‹ Essai critique sur l'esthétique de KantChapitre 118 sur 118 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

l. Le Beau est-il objectif où purement subjectif? — L'esthétique générale de Kant plaide pour une conception purement subjective du Beau. — Textes plaidant pour des raisons objectives de l'impression esthétique subjective. — Le problème de l’objectivité du Beau se rattache à celui de l'existence objective du monde extérieur : contradiction dans laquelle est tombé Kant. — Le réalisme et l'idéalisme de la finalité : faveur que nous faisons à la nature ou faveur que nous fait la nature. — Jugements esthétiques purs : il n'y a de possible que des jugements

esthético-téléologiques. — A fond, Kant a admis des causes objectives du Beau. En quoi consistent-elles?. . .

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II. Causes objectives du Beau : Ni les objets extérieurs, ni la forme de ces objets. — La cause objective du Beau ne peut pas Ôtre un phénomène, mais doit ètre située dans la région des noumeènes. — Au jugement téléologique correspondent objectivement les êtres organisés, n'y a-t-il pas quelque chose d'objectif correspondant aux jugements esthétiques ? — Trois sortes de noumènes : le substratum supra-sensible du monde sensible, le mobile supra-sensible du Devoir, et, entre les deux, le substratum supra-sensible du Beau, qui «n'est ni nature ni liberté..…., et dans lequel la faculté théorique se confond avec la faculté pratique d'une façun inconnue, mais semblable pour tous ».— Gette théorie est encore subjective chez Kant : il n’a jamais séparé nettement le point de vue subjectif du point de vue objectif, — La finalité jusqu'à un certain point plus objective que la causalité, — Æant a merveilleusement décrit l’état esthétique, mais il n’a pas démontré que devant tel objet doive s'établir l'harmonie de l'imagination et de l'entendement, et devant tel CUT ER ON ERESEE

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III, Interprétations subjectiviste et sentimentaliste — formaliste — et idéaliste de l'esthétique kantienne, — Théorie des Zdées esthétiques : 19 Idée normale esthétique et idéal proprement dit, — 2° Visent vers un maximun comme les Idées de la raison, mais sont des représentations de l'imagination et de la raison : les attributs. 3° Les Idées esthétiques sont des représentations ixeæponibles de l’'imagination, les Idées rationnelles des concepts t#démontrables de la raison.— 4 L'Idée

esthétique exprime symboliquement la moralité, — 5e L’universalité esthétique n’est qu'une /dée. — Discussion : Kant, a réduit en fin de rompte, l'Idée esthétique à l’Idée éthique. — L'existence objective de la chose en soi. Sens négatif et sens positif du noumène. — L'intuition intellectuelle : tantôt jugée inconcevable, tantôt

parfaitement concevable. — Kant a admis des choses en soi comme objets de l'entendement pur. — Déterminations positives de la chose en soi, en tant que fondement de la nature extérieure. Corrélatif de l'unité de l’aperception : en dernière analyse, c'est la chose en soi qui crée les lois de la liaison et de la reproduction des phénomènes, — Textes contraires. — Détermination positive de la chose en soi, en tant que fondement dernier de la nature intérieure, du Moi : Le Moi « sujet » et « cause » de la pensée, — Comment Kant passe-t-il des Idées, créations subjectives de l'esprit, à la chose en soi, fondement objectif de la nature et de la moralite? Le comme si et la supposition relative, suppositio relativa. Le Mittelweg entre le dogmatisme et le scepticisme. — Le rapport de la chose en soi avec le monde des sens expliqué par analogie avec les catégories. — Donc, Kant a admis l'existence objective de la chose en soi : il doit en ètre de mème du Beau. — Les belles formes comme faites exprès pour notre faculté de juger. — Théorie du génie : le génie n’est pas un produit arbitraire de la subjectivité humaine, mais quelque chose d'objectif, jaillissant du fond même des choses et révélant l'essence de ce fond. — Kant n'avait pas besoin de moraliser son esthétique : interprétation de Hermann Cohen. — Pour une théorie sentimentaliste du Beau, il n'y a pas de beauté GODIN OC Deere ee

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IV. Le Sublime. — Kant l'a coordonné au Beau. — Conçu jusqu'à un certain point comme la forme opposée du Beau : 10 Concerne les objets sans forme, 2e Représentation d’un concept indéterminé, non de l’entendement, mais de la raison. 3° Lié à la représentation, non de la qualité, mais de la quantité. 4 Excité indirectement par le sentiment d’une suspension momentanée des forces vitales, suivie d’une violente effusion. 5° Moins un plaisir positif qu'un plaisir négatif. 6° Le sublime absolument, irréductiblement subjectif. T° Se confond avec le sen-

timent moral et n’a pas besoin pour cela de déduction. — Discussion : 4) Le sublime n’est pas une modification du Beau, mais de l'esthétique, des Aesthetischen, en général, — à) Le Beau aussi est subjectif pour Kant. c) Le Beau aussi entretient les rapports les plus étroits avec la moralité. d) Le Beau aussi est la représentation d’un concept indéterminé de la raison. — Qu'est-ce que le Sublime ? Sublime mathématique : appréhension et compréhension : l'Idée de l'infini, la subreption. Sublime dynamique .. . .. ses.

V. Discussion de la caractéristique hantienne du Sublime. — Distinction entre le sublime mathématique et le sublime dynamique vaine : au fond, il n'y a que du sublime dynamique. — Kant à tort d'exiger pour le sublime mathématique la grandeur absolue : la grandeur relative suffit. — Introduction de l’Idée de l’Infini : elle est absolument inutile. — Discussion de la théorie de l’appréhension : dès qu'un objet entre dans notre perception, il devient limité et fini. — Discussion de la théorie de la subreption : le sublime est, à un certain point de vue, moins subjectif que le Beau. La théorie de la subreption exclut toute sublimité du sujet. — Solidité de l’analyse kantienne de la nature subjective du Sublime, . , . , . . . .

VI, Nature véritable du Sublime. — 1° Sentiment mélangé. — 2° Caractère de la quantité. — 30 La grandeur du sublime ne nous est pas donnée à vue d'œil, mais l'association joue, dans le sublime, un rôle aussi considérable que dans le Beau. — 4° Ï n'y à qu’un seul sublime, le sublime de la puissance. — 5° Le sublime se réduit, lui aussi, au symbolisme sympathique : c’est le don de nous confondre avec la grandeur de la nature et la grandeur intellectuelle et morale . . , . . ..

VII. Modifications du Beau : Théorie de Vischer. — Problème factice, — Le laid. — Le comique. — Théorie kantienne : explication physiologique et psychologique. — Trois causes du comique : le bien-être physique, la coexistence de deux concepts inconciliables, la conscience de notre supériorité. — Le naïf. — L'HAMOUT SRE EM TN rire Serie oi ele Ci

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