‹ Esquisses historiques ou cours méthodique d'histoire composé sur un nouveau planChapitre 55 sur 148 · SPARTIATES OU LACÉDÉMONIENS · texte numérisé non relu

SPARTIATES OU LACÉDÉMONIENS

•Ton

lippe sut, malgré l'éloquence de Dèmosthcnes et la vigoureuse opposition de Phocion, dépouiller les Athéniens de plusieurs de leurs colonies les plus puissantes ; il les battit à Chéronée (358) , et se fit décerner le commandement de toutes les forces de la Grèce.

Alexandre le Grand, son fils, exerça sur les Athéniens et les Gre<^ en général un puissant accendant. Depuis sa mort, Athènes fut à peine libre ; soumise aux rois de Macédoine, prise et reprise plusieurs fois, elle respira un moment sous Démélrius Poliorcète, mais son indépendance fut bientôt attaquée de toutes parts. Assiégée et prise par le général Sylla (i er siècle) , elle resta âepuis sous la domination des Romains.

SPARTIATES on LACÉDÉM0N1ENS.

On fait remonter l'origine des Spartiates à Lelex qui vivait dans le xvi° siècle avant J.-C. (1516). Sparte , qu'il fonda ou qu'il embellit , fut gouvernée par des rois , dont la succession n a rien de certain jusqu'à Tindare. Ce prince est célèbre dans l'histoire poétique par ses enfants , Castor, Poh lux, Hélène et Clytemnestre , qu'il avait eus de Léda, Jupiter, selon la Fable, était père de Castor et d'Hélène. Tindare eut pour successeurs Castor et Pollux; ils laissèrent le trône à Ménélas, mari d'Hélène, qui fut la cause de la guerre de Troie.

Orestc, fils tfAgamemnon, avait des droits sur Lacédémone par sa mère Clytemnestre; il obtint facilement la couronne , qu'il laissa à Tisamène et Penlhile , ses fils ; mais ceux-ci furent contraints de céder aux Héraclides les royaumes A'Argos, de Mycènes et de Lacédémone. Ces descendants à' Hercule avalent alors pour chef AriUomacus, dont le fils Aristodème fut mis en possession du royaume de Lacédémone.

Les deux fils A' Aristodème, Eurystène et Proclès , montèrent ensemble sur le trône en 1125, et partagèrent entre eux l'autorité royale.

Depuis ce temps les Lacédémoniens furent toujours gouvernés par deux rois, et le tronc fut occupé pendant environ

CARTUACINOIS

trois siècles (280) par les descendants d'Eurystènc cl de Proclès.

Les troubles qui s'étaient élevés à Sparte à l'occasion de cette double royauté menaçaient l'Etat d'une anarchie inévitable, lorsque Lycttrgue, de la famille royale, fut choisi pour remédier à tant de maux. Ses lois sages eurent tout le succès qu'on en attendait. H diminua l'autorité des rois, détruisit le goût des richesses, régla les repas, l'éducation des enfants, et quand il vit ses lois en vigueur, il fit jurer aux Spartiates de les observer jusqu'au retour d'un voyage qu'il méditait. H partit , et se laissa mourir de faim à Delphes , d'autres disent en Crète.

Les principales guerres que les Spartiates curent à soutenir furent : 1° contre les Messéniens , qu'ils réduisirent à l'esclavage, après trois guerres sanglantes; 2° contre les Thébains, dont ils prirent la ville, d'où ils furent ensuite chassés; 5° contre les Athéniens, leurs plus redoutables rivaux.

A l'époque de la guerre persique, ils s'allièrent aux Grecs pour repousser Xercès : le beau dévouement de leur roi , Léonidas, et de trois cents de leurs soldats, aux Thermopyles, les couvrit d'honneur; mais jaloux de la puissance des Athéniens, ils leur déclarèrent la guerre. Lysandre, leur général, prend Athènes et en change le gouvernement. La fière Lacédémone est à son tour humiliée par la république de Thèbes et se voit obligée de renoncer à ses conquêtes.

Les Spartiates entrèrent dans la ligue des Aclieens, et se soumirent à Philopémen, qui abolit les lois de Lycttrgue. lit subirent ensuite le sort général de la Grèce, en tombant sous la domination romaine. Ils furent soumis au pouvoir des Turcs en 1460, et font aujourd'hui partie $e VHellénie ou Nouvelle-Grèce. Leurs descendants se nomment Magniotcs.

Les ruines de l'ancienne Sparte se trouvent près de la ville de Mislra.

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