LE
saison, Le ciel est toujours clair, le soleil brillant et le temps des plus agréables, Les plus grands froids se font généralement sentir dans la première partie du mois de février, qui est aussi ie plus neigeux, La température commence à s'élever graduellement dans la dernière quinzuine de ce mois, pendant laquelle le mercure monte parfois jusqu’à 40© et même 45°. Les températures moyennes pour les trois mois d'hiver sont Décembre Janvier Février Hiver New-Carlisle.. 4.46, ce0000 6000 1909 1602 152 1699 Carleton is ose does cassoeuns HU No An T0 97 ED
Pointe-auePôte ss esse esse) 100 72: 1900% 1219200"? Cap-Rosier.. 0000-90. 0000: 120 9? 120 2 150 8’ 130 4
La Gaspésie... …...sevocose 1602" 1359 1309 150 0?
Rapprochée de celle des principales villes d'Europe, cette température hivernale présente les résultats suivants : Londres. essor cv 0e : 00 2 St-Petersbourg....,...., 180 |’
LiIVErpOOl. 406,96 000: 400 9° New-Carlisle.......,.,.. 16° 9? GIASSOW. 00000005 399 0 OBrlÉTOnS RE verse 100 Edimbourg, ..:.,,.,v6°. 9804 Pointe-au-Père,,..,..., 140? DOME rene suc Old Cap-Rosier. ,.......,,.,,,. 13° 4
12 E 4 OR INENE RE RS ER 17 CE à
. Ces chiffres accusent une température joliment plus basse que celle des principales villes de l’Europe ; maïs il faut dire qu’ils no la représentent pas exactement ponr ce qui regarde la Gaspésie, où, durant l'hiver, on souttre mcins du froid qu'en Angleterre et en Ecosse. Dans ces pays, le thermomètre ne descend pas aussi bas que dans la province de Québec; mais l'humidité rend le temps cru, insupportable, tandis qu'ici le temps est clair, l'air sec et le froid des plus faciles à supporter. Si minces que soient les vêtements, du moment qu'ils ne laissent pas traverser le vent, on peut sortir, même quand le thermomètre est à 10 © et 15 © au-dessous de zéro, sans souffrir du froid. Ce fait est attesté par. un grand nombre d'écrivains anglais qui, après avoir longtemps vécu en
Angleterre ont voyagé ou demeuré au Canada, Nous en citons quelques-uns.
; ‘En hiver, dit Anderson, (1) le froid est intense; mais, comme la gelée-se continue sans interruption et comme, durant cette saison, le ciel est généralement elair, l'air pur et sec, cela la rend salubre et agréable, le froid étant infiniment moins pénétrant que dans les climats humides... Il n’y a peut-être pas, dans le cours ‘de l'hiver, deux ou trois jours de froid assez intense pour empêcher les charpentiers de navires et les autres ouvriers travaillant en plein air de continuer leurs travaux sans interruption, Ceci est une des preuves les plus convaincantes et les plus irréfutables
(1) Anderson’s Views of Canada.
dl do © mm em
e que ils no spésie, rre et
aussi end le air sec nt les nt, On essous grand écu en citons
comme t cette a rend int que e cours npêcher lant en eci est futables
(D ee
qu'au Canada, comparativement à la Grande-Bretagne, on no souffre pas du tout du froid dans la mesure indiquée par les degrés de froid marqués par le thermomètre. Durant toute cette saison il ÿ a beaucoup plus de temps clair au Canada qu’en Angleterre. Tout bien considéré le climat du Canada, comparé à celui de la Grande-Bretagne, est éxalement agréable, également favorable à l'agriculture et beaucoup plu: salubre. ”
‘ Quoique la température soit plus basse, écrivait Gray en 1809, on souffre moins du froid au Canada qu’en Angleterre. L'air est extrêmement sec en hiver ” (1
Au dire de Lambert, “l'hiver, de Noël à la Notre-Dame, se fait presque toujours remarquer par la pureté de l'atmosphère, qui est claire, couleur d’azur, est rarement obscurcie par la brume oufles nuages. Le temps sec et froid est rarement interrompu par des tombées de neige, de verglas et de pluie. Tout cela rend l'hiver si agréable et si plaisant au Canada que les habitants ne sont jamais dans la nécessité de changer de vêtements.
