PREMIERE PARTIE
Éditions de format petit in-i2«
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nova. Heinsius Dan. F. recensuit ac notas addidit Amstelodami, ex officina Elzeviriana. A^. 1661. A la suite du frontispice se trouve un titre imprimé portant la date de i658. Le volume se compose en outre de 11 feuillets de pièces liminaires y non chiffrés » ayant au verso du dernier Tefifigie d'Ovide; de a34 pages de texte et de 538 pages de notes.
Tome IL Le titre de ce tome porte la date de xSSg. Le texte est contenu dans S56 pages; un index non chiihré occupe 5 feuillets , et les notes 465 pages.
Tome IIL La. date de-ce volume est la même que celle du frontispice y c'est-à-dire 1661. Les pièces liminaires comprennent 8 feuillets , le texte 365 pages , et les notes 43^.
QuiiTTus HoRATius Flaccus. Accedunt nunc Danielis Heiosii de Satyra Horatiana libri duo, in quibus totupi poetae institotum et genius expenditur. Ciim ejusdem in omnia poetœ aniro^dversionibus , longé auctioribus. Lugd. Batav. , ex offîcina Elzeviriana. 1629. 3 part, pet. in- 12.
Le texte d'Horace forme la première partie, les notes
d'Heinsius la seconde , et enfin le traité de Satyra Horatiana
'la troisième. Chaque partie doit avoir un titre particulier
imprimé (i); et en outre un frontispice, gravé, précède les
pièces liminaires, qui se composent ainsi qu'il suit : Dédicace
(x) M. Bnrnet croit à tort que le premier titre imprimé n'appartient qn^aiix exemplaires où se trouve le texte d'Horace seul. S*il existe de ces exemplaires , nous pensons qu'ils doivent être imparfaits ; mais , dans tous les cas , ce titre est nécessaire k tous les exemplaires , quels qu'ils soient ; car sans lui le texte commencerait par la page 3 , et il n'y 9mût p^int de pagM x ctp«
6a ESSAI
de Daniel Heinsius Dominico Molino , Senatori p^eneto, etc.; ode du même au même; Veterum Scriptorum de HoraJdo judicia.
Le frontispice gravé porte la date de 1 629 , et le titre suivant celle de i6a8. Le titre des notes est, comme le frontispice, à la date de 1629, et il n'y a qu'un faux titre sans date pour le traité de SeUyra Horatiana, Il n*y a point d'index à cette édition , dont les exemplaires bien conservés sont -fort rares. Il en a été vendu un 60 fr. chez M. Gaillard, et un autre 67 fr. chez M. Jourdan. Ce dernier était haut de 4 pouces 10 lignes.
QuiTTTi H0RA.T11 Flacci Poemata. Scholiis sive annotationibus instar commentarii illustrata, a Joanne Bond. Editio nova. Amstelodami , apud Danielem Elzevirium. 1676. pet. in- 12.
Cette jolie édition est fort estimée et habituellement chère. A la vente de Firmin Didot, un exemplaire broché fut vendu 200 francs. La même année 1676, Daniel Ëlzévir imprima, dans le format in -16, une très -jolie petite édition qui ne contient que le texte d'Horace tel qu'il avait été donné par Heinsius, et qui n'est point commune. Nous croyons devoir en donner le titre :
QuiNTUs HoRATius Flaccus , Daniel Heinsius ex emendatissimis editionibus expressit et repraesentavit. Amstelodami, apud Danielem Elzevirium. 1676. pet. in- 16.
Jo. Barclaii Argenis. Editio novissima. cum clave. hoc est nominum propriorum élucida-
tione hactenus nondum édita. Lùgd. Bat. ex officina Elzeviriana. Anno i63o. pet. in-ia.
Les Elzévirs ont imprimé cet ouvrage deux fois sous la même date. La première édition , et la mieux imprimée y contient 690 pages, y compris les pièces liminaires, mais sans la tafaie des matières ; et la pagination comprend le frontispice gravé. L'autre contient 708 pages ^ans la table, et la pagination ne commence qu'après les pièces liminaires. Ces imprimeurs ont encore donné deux antres éditions de ce roman en i655 et en 1672, mais elles sont fort inférieures aux précédentes. Le Discursus de autore scriptiy et judicium de nominibus Argenidœis ^ qui est en tête de ce volume, a été composé par Christophe Forstner, savant allemand. Les ouvrages de Bardai, autrefois très -recherchés, le sont bien moins aujourd'hui , et ce n'est en quelque sorte que par habitude que Ton continue à les placer dans la collection des livres précieux imprimés par les Elzévirs. Ce volume n'a qu'une valeur ordinaire.
Q. CuRTii RuFi H1STORIA.RUM LiBRi, accuratissime editi. Lugd. Batavorum, ex officina Elzeviriana. Anno i633. pet. in-12.
Cet historien a été imprimé plusieurs fois par les Elzévirs sous la date de i633. Celle de ces impressions qu'on regarde comme la première , et qui est la plus recherchée , se reconnaît à ce qu'elle contient 364 pages sans l'index , et à ce que la figure qui représente le temple de Jupiter Ajnmon se trouve à la page 81 ; de plus les pages n'ont que 35 lignes. Dans les réimpressions ,. le temple de Jupiter ne se trouve pas à la même page , le nombre d^s lignes e$t plus considérable , et
conséquemment celui des pages l'est moins. Ces éditions sont dédiées par Bon. et Abr. Ëlzévir à Constantin Hugens; la dédicace est suivie de Testimonia , qui le sont eux - mêmes d'un avis au lecteur; et après le texte de Quinte -Curce sont des corrections de Janus Rutgersius , par qui l'édition a été soignée. Il existe une réimpression de cet auteur sous la date de i66o;'mais^, quoique faite par les Ëlzévirs, elle n'est ni belle ni recherchëel-
L'édition originale qui vient d'être indiquée est rare , et se trouve sur -tout difficilement en bon état. Un exemplaire médiocre a été vendu 3o francs chez Chénier. Les beaux exemplaires doivent avoir 4 pouces 8 à 9 lignes de haut.
C. Sallustius Crispus, cum veterum historicorum frâgmentis. Lugduni Batavorum, ex officina Elzèviriana. Anno i634. pet. in-12.
Cette édition est dédiée par Bon. et Abr. Elzévir à Marcus Zuerius Boxhornius , qui en a soigné le texte. Elle a été imprimée trois fois sous la même date. Celle de ces impressions que l'on regarde comme la première, et qui est en effet la plus belle , est aisée à reconnaître en ce qu*elle a 1 2 feuillets de pièces liminaires, 3 10 pages de texte, et 19 feuillets de florilegium et à' index; tandis que les réimpressions ont chacune seulement 8 feuillets de liminaires, 3 10 pages de texte, et 17 feuillets pour le florilegium et V index. L'une de ces réimpressions est préférable à l'autre , et diffère mpme bien peu de l'édition originale. C'est celle qui a pour cul-de-lampe, à la page 216, une tête de Méduse. Un bel exemplaire de la première édition doit avoir 4 pouces 8 à 9 lignes. Des exemplaires de cette taille ont été vendus 54 francs chez M. de Cotte , et 60 francs chez M. Caillard.
Il existe une autre édition d'Amsterdam , ex officina Elzeviriana^ sous la date de i658. Elle est fort inférieure aux^ précédentes.
C. CoRmELïus Tacitus ex J. Lipsii accuratissima editione. Lugduni Batavorum, ex ofiScina Elzeviriana. i634. pet. in-12. .
C. Corn. Tacitus ex J. Lipsii editione cum not. et emend. H. Grotii. Lugduni Batavorum, ex officina Elzeviriana. 1640. 2 vol. pet. in- 12.
Dès 1621 il avait paru une édition de Tacite, sortie des presses . elzéviriennes. Mais ces imprimeurs, si habiles et si célèbres depuis, nlmprimaient alors que fort médiocrement, et cette édition ne yaut pas qu'on la tire de l'oubli où elle est tombée. L'édition de i634 est fort belle et très-recherchée, cependant peut-être devrait-on préférer celle de 1640, qui est également belle , à cause des notes que Grotius a jointes à la fin du second volume. Il est utile de vérifier si à la suite du premier volume de cette dernière édition se trouve un tableau ayant pour titre Stemma Augustœ domusy qui manque quelquefois. Le format de l'édition de 1640 est un peu plus grand que celui de l'édition de i634. Cette dernière doit avoir 4 pouces 8 à 9 lignes , et l'autre près de 5 pouces. Un exemplaire de l'édition de 1640 a été vendu 80 francs chez Firmin Bidot, ce qm est un prix excessif. L'édition de i634 ne vaut guère que la moitié de cette somme.
TiTi Livii HisTORiARUM LiBRi cx recensionc Heinsiana. Lugd. Batavorum , ex officina Elzeviriana. Anno 1634. 3 vol. pet. in- 12.
TiTi Livii HisTORiARUM LIBRI cx Tccensione J. F.
Gronovii. Lugd. Batavorum, ex officina Elzeviriana. i645.^3 vol. petit in-12. — Joh. Fred. Gronovii ad T. Livii Patavini libros superstites notœ. Accessit Ismaelis BuUialdi epistola de solis defectu, cujus Livius lib. xxxvii meminit. Lugd. Batav. ex oflficina Elzeviriorum. i645. pet. in- 12.
TiTi Livii Historiarum quod extat ex recensione J. F. Gronovii. Amstelodami , apud Danielem Elzevirium. 1678. In- 12.
Quatre éditions de cet historien ont été imprimées par les Elzévirs; savoir les trois qui viennent d'être indiquées et une quatrième sous la date de i653. La première de ces éditions est mieux imprimée que les deux suivantes , et elle est d'une justification et d'un format plus petits, ce qui la rend aisée à distinguer. Elle n'a que 35 lignes à la page, tandis que celles de 1645 et de i653 en ont 36. Cette édition de i634 est celle que les amateurs recherchent le plus ; cependant il convient, pour former une collection, d'avoir aussi celle de 1645 ; tant parce qu'elle a été revue par Gronovius que parce qu'elle passe pour plus exacte et plus correcte.
L'édition de i653, dont le titre gravé porte la date de 1654, est moins belle encore que celle de i645, dont elle est la réimpression ; aussi n'est-elle point recherchée. Le papier sur lequel elle est imprimée est plus grand que celui de l'édition de 1645.
Le volume de notes de Gronovius , que nous avons indiqué à la suite de son édition , y ajoute un intérêt de plus. Il nous reste à parler de l'édition de 1678, qui renferme en un seul volume ce qui est contenu dans les trois de 164 5. Cette édition est un véritable tour de force typographique. Elle est
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imprimée à deux colomies y et avec des caractères d'une excessive finesse et d'une grande netteté. Il faut avouer cependant qu'elle est plus curieuse qu'utile; car bien peu de gens auraient des yeux susceptibles de lire de suite un tel livre.
Un exemplaire de l'édition de 1634^ haut de 4 pouces. 8 lignes, a été vendu 80 francs chez M. Gaillard; l'édition de 1645, qui doit avoir environ 4 pouces 10 lignes, ne vaut pas dIus de 40 francs; et quant à celle de 1678, un exemplaire qui était haut de plus de 5 pouces 6 lignes a été porté au prix de 48 francs chez Firmin Didot.
C. JuLii CiESAMs quae extant ex emendatione Jos. Scaligeri. Lugduni Batavorum, ex officina Elzeviriana. Anno i635. pet. in-12.
Bon. et Abr. Elzévir ont dédié cette édition à Jacob Skytte. Ils l'ont réimprimée trois fois sous la même date. La première de ces impressions se reconnaît, indépendamment de sa beauté, à 3eux têtes de buflQes placées au commencement de l'épître dédicatoire et du texte des commentaires, et à une faute de pagination qui consiste en ce que la page 1^9 est numérotée i53. Cette première édition est certainement une des plus belles des £lzévirs. La seconde impression , sous la même date, est encore assez belle, quoique moins que la première. Le bufHe se trouve en tête des commentaires, mais on lui a substitué une autre vignette au commencement de l'épître dédicatoire ; il n'y a point de faute de pagination ; et enfin l'index est imprimé en petit caractère romain, tandis que dans la précédente et dans la suivante il est en caractères italiques. Cette seconde impression a été faite 'sur un papier plus grand, et les pages ont 87 lignes au lieu de 35 qu'elles ont dans la première. La tro^ième impression de
i635 se reconnaît aisément à ce qu'on n'y a point employa la tête de buflQe, et à ce qu'à la fin de l'épître dédicatoire le mot generoso est divisé en deux parties. Il existe encore deux éditions du même auteur, données par les Elzévirs en i66i et en 1675, mais elles ne sont nullement recherchées.
Les plus beaux exemplaires de la bonne édition du César de i635 exposés en vente depuis quelques années ne portent pas tout-à-fait 4 pouces 9 lignes , et leur valeur est d'environ 60 à 80 francs. Un très -bel exemplaire, haut de 4 pouces 10 lignes, et qui se trouve à la Bibliothèque Royale, a été poussé jusqu'à 160 francs à la vente de Gouttard.
