‹ Essai d'analyse psycho-sensorielle et de psychogénie scolaireChapitre 25 sur 139 · SPA VAR · texte numérisé non relu

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une proportion du simple au double. De même le comportement féminin se montre plus sensible à l’infiuence du préavis. C’est probablement parce que les jeunes filles sont plus suggestives, ainsi que Binet l’a montré. L'influence combinée du centre d'intérêt et du préavis paraît le prouver également.

Le préavis agit beaucoup moins, en général, que le centre d'intérêt chez les garçons. Son influence a été même négative au C.S. Remarquons l’équivalence curieuse du centre d'intérêt et du préavis sur les garçons du C.M. Ces équivalences marquent très probablement des seuils ou des frontières (Binet) psychogéniques. Celle-ci, par exemple, pourrait indiquer l’origine de la schématisation conceptuelle.

Les deux procédés associés sont, en général, plus efficaces qu'un seul, et pour chaque sexe. Comme exceptions, on note les garçons du C.C. qui paraissent favorisés par le centre d’intérêt seul, et les fillettes du C.S. à qui la même condition est également des plus favorables. En revanche, au C.M., garçons et filles bénéficient beaucoup de l'association, alors que chaque procédé séparé agit plutôt faiblement. Chez les fillettes du C.E., ce sont des optima frappants dans les trois comparaisons.

Il résulte de tout ceci que les deux procédés, surtout associés, conviennent principalement aux jeunes élèves jusqu’à la puberté (période du C.S.). Passé cet âge, leur influence diminue rapidement. Alors l’adaptation attentionnelle paraît suffisamment formée par l’inhibition volontaire.

Un test analogue, organisé à l’école maternelle du Centre, avec des moyens appropriés à l’âge (historiettes), donna des résultats semblables. Les moyennes furent : 13,6 pour le premier test; 14,6 pour le deuxième; 16,2 pour le troisième, et 15,3 pour le quatrième. Cette dernière variante n’est pas considérable.

Si l’on compare enfin ces résultats à ceux des enquêtes précédentes (7° et 8”), on voit qué les derniers établis, par sexe, sont complètement opposés à ceux qui avaient été obtenus dans l’expérimentation du point brillant.

Il ne faut pas conclure trop vite. On a vu que le centre d’intérêt, comme le préavis, se ramène à une suggestion du maître ou de la maîtresse. Ceux-ci choisissent et proposent : c’est-àdire imposent plus ou moins à tout âge. Ainsi s’explique no-

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tamment le comportement féminin, car, à âge égal, les fillettes sont plus suggestibles que les garçons.

Si ceux-ci, en revanche, réussissent mieux avec le point brillant, c’est probablement parce que, plus évolués en général, pour la suggestibilité, que leurs compagnes, ils agissent plus tôt par auto-suggestion. Ce n’est que par celle-ci, en effet, qu'il est possible d’expliquer l’action du point brillant. Ce recoupement inattendu permet de saisir l’une des différences curieuses du comportement des sexes.

Le graphique n° 3, établi d’après les moyennes des notes calculées de o à 20, indique, après un parallélisme bisexuel

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