‘ J'étonnerai peut-être ceux qui ont entendu raconter des histoires affreuses sur les hivers du Canada, en affirmant comme un
fait que les populations de la Grande-Bretagne souffrent beaucoup plus du froid que celles du Canada.” (2)
Ces citations montrent bien qu’on se tromperait grandement en Jugeant du froid de nos hivers par les indications du thermomètre et elles établissent que de fait, en hiver, on souffre moins du froid ici qu'en Angleterre et que le temps est infiniment plus beau. Cela s'applique surtout à la région de la baie des Chaleurs qui, sous le rapport du climat et de ia température, est incontestablement la plus belle partie de la province de Québec. Le voisinage de la mer exerce une grande influence sur la température, qu'elle adoucit et à laquelle elle donne une uniformité qu'on ne rencontre guère ailleurs. Puis, en arrêtant les vents du nord et du nord-est, les montagnes Schickshock contribuent aussi leur large part à l'amélioration du climat hivernal de cette belle contrée.
En 1880, les températures extrêmes de l’hiver ont été comme suit :
Plus basse température Plus haute température décembre janvier février décembre janvier février New-Carlisle...,,,..-—100 5—20° 5—180 8 360 5 4305 440 5? Carleton, ..,..,.,,.,—06° 0110 0—180 0? 3600 390 Ale Pointe-au-Père......, 7° 2—150 3—200 5 3000 3705 A43o |’ . Montréal... .....,-—80 6 —90 5170 5 40° 6 4358 51°? Québec... .....,,,-100 O0 —9o 0 —220 0 340 5 400 44e
EF 1870, le thermomètre est descendu en janvier à —28°© à Moatréal età—26 © 7’àQuésec. L'année suivante, il est descendu à 28 © à Montréal, en février, et à 28° 5’ à Québec, sn février, ce qui
(1) Gray's Letters from Canada.
(2) Lambert s Travels in Canada.
med erre nettes NS TRU DS Sr SD PA SNS rh RE MR RE STE ENT Er PAM /AES PURES ELA DD REED CPE da A
Ral
06 de
n'est pas arrivé dans la baie des Chaleurs, où la température d'hiver, prise d'une manière générale, est plus élevée que celle de Québec et aussi chaude que celle de Montréal. Pour les trois mois d'hiver, la température moyenne a été comme suit : à Montréal, décembre, 15 © 7°’; janvier, 22 © 4’; février, 19 © 9’; hiver, 21 © 5; à Québec, décembre, 14° 1’; janvier, 17 © 4’; février, 14° 8; biver, 16° 3”. Ces chiffres, comparés à ceux de l'avant dernier tableau, établissent ce que nous venons d'avancer. Le nombre des jours neigeux et pluvieux ainsi que la quantité de neige et de pluie ont été comme suit:
‘ NEIGE PLUIE Décembre Janvier Février Décembre Janvier Février Jrs pcs jrs pes jrs pcs jrs pes jrs pcs jrs pcs New-Carlisle 6 3.00 3 9.00 9 17.00 0 0.00 2 légère L 0.32 * Carleton... 7 9.50 12 32.00 6 18.00 0 0.00 0 0.00 2 0.20 Pte-au-Père. 14 13.90 17 25.50 12 17.10 0 0.00 1! légère 3 0.26 Cap-Rosier.. 3 14.30 6 21.40 7 63.00 1 lédère 4 0.89 2 0.27 Montréal... 18 17.60 11 16.30 16 26.00 2 0.29 12 1.27 6 1.14 Québec... 16 27.30 20 30.60 17 34.40 O0 0.00 4 0.51. 5 0.60,
Pour tout l'hiver, nous trouvons les chiffres suivants :
New-Carlisle, ...,., se... 00
Carleton ..... ......