P. Terentii CoMOEDiJÈ SEx cx rcccnsione Heinsiana. Lugd. Batavorum, ex officina Elzeviriana. A®. i635. pet. in-12.
Les Elzévirs ont imprimé Térence au moins deux fois sous la date de i635. L'édition que les amateurs recherchent , et qui est évidemment la plus belle, se reconnaît aux remarques suivantes : l'épître dédicatoire d'Heinsius à J. de Laet a en tète un masque ou tête de buffle , elle est suivie immédiatement de Testimonia à la fin desquels se trouve l'effigie de Térence. La dissertation d'Heinsius sur Plante et Térence vient après, et enfin la vie de Térence termine ces pièces liminaires , qui sont contenues dans 23 feuillets ou tfi pages. Le texte de Térence occupe les 3o4 pages suivantes. La page 10 1 est par erreur cotée 69, et la page 104, 108. Enfin l'index , qui comprend quatre feuillets , termine le volume.
Dans une autre édition sous la même date , les pièces liminaires sont imprimées dans un ordre différent : l'effigie de Térence est à la fin de ces pièces et fait face à la première page de XAndria , et on ne trouve pas les fautes de pagination que je viens d'indiquer.
Je n'ose pas affirmer qu'il y ait une troisième édition sous
cette date, quoique je la trouve indiquée dans un catalogue manuscrit, de M. Barrois Tanné, habituellement très-exact. On y dit que dans Tune des réimpressions de i635, à la page 5i , le nom d'un des acteurs de TEunuque (^Lâches) est imprimé en noir, ainsi que le mot Prologus au commencement de chaque pièce ; tandis que dans l'autre ce même nom d'acteur est imprimé eh rouge comme tous les autres , pendant que le mot Prologus., page 54 , est en rouge aussi. J'ai entre mes mains deux exemplaires, qui sont évidemment du même tirage, dans lesquels se trouvent ces différences. Il y a plus, le mot Prologus de la page 54 est en rouge dans les deux, tandis que le mot Lâches est rouge dans l'un et noir dans l'autre. Ces différences proviennent sans doute de la négligence de l'ouvrier imprimeur, et ne constatent point suffisamment l'existence de cette troisième édition.
Les Elzévirs.ont encore imprimé Térence en 1661. On «reconnaît facilement cette édition, indépendamment^ même de la date , à ce que les noms des acteurs y sont imprimés en noir au commencement de chaque pièce , au lieu de l'être en rouge, comme; dans les éditions précédentes. Elle est d'ailleurs beaucoup moins bien exécutée.
Un exemplaire de Térence , d'édition originale , qui a 4 pouces 8 lignes est grand de marge ; et dans cet état , il se paye jusqu'à 40 francs. Il en a même été payé un 6S frants à la vente de Mac-Carthy.
C. Plinii secundi Historiée naturalis libri xxxvii. Lugduni Batavorum, ex ofiicina Elzeviriana.
. i635. 3 vol. pet. in-ia.
Cette édition a été donnée par Jean de Laet, qui l'a revue exactement sur les éditions précédentes , et particulièrement çur celle de Cl. Saumàise. Il entreprit ce travail à la sollicitation des Elzévirs, et le dédia à Jérôme Bignon, avocat-
général au parlement de Paris. Les Elzévirs n^ont imprimé qu'une fois THistoire naturelle de Pline de format petit m- 12. C'est une de leurs plus jolies éditions, et les beaux exemplaires en sont rares et chers. Il en existe un dans le précieux cabinet de M. Renouard qui a 4 pouces 1 1 lignes de hauteur. Il a été acheté à la veiite de M. de Delatour, en 1609, aSo francs (i).
P. ViRGiLii Maronis Opéra; nunc emendatiora.
Lugd. Batavor. ex offîcina Elzeviriana. A?. i636. pet. in- 12.
Cette édition a été revue par Daniel Heinsius, qui Ta dér diée à Nicolas Heinsius son fils ; elle est précédée de la vie de Virgile par Tib. Cl. Donat'. Les Elzévirs l'ont réimprimée sous la même date; mais il est aisé de reconnaître l'édition originale à un fragment de lettre à Auguste qui précède les Bucoliques, et à une dédicace qui est en tête de l'Enéide, lesquels y sont imprimés en rouge , tandis qu'ils sont en noir dans la réimpression. Ce volume est un des plus rares tet des mieux imprimés de la collection des Elzévirs , mais il est peu correct. De beaux exemplaires doivent avoir 4 pouces 8 à 9 lignes de hauteur, et, quand ils sont bien conservés, ib ne valent guère moins de 60 à 80 francs. Un exemplaire même qui avait quelques raccommodages, mais dont les marges étaient de 4 pouces 10 lignes, a été porté chez M. de Cotte jusqu'à lao francs.
(i) Toyez , relativement à cette édition, l'article de Bonaventure et d*Abrafaam , dans la notice sur les Elzévirs.
P. ViRGiLii Margnis Opéra. Nie. Heins. Dan. F. e membranis compluribus iisque antiquissimis recensuit. Amstelodami , ex offieina Elzeviriana. A®. 1676. petit, moyen ou grand in-ia.
Daniel Elzévir a donné cette édition, qui est beaucoup moin§ belle que la précédente , mais qui passe pour fort correcte, et pour avoir servi de base à la plupart des éditions imprimées depuis. Il en existe trois papiers ; le premier est de la grandeur ordinaire des éditions d*Elzévirs petit in-12, et, quoique assez peu commun, il ne vaut guère que 20 à 3o fr.: le second a 6 pouces 3 à 4 lignes de haut; il est rare, et s'est vendu 120 francs en 1808 : le troisième papier est beaucoup plus fort et beaucoup plus grand que les deux autres. Un exemplaire, de ce dernier, haut de 6 pouces 10 lignes, et large de 3 pouces 10 lignes et demie, d'ailleurs parfaitement conservé , a été payé chez Firmin Didot 366 francs. La carte de la navigation d'Énée manque quelquefois, mais alors les exemplaires sont incomplets.
Des. Erasmi Roterod. Colloquia nunc emendatiora. Lugd. Batavorum, ex o£6cina Elzeviriana. Anno i636. pet. in- 12.
Cette édition , qui est la première imprimée par les Elzévirs, est aussi la plus belle et la plus recherchée. Elle contient 672 pages, non compris les pièces liminaires, qui consistent en une dédicace de Bonaventure et Abraham Elzévir à Jérôme Backer, au haut de laquelle est la tète de bufBe ; en divers jugements en prose et en vers sur les Colloques d'Érasme, par^J. Sleidan, J. C. Scaliger, Jean Second et G. Cognât; en la vie d'Érasme par lui-même, un index des Colloques , et enfin une épître de D. Érasme à J. E. Froben.
Au revers de la dernière page de ces liminaires est la gravure d'une médaille représentant Érasme , au-dessous de laquelle sont des vers latins en son honneur. Le volume est terminé par une partie séparée de 44 p^g^s, intitulée ainsi qu'il suit: Coronis apologetlca pro CoUoquiis Erasmi, ex ipsius scriptis^ quantum per otium licuit, fideliter collecta a P, S. AecediteJuS' dem de Colloquiorum utilitate dissertatio. Les Colloques ont été réimprimés en 1643. Cette réimpression contient le même nombre de pages que l'édition originale , que Ton distinguera néanmoins à ce qu'il n'y a pas de buffle en tète de l'épitre dédicatoire à Backer, dans l'édition de i643 , et à ce qu'il s'en trouve au contraire un en tête de l'épître à Froben , lequel.ne se trouve pas dans l'édition de i636. Les Elzévirs ont encore donné une édition des Colloques en i663, mais elle est bien moins belle et bien moins recherchée que les deux précédentes.
Cet ouvrage ne sort pas beaucoup de la classe des livres ordinaires ; cependant des exemplaires bien conservés se sont vendus 18 francs 5o centimes chez M. Delatour, et 24 francs chez M. Caillard.
EuPHORMioi^ES LusiNiNi sivc Joannis Barclaii Satyricon partes quirjque cum clavi. Accessit conspiratio Anglicana. Lugd. Batavormn , apud Elzevirios. A®. 1637. pet. in-12.
Cette édition est la première et la plus recherchée de celles imprimées par les Elzévirs. Elle contient 717 pages, compris même le frontispice. Les éditions suivantes sont moins estimées. Elles ont paru, en i655, à Leyde, et, en i658 à Amsterdam. Le titre indique à tort le Satyricon comme composé de cinq parties. Il est contenu dans les deux premières ; la
troisième en VApologia Euphormionis ; la quatrième, Icon anùnarum; et enfin la cincpiièrae, qui n*est pas même de Bardai', est intitulée : AlithophiU Veritatis Lacrimoe, sive Euphorm: Lusinini €ontinuatio. Cette cinquième partie est l'ouvrage de Claude Barthélémy Morisot, de Dijon. C'est une satire très-vive , mais informe , contre les Jésuites , qui obtins rent, le 4 juillet 1625, arrêt du parlement de Dijon pour la faire brûler par la main du bourreau. Cet ouvrage , comme VArgenis du même auteur, ne vaut aujourd'hui qu'un prix médiocre.
L. AjTNiEUS Florus. cl. Salmasius addidit Lucium Ampelium, e cod. M. S. nunquam antehac editum. Lugd. Batav. apud Eizevirios. i638.
pet. in-ia.
Les Ëlzévirs ont imprimé sous cette date deux éditions qui contiennent le même nombre de pages et qui se ressemblent beaucoup. Celle que l'on recherche le plus se reconnaît à ce que les deux vignettes qui sont en tête de l'épître dédicatoire ^ et du texte de Florus sont différentes , tandis que dans l'autre elles sont pareilles. Il y a encore deux éditions sous les dates de 1657, par Jean Elzévir, et de 1660, par Daniel; mais elles ne sont ni aussi belles ni aussi recherchées que les précédentes. Les beaux exemplaires de l'édition originale sont hauts de 4 pouces 10 lignes, et valent environ 20 francs.
DoMiNici Baudii Amores, edente Petro Scriverio, inscripti Th. Graswinckelio , equiti. Lugduni Batavonim, apud Franciscos Hegerum et Hackium. i638. pet. in- 1 a.
□ombre des livres
^quelques exemplaires
M9- comme librairEs et
HEÎi&l^^^wi^'â>tt|^e, c'est qu'on lit sur
ftljf^ni Balavorum, -Typit
■1^9^' ^<"" """^ sommes
ce volume qui , bien
Irecfaercbé. Les beaux
Ws 3 lignes, et alors ils
*tt%. Gaillard, au moins
''^lilïâ^^i^^'^'^ montré par l'Estt'©J|3'|{^)i!§io>gnages de l'an-
"^ " ''"-"- chemin du salut.
istre de la parole
'ffs'f&'^i et professeur en
^f(î^w5o" revue et augmen-
:iEh^if Dture et Abraham
\t^f dans celte collection,
Al intérêt peu général.
Elzévirs que l'on ren-
'^r^^vM^ de ao à 3o francs. Un
iàp^'.M«ift8 francs à la vente de
,j^ Mac-Carthy.
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BIBLIOGRAP.HIQUE. 'j5
Vossii G. F. Lugd. Batavonim , ex affîcina Elzeviriana. 1639. deux part, i vol. pet. in- 12.
Le texte occupe la première partie et les notes la seconde. Il existe deux éditions sous cette date ; mais il paraît inutile de faire connaître les signes qui les distinguent, car elles sont également estimées, et Ton ne fait aucune différence entre elles. Les Elzévirs ont réimprimé Velleius Paterculus en 1654, 1664 et 1678. Ces éditions, dont la dernière a été revue par Nicolas Heinsius , ne sont ni belles ni recherchées. Un exemplaire de l'édition de 1689 a été vendu i3 fr. chez M. Gaillard.
JUSTIWI HiSTORIARUM EX TrOGO PoMPEIO LIB. XLIV.
Cum notis Isaaci Vossii. Lugd. Batavorum, ex ofïicina Elzeviriana. Anno 1640. pet. in-ia.
Il existe deux éditions de Justin sous cette date. L'une est précédée d'une épître dédicatoire d'Is. Vossius à Thuronus Bielke, qui n'est pas dans l'autre; mais celle-ci a des sommaires en tête de chaque livre , qui ne se trouvent pas dans la première. Ces éditions se composent l'une et l'autre de pièces liminaires non paginées, du texte de l'historien, des notes de Vossius paginées séparément, et de la table des matières. On les recherche également : cependant, quoiqu'en dise M. Brunet , l'édition avec les sommaires doit être préférée à l'autre. Cela est si vrai, que c'est celle que l'on a suivie dans les différentes réimpressions qui ont été faites. Cette dernière édition a un plus grand nombre de pages que l'autre , et elle parait imprimée sur papier un peu plus grand. J'en ai vu un exemplaire haut de 4 pouces 10 lignes. Cts deux éditions se
sont yendiies dans ces derniers temps. de ao à a4 francs dans les ventes publiques.
Les Elzévirs d'Amsterdam ont réimprimé le Justin avec les sommaires en i656 et 1673. Ces éditions sont beaucoup moins recherchées que les premières , et par conséquent beaucoup moins chères.
C. Plinu Cjecilii Secuwdi Epistolarum LIBRI X ET Pawegyricus. Accedunt variantes lectiones. Lugd. Batavonun, ex offîcina Elzeviriana. 1640. pet; in-i2.
