‹ Esquisses biographiques [microforme]Chapitre 23 sur 188 · SA VEUVE · texte numérisé non relu

SA VEUVE

Marie-Anne Baillairgé n’apprit sa triste mort que le lendemain.

Ce n’est que sept jours plus tard, ou le 15 septembre, que le corps de son mari fut trouvé à St-Vallier, en bas de Québec, et que M. Joseph Vézina, le curé, le fit enterrer dans le cimetière du village, le lendemain.

Elle resta avec trois enfants, Jean-Joseph, âgé de cinq ans, Angèle, de quatre ans, et Félicité, de trois ans.

Elle occupait alors la maison des héritiers Maillou, sur la rue du Saut-au-matelot, à la basse-ville, où elle passa l'hiver, pour faire compléter divers ouvrages qui avaient été commencés dans la boutique.

Le printemps suivant, son père, Jean Baillairgé Il, l’installa, avec ses enfants, dans sa maison où elle résida jusqu’à ce qu'il mourut, le 3 septembre 1805; elle passa le reste de l’année et partie de 1806, chez Paschal Létourneau, mari de sa sœur Marie-Françoise-Antoinette.

En 1806, elle alla résider, avec ses enfants, à Ste-Famille, île d'Orléans, chez le curé J, B. Gatien, un intime de la famille qui lui avait demandé de gouverner sa maison, ayant récemment perdu sa mère,

Fille le suivit ensuite avec sa petite famille et continua à résider chez lui, à Ste-Arine des Plaines dont il devint curé de 1806 à 1810, puis à St-Eustache où il fut transféré et où il est décédé, le 16 août 1821, à l’âge de cinquante-sept ans.

Après le décès de ce vénérable prêtre, elle alla avec sa fille Angèle, résider chez son fils Jean-Joseph, à St-Benoît, dans le comté du Lac des Deux-Montagnes ; c’est là qu’elle est décédée, le 6 mai 1835, à l’âge de soixante-dix ans.

On trouvera dans le fascicule No. 2, quelques pages écrites par J.J, Girouard, au sujet de la mort de son père, et de la désolation de sa mère en apprenant le malheur qui l'avait frappée.

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ARTICLE QUATRIÈME

ENFANTS de JOSEPH GIROUARD II

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