‹ Esquisses biographiques extraites des tablettes généalogiques de la maison de Goethals par le Chevalier L'ÿvêque de la BasseMouturieChapitre 4 sur 75 · XXIX. Paul Goethals, fils de Georges, précité, et · texte numérisé non relu

XXIX. Paul Goethals, fils de Georges, précité, et

« genitus, lui jusque iüustrissimi capituli Sancli-Lambertini Leodiensis « Canonicus, trefoncarius Archipresbyter, nec non Decanut et The- « sauraiius, qui non minus virtutibus propiis quàm majorum honoribus « nobilis, in rebus ac bonis administrandis experlissimus, vir pacifi- « eus ac omnibus carus. Ubiit in Domino <4 decembrit 1 433. »

(Voir le Byvoegsel de Marcus Van Vaernewyck , ainsi que la Notice biographique de Henri Goethals, par Schellinck , et enfin les Misceüanées historiques de M. Jules de Saint- Génois.)

(1) L’Espinoy, p. 628 , 655, 644 > 655.

( 2 ) L’Espinoy, p. 656. 1

(3) L’Espinoy, p. 65 7 .

de Godelive van der Hecke , Capitaine des Gantois, fut tué au combat de Gavere , le 23 juillet i 453 , avec ses frères Henri, Jacques et Jean.

XX£. Michel Goethals, fils de Michel et de Claire Wittem , Franc-Archer de la noble garde de Charlesle-Téméraire , se distingua dans la campagne de Suisse, et surprit Je fort de Saint-Michel en Lorraine, avec Louis de Joigny, Paul van den Walle, Guillaume Damman , Baudouin de Roucourt, Gérard Uutenbove et Louis van den Bundere.

XXXI. J ean Goeth als , son frère , Page , puis F ranc- Archer du même Prince, se signalaau siège deNuys, près Cologne, et fut tué au siège de Nancy, où il commandait quatre-vingt-huit picquenaires.

XXXII. Baudouin Goethals, frère des précédens, aussi Page et Franc-Archer de Charles-le-Téinéraire, assista, le 16 juillet i 465 ,àla bataille de Montlhéry, où il fut blessé et fait prisonnier; ensuite, délivré par une réaction, il fut envoyé, l’an 1470» en mission vers le Roi d’Angleterre , et s’en acquitta avec succès. Après la mort de Charles, il s’attacha à la cour du Duc de Gueldre, et mourut à Nimègue en 1496.

XXXIII. Simon Goethals, aussi frère des trois guerriers qui précèdent, servit également dans les Archers de Charles-le-Téméraire qui le fit Chevalier,

avec soixante-dix-neuf autres Ecuyers, la veille de la funeste bataille de Nancy, où ce Prince termina sa carrière brillante et aventureuse , 5 janvier 1 477 ( 0- Simon servit ensuite Maximilien d’Autriche et son fils Philippe-le-Beau , roi de Castille, qu’il suivit l’an 1 5o6. Il mourut l’année suivante à Tolède.

XXXIV. Olivier Goethals , également frère des précédens, se trouva aux sièges de Liège, de Dinant, etc., comme Franc- Archer du Duc de Bourgogne. 11 devint par la suite Conseiller de l’Empereur Maximilien.

XXXV. Olivier Goethals, fils de Jean et de Marie van Thielt, fut tué à l’âge de dix-neuf ans à la bataille de Pavie, gagnée en i5a5 par l’Empereur Charles-Quint contre le Roi de France François I er , qui y fut fait prisonnier.

f XXXVI. Alexandre Goethals , fils de Michel et de Claire fVittem , fut Prêtre séculier et Chape-

( l ) L’époque de celte mort fut consignée dans un chronographe : NoCte regVM sVCCVbVIT CaroLVs, dans lequel on ne trouve que 14761 mais il faut se rappeler qti’alors, et jusqu’en i 582, l’année ne commençait qu’à Pâques, et uon au premier janvier comme aujourd’hui.

