‹ Essai d'histoire universelle ou exposé comparatif des traditions de tous lesChapitre 35 sur 37 · HISTOIRE DE LA HADTE ASIE · texte numérisé non relu

HISTOIRE DE LA HADTE ASIE

envoyés par les villes et chargés de décider en assemblée publique des intérêts communs.

Et la seconde période de cet âge donne les noms suivants de la race des Atyades : Tmolus, Tantale , Camblète , Jardanus et Omphale , qui eut d'Hercule Thébain, Alcée, dont le troisième descendant , Agron, monta sur le trône de Lydie » et cQmmença la dynastie desHéraclides^qui se continua par Ardys, Alyattes, Mélès et Candaule.

Or, Tantale y roi de Lydie, qui avait dérobé à la table des dieux le nectar et l'ambroisie , fut précipité dans les enfers; et comme en même temps il avait enlevé Ganymède dans la Troade , il en résulta une grande guerre entre la race de Dardanus et la race de Tantale; et Pélops, son successeur, fut battu par les Troyens , et forcé de se réfugier en Grèce , où il alla s'établir dans le Péloponèse, auquel il donna son nom. Et ce fut là ce qui fut cause de la haine qui exista toujours entre les races de Tros et de Pélops , et c'est pour cela qu'Alexandre ou Paris alla enlever en Grèce Hélène, la femme de Ménélas, et qu'eut lieu la guerre de Troie.

Et sous Camblète fut abolie l'anthropophagie qui figurait encore dans les sacrifices, et qui exista si longtemps dans le culte de Bacchus, où l'on mangeait crues des chairs d'hommes et d'animaux, ainsi que cela se pratiquait à Chio et à Ténédos.

Enfin , la race des Héraclides est sacrifiée dans le dernier d'entre eux , Candaule , par Gygès, esclave ,

qui épouse la reine , et, montant sur le trône ^ donne naissanee à la nouvelle race des Memmades^ (Diodore.)

Cette race y qui présepte leB noms de ArdySy Sadyattes et Âljrattes , i^mène jusqu'à Crœsus , qui ^ au eommencement de la troisième période du seeond Age , cherche à établir dans T Asie mineure une sorte d'unité , à laquelle il soumet jusqu'aux colonies Hellènes , qui étaient venue depuis peu sous les noms d'iËolienset d'Ioniens, et à laquelle il donne pour centre la ville de Sardes, où vinrent les sages de la Grèce et de l'Asie , et en particulier Solon.

Mais la puissance lydienne ne tarda pas à sue» comber sous la conquête des Perses; Ke-Khosrou, vainqueur de Crœsus , comprit l'Asie mineure dans le grand empire que fondaient les Kaianides.

TaAAciB. rm£^ la Thrace parait dans son principe avoir été peuplée en même temps que l'Asie mineure, et par la même pdpulatiop, qui y apporta le3 mêmes cultes de la Diane ou de la Cybèle, qu'on retrouve en Thrace sous les noms de Oupis , Bendis^ Cimmeris, Lemnos, Boubastos,

Puis, le eulte de Bacchms sy introduisit danj» le

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second âge; et ce fut Mopsus qui Vy amena de l'Asie y ainsi que nous l'avons dit; mais il en fut re* poussé par Lycurgue, fils de Druas^ qui régnait ten Thrace sur la nation des Edones, et le força à repasser là mer. Cependant^ Baeokas L^noèui» rerint à la charge , et après avoir défait L^enigu^ ^ il mit à sa place Maroa » ancien roi du pays^ qui lavait secouru dans sh première invasion^ et à qui il enseigna ses mystères. Ils consistaient en un tuhé d'etpiation par la douleur , suivi d'iine fétè de rév génération et de joie. — Dans la première partie s'accomplissaient des sacrifices sangllinti dliomlnes et d'animaux, tels que la pie, le boUc,lepôrc,le sel^ pént, dont les chairs étaient déchires et mangées erues par les assistants. A ces repas ^ appelés Omo» phagie, on buvait une boisson enivrante , après quoi les initiés se livraient avec fureur, à dès dansas bruyantes et rhy thmées^ à des courses rapides, signes de l'çxpiation par le mouvement, quise terminliieat par des flagellations ^ des meurtrissures et des lacérations, expiation par le déchirement. ^-^ La pattîe joyeuse consistait en une procession précédée de flambeaux, dans laquelle l'Ithiphalle en bois de fi^guier, signe de la génération umver^Ue, était porté dans laCyste mystique y environné de lierre , tandis que les assistants dansaient en agitant des branches depin , nommées Van dans le langage mystique de ce culte.

jEàgre fut fils de Marbn et père de Ltnns et d'Oi^-

phée. — Mais Bacchus avait laissé en Thrace un fils appelé M acédon , qui devint roi de la portion de la Thrace connue sous le nom de Macédoine, et qui fut père de Piérus et d'Emathius. — Emathius eut à lutter contre THercule Thébain , et Piérus porta an nombre de neuf les muses, anciennes divinités lliraces, qui avaient d'abord été au nombre de trois, puis de quatre , puis de sept, et qui avaient fondé les lieux sacrés de l'Olympe, de Pimplée et de Libèthre. