‹ Esquisse générale de la province de Québec [microforme]Chapitre 14 sur 37 · FAUNE · texte numérisé non relu

FAUNE

À peu d’exceptions près, la faune de notre province comprend tous les animaux sauvages communs à la partie tempérée de l'Amérique du Nord. Le tableau suivant, tiré du recensement de 1871, indique les plus précieuses espèces de notre gibier à fourrure et les quantités abattues durant cette année-là :

Rats-musqués....,.,...,.,..., 184,830 Orignaux, carilouxetchevreuils 6,740

CABTOPS ose dress ous 4 000 QUI Lans desde cuve wrvs LOT

VISONB, .,,.,, ,.0, see 19,072 Autrespeaus....,,,,,,,,,,,, 19,700

Martres....,,.....,,... ., 11,842 Loups-marins ..., ,..,..,,,. 36,400

HÉNATON ventes DO

DOUTE tete errors 3,438 : 323,437

Le recensement de 1881 ne donne pas le nombre de peaux, mais porte à $163,310 00 la valeur es fourrures recuellies par nos chasseurs durant cette année-là. Les Zudleaux du Commerce et de la Navigation, pour l'exercice finissant le 30 juin 1887, constatent que durant cet exercice les exportations’ de fourrures de la province de Québec ant été comme suit :

Fourrures non préparées, ..,..,..,.. See donbr eos se préparées .. Se ea ed te

BATOU: ae ver TE A A a di M Dr di ot

Notre faune re comprend aucun animal féroce ; l’ours est le plus redoutable et l’on sait qu’en général, il n’est pas dangereux. Dans les reptiles, nous n'avons que l’inoffensive couleuvre. Ceux qui ont écrit qu’il y avait ici des serpents à sonnettes ont écrit des sornettes,

La liste de notre gibier à plume est abondaute ; elle comprend la perdrix grise, la perdrix noïre, la perdrix blanche, plusieurs variétés de canards sau-

vages, notamment leider, sur la rive nord du golfe Saint-Laurent, la sarcelle, l’outarde, l’oie sauvage, l’hirondelle de mer, la bécasse, la bécassine, l'aigle noir, l'aigle, à tête blanche, le grand duc, de butor, le héron et une foule

environs sont renom

diras re 1Sseaux aquatiques, L € lac CQ. aint- Pie “An pt cac

més comme des loc alités i np pour la hou au canard, Dans les

bois, nous avons la chasse à la perdrix, dont il est tué chaque hiver, ou plutôt chaque automne, des quantités innombrables, l 1

techniques

XIIT 8. f \OSA, 2cidentalis. . POISSONS \densis, sa :

mifera, Notre golfe SaintTaurent, nos milliers de lacs et’ nos rivières abondent ES Û en poissons de toutes sortes et des meilleures qualités. Nos pêcheries mariini: ritimes sont inépuisables : elles fournissent la morue, le hareng, le maquereau,

ericana, * À le flétan et l’alose au commerce d'exportation, sans compter d'immenses quandentalis, tités de poissons de moindre valeur, notamment le caplan, employé comme ICARA, M cograis par les cultivateurs des bords de la mer. Dans nos rivières, nous * 1 avons le saumon, la truite, le touradi,.le doré, le bar, le brochet, le maskinongé, qui atteint jusqu’à cinq pieds de longueur, languille, la perche, le poisson blanc, Le wananiche, espèce de saumon d’ean douce, qui se trouve dans le haut du Saguenay et le lac Saint-Jean, et beaucoup d’autres poissons d’une M voindre importance. En y comprenant le loup-marin et le marsoin, la valeur | aprend tous les SN annuelle du produit de nos pêcheries maritimes est d'environ $1,5-9,000, et | e du‘Nord. Le À celle de nos pêcheries intérieures de près d’un demi-million. Nos rivières du plus précieuses M Das du Saint-Laurent et celles de la ‘baie des Chaleurs, surtout la grande s durant cette SD rivière Cascapédià, n’ont pas d’égales pour la pêche du saumon, à la ligne. | Elles fourmillent aussi de truites magnifiques, pesant jusqu'à cinq ou six

euile” 048 MA livres. Ce superbe poisson se prend aussi en immenses quantités dans nos | ; LA lacs, et la province de Québec est considérée avec raison, par tous les s2077s l

mes: DR province Q , S 00 en des“Etats-Unis et d'Angleterre, comme le plus beau pays de pêche qui | ses 35,400 0 cxiste dans le monde. d

323,437 XIV iux, mais porte jrs durant cette LAN

pour l'exercice

es exportations I suffit de connaître la position astronomique de la province de Québec,

pour voir de suite qu’elle doit être classée dans la zone des climats tempérés.

