‹ Esquisses OrnithologiquesChapitre 3 sur 10 · IBIS OLIVACEA · texte numérisé non relu

IBIS OLIVACEA

IBIS OLIVATRE.

Planche 3.

Ibis olivacea Du Bus, Bull, de l’Acad. de Bruxelles, 1837, pag. 103.

I. facie cum capitis lateribus nudis ; occipite cristato ; capite, collo et pectore flavo-fuscis, cristæ plumis supra violaceo tinctis ; regione parotica fulva; interscapulio et penms scapularibus fusco-æneis ; tibiis et abdomine brunneis ; tergo cum uropygio et cnsso viridi-æneis ; tectricibus alarum minoribus splendide smaragdinis inpurpurinum vergentibus; tectncibus mediis et majoribus, remigibus et cauda nigro-chalybeis. Rostro rubescente; pedibus fuscis.

Le bec est épais à la base, légèrement comprimé sur toute sa longueur et très-aminci à son extrémité. Le milieu du front, dépourvu de plumes, est recouvert par un prolongement aplati de l’arête de la mandibule supérieure; la partie emplumée du sommet de la tête entoure cette petite plaque frontale et décrit une sorte de croissant dont les cornes dirigées en avant s’étendent, de chaque côté, jusqu’à la naissance des fosses nasales. Les deux côtés du front, au-dessus et un peu en avant des yeux, forment deux saillies très -prononcées. Les lorums, le tour des yeux, les joues et les tempes sont recouverts d’une peau nue qui forme un angle aigu derrière les yeux, au-dessus de la région parotique. L’espace compris entre les deux branches de la mandibule inférieure est presque entièrement dépourvu de plumes, qui ne commencent à paraître qu à la hauteur de la commissure du bec. L’occiput et la nuque sont ornés d’une huppe de plumes nombreuses, longues, étroites et arrondies à l’extrémité. Le bout des ailes, à letat de repos , dépasse les trois quarts

1" liv. 18iS.

IBIS OLIVACE A .

de la longueur de la queue. La première rémige est assez courte, la seconde est presque aussi longue que la troisième, qui est la plus longue de toutes. Les tarses sont réticulés; le doigt interne et l’externe sont d égalé longueur.

La peau nue qui recouvre une partie de la tête est brune, étant desséchée ; mais il est à supposer que, dans l’oiseau vivant, elle a à peu près la couleur du bec. La tête, le cou et la poitrine sont d’un brun jaunâtre; les plumes de la huppe ont des teintes violettes en dessus; celles du devant du cou et de la poitrine ont, dans le milieu, un trait longitudinal tirant sur le fauve, et elles présentent aussi une bordure peu apparente de cette couleur. La région parotique est fauve. Le haut du dos , les scapulaires et la partie supérieure des dernières rémiges secondaires sont bruns, à reflets verdâtres et pourprés. L’abdomen et les jambes sont bruns. Toute la partie inférieure du dos, les flancs et les couvertures inférieures de la queue, sont d’un vert olivâtre foncé, à teintes métalliques. Toutes les petites tectrices des ailes sont d’un vert d’émeraude très-brillant et à reflets pourprés; les moyennes et les grandes tectrices, les rémiges et les rectrices sont d’un noir violet, à reflets d’acier bruni.

Le bec est rougeâtre et les pieds sont bruns.

DIMENSIONS

CENT. Ml JL L .

Longueur totale .... 67 0

Longueur du bec, de la commissure à la pointe . . ■ • . 10 0

Longueur des ailes 33 0

Longueur de la queue 160

Longueur de la partie nue du tibia 3 0

Longueur du tarse 6 5

Longueur du doigt du milieu , . . , 6 0

Je ne possède aucun renseignement sur cette espèce. La description en a été faite d’après un sujet appartenant au Musée royal de Bruxelles, et qui a été reçu de la côte de Guinée, en Afrique.

