CHAPITRE IX
Exemples et remarques pour démontrer les avantages des analyses grammaticales.
Pour montrer l'utilité de notre méthode analytique quand il s’agit de découvrir le sens des phrases, appliquons la à
} quelques unes de celles dont la structure semble enigma-
tique. Nul grammairien, à ma connaissance, n’a encore expliqué la valeur intrinsèque de l’ancienne locution él y a, que Demandre appèle le verbe & y a
3 3 5 3 8 ‘4 84. I. I! IV. y IL a III. queiqu'un (V, dans cette 2 3 3
chambre) qui vous demande
Au premier aspect je vois les pronoms il et y ; l’attributif ou le verbe & applique l’évènement à ë/, ce pronom sans antécédent : le pronom relatif qui n’est que la suite de l'emploi des mots à y a quelqu'un. Ce pronom il n’est ici qu'un subjectif indéfini, comme dans les locutions 57 pleut, il vente, et comme on et ce. Dans cette chambre est un terminatif placé dans le corps de lobjectif composé par
1 aa à ue un
cohérence de phrase, quelqu'un qui vous demande, Je fais un terminatif de y, parce que ce pronom relatif représente souvent un lieu dont on vient de parler ; je Île remplace par l’adverbe de lieu {à pour que ce soit un terminatif aussi indéfini que le subjectif #, C’est donc comme si je disais ; 4/ a là quelqu'un dans cette chambre qui vous demande, Ce langage semble remonter à des temps de barbarie. Maintenant je remarque que notre langue aims particulièrement ces expressions précursives qui semble:t courir au devant des choses pour les annoncer d’avance : tels sont nos articles et nos verbes auxiliaires dont le fréquent retour parait si fastidieux, D’où je couclus que les mots &/ y a et qui ne figurent là que comme des ad- Jonctifs: je les retranche donc et je conserve les autres : quelqu'un dans cette chambre vous demande. Dans la pratique je L’exprime ainsi: &/ y 4, qui gallicisme, c’est comme qui dirait :
85. I. Quelqu'un IV. dans cette chambre III. vous demande, où quelqu'un vous demande dans cette chambre.
Très souvent ces. mots i/ y & ont une signification bien déterminée : par exemple, après avoir parlé d’un des associés d’une maison de commerce, si îe dis: 1. & IV. y IT. a III. une part considérable, rien n’est fictif daus cette locution. Le pronom if rappèle cette associé, le pronom relatif y représente cette maison de commerce : c’est donc comme si je disais: Cet associé a une part considérable dans cette maison de commerce.
C’est ainsi que passaut du connu à l’inconnu j'ai enfin expliqué cette éuigme.
Ce gallicisme si simple, si naïf, qui charme tant l’oreille des enfants, dans les contes que leur font nos bonnes vieilles, peut, par un heureux emploi, avoir beaucoup de grâce et d’énergie dans le discours.