‹ Esquisses de philosophie morale, trChapitre 26 sur 73 · ESQUISSES J · texte numérisé non relu

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Or y de ces trois articles ^ les deux premiers reproduisent la division vulgaire de la nature humaine en facultés de l'entendement et facultés de la volonté, division qui remonte à la plus haute antiquité y et qui embrasserait tout l'objet de la philosophie morale , si l'homme ne devait pas être envisagé aussi dans ses rapports avec les institutions politiques. Mais comme , excepté dans l'état sauvage, l'homme a toujours fait partie d'une société , les principes sur lesquels reposent ces associations peuvent être regardés comme des lois essentielles et universelles de notre constitution : et tant qu'on ne les aura pas examinés, on ne pourra se faire une juste idée de notre situation en ce monde, ni se rendre compte de nos devoirs les plus importans envers nos semblables. Cette partie de la question a d'ailleurs avec les deux autres une liaison plus intime qu'il ne parait au premier coup d'oeil. D'une part, c'est dans l'union politique et dans les perfectionnemens graduels dont elle est sus-* ceptible que la nature s'est ménagé les moyens les plus efficaces d'opérer notre développement intellectuel et moral, et par -là d'augmenter notre bonheur; de l'autre, c'est aux formes particulières des institutions sociales que se rattachent, comme à leur cause principale, ces opinions, ces habitudes qui constituent les mœurs d'une nation. Or, nous verrons par la suite combien toutes ces choses tiennent de près à

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ravancement et à la félicité de l'espèce humaine.

3. L'homme étant un être sensible, on peut aussi rechercher quels sont les plaisirs et les peines dont il est susceptible. Ce point de \ue aurait pu nous fournir la matière d'une quatrième division. Mais au lieu de pousser si loin les distinctions et l'analyse, il nous a paru plus convenable de fondre cette partie de la philosophie de l'esprit humain dans les trois autres, et de rattacher les remarques que pourront nous inspirer les diflerentes espèces de plaisirs et de peines à l'examen des principes moraux et intellectuels dont le développement les fait naître.

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