*2 <lc C/'andru f' naturelle ■

AAAAAA.A ILlTOTTAAAA

TANAGRA LUNULATA.

TANGARA LUNULE.

Planche 4*

Tanagra lunulata, Du Bus, Bull, de l’Acad. de Bruxelles, mai 1859, l rc part., pag. 459. Tanagra Constantii , Boiss. Rev. zool., janvier 1840, pag. 5.

Aglaia erythrotus, Jard. et Selby, 111. of ornitli. New sériés, pl. 56.

Tanagra erythrotis, Less. Écho du monde sav. 1845.

T. nigra, sericea; pectore, epigastrio, ventre et macula post-oculari cum lunula parotica rubro-igneis; crissi plumis nonnullis rubro apicatis; flexura cum tectricibus alarum minoribus, tergo et uropygio nitide cœruleis; tectricibus caudæ superioribus cœruleo terminatis. Rostro pedibusque nigris.

Le Tangara lunule a le bec conique, assez épais à la base ; la mandibule supérieure est plus longue que l’inférieure ; elle est élargie et renflée sur les côtés, à bords tranchants, à arête presque droite ne fléchissant sensiblement que vers la pointe du bec, qui est très-échancrée ; la mandibule inférieure est plus étroite que la supérieure; elle a son bord inférieur légèrement ascendant depuis l’angle formé par la réunion de ses branches jusqu’à sa pointe. Les ailes sont arrondies; la première rémige est plus courte que la seconde ; celle-ci est un peu plus courte que les troisième, quatrième, cinquième et sixième, qui sont les plus longues. La queue est carrée.

Le Tangara lunulé est remarquable par la vivacité de ses couleurs. Le corps est en général d’un noir profond et velouté; la poitrine, le ventre jusqu’aux jambes et les flancs sont d’un beau rouge de feu très-vif et lustré ; une tache de la même couleur se trouve derrière l’œil près de la nuque et descend en forme de croissant vers la gorge en bordant la partie postérieure de la région parotique. Les couvertures inférieures de la

1™ liv. iS4a.

TANAGRA LUNULATA.

queue sont terminées de rouge. Le pli de l’aile, ainsi que les petites couvertures, la partie inférieure du dos et le croupion sont d’un beau bleu d’azur lustré ; les couvertures supérieures de la queue sont noires, terminées de bleu. Les rémiges sont d’un noir moins profond que les rectrices. Le bec et les pieds sont noirs.

Je possède un jeune exemplaire de cette espèce, dont les pennes aiaires ne sont pas encore parfaitement développées. La disposition des couleurs est, chez lui , la même que chez les adultes. Mais le noir est en général moins profond, le bleu est moins brillant, et le rouge vif des parties inférieures est remplacé par un rouge terne. Ses pieds sont bruns.

DIMENSIONS

CENT. M1LL

Longueur totale ....190

Longueur du bec, de la commissure à la pointe 1 o

Longueur du tarse 2 6

Longueur du doigt du milieu 16

Le Tangara lunulé ressemble beaucoup à une espèce figurée par M. d’Orbigny, dans son Voyage en Amérique (PI. XXV , fîg. 2), et qu’il a nommée Tanagra igniventris. Je n’ai jamais vu cet oiseau, mais à la simple inspection de la figure on peut reconnaître des différences spécifiques assez notables entre lui et le Tangara lunulé. Chez le premier le rouge du ventre, beaucoup moins vif que chez le second, couvre la région anale et les couvertures inférieures de la queue, et les rémiges ainsi que les rectrices sont bordées extérieurement de bleu verdâtre. Le Tangara lunulé a toutes ces parties entièrement noires, à l’exception des plus petites couvertures inférieures de la queue qui ont du rouge à l’extrémité.

Cette espèce, que j’ai acquise en 1839 comme venant d Honduras, paraît assez répandue en Colombie, d’où j’en ai reçu plusieurs exemplaires. Ils font partie de ma collection.

GEN U S TRIBONYX.