Cette édition, la première que les Elzévirs aient donnée, est aussi la plus belle et la plus estimée. Contre l'habitude des livres qu'ils publiaient à cette époque, elle ne contient qu'un titre imprimé, et n'a point de frontispice gravé. Elle est dédiée par Bon. et Abr. Elzévir à J. de Laet Après l'épître dédicatoire , on trouve une préface en caractères italiques , et ensuite deux vies de Pline , la première par Jean-Marie Catanée , et la seconde extraite de ses lettres. A la suite de ces vies est un extrait des commentaires d'Onuphrius Panvinius sur les fastes, et une table alphabétique. Ce volume contient 414 P^^s, sans comprendre les pièces liminaires ni l'index qui est à la fin. Boxhomius a donné unne nouvelle édition de ces lettres, aussi chez les Elzévirs, en i653. Elle est encore assez jolie , quoique moins que la première. Cette seconde édition a reparu en 1659, sans aucun changement Elle contient le même nombre de pages, 4^4 9 ^t est calquée avec beaucoup d'exactitude sur celle de i653, ce qui a fait supposer faussement à quelques personnes qu'elle était la même, et que le titre seul était changé. M. Brunet dit que l'édition de 1,6 53 est plus correcte que celle de 1640; mais la correction d'une faute de pagination ne suffit pas pour fonder ce qu'il avance , et il se trouve en quelque sorte en con-
tradiction avec lui-même, puisqu'il dit en même temps que la seconde édition est copiée page pour page et ligne pour ligne sur la première. Un bel exemplaire de Tédition de 1640 vaut au moins 20 francs. Il doit avoir environ 4 pouces 9 lignes.
L. AifNJEi Senecje philosophi Opéra omwia, ex ult. J. Lipsii emendatione : et M. Annaei Senecae rethoris quœ extânt, ex And. Scotti recens.
Lugd. Batav. apud Elzevirios. 1640. 3 vol.
pet. in- 12.
Les Elzévirs ont donné trois éditions de Sénèque , savoir en 1639, 1649 et 16 58. Celle-ci, qui est la première et la plus recherchée, a paru sans notes. Le titre du premier volume , qui est gravé, porte la date de 1640, et ceux des deux autres volumes, qui sont imprimés, portent celle de 1639. L'ouvrage aura probablement été imprimé en 1639, et n'aura été publié qu'en 1640. Les éditions de 1649 ^^ ^^ i658, publiées par Gronovius , contiennent un quatrième volume renfermant des notes.
La première édition est celle que les amateurs placent dans leur collection, et elle est incontestablement la plus belle; mais les deux autres, qui sont belles aussi, ont l'avantage de contenir les notes de Gronovius. Pour unir l'utilité à la beauté de l'édition, on peut joindre les notes de la seconde ou de la troisième édition au texte de la première.
La valeur du Sénèque de 1640 est beaucoup plus considérable que celle des deux autres. Les exemplaires, hauts d'àpeu-près 5 pouces, valent environ 80 francs. Un exemplaire broché a été vendu, avec le volume de notes de 16 58 également broché , 435 fr. chez Firmin Didot. Les trois mêmes volumes de Sénèque avaient été vendus dix ans auparavant 216 francs, et les notes 24 francs.
M. TuLLii CiCERONis OpERA. Cum optimls exem' plaribus accurate coUata. 1642. Lugd. Batavomm, ex officina Elzeviriana. 1642. 10 volumes pet. in-ia.
Cette édition, qui est dédiée par Bon. et Abr. Ëlzévir au chevalier Borel, est une des plus belles et des plus exactes qu'ils aient publiées. Ils ont suivi le texte que Gruter donna à Hambourg en 16 18, qui est très-correct, et n'ont imprimé qu'une fois dans ce format les œuvres complètes de cet illustre orateur. Il 7 a deux sortes d'exemplaires du volume des offices, qui ont long-temps été l'objet de discussions sur lesquelles, on s'est enfin mis d'accord. Ces exemplaires ne présentent entre eux aucune diFFérence dans le texte jusqu'à la page a38 ; et tout porte à croire que jusque-là c'est la même édition , dont seulement on aura fait deux tirages; car, si d'un côté, toutes les remarques et tous les défauts de typographie sont communs aux deux espèces d'exemplaires, d'un autre côté les majuscules des signatures sont beaucoup plus grandes dans l'une que dans l'autre. A partir de la page ^38, les exemplaires diffèrent entièrement. Dans tous les deux, la pagination recommence par le nombre 229; mais dans ceux où se trouve le Somnium Scipionis, le volume se termine à la page chiffrée par erreur 287; tandis que dans les exemplaires où le Somnium Scipionis est remplacé par le morceau intitulé Consolatioy le volume finit à la page 3oi , et ce morceau est imprimé en lettres italiques , quoique le reste du volume soit en caractères romains. Ces derniers exemplaires sont ceux qui font partie de l'édition des œuvres ; et ce qui le prouve , c'est que le Somnium Scipionis se trouvant dans le volume des Fragmenta, ferait un double emploi; pendant que le
BIBLIOGRAPHIQUE. JQ
Consolatio qui , à la vérité , n'est pas de Cicéron , mais qu'on a l'habitude de joindre à ses œuvres, manquerait Ce volume des offices a été réimprimé à Amsterdam en i656 et en 1677.
Les beaux exemplaires de cette édition sont rares et ont une valeur considérable. M. Renouard en possède un dont^ la hauteur est de 5 pouces i ligne. A la vente de M. Gaillard , un exemplaire moins beau fut vendu 261 francs; à celle de Crevenna, un autre fut porté jusqu'à 44o francs; en dernier lieu, l'exemplaire de M. Mac-Carthy a été payé 277 francs.
Nous ne parlerons point ici de l'excellente édition in-4** donnée en 1661 par Louis Elzévir, parce que cela sort de notre plan. IVous aurons occasion de l'indiquer en détail dans ' la cinquième partie de cet essai, destinée aux ouvrages d'un format supérieur ou inférieur à Pin- 12,
SuLPiTii Severi Opéra, omnia qu^îe extant, ex' officina Elzèviriana. A**. i643. pet. in- 12.
Cet auteur a été imprimé par les Elzévirs en i635. Cette première édition, qui ne contient que l'histoire sacrée et sa continuation par Sleydan, a 3o6 pages, y compris même le titre , et elle est intitulée : Sulpitu Severi Historia sacra. Une autre édition, sous la même date, est intitulée : Sulpitu Severi Opéra omnia. Elle contient, à la suite de l'histoire sacrée, diverses pièces dont nous allons donner la désignation en nous occupant de l'édition de i643 où elles se trouvent aussi; mais elle renferme de moins que cette dernière la continua* tion de Sleydan. Elle a 342 pages, plus 5 feuillets non paginés.
Il y a également deux sortes d'exemplaires de i643; les uns ont un titre imprimé semblable à celui de la première édition de 1 635 , et ne contiennent que ce qui se trouve dans
8o ESSAI
cette édition; les autres ont un frontispice gravé portant Opéra omnia, et renferment de plus que les premiers la tie de saint Martin et les lettres et dialogues de Sulpice Sévère, Cette édition a 829 pages avec le frontispice, plus à la fin 9 pages non chiffrées pour la Chronologie de Giselin. Cette édition est préférable à toutes les autres , parce qu'elle est à-la-fois et mieux imprimée et plus complète. Bon. et Abr. Elzéyir avaient donné, dès 1626, une édition petit in-S"" de cet historien , qui , bien que devenue rare, n'en est pas plus recherchée.
L'édition de 1643 a été réimprimée en 16 56 ; cette dernière contient tout ce que renferme la précédente; seulement elle est beaucoup moins belle. Un exemplaire complet de 1643, haut de 4 pouces 10 lignes, a été vendu 20 francs en 1817.
La Vie de Messire Gaspard de Colligny seigneur de Chastillon , admirai de France ( traduite du latin de Jean de Serres par D. L. H. ) à la quelle sont adjousté ses Mémoires (écrits par lui-même ) sur ce qui se passa au siège de S. Quintin. A Leyde , chez Bonaventure et Abraham Elzevier. Anno i643. Deux tom.
I vol. pet. in-ï2.
Les mémoires de Colligny occupent le second tome , qui n'a que 88 pages, tandis que le premier, où est contenue sa vie, en a 143, plus quatre feuillets de liminaires. On trouve des exemplaires de cet ouvrage avec la date de i656 et le nom de Thomas Jolly substitué au nom Elzevier, ce qui provient sûrement de ce que le libraire de Paris aura acheté une partie de l'édition. Dans ces exemplaires même, le se--
BIBLIOGRAPHIQUE. 8l
cond volume porte toujours , avec le nom d'Elzévier, la date de 1643.
Les beaux exemplaires de ce livre sont rares et fort cKers. A la vente de M. Gaillard, on en a porté un, qui avait prèst. de 5 pouces de hauteur, au prix excessif de 96 francs.
Principum et illustrium Virorum Epistol^, ex prœcipuis scriptoribus , tam ântiquis, quam recentioribus , collectœ. Amsterodami , apud Ludovicum Elzevirium. i644« pet, in- 12.
Ce recueil, assez médiocrement imprimé, ne Ta été qu'une fois par les Elzévirs , et est devenu peu commun. Il ne sort cependant pas beaucoup de la classe des livres ordinaires. Le texte contient 432 pages, sans comprendre une épitre dédicatoire et Tindèx qui ne sont point paginés.
Jani Ulitii Venatio wovantiqua (scire Gratii, Falisci , M. Aurelii , Olympii Nemesiani , F. Calpurnii Siculi) celsissimo Aurausionis principi Guilhelmo dicata. Ex offîcina Eizeviriana. A®. 1645. pet. in-i2.
AuTOREs Rei vEiTATiciE AKTiQui cum commentarijs Jani Ulitii ; ad Christinam Augustam. Lugd.
Bat. apud Elsevirios. A^ i653. pet. in- 12.
Cette seconde édition est, quant au texte, la même que la précédente, avec un titre différent. En la faisant reparaître sous une nouvelle date, on a fait quelques changements aux
pièces liminaires. Une dédicace en style lapidaire et une épître au prince d'Orange ont été remplacées par une dé~ dicace en même style et une ode à la reine Christine, suivies d'une épître de Janus Ulitius à Nicolas Heinsius. Les encomia venationis de i653, extraits des auteurs grecs, ont été cités textuellement, tandis qu'en 164 5 on n'avait cité que leur traduction. Enfin , dans les pièces de Vers adressées à J. Ulitius, il y a quelques légères différences. Les pièces limi* naires occupent onze feuillets dans l'une comme dans l'autre édition.
Ces changements seraient peu importants ; mais ce qui l'est beaucoup, c'est que V errata et addertda de la première édition, qui contient 5 pages, est remplacé dans la seconde par un simple errata de deux pages seulement j lequel est suivi d'une partie de 4B pages intitulée : Jani UUtii /. C. ad rei Venaticœ autores antiques curœ secundœ. Cette dernière {>artie, qui assure l'avantage à l'édition de 1 653, ne se trouve pas dans tous les exemptaires. Elle est cependant indispensable pour qu'ib Soient complets.
L'impression de ce livre est assez médiocre. Les exemplaires bien conservés doivent avoir près de 5 pouces , et valent dans cet état au moins 20 francs. On ne faisait aucune différence de prix entre les deux éditions; mais il est fort probable que la remarque qui précède contribuera à en établir , et que les exemplaires complets deviendront beaucoup plus chers que les autres.
De la Sagesse, trois livres par Pierre Charroni. A Leide, chez les Elseviei's. 1646. pet. in- 12.
De la Sagesse, trois livres par Pierre Charron. A Leide, chez Jean Elsevier. i656. pet. in- 12*^
BIBLioGRAPHIQU£. 8j
De la Sagesse, trois livres par Pierre Charron. A Leide, chez Jean Elsevier. (Sans date.) pet, in-i2.
De la Sagesse, trois livres par Pierre Charron. A Amsterdam , chez Louys et Daniel Elzevier.
1662. pet. in-iâi.
Voilà les quatre éditions que les Elzévirs ont données de icet' ouvrage. Elles sont toutes très-bien imprimée)^ et fort recherchées; niais celle sans date et celle de 1646 lé sont plus que les deux autres.
