NORWÉGIENS. — ANGLAIS
On y remarque Gustave III, prince aimable et grand roi, qui en 1772 renversa la constitution A'Ulrique, rendit au trône son autorité, et aux Suédois le repos et leur influence politique : il fut assassiné dans un bal en 1792.
Gustave IV, Adolphe, son fds, qui n'avait alors que quatorze ans , lui succéda sous la régence du duc de Sudermanie, son oncle, depuis Charles XUI. En 1809 il fut contraint d'abdiquer la couronne.
Charles XIII, se trouvant sans héritier direct, adopta d'abord le prince Christian-Auguste de Shlesurg-IIolstein ; mais celui-ci étant mort subitement le 21 août 1810, la diète A'Orebro choisit, pour le remplacer, le maréchal Bernadotie , prince de Ponle-Corvo , Français , qui fut adopté par le roi sous le nom de Charles-Jean, et qui monta sur le trône à la mort de Charles XIII, arrivée le 5 février 1818.
NOKWÉGIENS.
C'est de la Norwége que sortit cet essaim de peuples appelés Normands , Danois , Scandinaves , qui s'immorlalisèccnt par des conquêtes en France, en Angleterre, et jusqu'en Italie et en Grèce. Otaiis, dit le Saint, y établit le christianisme dans le ix e siècle. Les premiers mouvements de la ré formation s'y firent sentir vers 1528; elle y fut introduite en 1537, et dès lors le luthéranisme y devint la religion dominante.
Haguin , ayant épousé Marguerite de Valdémar, devint roi de Norwége et de Danemark , et en mourant il laissa sa femme sur ce double trône. Depuis, les deux couronnes restèrent réunies jusqu'en 1814, époque à laquelle la Norwége fut réunie à la Suède par le traité de Kiel. Les Norvégiens s'y opposèrent d'abord : ils se donnèrent un roi particulier ; mais Us furent obligés de céder. Aujourd'hui la Norwége , quoique gouvernée par le même roi que la Suède , forme un Etat distinct , auquel on a conservé sa constitution et ses lois.
ANGLAIS
Géographie. — Chronologie. — Généalogie.
Dans les cinq premiers siècles, on voit les Celtes occuper
ANGLAIS
la Grande-Bretagne ; leur gouvernement, leur religion, leurs druides, leurs mœurs étaient les mêmes que chez les Gaulois. Dans le i er siècle , les Bretons sont vaincus par les Romains (Jules-César) , et , après avoir été pendant quatre siècles sous la domination de ce peuple, ils furent désolés par les Pietés et les Calédoniens, et réclamèrent les secours des Angles et des Saxons , peuples germains , qui s'emparèrent de leur pays, et les forcèrent à se réfugier dans les montagnes du pays de Galles ou à émigrer dans la Gaule-Armorique. Les Angles et les Saxons fondèrent Yheptarchie, c'està-dire sept gouvernements qui furent tous réunis en 827, sous la domination d'Egbert, roi de Wessex.
Neuf fiamilles ont régné sur l'Angleterre :
1° Celle des Anglo-Saxons, dont le premier roi est Egbert, dans le ix e siècle (827).
2° Celle des Danois, dont le premier roi est Suénon I* r , xi e siècle (1014).
5° Celle des Normands, dont le premier roi est Guillaume le Conquérant, xi e siècle (1066).
A* Celle des Planlagenets ou Angevins, dont le premier roi est Henri H, xn° siècle (1 154).
5° Celle des Lancaslres, dont le premier roi est Henri IV, xiv e siècle (1399).
6° Celle d'Forfc, dont le premier roi est Édouard IV, xv e siècle (1461).
7° Celle des Tudors, dont le premier roi est Henri VII , xv e siècle (1485).
8° Celle des Sluarts, dont le premier roi est Jacques 1 CT , xvn e siècle (1603).
9° Celle de Brunswick, dont le premier roi est George 1 er , xvm e siècle (1714).
Dans la FAMILLE SAXONNE on remarque Alfred le Grand, prince vertueux, guerrier et législateur : il fonda l'université d'Oxford.
Dans la MAISON DANOISE, Canut le Grand, prince digne d'un autre siècle : il conquit la Norwége , se relira dans un monastère et y mourut.