Char. GEN. Rostrum médiocre, crassum, rectum, subcultratum, compressum, apice obtusiusculum; maxilla basi subcerigera, culmine apicem versus sensim deflexo, ad frontem in clypeum parum extensum, inplumem, callosum, rotundatum continuato, sulco laterali latissimo, a basi maxillæ ultra medium porrecto, antrorsum evanescente; mandibula recta, tomiis integerrimis , gonyde ascendente.

Nares in sulco maxillæ sitæ, medium versus rostrum apertura oblonga, longitudinal^ pervia patulæ.

Alœ tuberculatæ, brevissimæ , remigibus 3, 3 et 6 fere æqualibus

et omnium longissimis, prima his multo breviore.

Cauda brevis, rotundata, rectricibus 12 .

Pedes grallarii, médiocres, validi, tetradactyli , fissi; nuda tibiæ pars brevis; tarsus digito medio longior; digiti médiocres, congrui , angusto-lomatini ; ballux digiti medii phalange prima brevior, subinsistens , ungue tantum terram attingens; ungues brèves, subarcuati, compressi, obtusi; acropodia scutulata.

Syn. Brachyprallus, De Lafr. Rev. zool. Août 1840, pag. 251.

Je dois à l’obligeance de mon ami, M. Dumortier, l’un des administrateurs du Musée d’histoire naturelle de Tournay, la communication d’un oiseau inédit qui appartient à la famille des Gallinules, et qui, par les caractères du bec, des ailes et surtout des pieds, s éloigné assez des espèces connues aujourd’hui pour justifier la création d’un genre nouveau.

l rc !iv. 1813.

TRIBONYX MORTIERTI.

Le bec du Tribonyx rappelle, par son épaisseur, celui des Porphyrions ; mais il s’en distingue par le peu d’étendue de la plaque frontale qui ne couvre qu’une partie du front, par les fosses nasales qui occupent la plus grande partie des côtés de la mandibule supérieure et par la forme des narines qui sont allongées et assez étroites comme celles des Poulesd’eau.

Le principal caractère distinctif du Tribonyx réside dans ses pieds qui l’éloignent plus des Porphyrions et des Poules-d’eau que des Râles à bec court. Les tarses et les doigts sont beaucoup plus robustes que ceux des espèces qui appartiennent à ces genres ; les doigts sont moins longs que ceux des Porphyrions et des Poules-d’eau ; le pouce est surmonté et ne touche à terre que sur le bout de l’ongle qui doit probablement à cette circonstance d’être comme tronqué. Les ongles des doigts antérieurs sont aussi plus courts, plus droits que dans les trois genres mentionnés ci-dessus; ils sont très-obtus et usés en biais à leur extrémité.

Les ailes ont également une forme particulière. Elles sont très-arrondies, très-courtes et atteignent à peine la naissance de la queue. Quoique j’attache en général assez peu d’importance à la longueur comparative des rémiges comme caractère générique, j’ajouterai que le Tribonyx a la première penne assez courte, comme toutes les espèces de la famille des Gallinules ; mais celles-ci ont ordinairement la deuxième ou la troisième la plus longue et rarement la quatrième, tandis que le Tribonyx a les 3 e , 4 e ? 3 e et 6 e à peu près d’égale longueur et les plus longues de toutes.

Il me paraît résulter de ce qui précède que cet oiseau peut former un genre distinct qui- trouve naturellement sa place entre les Râles à bec court et les Porphyrions

J’ai décrit le Tribonyx dans le Bulletin de l’Académie royale de Bruxelles, du l\ avril iSzfo. Au mois d’août de la même année M. De Lafresnaye créa, pour cet oiseau, dans la Revue zoologique de la Société cuviérienne, son sous-genre Brachyprallus, auquel il assigna des caractères qui ne diffèrent pas essentiellement de ceux que j’avais pré-

G Sevtrt !///.<' tu/ /ut( ttcl UtJt .0 int/‘

TUTüDwrx mmiTï&im,

2 de Gra/tdettr naturelle .

