‹ Esquisses ornithologiques (volume 2)Chapitre 4 sur 9 · CENT. MU.L · texte numérisé non relu

CENT. MU.L

Longueur totale 67 0

Longueur du bec, de la commissure à la pointe ... ..100

Longueur des ailes 33 0

Longueur de la queue 160

Longueur de la partie nue du tibia 3 0

Longueur du tarse 6 3

Longueur du doigt du milieu , . . . 6 0

Je ne possède aucun renseignement sur cette espèce. La description en a été faite d’après un sujet appartenant au Musée royal de Bruxelles, et qui a été reçu de la côte de Guinée, en Afrique.

TANAGRA LUNULATA.

TANGARA LUNÜLÉ.

Planche 4 -

Tïinagra lunulata^ Du Bus, Bull, de l’Acad. de Bruxelles, mai 1859, D® part., pag. 439.

Tanagra Constantiij Boiss. Bev. zool., janvier 1840, pag. 5.

Aglaia erythrotus^ Jard. et Selby, 111. of ornith. New sériés, pl. 36.

Tanagra erylhrotis^ Less. Écho du monde sav. 1843.

T. nigra, sericea; pectore, epigastrio, ventre et macula post-oeulari cum lunula parotica rubro-igneis; crissi plumis nonnuliis rubro apicatis; flexura cum tectricibus alarum minoribus, tergo et uropygio nitide cæruleis; tectricibus caudæ superioribus cœruleo terminatis. Rostro pedibusque nigris.

Le Tangara lunulé a le bec conique, assez épais à la base; la mandibule supérieure est plus longue que l’inférieure ; elle est élargie et renflée sur les côtés, à bords tranchants, à arête presque droite ne fléchissant sensiblement que vers la pointe du bec, qui est très-échancrée ; la mandi- "^ile inférieure est plus étroite que la supérieure; elle a son bord inférieur légèrement ascendant depuis l’angle formé par la réunion de ses branches jusqu’à sa pointe. Les ailes sont arrondies ; la première rémige est plus courte que la seconde ; celle-ci est un peu plus courte que les troisième, quatrième, cinquième et sixième, qui sont les plus longues. La queue est

€arree.

Le Tangara lunulé est remarquable par la vlvaeitéde ses couleurs. Le corps est en général d’un noir profond et velouté; la poitrine, le ventre

rouge de feu très-vif et

lustré ; une tache de la même couleur se trouve derrière l’œil près de la nuque et descend en forme de croissant vers la gorge en bordant la partie postérieure de la région parotique. Les couvertures inférieures de la

liv. 18^0.

TANAGRA LÜNÜLATA.

queue sont terminées de rouge. Le pli de l’aile, ainsi que les petites couvertures , la partie inférieure du dos et le croupion sont d’un beau bleu d’azur lustré; les couvertures supérieures de la queue sont noires, terminées de bleu. Les rémiges sont d’un noir moins profond que les rectrices. Le bec et les pieds sont noirs.

Je possède un jeune exemplaire de cette espèce, dont les pennes alaires ne sont pas encore parfaitement développées. La disposition des couleurs est, chez lui , la même que chez les adultes. Mais le noir est en général moins profond, le bleu est moins brillant, et le rouge vif des parties inférieures est remplacé par un rouge terne. Ses pieds sont bruns.

DIMENSIONS

CENT. MILL

Longueur totale 190

Longueur du bec, de la commissure à la pointe 15

Longueur du tarse 2 6

Longueur du doigt du milieu 16

Le Tangara lunulé ressemble beaucoup à une espèce figurée par M. d’Orbigny, dans son Voyage en Amérique (PI. XXV, fîg. 2), et qu’il a nommée Tanagra igniventris. Je n’ai jamais vu cet oiseau, mais à la simple inspection de la figure on peut reconnaître des différences spécifiques assez notables entre lui et le Tangara lunulé. Chez le premier le rouge du ventre, beaucoup moins vif que chez le second, couvre la région anale et les couvertures inférieures de la queue, et les rémiges ainsi que les rectrices sont bordées extérieurement de bleu verdâtre. Le Tangara lunulé a toutes ces parties entièrement noires, à l’exception des plus petites couvertures inférieures de la c[ueue qui ont du rouge à l’extrémité.