M. Gaillard, dans le Catalogue de ses livres, et avec lui quelques bibliographes , affirment ique l'édition sans date et celle de i656 ne sont qu'une seule et même édition. Ils se fondent sur ce qu'elles contiennent le même nombre de pages, la même quantité de lignes h chaque page; $t sut* ce qu'un défaut de pagination remarquable ( ta page 264 siilvie de la page 2^5, sans lacutie dans le té^te) est commun à toutes deux. Un examen trop peu approfondi a pu seul causer cette erreur. Ces deux éditions sont distinctes, ainsi que les rcr marques suivantes , que j^aui^ais pu multiplier, vont le prouver, {Dans l'édition de 16 56, 4 la page i^, la deuxième ligne fmit par e-, la sixième par le^ la septième par se, etc.; tandis que dans l'édition ^ans date , la deuxième ligne de la même page finit par esimn-, la sixième par corps, la septième par tourmen-, etc. De même tx)ujours dans l'édition de i656, q la page 23 , la dixième ligpe finit par rai- et la onzième par ondo-; et dan$ celle sans date, ces mêmes lignes se tei'minent par raison et ondoyàn-, JEn voilà ^ je pense , assex pour démontrer la non-identité de ces deux éditions. Ici se présenté la question de leur priorité. J'ai toujours vu désigner l'édition de i656 comme postérieure à celle sans date ; je crois que c'est encore une erreur. En effet, l'édition de 1646, qui est Evidemment la première , est dédiée par les Elzévirs au pHn^l
Maximilian de Bourgongne, abbé de Sainct-Vâast. Celle de i656 contient la même dédicace , au même prince , par Jean Elsevier. Cçlle sans date au contraire est dédiée, par Jean Elsevier aussi , à messieurs du conseil de la Cour provinciale d'Hollande, Zéelande' et Westfrise. Est-il raisonnable de supposer qu'un ouvrage ait pu être dédié d'abord à une personne , ensuite à une autre, et enfin encore Ji la première? D'un autre côté, Jean Elsevier n'a commencé à imprimer seul qu'en i655; il faudrait donc qu'en un an il eût donné deux éditions de la Sagesse, ce qui est assurément peu probable. N'est-il pas plus simple d'admettre que les éditions de 1646 et de i656 se sont suivies , et que celle sans date n'est venue qu'après ? Si je voulais hasarder une hypothèse, je dirais que le succès des deux premières éditions de la Sagesse avait engagé Jean Elsevier à en donner une troisième , mais qu'il avait intérêt à ce qu'elle ne fût pas distinguée des autres , de peur qu'on ne la supposât, ainsi que cela ne manque guère d'arriver, moins soignée et moins correcte que les premières ; qu'une circonstance que nous ne connaissons pas, mais qu'on peut aisément imaginer, l'engagea à dédier cette troisième édition à d'autres individus que les deux précédentes, et que, craignant que le changement de dédicace ne fît découvrir la fraude, s'il mettait (comme ks Elzévirs l'ont fait souvent) à la nouvelle édition la date d'une des anciennes , il préféra n'en mettre aucune. L'édition sans date a été sûrement calquée sur celle de 16 56, ce qui explique les ressemblances qu'elles ont entre elles , et même la faute de pagination qui leur est commune, et que j'ai remarquée plus haut.
L'édition de 1662, qui est la dernière imprimée par les Elzévirs, est encore jolie, mais cependant moins que celles qui l'ont précédée. Je ne sais ce qui a pu engager M. Caillard à dire, et M. Brunet à répéter, qu'elle était une copie de celle de 1646^ Les pièces liminaires ne sont pas toutes les mêmes; le nombre de pages et de lignes est différent; enfin elles n'ont entre elles aucune ressemblance*
Les quatre éditions de la Sagesse paraissent avoir été imprimées sur du papier de même grandeur. La hauteur d'un bel exemplaire est d'environ 5 pouces.
L'exemplaire sans date qui fut vendu chez Firmin Didot en 1808 7 5 francs, avait près d'une ligne de moins, mais il était admirable de blancheur et de conservation. Un exemplaire broché de l'édition de 1662 a été porté en 181 1 chez le même Didot au prix exorbitant de 1 70 francs. L'édition de 1646, en supposant l'exemplaire beau, vaut de 3o à 40 fr. Celle de 16 56 vaut moins.
Elément A philosophica be Civf, auctore Thoift. Hobbes Malmesburiensi. Amsterodami , apud ^ Ludovicum Elzevirium. Anno 1647. P^** ^^'^'^'
Les Elzévirs ont imprimé successivement cet ouvrage en 16479 i65o, 1657, 1660 et 1669. Ces différentes éditions sont également estimées. La première est peut-être un peu mieux imprimée que les autres, mais aucune d'elles n'est fort belle. Leur valeur est de 6 à 8 francs. Cependant un exemplaire broché de 1669 ^ ^^^ psiyé follement 94 francs chez M. Caillard.
Les Mémoires de Messire Philippe de Commines S*". d'Argenton; dernière édition. A Leide, chez les Elzeviers. 1648. pet. in- 12.
Les Elzévirs n'ont imprimé cet ouvrage qu'une fois. Dans l'épître dédicatoire à M. de Montausier, ils annoncent qu'ils
commencent à imprimer des auteurs français par celui-ci. Cepeiôdant ils avaient déjà fait paraître les œuvres de Régnier en 1642, la vie et les mémoires de CoUignjr en 1643, la sa-' gesse de Charron en 1646, sans compter une foule d'autresi ouvrages de genres différents , avec ou sans leur nom. Les beaux exemplaires de ce volume sont très-rares , et se paient fort cher. Le plus beau que j*aie vti avait 5 pouces i ligne. L'exemplaire de Firmin Didot, qui était moins grand, fut vendu 73 francs en 181 1, et revendu 82 francs en i8i3. De- J)uis cette époque , le prix de ce livre est encore augmenté.
]pALa:pHATï DE IncrêdIbilIbbs. Comelins Tollitis in latinum âermpnem vertit, et notis illus-' travit. Amstelodami , apud Ludovicum Elzevir rium. Î649.
Nous ne connaissons qu*uné seule édition de ce UvTe, imprimée chez les Elzévirs. Elle est belle, et le texte grec est Sur- tout foipt bien imprimé. Liminaires, 18 feuillets; texte ^ 253 pages; tables et errata^ 9 pages. Valeur ordinaire.
L'Alcoraw dç MAHaMÈt, Translata d'arabe en françois, par le S^. Duryer sieur de la Garde- Malezair. Suivant la copie imprimée à Paris ^ chez Antoine de Sommayille (Hollande, Elzevir). 1649.' pet. in-îa*
L'Alcoran de Mahomet. Translaté d'arabe en françois , par le sieur Duryer, sieur de la Garde- Malezair, Suivant la copie imprimée à Paria
BtBLtOGRAl^HtQUB. 8^
chez Antoine de Sommaville (Hollande^ Elzé* vir). 1672, pet, in-ia»
Ces deux éditions ont été imprimées par les Elzévirs. l^a première est en caractères assez gros et fort nets. Elle contient 686 pages , sans les pièces liminaires qui en contiennent 16 non chiffrées, et 5 autres également non chiffrées à la fin^ La seconde est la réimpression de l'autre 5 elle est imprimée en caractères beaucoup plus fins, et ne contient que 4^6 pages. Les pièces liminaires n'en ont que 12, parce qu'elles contiennent de moins que la précédente une dédicace au Chancelier. Le volume est terminé par 4 pages non chiffrées. Il existe encore deux éditions de Hollande sous les dates de i683 et i685, qui sont aussi fort jolies; mais elles ne peuvent pas être attribuées aux Elzévirs, qui n'imprimaient plus à cette époque. Ces quatre éditions ont à-peu -près la même valeur. De beaux exemplaires se vendent de la à 18 francs,
Satyre HENippis de la vertu du Catholicon d'Espagne; et de la tenue des estatz de Paris. A laquelle est adjousté un discours sur Tinterprétation du mot Higuiero d^InfiemOy et qui en est Tautheur. Plus^ le regret sur la mort de l'asne ligueur d'une damoyselle, qui Bfiourut durant le siège de Paris. (Hollande, Elzévir. ) 1649. pet. in- 12.
Satyre m^nippiée de la vertu du Catholicon d'Espagne; et de la tenue des estats de Paris. A laquelle est adjousté un discours sur l'interprétation du mot de Higuiero d'InfiernOy et qui en est Vautheur* Plus le regret sur la
mort de l'asne ligueur d'une damoiselle , qui mourut durant le siège de Paris. Avec des remarques et explications des endroits diflSciles. A Ratisbonne, chez Mathias Rerner.
(Hollande, Elzévir.) 1664. pet. in-ia fig.
La première de ces deux éditions est rare, chère et peu connue. Elle est imprimée en caractères assez fins , et est trèsjolie. L'avis au lecteur qui la précède est satirique et écrit du même ton que le livre. Elle contient 216 pages, tout compris. L'édition de 1664 est bien imprimée aussi, mais les caractères en sont plus gros. Elle contient , ainsi que l'indique son titre, des remarques et des explications, et un avis au lecteur purement bibliographique. Il s'y trouve trois figures, celles des deux charlatans ou cardinaux espagnol et lorrain , et celle de la procession de la ligue. Les liminaires dans cette édition ont 8 pages, et le texte 336. Il y a de l'édition de 1664 au moins deux impressions que Ton distingue à de légères différences. Il ne paraît pas nécessaire de les noter , la préférence n'étant point accordée à l'une sur l'autre. A moins que les exemplaires de 1664 ne soient très-beaux, ce livre ne vaut pas plus de 6 à 8 francs. Il existe encore une édition de 1677, qui est moins recherchée que toutes les autres, et qui a été calquée sur celles de 1664-
Cl. Claudiani qu^e extawt. Nie. Heinsius, Dan. F. recensuit ac notas addidit. Accedunt quaedam hactenus non édita. Lugduni Batavorum, ex officina Elzeviriana. t65o. 2 vol. pet. in-12.
Le texte de Glaudien est contenu dans le premier volume et les notes dans le second. On a tiré cette édition sur deux
papiers, Tun desquels est un peu plus grand et plus fin que l'autre. Les beaux exemplaires en papier fin ne sont pas communs , et se vendent de 40 à 5o francs. Us doivent avoir au moins 5 pouces i ligne de haut.
Presque toutes les bibliographies citent une petite édition in-i6, sous la même date, comme une contrefaçon de celleci. Cette petite édition , qui est fort médiocre , a été imprimée Amstelodami, Typis Ludovici Elzevirii. Or le format, le nom de la ville et celui de Timprimeur sont différents, ce qui n'annonce nullement l'intention de contrefaire. Les Elzévirs n'ont donné qu'une seule édition petit in-ia de Claudien.
Adagiorum D. £ra.smi Roterodami Epitome; Editio novissima ; ab infinitis foré mendis , quibus caeterœ scatebant , repurgata ; non nuUisque in locis adaucta , uti prœfatio ad lectorem indicat. Cum triplici indice, authorum, locorum et proverbiorum locupletissimi. Amstelodami , aipud Ludovicum Elzevirium. i65o. pet. in-12.
Cette première édition des adages d'Érasme est très-bien imprimée. La justification des pages est plus grande que celle des ouvrages du même format imprimés chez les Elzévirs; aussi tous les exemplaires ont-ils très-peu de marge, même quand ils ne sont pas rognés. Une réimpression de ce volume , page pour page et ligné pour ligne , a été faite en i663i. Elle est encore assez jolie , quoique inférieure à l'édition originale, qui se reconnaîtra facilement à la vignette placée en tête de l'avis au lecteur , laquelle renferme deux fleurs de lis aux deux extrémités , et les lettres E et R dans le milieu.
Un bel exemplaire des adages d'Érasme, de i65o, doit avoir environ 5 pouces i ligne. En cet état, il vaut, comme à la vente de Chénier, au moins a 5 francs.
Les Passions de l*ame par René Des Caftes , Amâterdam, Louys Elzevier. i65o. pet. in-ia.
Passiones ANiMiE pcF Renatum Des Cartes : Gallicè ab ipso conscriptae , nunc autem in exterorum gratiam latina civitate donatae ab H. D. M. J. V. L. Amstelodami , apud Ludovicum Elzevirium. t65o. pet. in-îa.
Traduction de l'ouvrage précédent, composé en français par Descartes. Ces volumes, quoique assez bien imprimés, ne sont pas très-chers; néanmoins l'importance et la réputation de l'ouvrage nous ont fait un devoir de les placer ici. L'ouvrage français a été imprimé sous la même date , de format petit in-8". Cette édition n'a aussi qu'un prix ordinaire, quoiqu'un exemplaire ait été payé à la veqte Maç-Carthy près de 36 francs.
AuLi Gelu Noctés AxTiCiE. editio nova et prie* ribus omnibus docti hominis cura multo casti-* gatior. Amstelodami 9 apud Ludovicum Elzevirium. 3[65i. pet in-ia.
Les beaux exemplaires de cette édition sont rares 0t recherchés. Les pièces liminaires sont contenues dans 24 feuillets; le texte occupe 498 pages, et différents index, interprétations, etc. sont renfermés dans 61 feuillets non chiffrés j qui suivent. Cette édition d'Aulu-Gelle, quand elle est bien conservée, se paye jusqu'à 1^ ou 3o francs.
En i665, Daniel Elzévir a donné une nouvelle édition de cet auteur, mais elle est fort inférieure à la première*
BIBLIOGRAPHIQUE. Qt
L'EscHOLE DE Salerwe en vers burlesques (par M. Martin) et duo Poemata Mkcaronica ; de 3ello huguenotico ; et de Gestis magnanimî et prudentissimi Baldi. suivant la copie imprimée à Paris. (Hollande, Elzévir.) i65i. pet. in-12.
Volume rare et qui se paye fort cher quand il est bien conditionné et beau de marges. Un exemplaire vient d'être vendu chez M. Courtois 1 33 francs. Ce prix excessif nous engage à en donner la mesure. Il était haut de 4 pouces 9 lignes. L'édition originale de ce livre parut en t65o à Paris, chez Jean Hénault , de format petit in-4**.
L*OviDE EBT BipiLLÈ HUMEUR de M. Dassoucy. Suivant la copie imprimée à Paris. ( Hollande , EU zévir). i65i. pet. ipT][2«
Volume rare. Il commence par une épitre à M. de Saint- Aignan et des vers adressés à Dassoucy, qui occupent les huit premières pages. Vient ensuite le premier livre des Métamorphoses, le Chaos, qui complrend de la page 9 k là page 9a. Le volume est terminé par un feuillet non chiffré contenant un madrigal et un triolet en l'honneur de l'auteur du livre. Ce petit volume bien conservé est susceptible d'une asse2 grande Valeur. '
Les Satyres et autres œuvres du sieur Régnier augmentées de diverses pièces cy devant non imprimées. A Leiden, chez Jean et Daniel Elzevier. i65a. pet. in- 12.