TRIBONYX MORTIERIÏ.

cédemment formulés. D’après ce savant ornithologiste, la queue serait coupée carrément et les doigts ne seraient pas bordés de membranes comme chez les Poules d’eau. Cependant l’exemplaire que j’ai sous les yeux a la queue positivement arrondie; je crois également y reconnaître les bordures membraneuses des doigts, mais je conviens que dans une peau sèche il est souvent très-difficile d’en constater l’existence.

TRIBONYX MORTIERIÏ.

TRIBONYX DUMORTIER.

Planche 5.

Tribonyx Mortierii, Du Bus, Bull, de l’Acad. de Bruxelles, 1840, 2 e part., pag. 212. Brachyprallus rcilloïdes, DeLafr. Rev. zool. août 1840, pag. 232.

Tr. supra olivaceo-brunneus; gutture, pectore et epigastrio cinereis; ventre in medio, crisso reetricibusque nigris; liypocliondriis albo notatis; ani lateribus et tibiis olivaceocinereis; remigibus brunneis, duarura priorum apiculis albis; tectricibus alarum niediis et minoribus cinereo-olivaceis albo terminatis nonnullisque longitrorsum in medio notatis ; tectricibus majoribus et ala spuria olivaceo -brunneis, hac albo terminata. Rostro virescenti-flavo ; pedibus plumbeo-lividis.

Le sommet de la tête, les joues, la nuque, la partie postérieure du cou, le dos, les couvertures supérieures de la queue et le dessus des ailes, à l’exception des petites et des moyennes tectrices, sont dun brun olivâtre; la gorge, le devant du cou et toute la poitrine sont d’un gris cendré passant au gris olivâtre sur les côtés du cou et vers la partie supérieure du dos ; le milieu du ventre, la région anale, les couvertures inférieures de la queue et les rectrices sont noirs ; les plumes qui couvrent une partie des flancs, sont noires à la base et blanches à l’extrémité ; la partie postérieure des flancs, les jambes et les côtés de la région anale sont d’un cendré olivâtre

TRIBONYX MORTIERII.

(presque toutes les plumes de ces dernières parties sont finement frangées de blanc à l’extrémité) ; les petites et les moyennes tectrices des ailes sont également d’un cendré olivâtre et terminées de blanc, quelques-unes sont marquées longitudinalement de blanc dans le milieu; les grandes tectrices sont d’un brun olivâtre comme le dos ; les plumes de l’aile bâtarde sont brunes, terminées de blanc; les rémiges sont brunes, bordées extérieurement de grisâtre et de brun olivâtre vers la partie supérieure de l’aile ; les deux premières rémiges ont un peu de blanc à l’extrémité.

Le bec est jaune verdâtre; les pieds sont d’un plombé livide.

DIMENSIONS

Longueur totale

Longueur du bee, de la pointe à l’extrémité de la plaque frontale Longueur du bec, de la commissure à la pointe . . . ■ .

Hauteur du bec, à la base

Longueur du tarse. .

Longueur du doigt du milieu sans l’ongle

Longueur du pouce

CENT. MILL

Le Tribonyx Dumortier habite l’île Norfolk *, entre la Nouvelle- Zélande et la Nouvelle-Calédonie.

L’exemplaire qui a servi à cette description fait partie des collections du Musée de Tournay.

* Dans la notice insérée au Bulletin de l’Académie Royale de Bruxelles, j’ai indiqué, par erreur, la Nouvelle-Hollande comme étant la patrie du Tribonyx.

Ce volume aura, au plus, vingt livraisons qui paraîtront à des intervalles indéterminés.

La livraison se compose de cinq planches coloriées et du texte correspondant. Elle coûte 12 francs.

Le titre et les tables paraîtront avec la dernière livraison.

IMI'imir.RSE II’ KM. UEVHOVIi ET (OMP< - , HUE UK. I.OI VATS.

