdés; et-kes-conrvaincre que tel autre Traiteur avoit des intéptions dès vites hoëétiles; #t au moyen dé livresse cominuelle dans laquelle onavoit soin! de lee tenir, #bn*y avoit aucüh/dégré de fureur auquelioh ne putités porter, aucun: acte Ueférociré qu'on ne:put:les induire:à commet: te. Mr, Hénry:un des premiers sujets: Anglois:qui étitréprit la Truite des Pelleteries, dit dans lerjournat intéressant qu'il'a publié de ves voyages et ‘de :ses dvéntutes, que lorsqu'il arriva en 1775 :au-Grahd Portage sur le LaciSupérieur, “‘iltrouvaotles Prai- “teurs dns ‘un'état d’inimniié-réciproque, chacun 6 deu faisant sesrauiros! dé tarnianière qu'il pen: “6: sôil la plus propre: à ndire àicblles-de-Sonivoisin.” Conduite”? djoute:til,:#quiavoit umeffét dans: ‘6 géreux: par rappôt aux Suuvpfes.””'-(pagé 289.;). Les’ mêmes faits sont rapportés d’une miatière plus: étendue par Sir:AlexanderM'Kenzie,: quidit dans ses /6bsérvations ‘sûr del Commerce dePebteteriés: (qui: setrouvent eh-têteideeun voyage sdha5 l'Amérique Septétrisnalé) que "ce Commerce se faisoit idans: “6-{in) pays ‘très éloigné, loin:de toute: restrainte: lé. ‘ipaie,! et-où rien :n’enipêéhe d'employer tons ‘les
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“moyens qui peuvent procurer le succès. Ce qui. ; esp une aux Traiteurs nonseulement l’occa.
* sion de faire leur profits, mais encore l’estime ds “ naturels-du pays;ret:le respect: de: leurs: prepres : engagés, qui n’étaient que trop disposés à suivre “ Jeur.exemple; de sorte qu’à force de-boire, de.ee “divertir, de se quereller en chemin, soit avec. les #ÿ ‘Sauvages, soit entre eux, ils se rendoient rarement. < jusques leursquartiersd’hiver; eteilss’ yrendoient, | ‘ce n'étoit qu’en trainant leurs effets sur la neige, la navigation étant déjà formée par les gelées, Lors #; qu’ils étoient enfin parvenus à s’y rendre, leur prin- “pal objet'était de se suivre autant qu’ils le pouroient : les-uns aux autres dans l'opinion.des Sauvages, au. * moÿen:de présents et de faux exposés à l’encontre es unsdes autres; les Agents qu'ilsemploypientà cet “ effet étoient tout-à-fait propres àremplir leurs vues. “ Ils considéroient les ordres de leurs: maîtres comme %: des loisy et quelque fût lanature des, services qu’ on “ exigeoit d’eux, celui qui l‘ordonnoit étoit seulchar- Sigé, de la: responshbilité: c'est: là la loi Sauvage.” (pagé 10..}-—Ces Agents étaient les -Coureurs. des Bois & cat l’ Auteur avoit parlé auparavant, (page ©. ) Comme étant des Canadiens d’origine Françoise. qui s'étänt habitués accompagner les Saurages dans leurs chasses:et leurs traites, ils avoient-pris tant. de. goût … pourleur genre de vie, qu'ils envoient perdu celui de . leurs premières habitudes et le désir de retourner dans leur pays. L’Auteur remarque que ces Coureurs de.
PRSERFTNFPRSSSSBTEÉ.
Pelléteries; mais qu’ils trouvoient ordini:
Bois faisolent souvent des retours: considérables ju
cn de dissiper’ tout ce‘qu'ils ‘avoient : gagné Frs court: éspate de tems ‘qu’il leur falloit pour régler lédrs'comptes avec les’ Marchands,: et en obtegir! de: nouveaux effets pour la Traite.. Ilajoute que “icette 4 indifférence et le plaisir qu’ils éprouvoient-à: vivre “ainsi librés de toute contrainte;:produisit: bientôtun
#frelâchement:dans les mœurs;:tel qu’il ne‘put longà
6 tems échapper à l'œil vigilant-des Missionaires, qu “'sé plaignoient avec:beaucoup de raison qu’ils étaient “-Fopprobrede:là ReligionChrétienne;nonseulement ‘f-enmanquant eux-mêmesaux devoirsqu’elle impose; ‘ mais encoré:en la faisant mépriser à ceux des natux +; rels' di pays qui l'avoient embrassée.”*. Sir Alexan: der McKenzie dit'en outre qu’en conséquence.de cette manière d’agirdès Traiteurs et de leurs Engagés, l'hiver n‘étoit qu’uné scène non: interrompue de que: relles:et' de difficultés: :que les Sauvages ne pouvoient avoir aucun respect'pour des gene qui. sé copduisoient avec ‘tant de ‘déréglement : et de mauvaise foi : que
par suite de cette mauvaise conduite. les-Traiteurs vi;
voientdans:un étatde: crainte continuelle, et. étaient souvent: mis à contribution par les Sauvages ; "enfin
que les’ choses allant tous'les jours de plus: mal di
plusmal, ‘tés Marchands qui avançoient: des: effets.
aux Traiteurs, et étoient intéressés dans leurs aven.
tures, étôient dégoûtéé de: leur-peu: de: succès; et ne:
faisoient de nouvelles avances-qu'avec difficulté. Le
même Auteur mentionne un petit nombre de-particuliers; qui, faisant leurs affaires avec plus de soin et de précaution, hvoient réussi mieux: que les autres, . mais il ajoute que ces ‘exceptions rares, #:n’empé-: : ““ighoïent pasiies Traiteurs du Canada:de remarquer la “imativaise conduité de-plusieurs de leurs confrères, “qui rendoit dangereux un plusiong séjour parrhi les iGauvapes: ‘Éa:plupart d’entreeux, après avoir-hi:- “«wernéèlsSaskatchawan, serendirentaux Montagnes “tbe. KAïgle, où, danse printems, F780, peu de jours ‘avant celurfixé pour leur départ, un grand'nombre- ‘sde Sauvagesse trouvant autour de leurs: habitations, “oocupés/à-boire, ur des Fraiteurs fatigué des impor- *étonités d’un dosnaturels du pays; lui fit prendreuné “rose dé: laudanum dans un verre de rumx et d’eau, “ee quil’empêcha d'être mcommode à lavenir, en hui «eformäarit les yeux pour toujours :Cetaccidentocca- ! <sionna üncémeute, dans laqueltema-des Traiteurs.et plusieurs de leurs hommes-perdirent la:vie;etites au- “tresnesauvèrent la leur que par ne promptefaite; “. etenibandonnantrune quantité considéralle deMar- “iéfandises, ét près de la moitié des Pelleteries:qu’ils *avoient ammassées pendant Fhiver:-;A peu-près dans ‘6-Jesmêmeteins, deux établissements sur là Rivière “;Assiniboine furent attaqués, quoique avec moins de “justice, et plusieurs blancs:et un plus gtand nombre . de:Sauvages:y perdirent:la vie... I}-paraissoit enfin “que leé naturéls-étoient décidés à extirper les Frai- “teurs, et sans -entrerdans d'autres arguments à ce :
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