Cette espèce, que j’ai acquise en iSSq comme venant d’Honduras, paraît assez répandue en Colombie, d’où j’en ai reçu plusieurs exemplaires. Ils font partie de ma collection.

GEN us

TRIBONYX.

Char. gen. Rostrum médiocre, crassum, rectum, subcultratum, compressum, apice obtusiusculum; maxilla basi subcerigera, culmine apicem versus sensim deflexo, ad frontem in clypeum parum extensum, inplumem, callosum, rotundatum continuato, sulco laterali latissimo, a basi maxillæ ultra medium porrecto, antrorsum evanescente; mandibula recta, tomiis integerrimis , gonyde ascendente.

N ares in sulco maxillæ sitæ, medium versus rostrum apertura oblonga, longitudinali, pervia patulæ.

Alœ tuberculatæ, brevissimæ, remigibus 3, 4? 5 et 6 fere æqualibus et omnium longissimis, prima bis multo breviore.

Cauda brevis, rotundata, rectricibus 12 .

Pedes grallarii, médiocres, validi, tetradactyli , fissi; nuda tibiæ pars brevis; tarsus digito medio longior; digiti médiocres, congrui, angusto-lomatini; hallux digiti medii phalange prima brevior, subinsistens , ungue tantum terrain attingens; ungues brèves, sLibarcuati, compressi, obtusi; acropodia scutulata.

Syn. Brachyprallus, De Lafr. Rev. zool. Août 1840, pag. 231.

Je dois à l’obligeance de mon ami, M. Dumoi-tier, l’un des administrateurs du Musée d’histoire naturelle de Tournay, la communication d’un oiseau inédit qui appartient à la famille des Galllnules, et qui, par les caractères du bec, des ailes et surtout des pieds, s’éloigne assez des espèces connues aujourd’hui pour justifier la création d’un genre nouveau.

l^e liv. 18JS,

TRIBONYX MORTIERII.

Le bec du Tribonyx rappelle, par son épaisseur, celui des Porphyrions ; mais il s’en distingue par le peu d’étendue de la plaque frontale qui ne couvre qu’une partie du front, par les fosses nasales qui occupent la plus grande partie des côtés delà mandibule supérieure et par la forme des narines qui sont allongées et assez étroites comme celles des Poulesd’eau.

Le principal caractère distinctif du Tribonyx réside dans ses pieds qui l’éloignent plus des Porphyrions et des Poules-d’eau que des Râles à bec court. Les tarses et les doigts sont beaucoup plus robustes que ceux des espèces qui appartiennent à ces genres ; les doigts sont moins longs que ceux des Porphyrions et des Poules-d’eau ; le pouce est surmonté et ne touche à terre que sur le bout de l’ongle qui doit probablement à cette circonstance d’être comme tronqué. Les ongles des doigts antérieurs sont aussi plus courts, plus droits que dans les trois genres mentionnés ci-dessus ; ils sont très-obtus et usés en biais à leur extrémité.

Les ailes ont également une forme particulière. Elles sont très-arrondies, très-courtes et atteignent à peine la naissance de la queue. Quoique j’attache en général assez peu d’importance à la longueur comparative des rémiges comme caractère générique, j’ajouterai que le Tribonyx a la première penne assez courte, comme toutes les espèces de la famille des Galllnules ; mais celles-ci ont ordinairement la deuxième ou la troisième la plus longue et rarement la quatrième, tandis que le Tribonyx a les 3®, 5^ et 6® à peu près d’égale longueur et les plus longues de toutes.