Pointe-au-Père, .., 400 sooves os soso ve e Cap-Rosier , ... +00.
QUAD és bete UE do dede ne ete. en Montréal. .. ue soso soc ones cos soc
Ces chiffres établissent clairement que l'hiver est plus beau, moins neigeux et moins pluvieux dans la baie des Chaleurs qu’à Montréal, et surtout qu’à Québec, où il tombe à peu près autant de neige et où il y a beaucoup plus de jours neigeux qu’au Cap- Rosier, la localité de la Gaspésie où l’hiver est le plus mauvais. À Carleton et New-Carlisle, l'épaisseur de la couche de neige qui recouvre le sol est ordinairement de trois pieds et atteint rarement quatre, dans les endroits où elle n’est pas accumulée par le vent, Il est donc constaté qu’il tombe bien moins de neige et que Île temps est bien plus beau en hiver dans la partie sud de la Gaspésie que dans les districts de Québec et de Montréal.
La saison agricole, c’est-à dire l'intervalle exempt de gelées, est bien plus longue qu’il ne faut pour faire mûrir tous les grains et permettre de les récolter avec la plus grande facilité. Ce fait est constaté plus bas dans le tableau, dont les chiffres sont pris dans le Rapport du Bureau de Météorologie du Canada pour l'année 1880 :
Dernière gelée Première gelée Intervalle le printemps l'automne sans gelée New-Carlisle..,,.,... 19 mai, 28° |” 2octobre, 31°!” 135 jours Carleton........ ee & 240 0" 29 septembret29o 5 138 « Pointe.au-Père. ...... 3000 25 octobre, 3103 159 « Québec... sos ve 0 8200 14 « 3100 152 « Montréal... sos oo 197 & 2209 20 « 3lo3 172
C'est-à-dire qu'à New-Carlisle, où elle est la plus courte, la
ure saison exempte de gêlées excède quatre mois et demi.- Et ces de premières gêlées, —le tableau l’indique—sont très légères, inca- 118 pables de nuire même aux grains et aux plantes les plus éal, sensibles, C'est à peine si le mercure atteint le point de congéla- 54 ) tion. Les gelées blanches viennent bion plus tard, et pratiquement 8 ; la durée de la saison agricole excède cinq mois et davantage. RIOS Qu'est-il besoin de plus? La récolte commence vers le vingt-cinq à août, même avant en plusieurs endroits, en sorte qu’il y a plus itité d’un mois et demi pour la faire, avant les gelées serieuses et les
pluies de l'automne, dont la première moitié est toujours très elle, Constatons aussi que les gelées de mai ne nuisent aucunement aux semailles, ce qui augmente encore la longueur de la
] saison agricole et la porte pratiquement à plus de cinq mois. | à ) Complétons ces données par le tableau de la température a : moyenne pour chaque mois de l’année : ni A Mew-Carlisle Carleton Pointe-au-Père Cap-Rosier le 0 Janvier dé iscen 100 2 oo 0e D9e 4 vos 1909 08e "MINT D!
