‹ Essai bibliographique sur les éditions des Elzévirs, les plus précieuses et les plus recherchéesChapitre 12 sur 22 · TO · texte numérisé non relu

TO

l48 ESSAI

Édidon bien imprimée et peu commune d'un auteut plus connu par les satires de Boîleau que par ses propres ouvrages. Le premier volume contient 7 feuillets liminaires et a 1 5 pages de texte; et le second k feuillets, plus 238 pages. Les ouvrages suivants, du même auteur, peuvent se joindre à ses nouvelles OEuvreSy dont ils ne font point partie.

ÂMiTiEz, Amours, et Amourettes. Par M. Le Pays, suivant la copie de Paris. (Hollande, £1zévir.) 1664* pet. in-ia.

Liminaires, 12 feuillets non paginés; texte, 4^6 pages; table et vers en l'honneur de l'auteur, 9 feuillets.

Indépendamment des éditions françaises, qui ont dû être nombreuses, le catalogue de Daniel Elzévir de 1674 indique une édition de cet ouvrage sous la date de 1668, et il en existe une autre , imprimée aux frais de Wolfgang en 1678. On concevrait difficilement la vogue d'un pareil ouvrage , si elle n'était expliquée par le succès de quelques-uns de ceux qui paraissent de nos jours.

Portrait de l'Autheur des Amitiez, Amours et Amourettes (par Le Pays, lui-même.) Envoyé à son Altesse Madame la Duchesse de Nemours, suivant la copie de Paris , se vendent A Amterdam, chez Jacob de Zetter. (Elzévir. ) î665. pet. in- 12.

36 pages imprimées assez fin et médiocrement. Les liminaires sont paginées avec le texte.

Zelotyde , histoire galante , à son Altesse Royale Monseigneur le Duc de Savoy e, Prince de

BIBLIOGRAPHIQUE. t49

Piedmont, Roy de Chypre, etc. par Monsieur Le Pays. Cologne, Pierre Michel, (Hollande, Elzévir.) i666,

4 feuillets de pièces liminaires pages de texle«

Ouvrages de P, Corneille Blessebois.^

OEUVRES SATIRIQUE DE P. CoRNEILLE BlESSEBOIS.

A Leyde. 1676. pet. in-12.

Ce petit volume étant fort rare, nous croyons nécessaire d'en donner la description exacte. Le titre, qui vient d'être transcrit, est précédé d'un frontispice gravé portant la même inscription. Vient ensuite une préface de quatre pages, suivie d'un feuillet sur lequel on lit : tAlmanac des Belles pour tannée 1676. par Pierre Corneille Blessehois. Une épître à mesdemoiselles Jeamy occupe deux autres feuillets. Aucune de ces pièces n'est paginée ; cependant la pagination est censée ' commencer après la préface, puisque la première page du texte est chiffrée 7. Le texte finit à la page 34 , et est composé d'un poëme intitulé les Quatre Saison^ de Vannée 1676, et de quelques sonnets et madrigaux,

'Le Rut ou la Pudeur éteinte. P. Corneille Bles* sebois. (1676.) 3 tom. pet. in-ia.

Espèce de roman satirique , en prose et en vers , d'une extrême licence. Il n'est pas. moins rare que le volume qui précède, et se trouve ordinairement à sa suite*, quoique rien n'indique qu'il y, doive nécessairement être joint. Avant le titre qu'on vient de lire se trouve un faux titre portant : Tome premier. 1676. et après, une épître à mademoiselle de Scay.

l5o ESSAI

Le Mttt commence à la page chiflrée 9, et fimt> pour k premier volume 9 à la page 721. Les pièces qui précèdent le texie ne sont pas chiffrées , quoiqu'elles comptent dans la pagination. Le second volume commence , ainsi que le premier, par le faux titre : Tome second, 1676. Le titre est le même qu'au premier volume, sauf ces mots, pièce galante, qui sont ajoutés. Une épitre à mademoiselle de Scay se trouve encore ici. Ces pièces occupent quatre feuillets non paginés, et la seconde partie commence à la page i et finit à la page 71. Le troisième tome n'a pas de faux titre, et son titre est figuré ainsi qu'il suit : ie Rut ou la pudeur éteinte, troisième partie par P, Corneille Blessebois. A Leyde. 1676. n est toujours dédié à mademoiselle de Scay. Le titre et la dédicace forment trois feuillets non paginés , et le texte va de la page i à la page 87 , qui termine l'ouvrage.

L'EuGÉmE tragédie 4édié à son Altesse le Prince d'Orange, par P. Corneille Blessebois.

Cette pièce , qui ne porte point de date , est probablement comme les précédentes, avec lesquelles elle est habituellement reliée, de 1676. Après le titre se trouve une dédicace au prince d'Orange et un sonnet au lecteur. Ces liminaires occupent 10 pages, et la tragédie commence à la page 11. Elle finit à la page 52 , et est suivie de trois feuillets non paginés contenant des portraits en vers.

Le titre , OEuvres satiriques , qui se lit en tète du premier des ouvrages de P. C. Blessebois , que nous venons de citer, parsât être un titre général, destiné à se placer au commencement des collections de ses œuvres; Ces collections ne sont pas toujours rangées dans le même ordre, et l'on en trouve de plus ou moins complètes. Ainsi, outre les pièces dont nous avons donné la nomenclature , M. Brunet en cite une intitulée : .ilfa/tAtf le Rayer ^ ou Mademoiselle de Scay y

bibliocraphjque; i5i

petite comédie, imprimée pour l'auteur, en 1676, de 114

pages; et une autre sous le titre suivant : le Lyon d'Jngélie,

histoire amoureuse et tragique. Cologne, Simon l'Africain.

1676. Suivi du Temple de Marsyas, J'ai vainement cherché

à me procurer ces deux ouvrages , pour lesquels je suis forcé

de renvoyer au Manuel du Libraire, On trouvera dans ce

dictionnaire un article très-judicieux, dans lequel M. Brunet

démontre que les ouvrages de Blessebois ne peuvent pas avoir

été imprimés par un Elzévir, à Leyde, en 1676, puisque

aucun imprimeur de ce nom n'a exercé son art dans cette

ville postérieurement à 1661. Cette considération n'a pas dû

nous empêcher de placer ici ces ouvrages que l'on annexe

habituellement aux collections d'Elzévirs, et qui sont assez

rares pour que le prix en ait été porté jusqu'à i5o et même

plus de !ïoo francs.

M. de Beauchamps , dans ses recherches sur le théâtre , indique encore comme étant de P. C. Blessebois : la Corneille de

mademoiselle de Scajr et Fillon réduite à Ce dernier titre

est donné en entier dans la Bibliothèque du Théâtre-Français ainsi qu'il suit : FUon réduit à mettre cinq contre un. Amusement pour la jeunesse. Je n'ai jamais vu ces deux derniers ouvrages , et M. Brunet ne paraît pas avoir été plus heureux que moi , puisqu'il ne les cite même pas.

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