S628.525 j les températures extrêmes oscillent entre 309 et même plus au-dessous de “10127 SN zéro et 900 au-dessus ; mais les variations moyennes ou ordinaires sont à peu — MR près les mênes que dans les pays de l’Europe qui se trouvent sous la même . #648,652 Ÿ latitude, ainsi que le fait voir le tableau suivant : — le plus hit É: Printemps Eté Automne Hiver Annee ans les reptiles, = New-Carlisle,,.,,,,..,,.. sos 4902 647 4302 169’ 4070 qu'il y avait ici 5 Carleton.,,.,,.,,,,,,,,,,,.,,., 4801! 6207 3903 15%: 35699 Pointe-au-Pôre ,.,.,,,,... fitors AT 5407? 3803’ 1402° 34072 rend la perdrix À Ce Pete teens cvresv. BR. DB: 200" © 1814. San! 6hec " A40Qo]? 909? 97 0f) Goa? QRorao!

e canards sau- qué DEC, 0 6.6, Servers se 19 L' 62 4 41°"9 16 3 38 Fe à : cell = ef Montréal. ;,,,,,,., dossvorsorite 549 6595’ 3092? 2105 43002 ent, ke PREAGI é OPUS ES Li rss hsniratire AE 61°0? 5007? 3992? 49960? ‘cassine, l'aigle’ | DEVERDOD LS, 4 ss sep bbar saone: dB: OMR : dl 40b 4 et une foule À Glasgow... ST ibioterr: sssses 45°9 , 60°]? 49°0? 3906" 48060 ns sont ronOm- Edimboure :. er rt Het: 1709 3804" 47510 ES Dans Le SALE: ; SA) = re PATIB 5 65 3 à 5 : rise O0 6405 5292 3708 51930 rd. Dans les 46 FL ee. , Se a i: : ierlin ni) ifanbérse, 4Tos 6405 492! Blog * 4810 liver, où plutot Saint Petersbourg, ..,....,,,,,., 3B°9 GOrG’ 4005 181” 38°70°

Pour les six locolités de la province de Québec, la température moyenne du printemps est de 45° 45° et de 450 71° pour les sept villes d'Europe. Pour l'été, on trouve une moyenne de 60° 9’ pour notre province, et de 60° 8 pour les villes européennes, d’où il suit qu'à une différence de o° 26° en moins pour le printemps et de o° ‘1 pour l'été, la température moyenne de ces deux

Saisons est la même dans la province de Québec que dans les parties les plus peuplées et les plus avancées dè l’Europe. Notre température d'automne est de 12° moins élevée, celle de l'hiver de 18° 7’ plus basse, avec une différence en plus de 9° 44’ en faveur des pays d'Europe, pour toute l’année.

Ajoutons que la période exempte dé gelées est bien plus longue qu'il ne

faut pour permettre à toutes les céréales d'atteindre leur pleine maturité, ainsi

que le font voir les chiffres suivants, tirés du Rapport du Bureau de Mitéorologie du Canaua pour 1882 :

Dernière gelsè Première gelee Lntervalle le printemps l'automne sans gelée

Now Car bnle sms ecés ire 10 mai, 280’ 2 oct. .31°]' 135 jours TM enr relie 14, à 29 sept. 2905’ 138 POINRAU-PÈrE.... ne, 3( 25 oct, 313! 159 Québec RER ee 14 oct, 31°0! 152

LH RTS RAS NE RE 6 22: 9 20 oct. 31°3' 172

On a généralement des idées passablement erronées sur la rigueur. de nos hivers, Jugeant de la température exclusivement par les indications thermométriques, Jes ‘écrivains européens qui n’ont fait que passer dans notre pays Sont arrivés à des conclusions très fausses. Il est bien vrai que durant l'hiver, le mercure descend plus bas dans notre province qu’en Angleterre, par exemple : mais comme-chez nous le ciel est toujours clair, l'air pur et sec, dans ncs plus basses températures le froid est moins pénétrant, fait moins souffrir que dans les climats plus humides de l'Europe, notamment en Angletérre. C'est là le témoignage de tous les anglais qui ont vécu longtemps