FÉVR ee see LOT 2 Loose LE 9 eee LAN OT Co LS hi
Mars... .... 17° G’ .... 140 8’ .... 13° G’ ... 150 6? Aliens ess 6 3070 doses 3009 eue: UE 000. dd
8 Masters ares save T0 D eee ANT cer AMP ee. AOC 3? AUD ecole OUT. Lie DO 0 NS OR Te ou he 20 Juillet... 0,6 690 81:.,,,, 600 1,4, 515 ,,,, 93 5 ‘54 26 MES ducs on BORD és. OO crue :0De 0, SON 4 16 Septembre... ,.,.... 5808 ..,. Bio 7 ,,,,: 498 ,:., 500 3 53 10 Octobre. .., sec. 460 1... 4204 .…. 4lo2 .,.. 3990 # 70 NOVOMDTO os doce 210 77 noue AUOT so6o 2008: 060 TOR ra beau, Déacmbre,. us, 1909 6, 1702 "56 1602... 122 LA ee Année... 40° 7 35e 93 34e 7 34e 5 1 Cap- Pour chacune des saisons, on trouve les chiffres suivants : ais. À Printemps Eté Automne Hiver Année A2 re qui New-Carlisle....,.,...., 48° ? Gio 7 430 ? 16° 9? 400 70? 1 ement Oarleton sus score 489 D 6207 3907 1505 35° 93 114 \ vent. Pointe-au-Père ...,.., 42° 7 540 7 38° 3’ 1402 34972 a ue le Cap-Rosier...,..….,.... 29° 7 990 6? 390 3 130 # 34 50 Lh x Québec . so sesorsvese 490 l’ 62 ? 270 5, 16° 3 38° 78 spésie |. Montréal. ses secuneu 5409 655 302 le 43e 07 Londres ...ss.es ess 479 6: Glo O : 50e 7 390 ? 49° 60’ ées, est Liverpool .....,. ... 46° ? 270 6’ 49e 1’ 40e 5’ 480 30 ains et Glasgow... 6 400 9 GOo 1, 49° 0" 390 6’ 48° 60 fait est Edimbourg...,..... 49007 57e l’ 4109 384 47e 10 F Paris. ..e.vss.ss ess 900 6 Gao > 92 ? 370 8 ol° 30’ is dans Berlin. seersssemeene 4704 Go 5 492 lo Age 10 e 1880 : Saint-Petersbourg..…, 3509 606 403 1801 38e 70! 3 Les températures indiquées par ces tableaux sont à peu près ë jours les mêmes, excepté celle de l’hiver qui est plus froide, que celles à g des parties les plus peuplées de l’Europe, et sous ce rapport la é Rise Gaspésie constitue l’une des plus belles régions du Canada, Le ;
| | 144 climat de la belle saison, dans la baie des Chaleurs, est renommé [D “ts sa douceur, sa régularité et sa salubrité, ce qui attire là eaucoup de personnes malades ou dont la santé est délabrée par | le travail. Puis il est bien connu que dans l'intérieur, la tempéra- 1 ture d'été est plus élevée, vu que là elle ne subit pas autant l'influence qu’exerce la fraicheur de la mer que dans les localités l| où ont été faites les observations données plus haut, x] D'ailleurs, ce qui prouve que le climat de la Gaspésie est bon, li des plus favorables aux opérations agricoles, c’est le fait que le | blé vient bien dans toutes les parties de cette contrée et mâûrit 4 parfaitement. A la première exposition universelle de Paris, il à ll été décerné une mention honorable à du blé récolté dans le comté Vi de Gaspé, qui est pourtant inférieur à celui de Bonaventure, sous D le rapport du climat. Enfin le maïs, qu'on ne peut pas cultiver dans la Grande-Bretagne à cause de la température, vient à par- F 1 faite maturité dans la Gaspésie, où il en a été récolté plusieurs
PR De de à nn UE ©
| centaines de minots en 1881, ainsi que le fait est constaté dans lé À 1 recensement, Une autre preuve de la douceur du climat, b 6 c'est la culture en plein air du melon et de la tomate, deux plantes A des plus sensibles, culture qui se fait dans la baie des Chaleurs ül avec la ‘plus grande facilité. e : La chaleur et l'humidité sont les deux principaux agents qui el jh rendent le sol et le climat favorables à la production agricole. et | ‘0 Nous avons vu que pour ce qui regarde la chaleur, la saison agri- el HE cole de la Gaspésie est préférable à celle des principales régions de P: EM . .
