‹ Esquisse géologique du Canada [microforme]Chapitre 16 sur 25 · DES EAUX MINÉRALES · texte numérisé non relu

DES EAUX MINÉRALES

Les sources minérales du Canada sortent toutes des roches palæozoïques non métamorphisées, et offrent, par leur noinbre et la variété de leur composition, un sujet d’études très-intéressantes. Les rapports annuels publiés par la ‘commission géologique donnent les analyses par M. T. Sterry-Hunt, des eaux de cinquante-neuf sources, dont cinquante-quatre sont plus ou moins salines, et peuvent être divisées en deux classes : celle des eaux neutres, qui contiennent, outre les sels de soude, des chlorures calciques et magnésiques, et celle des eaux alcalines qui

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contiennent du carbonate de soude. Les eaux de ces deux classes offrent presque toujours des bromures et des iodures en petites quantités, ainsi que des bicarbonates calciques et magnésiques qui sont souvent très-abondants. Dans les sources qui ne contiennent pas de sulfates, on rencontre toujours des sels de baryte et de strontiane, et dans toutes, des petites portions des oxydes de fer et de manganèse,

Dans quelques-unes des salines neutres, les quantités de chlorures calciques et magnésiques sont si considérables que les eaux sont fort amères; mais d’autres, qui en contiennent moins, sont trèsagréables au goût et beaucoup fréquentées par des invalides. Dans le rapport de la commission géologique pour 1853, on a fourni une liste de vingt sources de cette classe, donnant depuis quatre à trente-six grammes de matières solides par litre. Parmi ces sources, les mieux connues sont celles de Saint-Léon, Caxton, Plantagenet, Lanoraie et Point-du-Jour ; mais d’autres également bonnes se trouvent à Nicolet, Sainte-Geneviève et ailleurs. Les quantités de bromures et d'iodures, et des sels de baryte et de strontiane que contiennent plusieurs de ces sources,

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leur donnent des propriétés médicinales qui les rendent très-précieuses.

Dans le rapport déjà cité, se trouve une liste de dix-huit sources alcalines, dont douze fournissent de deux à douze grammes de matières solides par litre; parmi ces douze, il y en a neuf qui contiennent des carbonates de baryte et de strontiane, ces deux bases étant presque toujours associées. Dans les plus salines de ces eaux, la proportion de carbonate de soude est relativement petite, égalant de un à douze centièmes du poids total des sels à base de soude, tandis que dans les eaux plus faibles, elle monte jusqu’à cinquante et même quatre-vingts centièmes. La plupart de ces eaux contiennent de petites quantités variables de borate de soude, qui est compris avec le carbonate de la même base, dans les chiffres que nous venons de donner.

Les mieux connues de ces sources sont celles de Varennes et de Calédonia, qui sont faiblement alcalines et très-agréables au goût. Une source à Chambly donne deux millièmes de matières solides, dont la moitié est du carbonate de soude, et une autre à Nicolet contient, dans un Le

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litre, 48", 135 de carbonate alcalin, et seulement 08, 423 de chlorures. La proportion de potasse dans ces sels mixtes ne s'élève que rarement au-dessus de deux ou trois centièmes; mais les alcalis d’une source de Saint-Ours, dosés à l’état de chlorure, donnent vingt-cinq centièmes de chlorure potassique., Les eaux de cette source contiennent 08", 53 de matières solides par litre, principalement des carbonates alcalins. Toutes les eaux de cette classe tiennent en solution de la silice, souvent en assez grande quantité, et déposent par ébullition des silicates de chaux et de magnésie, mêlés avec des carbonates de ces bases. La silice, sous une forme soluble, se trouve toujours même dans les eaux salines neutres. ! C

À quelques exceptions près, les sources de ces | | deux classes sortent des couches appartenant à | a | |! l'étage silurien inférieur ; les eaux des calcaires | d | (1 qui en forment la base sont généralement neu- | t : ï tres, tandis que les sources qui traversent les M n | | schistes qui recouvrent ces calcaires, sont sou- | 1ÿ vent alcalines. À | Parmi les sources du terrain silurien supé-

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nent des eaux acides dont nous avons déjà parlé à lasse l'égard des gypses du haut Canada. Les ananent lyses de quatre de ces sources ont donné de s les 2 grammes à 4#', 3 d'acide sulfurique libre, et ‘état de 02", 60 à 1£', 87 de sulfates de fer, alumine, s de chaux, magnésie, et d’alcalis, par litre. De ces urce eaux acides, celle de Tuscarora est la plus contre, nue, et a une grande renommée parmi les habi- | Jutes tants du lieu dans le traitement de plusieurs ma- | n de ladies : toutes ces sources contiennent un peu | é, et d'hydrogène sulfuré. Plusieurs des sources du { ux et terrain silurien sont légèrement sulfureuses ; 1 e ces À mais la source de Charlotteville, qui se trouve | >, se sur l’affleurement des roches devoniennes, con- | lines tient 28r, 50 de chlorures et sulfates, et 110 cent. 4 | cubes d'hydrogène sulfuré par litre.

ces Les sources acides dont on vient de parler, | ant à | ainsi qu’un grand nombre de salines, déchargent 4 aires | du gaz hydrogène carburé, et souvent en quan- | neu- | tités considérables. Aucune des sources du Cat les N 7 nada, jusqu'à présent observée, ne paraît mé- | | sou- | riter le titre de thermale, (| | À * 1h upé- |

elles

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