Il existe deux éditions de Régnier données par les Elzévirs, Tune en 164a, et celle-ci. Elles sont rares Tune et l'autre; mais cette dernière seule doit être recherchée, l'autre étant incomplète. Celle de 1642 contient 166 pages sans la table, et celle-ci aoa pages aussi sans la table. Un bel exemplaire de l'édition de i652 a été vendu 61 francs en 18 10 chez Firmin Didot. Il avait un peu plus de 4 pouces 8 lignes. Un autre exemplaire également beau a été payé jusqu'à 120 fr. chez M. d'Ourches.
Recueil de diverses poésies des plus célèbres autheurs de ce temps. A Leyde, chez Jean Sambix (Elzévir). lôSa et i653. 2 vol. pet.
in-i2.
Ce recueil , qui est remarquablement bien imprimé, est d'une très^rande rareté. Il contient un assez grand nombre de pièces, presque toutes indiquées sur les titres, et dont plusieurs ne se trouvent guère que là. Il est assez difficile de lui assigner une valeur , car je n'ai pu découvrir aucim catalogue de vente où il fut même indiqué. On doit supposer qu'il se payerait fort cher , s'il passait dans une vente.
M. Brunet indique ce recueil comme composé d'un seul volume sous la date de i652. C'est une erreur. Il faut deux volumes; le premier composé de 81 pages, portant la date de i652, et le second de i53 pages, avec la date de i653.
L'Odyssée d'Homère ou les aventures d'Ulysse en vers burlesques ( par H. de Pitou). A Leyde , chez Jean Sambix (Elzévir). i653. pet. in-12.
BIBLIOGRAPHIQUE. gS
Ce petit volume de peu d'importance , mais fort rare, se compose ainsi qu'il suit : titre; épître au prince de Conty, signée de l'auteur, H. de Picou ; vers au même prince; épître burlesque de Pénélope à Ulysse , tirée d'Ovide. Ces liminaires occupent les i8 premières pages. Le premier et le second livre de l'Odyssée composent le reste du volume, qui a en tout 68 pages. Je n'en trouve de prix indiqué dans aucun
des catalogues que j'ai sous les yeux.
PsALTERiUM Davidis ad cxcmplar Vaticanum anni iSqî*. Lugduni apud Joh: et Dan: Elsevirios.
Anno i653. pet in-12.
Les Ëlzévirs n'ont imprimé qu'une fois cet ouvrage. . Le frontispice gravé annonce que cette édition a été donnée conformément à la bible du Vatican de 1592, et le titre imprimé porte qu'elle a été donnée suivant la vulgate de Sixte V. Il y a erreur dans l'un ou dans l'autre titre. La bible de Sixte Y parut en 1 Sgo , et Clément VII , après l'avoir revue et corrigée , la fit imprimer au Vatican en 1 692. C'est celle dont on se sert actuellement sous le nom de Vulgate. Il est probable que c'est cette dernière version qui a été suivie , et non celle de Sixte V.
Les très -beaux exemplaires du Psautier sont rares et se payent fort cher. Us doivent avoir au moins 5 pouces de hauteur. Un exemplaire a été vendu chez M. Caillard le prix considérable de 76 francs.
Thom^ a Rempis Canonici regularis ord. S. Augustini DE Imitatione Christi libri quatuor.
Lugduni. apud Joh. et Dan. Elsevirios. pet.
in-i2.
Th. a Kempis Canonici regularis ordin : S. August :
i^4 ESSAI
DE I^riTATioiTE Christi libri quatuor. Lugduni, ex ofBcina Eizeviriana. i658. pet. in-12.
Th : A Kempis Canonici rfegularis ordin : S. August: de ImitatIone Christi libri quatuor.
Amstelodami , ex officina Èlze\iriana. 16791 pet. in- 12,
Voilà les troi$ éditions latines de rimitatioif publiées par les Ëlzévirs. La première, qui ne porté pas de daté , est incontestablement la plus belle. Elle contient a 57 pages. Cette seule indication siiflit pour la reconnaître, car les deux autres en (contiennent chacune 261. On a long-temps annoncé cette édition comme imprimée en i63b. C'était à tort, puisqu'elle d été donnée par Jean et Daniel Ëlzévir, et que l'association de ces deux imprimeurs n'a commencé qu'en i652. Comme cette association a cessé en i654 oii i655, c'est entre ces deux époques que cette édition a dû paraitre^ Cet ouvrage de l'édition sans date est un des plus rares de la collection des Ëlzévirs; il est vrai que c'est peut- étire leur chef-d'œuvre. Un exemplaire haut de 4 pouces 1 1 lignes a été vendu 1 5o francs en 1806 chez M. de Saint-Martin, et» un pareil exemplaire 141 francs en 1810 chez M. Caillard. Les exemplaires moins grands de marge ont une valetit bien inférieure. L'édition de i658 est encore assez jolie, mais celle de 1679 ^^ ^^^^ ^^'' diocre; elles ne valent l'une et l'autre qu'un prix ordinaire.
L'Imitatiott de Jésus Christ, Traduite en vers français pir P. Corneille. Leyde, Jean Sambix (Elzévir). i653. pet. in- 12,
Ce vohime, qui est d'une grande fareté, ne contient que Je premier livre de l'imitation ; il parait que c'est tout ce q\x$
BIBLIOGRAPHIQUE. j[)5
les Ëlzévirs ont imprimé à cette époque de la traduction de Corneille. Ce fragment semble pouvoir servir à fixer d'une manière précise la date de l'imitation latine , qui n'en porte pas. Il est imprimé avec les mêmes caractères, et les deux seuls exemplaires que j'aie vus étaient joints à des exemplaires de cette édition latine dans de très- anciennes re~ liures. L'une de ces reliures portait métne sur un des plats la date de i653. Il est très-probable que ce commencement de traduction aura été imprimé en même temps que l'original, et que conséquemment l'édition sans date qui, comme noiis l'avons fait voir, a dû paraître entre 1 652 et 1 655,- est de i653. N'ayant découvert aucune vente où ce petit volume ait passé , il parait diiBcile de lui assigner un prix.
Les odes d'Horace en Vers burlesques. Leide, Jean Sambix (Elzévir). i653. pet. in-12.
Petit volume fort rare , et , par cette seule raison , fort cher. Un exemplaire annoncé non rogné , et qui cependant l'était , a été vendu 46 franfes chez M. Haillei de Coufonne, en 181 1.
JVIoTSE SAUVÉ, idyle héroïque du sieur de Saint Amant. A la sérénissime Reyne de Pologne et de Suéde. Leyde , Jean Sambix (Elzévir).
i654« pet. in-i2.
Cette édition d'un poëme fàtt médiocre, comme on sait, ne doit d*être recherchée qu'à la perfection avec laquelle elle est imprimée. Nous avons cru devoir la laisser figurer ici, parce que des exemplaires bien conservés ont été vendus jus-/ qu'à 17 et %% francs chez Chénier et à la salle Silvpstre, ])
existe une réimpression sous la date de 1664 9 à Amsterdam, chez Pierre Le Grand. Elle est moins belle que la première et moins interlignée; aussi n'a-t-elle que 168 pages de texte, tandis que celle de i654 en a 188. Les pièces liminaires sont les mêmes dans les deux éditions.
Le Pastissier François. Où est enseigné la manière de faire toute sorte de pastisserie , très utile à toute sorte de personnes. Ensemble le moyen d'aprester toutes sortes d'œufs pour les jours maigres 9 et autres, en plus de soixante façons. A Amsterdam, chez Louys et Daniel Elzevier. A. i655. pet. in-ia,
Lé titre imprimé que nous venons de transcrire est précédé d'un joli frontispice , analogue au sujet , et suivi d'un avis au lecteur et de la table des matières. Ces pièces occupent 6 feuillets non paginés. Le reste du volume se compose de 1^5 2 pages imprimées en assez gros caractères. Ce petit volume, destiné dans l'origine aux cuisinières, est devenu, probablement pour cette raison , d'une excessive rareté. On conçoit, d'après la nature même de la matière qu'il traite, que c'est là son principal mérite. Quoi qu'il en soit , les deux seuls exemplaires exposés en vente publique depuis un très-grand nombre d'années ont été vendus l'un i ao et l'autre 60 francs. Ces prix , qui cependant ne se soutiendraient sûrement pas si les exemplaires se multipliaient, suffissent pour placer ce livre ici.
La. Pucelle, ou la France délivrée. Poème héroïque, par M. Chapelain, dernière édition, suivant la copie imprimée à Paris. ( Hollande , Elzévir. ) i656. pet. in-12 fig.
Ce volume, dont l'exécution est fort médiocre, est la réimpression fidèle de la belle édition donnée la même année chez Courbé. Les figures sont même copiées sur celles de la grande édition. La rareté est le seul titre que ce livre puisse avoir pour figurer ici et pour être recherché. Les exemplaires bien conservés valent au moins 20 francs. Le poëme est contenu dans 362 pages chiffrées. L'épître dédicatoire et la préface qui précèdent , et la table qui suit le poëme , ne sont point paginées.
A. Corn. Celsi de Medicina libri octo, ex recognitione Joh. Antonidae Vander Linden. D. et Prof. Med. Pract. ord. Lugduni Batav. apud Johannem Elzevirium. 1667. pet. in-12.
Les Elzévirs n'ont donné que cette édition de Celse. Elle est assez mal imprimée , mais peu commune et recherchée. Un exemplaire a été vendu 40 francs, salle Silvestre, en
Les Provinciales ou Lettres escrites par Louis
de Montalte (Biaise Pascal), à un provincial
de ses amis, et aux RR. PP. Jésuites: sur le sujet de la morale et de la politique de ces Pères, à Cologne, chez Pierre de la Vallée.
(Hollande, Elzévir.) 1657. pet. in-12.
Les Lettres provinciales parurent d'abord séparément, et furent ensuite imprimées ensemble pour la première fois , à paris, en i656. La première édition complète de ces Lettres fut publiée le 23 janvier de cette année , et les suivantes le furent successivement et à peu d'intervalle. Les imprimeurs hollandais , ardents à saisir toutes les occasions qui présentaient des chances de profit, s'emparèrent de cet ouvrage, qui avait un grand succès, et en publièrent, en 1657 , ^^^^ ^^ nom de Pierre de la Vallée, à Cologne, une jolie édition de format petit in-12, qui fut rapidement enlevée. Pascal donna bientôt après une nouvelle édition de ces fameuses Lettres, avec des additions et des corrections remarquables. Les Hollandais profitèrent de ces avantages dans une réimpression qu'ils firent aussitôt parsatre ; mais , se fiant au succès de leur première édition , ils donnèrent cette réimpression avfc le même titre et sous la même date. Cette espèce de fraude fut bientôt reconnue , et , ne poussant pas l'examen plus loin que les premières pages, on crut que les Elzévirs avaient seulement réimprimé leur première édition , mais avec moins de soin et de correction. Cette erreur s'est perpétuée , et il en est résulté que la première édition de Hollande, où l'on trouve en tête de la troisième page les mots moines mendiants se vend au moins six fois le prix de la seconde, qui contient avec les mots religieux mendiants le texte tel qu'il a été revu et corrigé par Pascal lui-même. L'abbé Le Bossut , qui a donné , en 1779, ^^® bonne édition des œuvres de Pascal, a suivi les leçons de cette seconde édition. Ici, comme en beaucoup d'autres occasions^ la vogue est loin d'être d'accord avec le mérite réel.
BIBLIOGRA.PHIQUE. 99
Je n'ai pas figuré le titre de la seconde édition , parce qu'il est identiquement le même que celui-ci. Les beaux exemplaires de la première édition valent ime trentaine de francs. Celui de Firmin Didot, en 181 1 , s'est élevé jusqu'à 49 francs: il avait 5 pouces moins une ligne.
Les Elzévirs ont encore donné, en 1669, sous la rubrique de Cologne, chez Nicolas Schoute, une édition des Lettres provinciales ; mais elle est moins belle.que les précédentes.
Les Lettres de M. de Voiture (publiées par Martin de Pinchesne, son neveu). A Amsterdam , chez Jean de Ravesteyn. ( Elzévir. ) An®. 1657. pet. in-i!2.
II feuillets liminaires, le portrait; 692 pages de texte; 8 pages de tables.
Seconde partie ou suite des nouvelles OEuvres et Lettres de Monsieur de Voiture. Amsterdam, Jean de Ravesteyn. (Elzévir.) 1659. pet. in-12:
i3o pages de texte, titre compris, plus 2 pages de tables.
Cette jolie édition, imprimée en caractères un peu fins, n'est pas commune. Une autre édition des lettres de Voiture avait déjà paru en i654; mais elle est moins complète que celle-ci. Une réimpression de Tédition de 1&57 a été faite en 1660. £lle est fort inférieure.
De l'usage des Passions, par le R. P. J. F. Senault. Dernière édition. A Leide, chez Jean Elsevier. i658. pet. in- 12.
lOO ESSAI
Cette édition avait para en 1645 , suivant ia copte imprimée à Paris, et sans porter le nom d'Elzévir. On a seulement ajouté dans les exemplaires qui pointent la date de i658 une dédicace à M. Huygens. Il est indifférent de choisir l'un ou Fautre de ces exemplaires. Ce livre n'a qu'une valeur ordinaire.