T)ooq^

TROCHILUS POPELAIRII.

OISEAU-MOUCHE POPELAIRE.

Planche 6.

Ir. lacie, gutture, collo antico et crista verticali aureo-smaragdinis gemmantibus; pennulis cristæ duabus longissimis, filosis, nigris; collo postico et laterali, dorso et hypochondriis viridi-auratis ; f'ascia uropygiali alba; pectore nigro; abdomine fuscescente; crisso albo; tibiis rufis; alis purpurascenti-brunneis; cauda rectricibus io, longissima, forficata, paululum di varie ata, supra atro-clialybeia racliibus basi albis, infra chalybeia rachibus integris albis. Rostro et pedibus nigris.

Le bec est assez court, droit et légèrement renflé vers la pointe. Le sommet de la tête est orné d’une huppe, du centre de laquelle naissent deux pennes filiformes, droites, de 20 millimètres de longueur. La queue est am pie, très- longue et profondément fourchue; les rectrices sont légèrement recourbées en dehors ; l’extérieure de chaque côté est filiforme à 1 extrémité, mais s’élargit vers sa hase; les autres rectrices intermédiaires sont également larges à la base, mais terminées en pointe ; elles sont à peu près régulièrement étagées, les deux pennes du milieu étant trèscourtes et atteignant à peine le quart de la longueur des extérieures.

La partie antérieure et tout le dessus de la tête, la gorge et le devant du cou sont couverts de petites plumes écailleuses qui forment une sorte de masque d un vert d’émeraude brillant du plus vif éclat. La huppe est aussi de cette couleur, à l’exception des deux longues pennes filiformes qui sont noires. La nuque, les côtés de la tête derrière les yeux, les côtés et la partie postérieure du cou, tout le dos et les flancs sont d’un vert doré foncé et uniforme. Le croupion est traversé par une bande blanche. La partie supérieure de la poitrine est d’un noir verdâtre velouté; la partie inférieure de la poitrine et le ventre sont bruns ; la région anale est blanche; les couvertures inférieures de la queue sont d’un vert doré

et bordées de blanchâtre. La queue est en dessus noire à reflets bleus

2» üv. me.

TROÇHILUS POPELAIRII.

cl acier bruni, sauf l’extrémité de la penne latérale de chaque côté qui est brune; les baguettes des quatre pennes médianes sont entièrement blanches, elles sont blanches à la base dans les autres pennes et brunes a 1 extrémité; en dessous, la queue est cl’un beau bleu d’acier bruni foncé plus vif quen dessus, et les baguettes sont blanches dans toute la longueur des pennes. Les ailes sont d’un brun pourpré. Les jambes sont rousses. Le bec et les pieds sont noirs.

DIMENSIONS

CENT. MIEL

Longueur totale dlO

Longueur du bec, de la commissure à la pointe 14

Longueur des pennes latérales de la queue 6 5’

Longueur des pennes médianes de la queue 17

Le groupe si naturel des Oiseaux-mouches (Trochilus, L.) se compose aujourdhui dun grand nombre d’espèces presque toutes remarquables par 1 élégance des formes ou par l’éclat éblouissant des plus vives couleurs.

Le Tr. Popelairu est très-voisin, par les formes et la coloration, du 7/ . Langsdorfii; mais il s en distingue par des caractères nombreux et notamment par une longue aigrette dont ce dernier est dépourvu. Il est aussi plus petit, les pennes de sa queue sont plus larges, et au lieu d une écharpe dorée , un plastron noir occupe le centre de sa poitrine.

Cette espèce remarquable a été trouvée au Pérou par M. le baron Popelaire de Terloo, qui a enrichi le Musée de Bruxelles des belles collections zoologiques, fruit de ses explorations dans l’Amérique du sud, et à qui je lai dédiée. Je suis heureux d’avoir à offrir ici ce faible témoignage de ma gratitude au généreux bienfaiteur de l’établissement

confié à mes soins.

