DES APPÉTITS
1 13. Les circonstances suivantes distinguent cette classe de nos principes actifs :
i° Ils tirent leur origine du corps et nous sont communs avec les bêtes ;
20 Ils ne sont point continus, mais périodiques;
3° Ils sont accompagnés d’une sensation désagréable, forte ou faible, selon la force ou la faiblesse de l’appétit.
1 14. Nos appétits sont au nombre de trois : la faim, la soif, et l’appétit du sexe. Les deux premiers sont destinés à la conservation de l’individu, le troisième à la propagation de l’espèce. Sans eux, la raison eût été insuffisante pour garantir ces résultats importans.
1 1 5. On ne peut dire proprement que nos appétits soient intéressés : car ils aspirent à leurs objets respectifs comme à leur fin dernière; et d’autre part il faut qu’ils aient agi une première fois avant toute expérience du plaisir qui accompagne leur satisfaction. Ajoutons que l’intérêt est souvent sacrifié à l’appétit : dans tous les cas, par exemple, où nous nous abandonnons
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à une jouissance présente avec la certitude ou la très-grande probabilité qu’elle aura des suites funestes.
1 16. Outre les appétits naturels, nous avons des appétits factices. Ainsi l’appétit du tabac, de l’opium, des liqueurs fortes. En général, tout ce qui excite le système nerveux laisse après soi une certaine langueur qui nous fait désirer le retour de l’irritation.
117. Les propensions périodiques à l’action et au repos ont, sous plusieurs rapports, beaucoup d’analogie avec les appétits.
SECTION III