La Pharsale de Lucain, ou les guerres civiles de César et de Pompée, en vers françois par M. de Brebœuf. Leide. Jean Elsevier, i658.
pet, in- 12.
Ce volume n'est recherché qu'à cause de sa beHe exécution : les Elzévirs ne l'ayant imprimé qu'une fois , il est devenu rare , et les exemplaires bien conservés en sont chers. Il contient 4^7 pages , tout compris , et paraît être imprimé sur papier un peu plus fort que les Elzévirs ordinaires. De beaux exemplaires ont été vendus dans ces derniers temps 40 francs chez Chénier^ et 53 francs chez M. Jourdan.
Les CHàRACTÈREs DES PASSIONS, par le S', de la Chambre, médecin de Monseigneur le Chancelier. Amsterdam , Antoine Michel. ( Elzévir. ) i658-i663. 4 part, a vol. pet. in-12.
Cet ouvrage, ainsi que le suivant, ne doit de figurer ici qu'à la perfection avec laquelle ils sont l'un et l'autre imprimés, ce qui les a toujours fait rechercher et maintenir à un haut prix. Celui-ci a été vendu a 5 francs chez M. Caillard , et quelquefois plus cher. L'autre vaut environ 10 francs. Les cinq volumes ont été vendus 66 francs en 18x7.
BIBLiaGRAPHIQTTE. lOI
L'art de coismoiSTRE les Hommes, par le S"^. de la Chambre, Conseiller du Roy en ses Conseils, et son médecin ordinaire. Amsterdam.
Jacques le Jeune. (Ekévir.) 1660. pet. in-ra.
Magiti Hippocratis Coi, medicorum Principis, coACiC PR^iroTioiiES , grœcè et latine, opus divinum. Ctim versione D. Anutii Foessii mediomatricis : et notis Joh. Jonstoni med. Doct. Amstelsedami , ex offîcina Elzeviriana. j66o. pet. in-i2.
Cette édition d'Hippocrate est estimée et assez rare. Les Ëlzévirs n'ont imprimé qu'une fois cet auteur avec les notes de Jonston. Un exemplaire bien conservé vaudrait environ
ao francs.
Le Parnasse satyrique du sieur Théophile [ Viaud. ]( Hollande , Elzévir. ) 1660. pet. in-12.
Cette édition,. comme celle du Cabinet satyrique de 1666^ a sûrement été imprimée par les Ëlzévirs. Il en existe une autre dans le même format, sous la date de 1668, qu'il ne faut pas confondre avec celle-ci , qu'on reconnaîtra , indépendamment de ce qu'elle est beaucoup mieux imprimée, à un très-large fleuron placé S(ir le. titre. Ce volume contient 3^1 pages, tout compris. Les beaux exemplaires sont rares et recherchés. Il y en a eu un vendu 44 francs en 181 3, et un autre 49 francs en 18^18. Ces sortes de livres, ayant été
lOa ESSAI
beaucoup lus , sont presque toujours très-rognés et mal conservés. Un exemplaire de 4 pouces 8 lignes de haut est fort grand.
La Gallerie dçs Femmes fortes. Par le P. Pierre Le Moyne de la compagnie de Jésus. A Leiden chez Jean Elsevier et à Paris chez Charles Angot, rue St.-Jacques. 1660. pet. in- 12. fig.
Les Elzévirs n'ont imprimé qu'une seule fois la Galerie des Femmes Fortes ; mais il en existe deux sortes d'exemplaires : les uns ont été imprimés et débités en Hollande ; leur titre est indiqué comme celui que Ton vient de lire , et au milieu se trouve pour fleuron, connue dans beaucoup d'éditions des mêmes imprimeurs , un arbre entouré de vigne avec ces mots pour devise : Non solus. Les autres au lieu de ce fleuron poi> tent un chiffre entrelacé , au bas duquel on lit en très-petits caractères : à Leyde chez Elzévir, et ensuite, en plus grosses lettres : et se vend à Paris chez Charles Angot, 1661. Ces exemplaires sont exactement les mêmes que les premiers. Il paraît seulement que Ch. Angot, après avoir acheté une partie de l'édition, aura fait imprimer de nouveaux titres. On trouve à la fin de ces derniers exemplaires le privilège du Roi , qui n'est pas joint à ceux vendus en Hollande.
Les beaux exemplaires des Femmes Fortes sont rares. Ils doivent avoir au moins 4 pouces 10 lignes. £n cet état, ils se vendent près de 40 franc» , conune à la vente de Chénier.
Hugo Grotius de Veritate religionis Chris- TiAiriE. Editio novissima , in qua ejusdem annotationes suis quaeque paragraphis ad faciliorem
BIBLIOGRAPHIQUE. Io3
usum subjectœ suht. Amstelodami , ex officina Elzeviriana. 1662. pet. in- 12.
Les Elzévirs ont réimprimé plusieurs fois cet ouvrage depuis 1640, époque de la première édition donnée par eux, jusqu'en 1680, année de leur retraite, où ils l'ont encore imprimé, li'édition de 1662 passe pour la plus belle et la plus recherchée , ce qui i;ious engage à l'indiquer ici. Ce n'est au surplus qu'un livre de valeur moyenne , et dont un bel exemplaire ne se paie pas plus de iS francs.
COÎTCIONES ET ORATIONES EX HISTORICIS LATINIS
EXCERPT^. Argumenta singulis praefixa sunt, quae causarn cujusque et summam ex rei gestae occasione explicant. Opus recognitum recensitumque in usum scholarum Hollandiœ et Westfrisiae. Ex decreto illustriss. D. D. ordinum ejusdem ProVinciœ. Amstelodami, ex officina Elzeviriana. 1662. pet. in- 12.
Les Elzévirs ont donné quatre éditions de ce recueil, savoir, en 1649, i653, 1662 et 1672. Elles sont toutes assez recherchées sans être fort rares. Le titre gravé de l'édition de i66a a servi pour celle de 167a, ce qui cause une différence de date entre le frontbpice et le titre imprimé dans cette dernière. Il résulte d'un avis de l'imprimeur au lecteur qui est en tête de Tédition de 1662 et de celle de 1672, qui en est la réimpression exacte , que ces deux éditions doivent être préférées à celles- de 1649 ^ ^® i653. En effet, indépendamment de quelques augmentations , on a suivi pour ces éditions de meilleurs textes que pour les précédentes. Ainsi on a tiré les discours de Salluste de l'édition donnée par
lOiJ ESSAI
Thysius, ceux de Tite-Live de Tédition de Gronovius, ceux de Tacite de celle de Berneggerus, et ceux de Quinte Curée de celle de Freinshemius. De plus, comme il y avait dans les précédentes éditions des discours de Tacite mal placés, on les a mis dans celle-ci à leur vraie place. De beaux exemplaires valent environ 1 5 à 1 8 francs. Un exemplaire broché de l'édition de 1662 a été vendu, chez Firmin Didot, 75 fr.; et un autre, aussi broché, de celle de 1672, 49 francs chez M. Gaillard.
Les oeuvres de M. François Rabelais, docteur en médecine, augmentées de la vie de l'auteur et de quelques remarques sur sa vie et sur l'histoire, avec l'explication de tous les mots difficiles. (Hollande, Elzévir.) i663. 2 vol. pet. in- 12.
Édition recherchée et dont les beaux exemplaires sont rares. Le titre du premier volume est imprimé en caractères rouges et noirs , et celui du second en caractères noirs seulement. Ces titres portent pour enseigne la sphère, et ne contiennent ni l'indication de la ville où l'ouvrage a été imprimé, ni le nom de l'imprimeur. Il n'en est pas moins constant que cette édition a été donnée par les Ëlzévirs. Il existe une réimpression de cet ouvrage, dans le même format, sous la date de 1666; mais elle ne supporte pas la comparaison avec l'édition de i663. Les deux titres de 1666 sont ordinairement imprimés en noir ; cependant j'ai vu un exemplaire dans lequel le tjtre du premier volume était imprimé en rouge, comme dans l'édition de i663. Les notes qui accompagnent ces éditions sont pleines de fautes et d'ignorance. Il se trouva
.BIBLIOGRAPHIQUE. Io5
dans la bibliothèque de M. Renouard un exemplaire de ce livre haut de 4 pouces 1 1 lignes ^. C'est le plus grand que j'aie vu. De moins beaux ont été vendus loo francs chez M. Jourdan, et jusqu'à 120 francs chez M. Gaillard.
^GiBii Memagii Poemata. Quarta editio auctior et emendatior. Âinstelodami , ex officina Elzeviriana. i663. pet. in-ia.
Quoique ce volume ne soit ni fort rare, ni fort cher, nous avons cru devoir l'indiquer ici , d'abord parce qu'il est extrêmement bien imprimé, ensuite parce qu'il contient des poésies en quatre langues différentes , en grec , en latin , en français et en italien; ce qui le rend assez curieux. Et enfin, parce qu'il renferme des vers en l'honneur des Ëlzévirs, dont nous avons même cité un fragment dans leur notice. Il vaut environ 10 à 12 francs.
Le Théâtre de M'. Quihault. suivant la copie imprimée à Paris. (Hollande, Elzévir.) i663.
a vol. pet. in- 12.
Ces deux volumes sont loin de contenir tous les ouvrages de Quinault. Ils ne renferment aucun de ses opéras , et toutes ses tragédies et comédies n'y sont même pas. Cependant cette édition est si jolie qu'elle n'est pas à dédaigner. Toutes les pièces, imprimées séparément, portent la date de 1662, à l'exception de la dernière du second volume, Jgrippa, qui porte la date de i663. Un exemplaire a été vendu 29 francs en i8i3.
Tous les opéras de Quinault font partie du recueil d'opéras imprimés en Hollande en 1684 et années suivantes. Comme la pagination recommence à chaque pièce, on peut les en
extraire et en former un petit recueil pour faire suite aux deux volumes ci-dessus.
Histoire des Amours de Henry IV. avec diverses lettres escrites à ses maîtresses , et autres pièces curieuses. ( par Louise Marguerite de Lorraine , princesse de Conti. ) A Leyde. chez Jean Sambix. (Elzévir. ) i663. pet. in-12.
Il existe deux éditions de ce livre , Tune sous la date qui vient d'être indiquée et l'autre sous celle de 1664. Il y a même plusieurs réimpressions sous ces deux dates ; mais je n'ai jamais vu faire de différence entre elles. Seulement il est nécessaire de s'assurer si le volume , qui se compose de deux parties , paginées séparément , est complet. La première partie, dont on vient de lire le titre, a 142 P^^s; la seconde, qui est intitulée : Recueil de quelques belles actions et paroles mémorables du Roy Henry le grand y et que l'on trouve aussi à la fin des éditions de 1664 et de 1678 de la vie d'Henry IV par Péréfixe , en a 46. Ce volume , bien conservé , s'est vendu 24 francs en 1820.
Histoire du Roy Henri le Grand, composée par Messire Hardouin de Perefixe Archevesque de Paris, cy devant Précepteur du Roy, reveuë, corrigée et augmentée par l'auteur. Amsterdam. Daniel Elsevier. 1664. pet. in-12.
. Cette édition de l'histoire d'Henry IV est celle que l'on doit préférer comme la plus belle à-la~fois et la plus com-
plète. Elle se compose de 8 pages de liminaires , de 566 pages de texte , dont les 4^ dernières sont : Recueil de quelques belles actions et paroles mémorables du Roy Henry le grand; et d'un poëme de Tabbé Cassagnes , non paginé , intitulé : Henry le grand au Roy, Ce poëme, qui a 18 pages, fait partie nécessaire du volume, auquel il se rattache par les signatures. L'édition que nous venons de décrire a été exactement réimprimée, chez le même Daniel Elzévier, en 1678; mais, comme cela arrive presque toujours, la réimpression est moins belle que l'édition originale* Le texte contient le même nombre de pages; seulement les liminaires ont 16 pages au lieu de 8. Le titre imprimé porte l'année 1678, et le frontispice gravé l'année 1679.
Cet ouvrage avait été déjà imprimé en 1661 chez les Elzévirs; ils en avaient même donné deux éditions distinctes cette année , l'une sous le nom d'Anthoine Michiels , et l'autre sous celui de Louys et Daniel Elzévier. Il est fort probable qu'ils avaient commencé par imprimer cette histoire pour Michiels, libraire d'Amsterdam, pour qui ils ont souvent travaillé, et que le succès de son édition les détermina à l'imprimer pour leur propre compte. Quoi qu'il en soit, ces premières éditions ne contiennent ni le poëme de Cassagnes , ni le Recueil des actions et paroles mémorables.
Bien que l'édition de 1661 de Louys et Daniel ne soit pas plus belle que celle de 1664, et qu'elle soit moins complète, ces deux éditions se vendent à-peu-près le même prix. De beaux exemplaires de l'une et de l'autre se sont vendus jusqu'à 60 francs chez Firmin Didot et chez M. Caillard. Ils devaient avoir environ 5 pouces de hauteur. Les autres éditions sont d'un prix très-inférieur.
Persius enucle atus , sive commentarius exactissimus et maxime perspicuus in Persium poetarum omnium difficillimum. Studio Davidis
To8 ESSAI
Wedderburni , Scoti , Abredonensis , opus posthumum. Amstelodami , apud Danielem Elzevirium. 1664. in- 12.
