‹ Essai d'analyse psycho-sensorielle et de psychogénie scolaireChapitre 87 sur 139 · DATE · texte numérisé non relu

DATE

| | | | UOISIA |

*210199 NP JUOPIS9Id ‘oxreuruid juoureusresus,[ 9p An9309dsur ‘PUB ‘T-"A ‘IN 164 ‘9ZGL 21407920,p (onued ,z) sonbi$08epad SOOU819JU09 S9[ SUBP Soguuop SUOIJJOIP Sop uoreorrddy (1)

AE RE PRE HSE Ne : LE ee

: S4YEUI np Ssejjeuuosieod EU0IIBA40SQO

: ssjuoipouwu suoijsodsu! sep Jou/20ns 8641} 9LUNSGH

1 s04/U}IP919u SoouenjjU] SOP FOU[OONS SEA} UNE

(senur Suorjuou SO] JOJHIE) ?PADIOI — ‘QUAD — ‘JOUMOU J1-JSH LAC LORS DUOHDN TT UNE QoUDSSIDU 9p 904 ER Rob nt 7

AT 4 © 77 juv{u9, 299 WON

RES Le

(NAINUVS-ANVUYLHSE SLSAL) ( (D S3N0I9071OH9ASd-OISAHd SNOILYAUSSHO.Q

S'YIANGIAIONI 33H94

NOHAT AC HIVINANIAAANA HDOTOHASd AE ATH

} (extérieur

TABLEAU x

"o1pessa9gu 21AN<O 9799 Anod sn0} 2P JJUOJOA dUUO4 Ej AS SUOFAWO9 SNON

‘(euuoren-93n8H)

uoyon ‘suo51e3 op onbriqnd 91007 ‘oguimoz ua o1pemd An9799d -SUX [IN E LEGI 7911in{ GT 21 JUnaD so91padx® jUO1I9S Souoy Saj Sapnor,

“onbiso|ouyoÂsd UO01881S2AUT.P OUIQIEX SUIUIO9 9AI9SUGI

B1I9S 9 JUJNS 21099 1684 uf) ‘UioSSaipe MJ uo,nb Ssysoj-SH0A9P Sa]

“$9191du109 J9 SNA9I ‘BIOUINOYII 72 SJUOLUSUSIOSUOI 9P 9PUEUIP 97007

U AISIBId 2048 SimaIfIe,p RIPUOdYA I] ‘Sojfn S[ISUO9 SNO3 IOpUPUOP

IN] 99 21Jj9umos IN] 8] Anod an9799dSUT,] 9p 28essed np 8120414 uO “HIIPIO9S 9QUUE,[ 2100] JUEpuO oNU0Y 019 HOP So oquospid UT

LNVLHOdMI SIA

UCHEAIISGO onbeu9 9p

HLVA

H'IIAIHOSNAS-OHIXSA HIANUOA

ER

.'088,[ 99AB JUIANOS OHVUA mb ‘97141790 21189 op Squvuluop sa] ‘eouesp{uos ue sehñiogdus sajpiur sep JUPp1D,S u® J9 JUop?991d nVe1Q01 a] Se1d0,p ‘191 12Nb1PUT ‘95S0]9 V] 9P SI0Y9D U9 12 UO1]D?1091 U9 JnozINs ‘AUN/U9) 9p opumuods 21101020] 120185Q0

snbiyo4sd uofjwquelio,| & Sji30jou

SIHIVLNINIFIdWO9Q SLNIWANDIISNAIE

I Ki joee

inconnues de lui souvent jusqu'alors. La collaboration indispensable entre médecins et éducateurs, dont nous avons parlé à plusieurs reprises parce qu’elle nous tient à cœur, se réalisera beaucoup plus facilement ainsi, car on aura établi sa base et son but.

I! en serait de même pour la collaboration non moins indispensable avec les psychologues de laboratoire qui trouveraient, dans certaines courbes singulières, peut-être, des formes nouvelles d’expérimentation et des possibilités précieuses de découvertes. En psychologie, comme en tout travail, il faut savoir s'organiser et coopérer de plus en plus.

Notre procédé d’analyse psycho-sensorielle est encore d’un emploi trop récent pour que nous puissions actuellement en montrer tous les résultats. Voici cependant quelques-uns des plus curieux.

M'° Bès, institutrice à Argut-Dessus, a observé trois enfants de la même famille. L’aîné, G..., appartient au C.M. (2”*° année). Sa première formule est :

ABNÉ OA Ge D IN ETR PM RO FER DIR ID PED Set

On voit combien cet enfant accuse de déficiences par 9 négatifs regrettables. Son village est perdu dans la montagne et sa fréquentation scolaire est très mauvaise. On voit les conséquences. G... ne jouit que d’une activité sensorielle scolaire réduite à la vision et à l’audition. Sauf la mémoire et le sens de la qualité, il n’accuse rien dans le cycle conceptuel. Médiocrement cénesthésique, il offre une valeur nulle pour le troisième cycle. Il sortira néanmoins prochainement de l’école et il sera électeur, père de famille, peut-être même conseiller municipal. Nous avons encore quelques maires de ce niveau mental. C’est le cantonnier qui signe pour l’un d'eux!