Il me paraît résulter de ce qui précède que cet oiseau peut former un genre distinct qui trouve naturellement sa plaee entre les Pi aies à bec court et les Porphyrions

J’ai décrit le Tribonyx dans le Bulletin de l’Académie royale de Bruxelles, du 4 avril i84o. Au mois d’août de la même année M. De Lafresnaye créa, pour cet oiseau, dans la Revue zoologique de la Société CLiviérienne, son sous-genre Brachyprallus, auquel il assigna des caractères qui ne diffèrent pas essentiellement de ceux que j’avais pré-

TRIBONYX MORTIERII.

cédemment formulés. D’après ce savant ornithologiste, la queue serait coupée carrément et les doigts ne seraient pas bordés de membranes comme chez les Poules d’eau. Cependant l’exemplaire que j’ai sous les yeux a la queue positivement arrondie; je crois également y reconnaître les bordures membraneuses des doigts, mais je conviens que dans une peau sèche il est souvent très-difficile d’en constater l’existence.

TRIBONYX MORTIERII.

TRIBONYX DlTMORTIER.

Planche 5.

‘ Tribonyx Mortîerii, Du Bus, Bull, de FAcad. de Bruxelles, 1840, 2® part., pag. 212. Brachyprallus ralloides^ DeLafr. Rev. zool. août 1840, pag. 232.

Tr. supra olivaceo-bmnneus; gutture, pectore et epigastrio cinereis; ventre in medio, crisso rectricibusque nigris; hypoetiondriis albo notatis; ani lateribus et tibiis olivaceocinereis ; remigibus brunneisj duarum priorum apiculis albis ; tectrieibus alarum mediis et minoribus cinereo-olivaceis albo terminatis nonnullisque longitrorsum in medio notatis; tectrieibus majoribus et ala spuria olivaceo-brunneis, bac albo terminata. Rostro virescenti-flavo ; pedibus plumbeo-lividis.

Le sommet de la tête, les joues, la nuque, la partie postérieure du cou, le dos, les couvertures supérieures de la queue et le dessus des ailes, à l’exception des petites et des moyennes tectrices, sont d’un brun olivâtre; la gorge, le devant du cou et toute la poitrine sont d’un gris cendré passant au gris olivâtre sur les côtés du cou et vers la partie supérieure du dos ; le milieu du ventre, la région anale, les couvertures inférieures de la

queue et les rectrices sont noirs ; les plumes qui couvrent une partie des flancs, sont noires à la base et blanches à l’extrémité ; la partie postérieure des flancs, les jambes et les côtés de la région anale sont d’un cendré olivâtre

TRIBONYX MORTIERII.

(presque toutes les plumes de ces dernières parties sont finement frangées de blanc à l’extrémité) ; les petites et les moyennes tectrices des ailes sont également d’un cendré olivâtre et terminées de blanc, quelques-unes sont marquées longitudinalement de blanc dans le milieu; les grandes tectrices sont d’un brun olivâtre comme le dos ; les plumes de l’aile bâtarde sont brunes , terminées de blanc ; les rémiges sont brunes , bordées extérieurement de grisâtre et de brun olivâtre vers la partie supérieure de l’aile ; les deux premières rémiges ont un peu de blanc à l’extrémité.

Le bec est jaune verdâtre; les pieds sont d’un plombé livide.

DIMENSIONS

CENT. MIEL

Longueur totale 49 0

Longueur du bec, de la pointe à l’extrémité de la plaque frontale. 4 3 Longueur du bec, de la commissure à la pointe ...... 38

Hauteur du bec, à la base 2 3

Longueur du tarse. . 8 0

Longueur du doigt du milieu sans l’ongle 6 3

Longueur du pouce 17

Le Trlbonyx Dumortler habite l’île Norfolk *, entre la Nouvelle- Zélande et la Nouvelle-Calédonie.

L’exemplaire qui a servi à cette description fait partie des collections du Musée de Tournay.

* Dans la notice insérée au Bulletin de l’Académie Royale de Bruxelles, j’ai indiqué, par erreur, la Nouvelle-Hollande comme étant la patrie du Tribonyx.

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Ce volume aura, au plus, vingt livraisons qui paraîtront à des intervalles indéterminés.

La livraison se compose de cinq planches coloriées et du texte correspondant. Elle coûte i a francs.

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