(Le l’Europe, puisque la chaleur d'été est plus élevée. Quant à l’humi- Ji dité, le tableau qui suit montre qu'elle ne fait pas détaut. te u Nombre de jours pluvieux et quantité de pluie tombée dans la | Gaspésie, en 1872 pour le Cap-Rosier et 1880 pour les autres loca- \ lités.
‘ Pointe-au-Père, Cap-Rosier. New-Carlisle. Carleton. à PLUIE PLUIE PLUIE PLUIE ; JrTg pes ÎT8 pcs jrs ‘pes Jrs pes f } ÿ Janvier. és tocsss 0 0.00 4 0.89 Î 0.06 Î 0.05 OS Février .....s esse 3 0.26 2 0.27 0 0.00 1 0.05 | | Mars... …... 0 0.00 5 3.66 4 1.92 5 2.41 4 ML sou sraneees 0 A 2 0.99 2 41.15 3 0.85 N 1 MA vessie 10.204 D SAT +8 9 4 des Q Juin... sesso.voos 7 1.21 14 5.71 13 5.84 15 6.44 C | ' Juillet...... 5...es 12 2.20 13 3.17 8 2 04 8 2.82 C h Août... soococs 8 1.15 7 2.66 71 3.23 9 1.08 x |: Septembre. ........ 20 4.32 7 1.40 5 104 10 1.34 ré: | 1 Octobre, see « seven 16 477 © 12 268 © 7 147 | DA sa | En) Novembre. 0.060 2 0.07 7 1.61 4 2.07 5 1.20 da | | Décembre........; 0 0.00 L traces 1 0.20 0 0.00 Année... 94 19.04 80 26.05 60 20.94 71 19.80 da FU : : es et FU Pour chacune des quatre saisons on trouve ce qui suit, dans la qu i Gaspésie et certaines autres localités: de 2 :
imé à à par Él'Atant lités
bon, e le ûrit ila »>mté sous tive parjeurs ns lé imat, antes leurs
& qui icole.
agri- >hs de humi-
ans la loca-
5,80 Lans: la
Eu 00 2
Printemps Eté Automne Iliver Année.
jrs pes jrs pes jrs pes jrs pes jrs pesi New-Carlisle........ 9 258 24 477 19 7.46 3 0.32 595 15.1
Carleton...,,......e 16 4.83 27 7.41 29 11.27 2 0.20 74 237
Pointe-au-Père....... 25 5.06 27 4.56 38 9.14 4 0.26, 94 19.02 Cap-Rosier...,..,,..., 13 7.66 34 11.54 26 5.69 6 1.16 79 26.05 Québec... sous O1 10.58 41 11.46 25 7.84 9 LAL 126 30.99
Montréal ..,,., ...... 41 9.41 53 962 27 8.36 20 2.41 147 29.80
Londres .,.., ...... 4.00 6.00 6.15 20.69 Liverpool. ,..,...,.ee 6.19 9.78 10.81 34.10 Glasgow ...,..... tee 3.80 6.39 9.82 21.33 Edimbourg... ...... p.40 7.10 8.90 28.08 LE APR NCA Te 5.53 5.92 6.51 22.64 Berlin see soc seee 5.66 7.21 5.45 13.56 St-Petersbourg ..... 2.89 673 RL 14.73
Sous ce rapport, comme sous les autres, il y a similitude complète entre le climat de la (raspésie et celui des parties centrales et les plus peuplées de l’Europe. Comparativement à Quéec et Montréal, le nombre des jours pluvieux est de moitié, même de beaucoup moindre, surtout au printemps et en automne, ce qui rend ces deux saisons infiniment plus favorables aux opérations agricoles dans la Gaspésie que dans les districts de Québec et Montréal. Quand ilest constaté qu'au lieu de 55 à New-Carlisle et 74 à Carleton, le nombre des jours pluvieux est de 126 à Québee et de 147 à Montréal, il faut bien admettre que sous ce rapport le climat de la Gaspésie est bien supérieur à celui des parties de la province situées plus à l’ouest, ,