Je ne connais de cette espèce que le seul individu appartenant au

Musée royal de Belgique et qui, à en juger par analogie, doit être un mâle adulte.

£ Sevcreyrus ad natde?.. Id7i .& unp.

«©(DHIIILTO IP(DMEILAÏÏIM3L

CÀLL1STE CHRYSOTIS.

CALLISTE A OREILLES d’oU.

Planche 7.

Call. vertice, occipite, cervice, loris, ténia infra regionem paroticam, interscapulio, alis et cauda nigerrimis liolosericcis; regione parotica auro micante ; fronte, superciliis, gutture, lateribus colli, pectore, liypochondriis, tergo cura, uropygio, item remigum tectricumque alarum superiorum marginibus externis, et interscapulii humerorumque crebris maculis nitide smaragdinis, et, prout lumini subjicitur, in æruginosum vergentibus aut auro fulgentibus; abdoraine, tibiis et crisso rufis. Rostro nigro; pedibus fuscis.

Les parties supérieures sont, en général, d’un noir profond et velouté. Le bas du dos ainsi que le croupion, la gorge, les côtés du cou, toute la poitrine et les flancs sont d’un beau vert d’émeraude clair et lustré, prenant, selon la direction de la lumière, une teinte glauque ou se couvrant de reflets dorés très-brillants. Cette couleur est également celle du front et forme une bande étroite qui passe au-dessus des yeux et de la région parotique et descend en s’élargissant sur les côtés du cou. La région parotique bordée inférieurement par un large trait noir est comme revêtue d’une plaque d’un or très -brillant sous lequel la couleur vert d emeraude a presque entièrement disparu. L’espace entre l’œil et le bec, ainsi que la partie du menton la plus rapprochée du point de réunion des deux branches de la mandibule inférieure sont noirs. La partie supérieure et noire du dos est parsemée de taches longitudinales du même vert d’émeraude que le reste du dos et la poitrine. Les petites tectrices des ailes et les plumes de lepaule sont bordées de cette couleur, qui forme encore un liséré fort étroit sur le bord extérieur des moyennes et des grandes tectrices et des rémiges secondaires. Quatre des rémiges

2« liv. 1846.

CALLISTE CHRYSOTIS.

primaires portent également ce liséré, mais il ne s’étend que jusqu'aux deux tiers de leur longueur. La queue est, en dessus, d’un noir velouté comme le dos et les ailes; le même liséré vert, mais très-affaibli, se retrouve sur le bord extérieur des deux rectrices médianes. Le dessous des ailes et de la queue est d’un brun grisâtre foncé. La partie moyenne de l’épigastre, le ventre, les jambes, la région anale et les tectrices inférieures de la queue sont d’un roux vif.

Le bec est noir et les pieds sont bruns.

DIMENSIONS

CENT. MJLL.

Longueur totale . . . .... 15 0

Longueur du bec, de la commissure à la pointe 14

Longueur du tarse 18

Longueur de l’aile, de l’épaule à l’extrémité de la plus longue rémige. 8 0 Longueur de la queue 50

Le charmant oiseau dont il est question dans cet article, et que je crois inédit, ne présente dans ses formes aucun caractère particulier qui le distingue des autres espèces du genre. Mais il est extrêmement remarquable par l’éclat de ses couleurs et surtout par les reflets dorés qui brillent sur certaines parties de son plumage, lorsqu’il est convenablement exposé à la lumière. Ce genre de coloration lui assigne sa place dans un petit groupe du genre Calliste propre à la Bolivie et au Pérou, et qui comprend aujourd’hui les Call. labradorides , Boiss; cyanoptera, Sw. ; ParzudaJii, Lafr. ; et xanthocephala, Tsch.

Le Calliste chrysotis habite le Pérou. Sa découverte est due aux recherches de M. le baron Popelaire de Terloo, qui n’en a rencontré qu’un seul individu du sexe masculin. Il a été adressé au Musée royal de Belgique en 1 844*

(r.Scvcncyn.s ad nal-del. /ï/A. tmp.