* dans notre pays et en ont étudié le climat avec le plus grand soin, entre autres Anderson, Gray et Lambert:

D'ailleurs, nos hivers ont le double avantage de nous procurer les meil leurs chemins possibles pour les travaux dans la forêt, dont l'exploitation constitue la partie la plus importante de notre industrie exéra live, et de pré Parer admirablement la terre pour les senailles. Sous l'a tion de la gelée, le sol se pulvérise, devient extrêmement fri ble, et il suffit du moindre hersage pour transformer les guérets en un véritable terreau de jardin. ‘T'out en nous procurant d'excellents chemins pour les gros transports, la neige protège l'herbe des prés contre les gelées, qui ne l’attaquent nullemeng dans les circonstances ordinaires,

Notre température d'été est splendide, surtout dans les régions du bas du fleuve Saint. Laurent et de la baie des Chaleurs. À celte Saison, nos magnifiques places d’eau sont f équentées par des milliers de persoines, venant de

toutes les parties des Etats-Unis et des provinces de l’ouest du Canada, dont un grand nombre se sont construit des villas dans nos stations balnéaires.

Bafin, il est constaté par la statistique vitale et par Les compagnies d’assu surance sur la vie, que la province de Québec jouit du climat le plus salubre, le plus propre à entretenir l'énergie vitale comme à favoriser la longévité,

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iles maladies endémiques sont absolument inconnues et dans la plupart de os campagnes les médecins feraient difficilement leurs’ frais de vie, si leur rt n’était pas un peu aïnélioré par d’autres occupations lucratives.

POPULATION En 1881, la population de notre province, telle que constatée par le censement, était de 1,359,027 âmes et repartie de la manière suivante entre ès différentes nationalités :

Français ...,s090%:se 1,073,820

CORAN a es 54,923 Irlandais ,..,.,.,.,.,, 123,749 Allemands....,,..,,., 8,943 ANDIAIB res dé voeu 81,515 AUVPOS. oies de 16,077

Ceïa donne pour les différentes nationalités les proportions suivantes : Races Nombre Fran tra 1,073,820 Irlandais, ,,.:,. tu ss cesse 123,749 ANRIRIB 660 ose noe 81,515 HOOMR Re coder ee 54,923 Autres races, ,,,... 25,020

Proportion 79.02070 du total 9.110 4 6.01070 ‘6 4.01070 Q 1.850/0 «

0 soeur.

En supposant que durant la présente décade l’augmentation se continue :

is la même proportion pour chaque race, on arrive au résultat que voici :

Races P'TANCARR rer de Irlandais 45 ANBIAIRS es prretrane HCORBAIS 4,27:

Autres races...

Nombre en 1891 1,240,154 123,749 86,414 .57,125 25,482

Nombre en 1881 Augmentation 1,073,820 166,334 123,749 0 81,515 4,899 54,923 2,202 25,020 462

La proportion de chaque race serait alors comme suit en 1891 : Français, .90 / ; frlandais, 8.087 ; Anglais, 5.64% ; Ecossais, 3.727, ; autres races,

Quand on se rappelle que lors de la’ cession du Canada à la Grandectagne, en 1763, la population française comptait au plus 79,000 âmes, on peut sempêcher d’être frappé du développement prodigieux que notre > a pris durant ces cent vingt-cinq ans. Le taux de l'augmentation excède 134 pour cent, où plus de 14 pour r. En prenant ce taux pour base de cul, on arrive à la conclusion que dans cin piaite ans, la popuiation franse de la province de Québec sera d'environ neuf millions, s'il ne se présente S de circonstance extraordinaire ralentir cette progression. Cela

pendra de l'élan donné À l4 colonisation car ñ

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Dour

S'sommes avant tout un Iple colonisateur'et agriculteur, C'est en nous adonnant surtout à l’'agriculque nous avons conservé dans le passé et que nous conserverons dans

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