Quant aux jours neigeux et à la quantité de neige, les voici, tels que donnés pour les périodes indiquées à l’autre tableau :
Printemps Automne Hiver Année
jrs pes jrs pes jrs pes jrs pes New-Carlisle,....... 6 6.00 4 9.00 18 32.00 28 47.00 Carleton.....,,..... 10 10.50 7 11.50 25 59.50 42 81.50 Pointe-au-Pêre...... 17 21.50 11 21.82 43 56.50 71 99.82 Cap-Rosier..,,...... 14 51.60 7 420 16 98.40 37 154.20 Québec ....,....... 24 5440 19 29.30 53 9230 96 176.00 Montréal........., +. 26 33.70 20 15.80 45 59.90 91 109.40
Le nombre de jours neigeux, pour toute l’année, a été de 28 à New-Carlisle et 42 à Carleton, au. lieu de 91 à Montréal et 96 à Québec, ou beaucoup plus du double de ce qu’il a été dans la baie des Chaleurs. La quantité de neige tombée a été de 47 pouces à New- Carlisle et de 81.50 à Carleton, au lieu de 109.40 pouces à Montréal et 176 à Québec, ce qui montre clairement que durant la saison des, neiges le temps est bien plus beau et bien plus clair dans la Gaspésie que dans les districts de Québec et de Mantréal,
- Ces. tableaux indiquent aussi qu’il y à une différeno ‘sensible
. dans la température et l’état de l'atmosphère entre la pdttie nord
et la partie sud de la Gaspésie. Au nord l'influence des glaces, qui arrivent par le détroit de Belle-Ile accompagnées. par les vents de nord et de nord-est, abaisse la température hivernale et aug-
Er AR pere
— SRE à: ALES
HS
tr AE
| [il k | A
‘ de la Métapédia:.
mente la quantité de neige, de même que dans les autres saisons, notamment le printemps et l’automne, ces courants froids et humides font descendre le thermonètre et font naître ces temps crus et humides qui caractérisent la présence des vents de nordest. Au sud, au contraire, ces vents de nord-est scnt inconnus ; ils sont arrêtés par les montagnes Shickshock qui leur enlèvent leur froid et leur humidité. C’est pourquoi dans cette dernière région on ne connaît pour ainsi dire que les vents d’est et d'ouest ; le seul rhumb qui vienne du nord est celui du nord-ouest, et comme ce vent est toujours eud, il n’a rien de désagréable et n'affecte la température que pour la rendre plus agréable, surtout en été. L'extrait suivant, emprunté au rapport de M. Sims, donne une bonne idée du climat de la baie des Chaleurs et de la vallée
“ Le pays (qui entoure la baie des Chaleurs) produit toutes les espèces de grains qu'on récolte dans le Bas-Cunada. Les brouillards y sont très-rares, Il tombe de la neige vers la fin d'octobre et l'hiver commence au milieu de novembre; mais le beau temps continue souvent jusqu'à la fin de ce mois. L’épaisseur de la couche de neige est au maximum de cinq à six pieds ; elle disparaît au commencement de mai et quelques jours plus tard le sol est propre à recevoir les semences. Dans la direction de la baie des Chaleurs et de la rivière Ristigouche, le vent souffle généralement de l’ouest ou de l’est ; les fortes bourrasques sont rares...