Dans la FAMILLE NORMANDE : 1° Guillaume le Conqué-
AiNGLAlS.
r<m,', qui gagna sur Harold, son compétiteur, la bataille d'Hastings (1066) ; il fit une révolution dans les lois, les propriétés et le langage : ce prince introduisit en Angleterre le système féodal ; 2° Henri I er , fils de Guillaume, qui établit %dans ses Etats l'uniformité des poids et mesures : il signa une charte qui accordait des privilèges à la nation. On le surnomma Beau Clerc, parce qu'il était savant.
Dans la MAISON DES PLANTAGENETS , Henri II, alors le prince le plus puissant de l'Europe ; Eléonore de Guyenne, femme divorcée de Louis VII, lui apporta en dot un grand nombre de provinces. La tranquillité du prince fut troublée par des querelles domestiques, par la révolte de ses fils et par le meurtre de l'archevêque de Gantorbery, Thomas Becket : les chagrins abrégèrent ses jours (1489). Richard Cœur de Lion, le héros de la troisième croisade, célèbre par ses malheurs et son caractère romanesque; il fut retenu prisonnier par Henri VI , roi d'Allemagne, et mourut au siège du château de Chalus, en Limousin (i 190). Jean sans Terre, qui fut obligé de signer aux barons cette charte que les Anglais regardent comme le palladium de leur liberté. Edouard 111, si fameux dans les annales de la France : il vainquit Philippe V I à Grécy, et Jean le Bon à Poitiers, par les armes de son tils, le prince Noir ; il eut pour prisonniers le comte de Blois, le roi d'Ecosse et le roi de France (1399) .
Dans la BRANCHE DES LANCASTRES, Henri V, dont la jeunesse fut licencieuse, mais dont le règne fut brillant ; il se vit maître de la France par la bataille d'Azincourt et par le traité de Troyes (1420). Henri VI, qui se vit enlever la couronne et la vie, malgré le courage héroïque de Marguerite d'Anjou, sa femme : sous son règne, l'Angleterre fui déchirée parla fafclion de la Rose rouge et de la Rose blanche (1461).
Dans la MAISON d'YORK, Richard III , quia laissé une mémoire odieuse : il fit étoufler ses deux neveux. Quelques historiens ont cherché cependant à repousser les crimes qu'on lui reproche.
Dans la FAMILLE DES TUDORS, Henri VII, surnommé le Salomon de l'Angleterre; Henri F/ii, dont le règne est
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célèbre par le schisme d'Angleterre : il etil six femmes, qu'il fit presque toutes périr. Marie, sa fille, d'un caractère cruel et jaloux, sacrifia Jeanne Grcy, rétablit la religion catholique, et livra aux flammes un grand nombre de personnes de la nouvelle religion : elle avait épousé Philippe 11, roi d'Es- * pagne. Elisabeth, dont le règne brillant et glorieux est souillé par l'exécution de Marie Stuart : elle défit la grande armada de Philippe IL Les comtes de Leicester et d'Essex étaient ses favoris (1605).
Dans la FAMILLE DES STUARTS, Jacques J* r , fils de Marie Stuart, prince faible , qui ne s'occupait que de théo- v logie : sous lui eut lieu la conspiration des poudres. CAarles i er , qui porta sa tête sur un échafaud ; il fut remplacé par Cromwell , qui régna avec gloire sous le litre de protecteur. Charles II, que le chevalier Monck fit monter sur le trône ; ce prince ne se distingua que par son esprit et son goût pour les plaisirs : on a dit de lui quil n'avait jamais dit une sottise ni fait une chose sage. Jacques H, qui ne sut pas se faire aimer : il rétablit le catholicisme , et par ses actions arbitraires fut obligé de s'enfuir en France (1688). Guillaume III de Nassau, le rival souvent heureux de Louis XIV : sous son règne et sous celui d'Anne se complète et se fixe le merveilleux mécanisme de la constitution anglaise, l'influence des communes, le concours des pairs et l'indépendance de la couronne.
Dans la MAISOlN DE BRUNSWICK, George II, qui se déclare pour Marie-Thérèse dans la guerre de la succession d'Autriche ; il fut battu à Fontenoi ; il défit Charles le prétendant à Culloden : son ministre était Guillaume Pitt, lord Chatam. George III, dont le règne fut rempli de grands évéments qui appartiennent à l'histoire de l'Europe. L'Angeterre perdit l'Amérique en 1783. George I V y d'abord régent pendant la démence de son père; Wellington, son général, battit les Français à Waterloo. Bonaparte se confia en vain à h loyauté de George ; il fut exilé à l'île Sainte-Hélène, où il mourut en 1821 . Victoire i rt est aujourd'hui sur le trône de la Grande-Bretagne.
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