EUPHONIA ELEGANTISSIMA. (bonap.)

EUPHONE ÉLÉGANTISSIME.

Plajiche 8.

Pipra elegantissima, Bonap. Proceed. of the Z. S. 1837, pag. 112. Euphonia cœlestis , Less. Rev. zool. 1839, pag. 42.

Mas. Euph. nigra, virescenti-purpurino subnitens; fronte juxta marginem maxillæ castaneo, postice angusta ténia nigra marginato; reliquo pileo, cervice et lateribus colli læte cyaneis; pectore, abdomine, hypochondriis et crisso flavescenti-ferrugineis; remigibus et rectricibus supra nigris, infra fusco-griseis.

Fem. Flavescenti-olivacea; fronte juxta marginem maxillæ castaneo, postice angusta ténia nigricante marginato; reliquo pileo, cervice et lateribus colli læte cyaneis; gula isabellina; jugulo, pectore, abdomine et crisso virescenti-flavis; remigibus et rectricibus fusco-nigris, flavescenti-olivaceo extus marginatis.

Rostro nigro, basi cærulescente; pedibus brunneis.

Le mâle a toutes les parties supérieures, à l’exception de la tête et du cou, d’un noir profond à reflets verdâtres et pourprés; les rémiges, les tectrices supérieures des ailes et les rectrices n’ont ces reflets que sur leurs bords extérieurs, le reste étant d’un noir mat. Tout le sommet de la tête, la nuque, la partie postérieure et les côtés du cou sont d’un beau bleu de ciel; le dessous et les côtés de la tête, le devant du cou, les lorums et le front sont du même noir que le dos. Un bandeau d’un roux marron traverse la partie antérieure du front contre les narines, et se termine de chaque côté un peu en avant de l’œil. Toutes les parties inférieures sont d’un roux ferrugineux vif, plus foncé sur le haut

2» liv. 1SUÎ.

EUPHONIA ELEGANTISSIMA.

de la poitrine et sur les couvertures inférieures de la queue, et un peu plus clair sur les flancs. Les plumes des jambes sont brunes, frangées de jaunâtre. Les ailes et la queue sont, en dessous, d’un brun cendré; les rémiges ont une large bordure intérieure blanchâtre. Le bec est noir, à base bleuâtre; les pieds et l’iris sont bruns.

La femelle est presque totalement différente du mâle, ainsi que cela a lieu chez la plupart des espèces du genre. Elle a, comme lui, le sommet de la tête, la nuque, la partie postérieure et les côtés du cou d’un beau bleu de ciel; elle a le bandeau roux sur la partie antérieure du front, séparé du bleu du sommet de la tête par un trait noirâtre. Ce trait est d’un noir profond chez le mâle. Toutes les autres parties supérieures et les côtés de la tête sont d’un vert olive un peu jaunâtre; les parties inférieures sont d’un jaune verdâtre, plus clair sur la ligne médiane de l’abdomen et les couvertures inférieures de la queue, et plus foncé sur la poitrine et les flancs. La gorge et le devant du cou sont d’un roux clair, se fondant avec le vert jaunâtre des parties voisines. Les rémiges et les rectrices sont, en dessus, d’un brun foncé, à bords extérieurs d’un vert jaunâtre; en dessous, d’un brun cendré. Les rémiges ont une large bordure intérieure blanchâtre. Les deux rectrices médianes sont entièrement d’un vert foncé en dessus.

DIMENSIONS

CENT, MILL

Longueur totale 115

Longueur du bec, de la commissure à la pointe 10

Longueur du tarse 15

Longueur du doigt du milieu I I

Longueur de l’aile, de l’épaule à l’extrémité de la plus longue rémige. 7 0

Longueur de la queue 4 0

Le genre Euphone comprend plusieurs espèces voisines de celle-ci; mais les dissemblances qui existent entre les mâles permettent de les

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