‹ Esquisses des premiers principes d'horticultureChapitre 10 sur 35 · Ils sont de deux espèces ; savoir · texte numérisé non relu

Ils sont de deux espèces ; savoir

les bourgeons régulière ou normaux « et les advenfifê ou latens (119).

87. Les bourgeons réguliers se forment à l'aisselle des feuilles.

Il y a des stipulée, c^esi-à-dire des organes foliacésquiaccompagDeDtlesfenillesordinaires, qoi affectent tellement la forme de ces dernières qu'on les confondrait avec elles, mais Pabsence de bourgeon à le|r aisselle suffirait pour les en distinguer.Ramarqvezencoreqaelesbourgeons existent rarement à Taisselle des organes appendiculaires qui se rencontrent près des fleurs.

88. Ce sont des organes capables de propager Findividualité qui les portent.

On entendra mieux, la pensée de Pautenr, lorsqu^on saura que Pabsence de la fécondation a pour suite , chez les germes , de leur faire conserver toutes les particularités de la variété , tandis que cette opération réduit chez la graine le retour de la variété à Pespèce (95).

89. Ils se nourrissent d'abord du fluide qui séjourne dans la moelle , mais finalement, ils établissent pour eux-

mêmes une communication avec le sol par le moyen de la matière ligneuse qu'ils envoient yers le bas de la plante.

En automne, en hiver et au premier printemps, ou trouTé la moelle très développée et fort succulente près des bourgeons. Quant aux fibres ligneuses que les bourgeons enverraient vers les racines , cette théorie est loin d^êire adoptée par tous les botanistes.

90. La vigueur de leur développement sera en proportion de leur nourriture; et conséquemment , quand on désire se procurer une jeune pousse d*une force extraordinaire , on doit empêcher tous les autres rejetons du voisinage de croître , dans le but d'accumuler pour un- seul tout l'aliment qui sans cela aurait été consommé par chacun d'eux.

La nature elle-même nous offre des exemples nombreux du privilège qu'elle accorde à cer-

laiM bonrgtODS de derenîr vomen et de te Doorrir an détrinent de leurs Toitioi.

91. Rëduire la branche à on petit' nombre d yeux est nne opération dans la taille qni produit le même effet , par la direction de la sère qni monte dans deux on trois bourgeons seulement, au lieu de se partager dans tous ceux qu'on a enleyës.

M. Quand les bourgeons croissent , ils se déyeloppent en trois directions , une horiiontale , une yen le haut , et la troisième vers le bas.

98. Le développement horizontal est limité au système cellulaire de Fécorce, de la moelle et des rayons médullaires.

94. Le développement vers le bas ou le haut se limite à la fibre ligneuse et au tissu vasculaîre.

95. Sous ce rapport , les bourgeons ressemblent aux graines dont ils diffèrent physiologiquement en ce qu'ils propagent l'individualité , tandis que la graine ne multiplie que l'espèce.

06. Quand ils se désarticulent de la tige qui les porte , on les appelle bulbes,

(Tesl ce qu*en Fraûee on nomme plut particnlièrement hulbitteê, telles sont celles du Lys orangé , etc. La buibe est aossi nnè sorte de bourgeon qninait le plus souvent sons terre et an-dessus da collet de la racine on sur la tige. M. Clarion a nommé mésophyte le plateau de la bulbe , au-dessous duquel on Toit toujours des racines fibreuses , et an-dessus duquel on trouTe les écailles qui renferment les rudimens de la tige aérienne , des feuilles et des fleurs.

97. Dans quelques plantes , un bourgeon , quand il s'est séparé de sa tige , croîtra sous la forme d'une nouvelle plante , s'il est placé dans des circon-

sUnces favorables à la conservation de ses forces vitales.

98. Cependant cette propriété parait se limiter aux plantes qui ont une tige ferme , ligneuse et vivace.

99. Quand de tels bourgeons se sont détachés de la tige qui les a fait naître, ils poussent des racines en dessous et une tige au-dessus.

100. Mais si les bourgeons ne se séparent pas de la plante à laquelle ils sont fixés ^ la matière qu'ils poussent vers le bas devient bois et liber (66) , et la tige qu'ils poussent en haut devient branche.

C'est pourquoi on a dit que le bois et le liber sont formés par les racines des bourgeons.

Un célèbre botanisle, M. Dupeiit-Thouars , est l'auteur de ceUe théorie. Il nommait les

bourgeons des embryons fixes poor les distinguer desgraines, en qui il voyait des embryons libres. Les bourgeons se nourrissent , selon lui , du parenchyme vert qu^ils convertissent en moelle , et envoient , quand ils se développent en branches, dés fibres entre Taubier et le liber, dans le cambium. Si on arrête , dit-il , ces fibres par une ligature , elles s'accumulent au-dessus d'elle et forment un bourrelet. Quand on grefiPe en écusson, on place un bourgeon non développé sur le cambium , et les parties croissent. On objecte une foule de raisons contre ces explications, entre autres qu'on ne voit pas ces fibres, que la greffe ne change pas la nature du sujet, qu'une entaille circulaire assez large n'empêche pas la partie inférieure du tronc de grossir par l'addition de nouvelles couches qui se développent entre l'aubier et le liber, sans que le cambium ait pii recevoir les fibres des bourgeons qui se sont changées en branches au-dessus de l'entaille. La théorie de Dupetit-Thouars a trouvé des adbérens en Angleterre, et M. Lindiey continue , dans les numéros suivans, à raisonner d'après elle.

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