Son corps, déposé dans l’église de Saint-Georges à Nancy, en fut extrait en i 55 o et transporté à Luxembourg par ordre de Charles-Quint; ensuite placé dans 1 église de Notre-Dame, a Bruges, dans un tombeau qui existe encore.

lain de la Comtesse de Charollois, puis Moine de l’abbaye d’Eenaeme, où il écrivit divers ouvrages ascétiques et chronologiques. Il mourut en 1470.

-j- XXXVII. An»otJLD Goethals, fils d’IIugonin et de Catherine Pourstraete , né en i 4 'a 5 , fameux écrivain et archéologue érudit; il devint Moine de l’abbaye de Saint-André-lès-Bruges dont il écrivit la chronique. Il y mourut en i 5 i 5 (1).

-j- XXXVIII. Baudouin Goethals, frère du précédent, savant Jurisconsulte, Membre du Conseil provincial de Flandre; puis, ayant embrassé l’état ecclésiastique, il devint Chapelain et Conseiller des Ducs de Bourgogne Philippe-le-Bon et Charles-le- Téméraire.

Lors de la paix, dite Sinte-Lievens- Frede , en 1469, Baudouin fit partie de la députation gantoise vers le Duc Charles, et ce fut lui qui porta la parole (2).

(1) Celle chronique est encore inédite; un chapitre qu’en a traduit M. Jules van Praet, h la suite de son Origine des Communes de Flandre , prouve l’importance que la publicité pourrait donner à ce manuscrit.

(Voyez Miscellanêes , n° 5 , par M. Joies de Saint-Génois; et le Byvogsel de van Vacrnewyclc.)

(2) Il fut chargé de présider la députation envoyée par les Gantois vers le Duc Charles de bourgogne pour - demander grâce

Il habitait, à Bruxelles, le palais des Comtes de Flandre, dont il était commensal, et fut souvent

des actes de violence que le peuple s’était permis h sou égard , lors de sa joyeuse entrée (*). ( Voir ci-après, p. gi.)

Celte députation fut reçue au Palais de Bruxelles par le Duc de Bourgogne, entouré des ambassadeurs de France, d’Angle-

(*) On appelait joyeuse entrée la cérémonie de l’inauguration du Prince, réduit, par la puissance accordée aux États, à la condition de premier citoyen de la république. 11 ne pouvait entrer en fonctions sans s’étre préalablement fait reconnaître et installer dans chaque province, après en avoir juré la constitution dont les articles primordiaux étaient partout à peu près les mêmes.

Voici les principales dispositions de la Charte de joyeuse entrée : r Le souverain jure d'être bon, équitable et loyal seigneur.

« 11 ne peut gouverner ni par force, ni par volonté, mais par droit « et sentence.

« Tout citoyen doit être jugé par ses juges ordinaires.

« La guerre ne peut être entreprise sans le consentement des villes « et du pays.

« Un prisonnier arrêté dans le pays ne peut en être extrait.

« On ne pourra battre monnaie sans le consentement des États.

« Tout citoyen peut librement exprimer son avis sans encourir la r disgrâce du souverain ou de tout autre. »

Cette Charte se terminait par cette clause importante : a Et si nous, nos hoirs et successeurs y contrevenons , soit par nousr mêmes , soit par d’autres, et en quelque manière que ce puisse être , r nous consentons et voulons que nos sujets ne rendent à nous, nos r hoirs et successeurs , aucun service et ne soient obéissans en aucune r chose dont nous pourrions avoir besoin et désirer ou requérir d’eux , r tout et si long-temps que nous n'aurons réparé, pleinement rétabli « et nous serons déportés de l’infraction ci-dessus mentionnée. »

Telles étaient les stipulations sacrées que les Belges considéraient , à justes titres , comme le palladium de leurs libertés, et pour le maintieo desquelles ils étaient prêts à tout sacrifier.

Commissaire, de la part du Souverain, pour le renouvellement des lois et du magistrat dans la West- Flandre. Il mourut à Bruges en 14B7, et y fut enterré dans l’église Saint-Donat (1).

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