‘ Le climat de cette partie du Canada (la vallée de la Métapédia, qui commence à une vingtaine de milles du Saint-Laurent) ne ditière pas beaucoup de celui de Québec, bien qu’il y fasse moins chaud en été. Les froids vifs n’y sont pas aussi fréquents et cependant la pluie et les temps doux n'existent pas en hiver. Il tombe de la neige vers le 22 octobre; mais elle ne reste pas sur la terre plus d’un ou deux jours. Vient ensuite une période de beau temps avec une ou deux bordées de neige, jusqu'au 21 novembre, époque à laquelle l'hiver commence définitivément, Dans les hivers ordinaires, la couche de neige a quatre pieds d'épaisseur ; elle a parfois atteint jusqu'à six pieds. Les terres cultivées ne sont plus couvertes de neige au 20 avril et le labour commence du premier au huit mai. De cette date au 28 du même mois on sème le seigle et les pois ; à la tin du mois, Pavoine, et vers la fin de juin, l'orge et les pommes de terre. La récolte commence généralement le 25 août et dure jusqu’à la fin de septembre, époque à laquelle on fait celle des pommes de terre.”
Tout cela prouve surabondamment que le climat de la Gaspésie ne laisse absolument rien à désirer, qu’il est bien adapté aux opérations agricoles et propre à procurer le confort aux habitants de cette belle et riche contrée.
OBS Om OM HO
D, td
fs he
jon8, s et mps pas nus ; vent nière 1est ; st, et n’afit en onne allée
es les
rouil-
tobre
emps
de la
\ispa-
le sol
, baie
géné- LES. + «
étapént) ne moins nts et hiver.
e pas ériode au 21 ment, pieds terres labour même ne, et récolte fin de terre.” spésie té aux bitants
ss le CHAPITRE IX VOIERIE—PORTS DE MER ET NAVIGATION
La Gaspésie est entourée par un chemin bien supérieur, en général, à ce que l’on voit dans les autres parties de la province de Québec. Ce chemin est un peu accidenté en certains endroits; mais il est partout dur et aussi carossable qu’un chemin macadamisé. Nous ne connaissons rien de plus beau que la partie de cette gronts voie publique qui traverse ta vallée de la Métapédia, puis,
onge les bords de la baie des Chaleurs et du golfe Saint-Laurent
jusqu’au village de Gaspé. Nous y avons voyagé pendant six semaines continuellement, et sans éprouver la moindre fatigue. L'avtre partie, surtout le chemin maritime, n’est pas aussi belle, mais n’en est pas moins un bon chemin carossable. Dans les endroits peu habités, le gouvernement veille lui-même à l’entretien du chemin, qui est toujours maintenu en très bon état.
Outre ce grand chemin, il y en a beaucoup d’autres dans les endroits malheureusement trop peu nombreux où la colonisation a pénétré dans l’intérieur et s’est un peu éloignée des bords de la mer. Ces chemins sont aussi en bon état, et l’on peut dire sans crainte que sous le rapport de la voierie, la Gaspésie l’emporte de beaucoup sur presque toutes les autres parties de la province. Le sol est si propice, si bien égoutté, que tous les Chemins qu'on ouvre deviennent beaux aussitôt.
Actuellement, il n’y a qu’un chemin de fer dans la Gaspésie, l’Intercolonial, qui traverse la vallée de la Métapédia et va du nord au sud depuis le Saint-Laurent jusqu’à la rivière Ristigouche, distance d'une centaine de milles. On parle de construire une autre voie ferrée qui traverserait longitudinalement la partie sud de cette région, irait de la station de l’Intercolonial, à Métapédia, ou dans le voisinage de Campbelltown, au Bassin de Gaspé, ce qui fait une distance d'environ cent quatre-vingts milles, La compagnie qui s’est fait incorporer pour construire ce chemin de fer compte parmi ses membres quelques-uns des hommes les mieux posés dans la finance et les affaires de chemins de fer. Elle a obtenu du gouvernement de Québec une subvention de 1,800,000 acres de terrain, et du gouvernement du Canada un subside de 83,200 par mille, ou de $320,000 pour les cent milles de sa ligne compris entre Métapédia et Paspébiac. Ces deux subventions forment une valeur totale d'au moins $2,000,000 et devront assurer l'exécution de cette entreprise, qui semble avoir une perspective des plus brillantes.