Cette édition n'est pas du même format que les autres classiques imprimés par les Ëlzévirs ; mais elle ne Ta jamais été autrement par eux. Les exemplaires n'en sont pas communs : il en a été vendu un broché 4o francs chez Firmin Didot.
Le Théâtre de P. Cokneille, revu et corrigé,- et augmenté de diverses pièces nouvelles, suivant la copie imprimée à Paris. ( Hollande , Elzévir. ) 1664 à 1676. 4 yol. pet. in-ia. fig.
Ces quatre volumes sont composés des différentes pièces de P. Corneille imprimées séparément en Hollande et réunies sous un titre général. Ils paraissent être la réimpression de l'édition de Paris 1664 , G. de Luynes, in-folio a volumes, et contiennent dans les trois premières parties tout ce qui se trouve dans les deux volumes in-folio, à l'exception seulement, de la Toison "d'Or. De plus le frontispice du premier vohime et le portrait de^ Corneille sont ceux de l'édition infolio, réduits.
Les dates des pièces , qui toutes ont un titre imprimé et un frontispice gravé particuliers, sont, pour celles du premier volume, 1664; et, pour celles des deux suivants, 166^. La quatrième partie , qui a comme les trois autres un titre général imprimé à la même date de 1664 et un frontispice gravé, ne contient que quatre pièces , savoir : Sertorius , sous la date de 1664; la Toison d'Or, sous celle de i66a; Sophonisbe, sous telle de i663..; et Othon, sous celle de 166S, Les pièces suivantes, qui sont Agésilas, 1666; Attila, 1667; Tite et Bérénice, 167 1; Pulchérie, 1678; et Suréna, 1676; ne sont
pas comprises sur la table de cette dernière partie, étant d'une date postérieure , et ont été jointes à ce volume pour compléter les œuvres de Corneille. Mais ces dernières pièces sont d'éditions absolument semblables à celles qui les précèdent, tant pour le format que pour l'impression; elles sont, ainsi que les autres , « suivant la copie imprimée à Paris : » enfin toutes portent sur Te titre imprimé le quœrendo. Il faut remarquer que, depuis Othon, toutes les pièces sont imprimées dans l'année même de leur représentation , excepté Suréna, donné en 1675 et qui porte la date de 1676; et il convient d'ajouter que ces éditions sont fort jolies et tout-àfait dignes de ceux qui les ont imprimées.
Cette réunion complète des comédies et tragédies de P. Corneille compose une des plus rares collections que l'on puisse trouver. Elle n'a été indiquée par aucun bibliographe (i).
Avant de songer à réunir toutes les pièces de Corneille, les Elzévirs en avaient imprimé plusieurs, mais avec un caractère et dans un format plus petits que celles que je viens -d'indiquer. Au lieu du quœrendo le titre portait l'enseigne de la sphère y et elles n'avaient point de frontispice gravé. Un volume contenant le Cid, Horace, Cinna, la Mort de Pompée , Polyeucte et le Menteur , fut vendu 80 francs chez M. Gaillard. Ces six pièces portaient les dates de 1641, 1644 et 1645. Les cinq premières avaient été déjà réunies, en 1644 » sous le titre de F illustre Théâtre de monsieur Corneille, à Leyden,
Il est assez difficile d'indiquer une valeur pour cette édition de P. Corneille, puisqu'elle n'est portée dans aucun catalogue , et n'a jamsâs passé , complète , «n vente publique. Cependant, à en juger par l'extrême difficulté qu'on éprouve
(i) Cette note, ainsi que presque toutes celles qui composent cet ouvrage , est antérieure même à la seconde édition du Manuel de M. Bru* uet 9 et c>st chez moi qu'il a vu pour la première fois Védition de Cor« ueille sur laquelle elle est faite.
^S^^Ê9tSvSpMwM^^^i^^f ^ vendrait fort cher.
I^^^IBItaa«^â»?^*J|3bM|ie celui sur lequel cette
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BlfiLIOGRAPHIQUE. III
Tome i**^. Le titre général imprimé porte la date de i665. Les pièces portent les dates suivantes : les Engagements du Hasard, 1662; le Feint Astrologue, i663; D. Bertran de Cigarral, i663; l'Amour à la mode, 1663; le Berger extravagant, 16 63; le Charme de la Voix, i66a.
Tome 2®. Titre général, 166 5; le Geôlier de Soy-méme, 1662; les Illustres Ennemis, 1662; Bérénice, 1662; Timocrate, 1662; la Mort de Commode, 1662; Darius, 1662.
Tome 3^ Titre général, 166 5; Stilicon, 1662; le t^aland doublé, 1662; Camma, 1662; Maximian, 1662; Pyrrhus, 1666; Persée et Démétrius, 1666. (Ces deux dernières pièces ont été ajoutées après coup et ne sont point sur la table.)
Tome 4®. Titre général, 1676; Antiochus, 1666; Laodice, 1668; le Baron d'Albikrac, 1670; la Comtesse d'Orgueil, 167 1; Théodat, 1673; la Mort d'Annibal, 1673.
Tome 5®. Titre général, 1678; Ariane, 1674; Circé, 1676; la Mort d'Achille, 1676; D. César d'Avalos, 1676; l'Inconnu, 1678; le Comte d'Essex, 1678.
On ne trouve dans cette édition ni le Festin de Pierre, ni Bradamante, qui n'ont été imprimés que postérieurement à 1678.
Cette édition de Th. Corneille est , comme celle de P. Corneille décrite plus haut, d'une excessive rareté; elle n'a été non plus indiquée par aucun bibliographe. Le seul exemplaire complet que je connaisse est celui que je possède.
Il Decameroiv di Messer Giovanni Boccaci Cittadiiio fiorentino. Si corne la diedero aile stampe gli SS". Giunti Tanho 1527. in Àmsterdamo.
(Elzévir. ) i665. pet. in-12.
Cette jolie édition , d'un format un peu plus grand que les in- 12 ordinaires des Elzévirs, est difficile à trouver bien conservée. Un bel exemplaire doit avoir environ 5 pouces
6 lignes de hauteur, et, dans cet état, ne vaut pas moins de 40 à 60 francs. Il en a même été vendu un jusqu'à lao fr. chez M. de Cotte.
Le Gabiwet SATYRiQrE ou Recueil parfait des vers piquans et gaillards de ce temps. Tiré des secrets cabinets des sieurs Sigognes, Régnier, Mo tin, Rerthelot, Maynard et autres des plus signalés poètes de ce siècle. Dernière édition , reveue , corrigée , et de beaucoup augmentée. (Hollande, Elzévir.) 1666. 2 vol. pet. in-ia.
Cette édition , qui paraît avoir été imprimée par les £lzévirs, est rare et fort recherchée. Un exemplaire très-ordinaire a été vendu 5o francs chez M. Caillard, et un autre 70 francs chez M. Mac-Car thy.
La première édition du Cabinet satyrique parut en 161 8, et la seconde en 1621, chez Billaine, à Paris. Celle-ci contient le privilège du roi pour l'impression d'un livre qui servit quelque temps après, avec le Parnasse Satyrique du même auteur, à le faire condamner au feu, arrêt qui depuis fut commué en un bannissement. Théophile Yiaud se défendit toujours d'avoir publié ces ouvrages; mais la voix pubUque n'a pas cessé de les lui attribuer. Ce livre est imprimé sur le même papier et avec les mêmes caractères que le Parnasse satyrique indiqué plus haut.
Recueil de diverses Pièces choisies d'Horace, d'Ovide , Catulle , Martial et Anacréon. Aussi
BIBLIOGRAPHIQUE. Il3
la traduction du I. chant de l'Adonis du chevalier Marin. Par Monsieur le Président Nicole. Jouxte la copie, à Paris chez Charles Sercy. (Hollande, Elzévir. ) 1666. pet. in-ia.
Le recueil des pièces choisies contient 144 P^^s, titre compris. La pagination recommence à TAdonis, qui en contient 60. Ce volume est assez bien imprimé, mais en caractères un peu gros. Il est rare, et a été vendu jusqu'à i5 francs.
Lettres et Poésies de madame la Comtesse de B. (Bregy). Leyde, Antoine Duval. (Elzévir.) 1666. pet. in-i2.
Volume peu intéressant, médiocrement imprimé, mais fort rare. Il comprend en tout ii5 pages.
Recueil de quelques Pièces nouvelles et galantes^ tant en prose qu'en vers; dont les titres se trouvent après la préface. A Cologne chez Pierre du Marteau. ( Hollande , Elzévir.) 1667. 2 part. pet. in- 12.
Ce recueil, évidemment sorti des presses elzéviriennes , contient entre autres pièces le Voyage de Chapelle et Sackaumonty quelques épttres et satyres de Boileau , X élégie de La. Fontaine sur la disgrâce de Fouquetj etc. La première partie avait déjà paru séparément en 1664. Des exemplaires bien conservés valent j[5 à 20 francs.
, par le S. de Dam lÀdotphe Bey«^, ( Hol 9 vol. pet. in-ia.
iSl'Il'fiÂSM^^'fi&'B'O'^' I»*<*gi>*aire*, et. le se *'^8l|U9p@^^ÊW7ltZ<>> est kAarUs, U pi» beU ^/«■SlfS'^â^N^-Btjlul'Ka» celle publiée eaififli ^#^||#IWfn| l^g «tranché les deux letlw W&ïtKaM JmLU. BB\jïl^Ra*de Desmarets , qui sont d e se vend pas lu prix con , et a jqu^ d'une asse ^ 'er dans notre coUeetion
rSi'^tt'B" 47 f<'- chez M. Gaillard.
-?ît=«"— e-ï'-Bû-'^^'''^'^^*^*® QOiE EXTABT. TïicO-
***^^]^f|^^p^£^.:^î^x vetustissimis entm-
'^^^madversiones adjecit
^œlemElzevirium. 1667
J(h^in^n^^^>oëte qu'une fois. Le texti .^^;«MkbS{^^|Vii|^ volume, et les notes de N
__ ^i^idnotaïa. CeUa éditioii . esi
:^!^r^^^i^^^ Lcs,exeniplaiTesbien con-
'"'^^ïl^^^^^ '^"' ^^'"'" "" broché 60 fr
^^•^df^^^^i^^ïbssi broché, 86 francs chei
?&B|*;;êï'ROFBÉTiEs de Maistn se void représeûtt
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BIBLIOGRAPHIQUE. Il5
tout ce qui s'est passé ^ tant en France , £spa* gne , ItaUe , Alemagne y Angleterre , *qu'autre$ parties du monde. Reveuës et corrigées suivant les pf^mières éditions impriméei^ en Avignon en l'an i556. et à Lyon en l'an i558. et autres, avec la vie de l'autheur. à Amsterdam , chez Jean Jansson à Waesberge et la vefVe de fn Elyzée Weyerstraet, l'an ï668. pet. in-ia.
Cette édition y qui ne porte pas le nom des Ëlzévîrs, est cependant certainement imprimée par. eux. Les beaux exemplaires en sont rares et fort chers. Ils doivent avoir environ 4 pouces II lignes. Quand 'ils sont dé cette' grttlldéul^', ils se vendent, coi^e çhe^ M. Jpurdan et M. d'Ourches, 71 et 73 francs. Ce tivre est imprimé sur un papier plus fort que les autres éditions des Elzévirs. A est précédé d'un portrait et d'une vie de Nostradamus , et de quelques autres pièces liminaires renfermées dans 1 4 feuillets. Le texte a 1 58 pages.
PoLYDORî Vergilu Urbivatis de Rerum Inventoribus libri VIII et de Prodieiis libri Hl. cum indicibus locupletisaimis. Amstelodami ^ apud Danielem Elzevirium. 1671. pet. in-m.
Cet ouvtage, d!*un intérêt et d'une valeur médiocre», ne se trouvé ici qu'à cause' du prix e^Kceteif auquel un exemplaire bit>Vihé fut'potté chea Firmin Didot. fl y fut vendu 74 francs en 181 1. Le$ exenlplkires ordinaires valent de 6 à 8 francs.
...Jàt*.
Il6 FSSAI
Hexameron rustique, ou les six Journées passées à la campagne entre des personnes studieuses. ( par La Mothe Le Vayer. ) à Amsterdam, chez Jaques le jeune. (Elzévir. ) 1671.
pet. in-i2i.
Jolie édition d'un ouvrage estimé. Elle est préférable à celles qui existent dans le même format. On la reconnaîtra à l'enseigne de la sphère et à ce qu'elle contient 176 pages, plus une page de table. Un exemplaire a été vendu 10 francs en 18 18 à la salle Silvestre.
Les entretiens d'Ariste et d'Eugène. (Par le P. Bouhours. ) Dernière édition.^ Amsterdam, chez Jaques le jeune. (Elzévir.) 1671. sur la copie imprimée à Paris, pet. in-ia.
Fort jolie édiâon composée de 4 feuillets non chiffrés pour les pièces liminaires; de 438 pages pour le texte de l'ouvrage; et de 5 feuillets également non paginés pour la table des matières. Ce volume n'est pas commun.
Relation contenant l'histoire de l'Acadjêmie Françoise, par M. P. ( Pellisson ). seconde édition. Jouxte la copie imprimée à Paris chez Augustin Courbé. (Hollande, Elzévir.) 167 1.
