FARINE
vers l'ouest, Sur le grès de Potsdam repose une formation connue sous le nom de grès calcifère, ayant, à l’est, une puissance de quatre-vingts mètres, et qui est caractérisée par des restes organiques particuliers , parmi lesquels sont des fucoïdes et plusieurs espèces de gastéropodes. Au grès calcifère succède une masse de calcaire dans lequel les géologues de New-York ont reconnu quatre divisions, désignées sous les noms de Chazy, Birdseye, Black-River et Trenton, chacune caractérisée par ses fossiles particuliers. À Montréal, ce groupe a près de quatre cents mètres d'épaisseur, et offre dans la partie inférieure, des lits massifs d'un calcaire grisâtre, qui devient noir et bitumineux vers le sommet, où des calcaires noirs sont intercalés avec des schistes, qui forment le commencement de la formation suivante. Vers l’ouest, ces calcaires sont moins abondants, et ces divisions sont moins marquées. Sur les îles Manitoulines, leur épaisseur totale, d'après M. Murray, n'excède pas cent mètres.
Ces calcaires sont souvent très-riches en fossiles, qui sont quelquefois remplacés par la silice. Près de la cité d'Outaouais, les moules d'Orthocéras et de quelques autres fossiles sont remplis par une dolomie granulaire et ferrugineuse, tandis que le calcaire environnant ne contient point de carbonate de magnésie.
Dans le calcaire de Chazy, près de Hawkesbury, aussi bien que dans une couche de grès à l'ile des Allumettes , appartenant probablement au sommet du grès calcifère, se trouvent des corps arrondis ayant un diamètre de un à deux centimètres, qui sont composés en grande partie de phosphate de chaux, et paraissent être les déjections des ani maux qui subsistaient sur les coquilles phosphatiques déjà indiquées, très-abondantes dans ces mêmes couches. Des fragments de lingules sont souvent visibles dans l’intérieur de ces coprolithes , qui donnent, par l'analyse, depuis 36 à 45 pour 100 de phosphate de chaux, avec un peu de fluorure et de carbonate, et des portions de magnésie et d'oxyde de fer. Le résidu est un sable siliceux, avec 2 ou 3 pour 100 de matière organique qui exhale de l'ammoniaque avec une odeur animale quand on chauffe les coprolithes.
La formation qui repose sur les calcaires de Trenton est connue sous le nom des schistes d'Utica; ces schistes, qui sont noirs, bitumineux et très-fragiles, contiennent beaucoup de graptolithes, et offrent une épaisseur de vingt à trente mètres. Aux schistes d'Utica succède une série de schistes grisâtres et bleuâtres, intercalés avec des couches
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minces de grès et de calcaires. Cette série, qui est souvent très-fossilifère, appartient au groupe de la rivière Hudson des géologues de New-York, et atteint dans le Bas-Canada une puissance de près de cinq cents mètres ; sur le lac Huron , cette épaisseur se trouve réduite à environ soixante mètres.
Dans la partie ouest du Canada, on trouve superposé, sur cette dernière série , un grès rouge argileux, connu sous le nom de grès de Médina , et regardé, comme formant la base du terrain silurien supérieur, À l'extrémité occidentale du lac Ontario, ce grès a une épaisseur de deux cents mètres; mais, en gagnant l’ouest , il devient plus mince, et dans le bassin oriental il manque entièrement, Il est suivi par une série de calcaires et de schistes fossilifères qui porte le nom du groupe de Clinton, L'épaisseur de ce groupe n'est pas considérable, et il est recouvert par des lits massifs de calcaire bitumineux, connus sous le nom de groupe de Niagara. Ces calcaires forment un plateau élevé à la chute du Niagara, et suivent, à une petite distance, le bord sud-ouest du lac Ontario, formant une falaise qui se continue jusqu'à Cabots’-Head, sur le lac Huron, et de là aux îles Manitoulines. Les couches supérieures de cette formation offrent souvent des cavités remplies de cristaux de spath calcaire, de dolomie, de baryte sulfatée, de fluorine, de célestine, de sélénite et d'anhydrite, quelquefois avec de la blende et de la galène, La puissance combinée des groupes de Clinton et de Niagara , sur le lac Ontario, est de près de soixante-dix mètres; mais sur les îles Manitoulines , elle s'élève à plus de cent quatre-vingts mètres. À ces formations, succède une série de schistes et calcaires, connue sous les noms de Ja formation gypsifère, et le groupe salifère d’Onondéga, qui est suivi par des couches de calcaires contenant Pentamerus et Delthyris. Ces calcaires forment le sommet du terrain silurien supérieur, qui atteint, entre les lacs Érié et Ontario, une puissance totale d'environ trois cent soixante mètres.
La base du système dévonien, dans l’état de New-York, est le grès d'Oriskany, qui est représenté, dans le Canada occidental, par un grès blanc quartzeux d’une faible épaisseur, sur lequel reposent le calcaire cornifère des géologues de New-York, formant ensemble ce qu’ils ont nommé la série supérieure de Helderberg. A ces roches succède une série de schistes noirs et très-bitumineux intercalés avec des couches minces de grès, et connus sous le nom de groupe d’Hamilton. Les formations supérieures n'existent pas dans le Haut-Canada , mais