À la dernière session de la législature de Québec, il a été incorporé une autre compagnie pour construire un chemin de fer dans la partie nord de la Gaspésie, ‘depuis un point quelconque sur l’Intercolonial, entre Rimouski et Petit-Métis, jusqu’au ou près
(l | ni! | 72 ss
du Bassin de Gaspé, en passant par Matane, Cap-Chatte et Sainte- Anne-des-Mônts. Ce chemin de fer aurait aussi lui environ cent | quatre-vingts milles de longueur et complèterait un réseau qui | entourerait toute la Gaspésie et formerait environ cinq cents milles de voie ferrée,
Mais les habitants de la Gaspésie ont un autre moyen de | transport et de communication qui a bien ses avantages: la navigation, Avec leurs barges, ils font aisément les petits transports 1 d’une localité à une autre et, dans le haut de la baie des Chaleurs, | de leurs résidences aux stations de l’Intercolonial, qui longe le | rivage sud de cette baie jusqu’à Bathurst, Ce transport”est peu | (10 coûteux et presqu'aussi prompt, aussi rapide que celui que |} pou een fournir les chevaux et les chemins ordinaires. Pour | es grands transports, principalemeut sur la côte du nord et de | 1 l’est, il y a les goélettes, qui font un trafic considérable et consti- | |: tuent le moyen de transport le plus en vogue pour l'échange des 11 produits naturels et des marchandises entre ces localités et | Québec ou les autres centres de commerce où s’écoulent les TA produits de la Gaspésie. Ce transport en goélettes est très peu LH dispendieux et à la portée de tous les habitants de cette région. | Le commerce avec les pays étrangers, c’est-à-dire les neuf 1 [11 dixièmes du commerce de poisson, se fait par des navires venant : d'Europe. Ces navires prennent ordinairement leurs cargaisons à Gaspé, Percé et Paspédiac, qui sont des ports surs et commodes, notamment ceux de Pasbédiac et de Gaspé. Ce dernier se trouve | 1 au fond de la baie du même nom et peut contenir sans peine une flotte de mille grandes voiles. Il y a des quais où les gros navires peuvent aborder en tout temps sans craindre de toucher fonds. Il ÿ à aussi de bons quais à Paspébiac, mais l’eau n'est pas aussi
je | profonde, A Percé, il n’y a pas de quai, mais les bâtiments
euvent charger et décharger en rade avec la plus grande facilité. | FA même chose pourrait se faire en beaucoup d’autres endroits, EE notamment à l’Anse-du-Cap, au Port-Daniel, ete. Il y a un beau quai à Curleton pour les navires d’un faible tirant &’eau et la baie de Tragadigèche offre un hâvre aussi sûr qu’il est commode aux 1h navires tirant trop d’eau pour, accoster à ce quai. Quant à la «| Davigation de la baie des Chaleurs, elle est des plus sures et des \l plus faciles, puisqu'elle se fait au large, en pleine mer, et qu’elle n’est obstruée par aucune île, aucun récif ou obstacle quelconque. ‘ Il y a deux lignes de steamers qui desservent la Gaspésie: la | ligne des vapeurs de Québec et celle de Campbelltown à Gaspé. | | La première, comme sou nom l'indique, met les ports de la partie !
nord-est de la Gaspésie, jusqu’à Percé, en communication directe avec Québec, Montréal et les villes de la Nouvelle-Ecosse, L'autre 1 fait le service entre Campbellton, où elle se rattache au chemin de fer Intercolonial, et toutes les localités de la baie des Chaleurs, jusqu’à Gaspé. Elle reçoit une subvention du gouvernement pour
nte- ‘ent
qui les
, de . la orts urs, e le peu que >out t de nstides y et les peu ni.
neuf
nant :
[sons oces, ouve > une vir'es s, Il aussi nents ilité.
roits, beau baie aux à la des ’elle ique.
e: la aspé.