Cette jolie édition , qui n*est point remarquée , a a54 pages, sans le titre* Elle est moins complète que celles qui l'ont suivie; mais la beauté de son exécution et l'avantage de se Joindre à la collection des Ëlzévirs doivent la faire rechercher.
BIBLIO.GRAPHIQUE. II^
Pensées de M. Pascal sur la Religion et sur quelques autres sujets^ qui ont été trouvées après sa mort parmy ses papiers. Amsterdam , Abraham Wôlfganck, (Elzévir) suivant la. copie imprimée à Paris. 1673. pet. in-12..
Ce volume, bien imprimé, contient 43 pagerde pièces liminaires, a 56 de texte, et 19, non chiffrées, de tables. On le trouve ordinairement joint et relié avec le volume suivant.
Discours sur les PsirsiEs de M. Pascal, où Ton essaye de faire voir quel était son dessein.
Avec un autre Discours, sur les preuves des livres de Moyse. Amsterdam, Abraham Wôlfganck. (Elzévir.) suivant la copie imprimée à Paris. 1673. pet. in-12.
4 pages de liminaires et 119 pages de texte.
Cette édition des Pensées de Pascal , est rare et assez chère. Elle a été réimprimée sans aucun changement en 167^. La réimpression, qui contient le même nombre de pages, est un. peu moins belle que l'édition originale.
D. Aurelii Augustini Hippoit. Episcopi libri XIII. Confessionum.. ad 3 M.SS. exemp. emendati.
opéra et studio R. P. H. Sommalii e soc. Jesuv
Il8 fSSAl
Lugduni, apud Danielem Elzevirium. 1675.
pet. in- 12.
Les Elzëvirs n'ont donné qu'une seule é<fition de ces coniessions. Elle est assez joUe y et les beaux «xemplairf& se trouvant difEcUement Us doivent ^voir au moins 5 pouces de hauteur. Un exemplaire de cette dimension a été vendu 42 fr. cbez M. Gaillard. Le titre de cet ouvrage devrait indiquer Amsterdam comme le Meu où \i\ a été imprâné , et non pas Leyde {Lugduni) où Daniel Elzévir n'a pas eu d'imprimerie postérieurement à Tépoquè de son association avec Jean Elzévir, c'est-^àrdire à Tannée i655.
La Logique ou l'Art de penser : contenant outre les règles communes, plusieurs observations nouvelles, propres à former le jugement, (par A. Arnâuld et P. Nicole). Dernière édition.
Amsterdam, Abraham Wolfgank. (Elzévir.) 1675. pet. in- XSL.
Volume de 55^ pages plus la table, très-bien imprimé et peu commun. • J-*ai vu vendra des^ exem[^i^res bien conservés de iS à ao francs. Un trèd-bêl exemplaire, relié en vélin, a même été porté , dans une vente faite en iS^o par M. Merlin^ à 25 francs. ^
Les Œuvres de Moir sieur Molière, à Amsterdam, chez Jacques le jeune. (Elzévir.) 1675.
5 vol., pet. in-i2.
Nous croyons devoir indiquer ici, comme nous l'avons fait pour les différents tkéàtreè qui précèdent ,qjadlé doit êt^ la
date de chflqœ pièce, et cdia avec d'autant plus de raison que, la publicaticm de ce Hvrè se rapprochant -de la mort de Dtaoiel Ëlzétir, les réimpressions, qui se trouvent préaqu^ toujours mêlées dans les exemplaires aux éditions <onginale$ ne^peuienfr pas lui être, altribnaes. Il est à «remarqtier qvie le Festin ^de Piare , qui .cooQimeàee. le second volumje ^ s'est pas Touvrage de Molière. C'est une détestable £omédife sur le même sujet, de je ne iais ' quel. comédBen nommé Rosiviond, et nmi: pas, coauie le dit M» Bmiiet , le Festin de Firtre, en vnis.,<par Thomas Corneille. Le Festin; de Pierre de Molière pariât n^oir été imprimé en' Hollande pour la première fois qu'en i683. Cette édition estpréôeuse, parce qu'elle contient la fameuse -scène du pauvre, qui fut retranchée des éditions suivantes.
Le tome I^' commence par un frontispice gravé , suivi d'un titre général impvMné; le /titre rsenl se trouve en tête des autres volumes. Ce .premier volume est composé ainsi qu'il suit : Remerciement au Roy ; l'Ëstaurdy, 1674 ; le Dépit amou-* rèux, 1674 ; les Précieuses ridicules , 1674 ; Sganàrelle , 1662 ; les Fascheux, 1674. Touti^^s ces pièces portent renseigne de la sphère sur leur titre, à l'exception de Sganàrelle ou se trouve le quœrendo, et sont suivant la copie imprimée à Paris,
Tome^ .â.. Ije Fesdii- de pierre (celai dont iioqs venons de parler);;l'E$cole des 'Mafia; rEjsciole des, Femmes; la Critique de TE^eole 4es Femmes; la. Prifice^^e d'Elide. Les jf^ièces de e^ volume ont «tontes l'e^^eigne de. 'la sphère, spilt smvùnt la copie imprimée \à :Pa,tis y ^ poçtetit la dat^ de 1^674.. . . . . J«^fi6ie 3. L*AmQlir Médiçcén, 1^75; le Misanthippe,.i674; le Médecin ;u^[gré llii» 1674.; k Siciliep, ift74; amphitryon, z$75; le Mluriage force, %^*}Uv George Dandin, 1669. Les indications d'emeigne et d'impression sont semblahles à celles du tome précédent.
Tome 4. L'Avare; le Tartûfe;M. dfe Pourceaugnac; le Bourgeois Gentilhomme; toutes datées de 1674 et avec les indica^ tions précédentes.
laO ESSAI
Tome Sk Les Fourberies de Scapin, 1671; Psyché ,1 G 70; les Femmes Savantes, 1674; le Malade Imaginaire, 1678; rOmbre de Molière , 1674 ; avec les indications des trois derniers tomes.
Les exemplaires composés de pièces portant les dates qui viennent d'être indiquées, ou même pour quelques-unes des dates antérieures , sont précieux et rares. Il en a été vendu un i3o francs chez M. Gaillard.
Une réimpression portant la date de 1679 peut encore être attribuée à Daniel Ëlzévir , mais elle est moins recherchée que l'édition de 1675. Les éditions postérieures sont étran> gères aux Ëlzévirs.
MiÉTAMORPHosES d'Ovide EN RoNBEAUx. Imprimez par ordre de Sa Majesté , et dédiez à Monseigneur le Dauphin. Jouxte la copie imprimée à Paris de l'Imprimerie Royale. (Hollande, Ëlzévir.) 1677. pet. in-i2.
Ce petit volume , assez rare , porte sur le titre l'enseigne de la sphère. Il est précédé d'un frontispice copié sur celui de l'édition in-4^ de Paris. Il se compose de 6 feuillets liminaires, plus 236 pages de texte et une table de 4 pages. Deux ans après, Wolfgang donna une édition in-ia, qui contient non -seulement les rondeaux que l'on trouve dans celle-ci, mais de plus des figures pour diaque rondeau , copiées et réduites sur celles de l'édition de Paris. Nous indiquons l'édition de 1679 dans la quatrième partie de cet ouvrage.
Œuvres d$ &AcmE. suivant la copie imprimée à
BIBLIOGRAPHIQUE. lai
Paris. (Hollande, Elzévir.) 1678. a, vol. pet. in-i2.
Cette charmante édition est à4ar-fois fort rare et très-chère. £lle se compose de toutes les pièces de Racine, à l'exception d'Ësther et d'Athalie , qui n'ont paru que bien postérieurement à 1678, imprimées séparément et réunies sous un titre général. Chacune de ces pièces porte la date de 1678, et est précédée d'un très -joli frontispice gravé, représentant une situation de la pièce. On joint quelquefois à ces deux volumes les tragédies d'Esther et d'Athalie, imprimées en 1689 et 1691 en Hollande, dans le même format. Un exemplaire de ces œuvres de Racine, qui n'avait rien de remarquable, a été vendu 60 francs chez M. Caillard.
Fort peu de temps après la mort de Daniel Elzévir, en i68a , on a réimprimé les pièces de Racine avec les mêmes caractères et en employant les mêmes figures. Cette nouvelle édition n'est guère moins jolie que l'autre, mais elle est moins recherchée, ne pouvant pas être attribuée au même imprimeur.
Recueil j>e Pièces galaittes, en prose et en vers, de madame la comtesse de La Suze , d^une autre dame , et de M. Pelisson. augmenté de plusieurs élégies, sur la copie, à Paris, chez
. Gabriel Quinet. (Hollande, Elzévir.) 1678.
5 part. I vol. pet. in-ia.
Ce volume, qui est fort rare et qui contient des pièces qu'on ne trouve point ailleurs, mérite, sous ces deux rapports, d'être placé ici , quoique pourtant il soit assez médiocrement imprimé. Le titre porte l'enseigne de la sphère. La pagination des trois parties se suit, et le volume contient en tout 617 pages.
122 SSSAl
MaI>rioaux de m. D. L. s. (M. de la Sablière), suivant la copie imprimée à Paris. ( Hollande , Elzévir.) 1680. pet. iu-12.
Je ne connais aucune édition aussi jolie de ces madrigaux estimés. Ce ,petit volume n'a que 84 pages. Il porte sur le titre le qiuerendo.
HisxoiB£ AMOUREUSE. ujss GiVLEs. (Par Bussi Babutin. ) à Liège. (Hollande, Ekévir.) [Sans date.] 2 part, i vol. pet. in-12.
Il existe de ce livre de nombreuses réimpressions ; .mais cette édition, qui est la plus belle et la plus recherchée, est aussi la plus rare. La première partie contient 190 pages. La seconde , qui n'a point de titre particulier, en contient 69. Il doit en outre y avoir une clef de trois pages. De beaux exemplaires de cet ouvrage ont été payés jusqu'à 25 francs.
M. Brunet dit que cette édition n'a sûrement pas été imprimée par un Elzévir. Comme il ne donne aucune raison à l'appui de son opinion, et cpi'il nouk a accoutumés à ne ^pascvoire trop légèrement ses assertions , nous .persistons à indiquer cette édition d'abord parce qu'elle est la plus belle, ensuite parce que c'est celle que désignaient les bibliographes les plus voisins du temps des Ëlzévirs, comme imprimée par eux. Nous serons prêts à nous rectifier aussitôt que M. Brunet nous aura fourni la preuve que nous nous trompons.
Le moten pe parvenir. Œuvre contenant la raison de tout ce qui a esté, est, et sera (par
iB|BI<lOORAP.HlQU£. ^ M3
.J^voqlde de Vervîite ). Avec 4émQi;(sQfatioDS ce^jmm^ et. nécessaires v^cdon: la jKiicoiitre des éfFete , de ywtu. .El advkndra .^ue . «ux qui auront nez à porter lunettes s'en >9ervin;)Dt , ainsi qu'il est escrit au Dictionnaire à dormir en toutes langues, S. recensuit sapiens ab A ad Z. ( avec cette épigraphe ) IVunc ipsa vocat reSj haciter est. iËneid. IX.^.320» Injpriipé cette année. ( en Hollande ). pet. in-i a.
Sj Ton crpit indispeiis^le de joindre nii^ édition du JK^ityeo de parvenir à la collftctiQn £)zévirieime 9 c'est à. celle-ci. que l'on doit donner la préférence. Elle est assez bien imprimée , et contient 4^9 pages en tout. Le format est plus petit et le caractère plus fin qu'ils ne le sont ordinairement. L'édition que quelques bibliographes indiquent comme faisant partie de la collection, est celle, aussi sans date, qui n'a que 348 pages. Il est évident qu'ils se trompent ; car la dernière page de cette édition contient une liste de quelques Usures galants qui se vendent en Hollande y parmi lesquels il en est qui ont paru tout-à-fait à la fin du dix-septième siècle , c'est-à-dire un assez graftid nombre d'années après que les Ëlzévirs eurent cessé d'imprimer. Il existe des exemplaires de la dernière édi- ' tion dont nous venons de parler, avec les titres suivants : Le Coupe- eu de la mëlancoUe , ou Vénus en belle humeur^ Parme y 1698; et Le Salmigondis , ou Le Manège, du genre humain. Liège ^ 1698. La date qui se trouve à ces deux titres semble indiquer naturellement celle que l'on doit suppléer au titre qui n'en porte pas.
L'édition dont nous venons de donner le titre s'est vendue 48 fr. chez Regnault-Bretel , et 24 francs seulement dans une autre vente , à la même époque.
ia4 ESSAI BIBLIOGRAPHIQUE.
Les Œuvres de Clemert M abot de Cahors , valet de chambre du Roy. reveuës et augmentées de nouveau ( et précédées d'un abrégé de sa vie ). La Haye, Adrian Moetjens. 1700. 2 vol. pet.
in-i2.
. Il parait difficile de ne pas indiquer ici cette jolie édition, qui est imprimée avec des caractères tout-à-fait semblables à ceux qu'employaient les Ëlzévirs, et qu'on a d'ailleurs coutume de joindre à leur collection. On paie jusqu'à 3o francs les exemplaires grands de marges et qui sont bien conservés. Un exemplaire broché a été, en 181 6, porté dans une vente publique au prix excessif de lao francs, et un autre, aussi broché , à plus de 1 5o fi*, à la vente de M. Mac-Carthy.