Son frère, M..…., un peu plus jeune, appartient au même cours (1° année). Voici sa formule :

1BV-HARE GEO ET K CS M PONT (Tout le reste est négatif.)

Ce comportement est analogue au premier, si l’on tient ‘ compte de l’âge. La base sensorielle, sauf pour le tact, pré-

sente les mêmes déficiences. La sœur cadette, J..., o ans, n’est pas mieux douée, toutes proportions gardées. Elle donne simplement :

3V+2A—G—0—T+3K—M +3Q.. (Tout le reste négatif.)

Veut-on comparer ces constatations avec celles que nous avons faites, à la même époque, sur une très bonne élève de l’école de filles de Gourdan-Polignan, où la fréquentation est régulière? La formule du g novembre 1926, “ Barthe B: alors âgée de r0 ans et 11 mois, élève du C.M.,

6V+7A+O+G+S5ST+28K + 21M +10Q +7JF + 2 As — Ir — Ice +3 S + 9-C +5 Es + Se.

Après la misère psychologique, nous trouvons là un exemple de richesse et même d'harmonie absolument remarquable. Certains psychologues, plus connaisseurs en livres qu’en enfants, essaient en vain, depuis des années, de nous doter du moyen de reconnaître aisément et sûrement les surnormaux (Binet) ou les sujets d’élite. Il n’est pas besoin de chercher désormais longtemps un procédé simple pour les découvrir : c’est notre méthode. Toutes les fois qu’elle a attiré notre attention sur un sujet, les renseignements du maître, la visite des cahiers, les questions d'intelligence que nous avons posées, ont prouvé que le diagnostic primitif était suffisamment exact. De plus, les résultats aux examens nous ont fourni confirmation nouvelle. Marthe B... a obtenu le certificat d’études primaires à 12 ans, avec la mention très bien.

Il nous paraît inutile d’insister sur les avantages de cette investigation pour assurer et compléter une inspection de classe ou d’école. Binet s’était préoccupé de cette question vraiment délicate sans aboutir à un résultat positif. Nous pouvons offrir cette solution, au moins provisoire, en nous aidant de ses travaux comme de notre expérience personnelle,

C’est Alfred Binet également qui a montré toute l’importance de l’orientation psychique, mère de l'orientation professionnelle. Celle-ci, dont nous avons pu étudier l’application méthodique mais incomplète et empirique en Allemagne, pendant un séjour à Cologne et grâce à l’extrême obligeance du sous-directeur de « }’ Arbeitsnachweïss » de cette ville, demande

LA

beaucoup plus de compétence psychologique. Eile exige aussi la collaboration étroite des instituteurs et de leurs inspecteurs que l’on oublie trop souvent. Une organisation adininistrative, trop particulariste et compliquée, l'empêche encore en France. C’est regrettable.

En Allemagne, tout candidat à l’apprentissage doit apporter un livret scolaire sur lequel on a déjà noté ses principales aptitudes. Mais la notation est vague. La nôtre serait plus complète, précise et utile.

Comment discernons-nous l'orientation psychique?

Approximativement, on voit, dès la première formule, et bien mieux encore lorsque le tableau est garni, les dominantes sensorielles et psychiques de chaque sujet. Le coefficient qui précède chaque initiale est assez éloquent. Les recoupements et variations, que l’ingéniosité de l’observateur ou les hasards de l’expérience amèneront méthodiquement ou fatalement, seront excellents pour accuser encore ces dominantes. Cette simple observation, consignée huit fois par an, presque chaque mois scolaire, à la page 4 du tableau n° 19, synthétisée dans une dernière étude d’ensemble, à la fin de la scolarité, guiderait utilement familles et patrons au début de l’apprentissage. Il suffirait à l’enseignement technique de constituer une commission de techniciens et de psychologues qui dresserait, d’un commun accord, un tableau des professions en fonction de notre formule psycho-sensorielle ou de tout autre meilleure que nous accepterons sans faux amour-propre. L’idée excellente, mais beaucoup trop vague et empirique dans sa réalisation actuelle, de M. Mauvezin, de la Chambre de commerce de Bordeaux, dont la « Rose des Métiers » est bien connue, reposerait alors sur une base psychologique et scientifique. La décision récente du Ministre de l’Instruction publique, plaçant l’enseignement technique sous le contrôle des recteurs et inspecteurs d’Académie, est d’heureux augure. La création d'un office national d’orientation professionnelle l’est également. Mais il reste à instruire et entraîner les directions régionales.

Il est possible d’ailleurs, si l’on veut faire de la psychométrie, à l’instar de l’étranger, de donner une base mathématique à la recherche de la formule d’orientation psychique. Il suffirait d'établir la moyenne des coefficients par âge et pour

Page 1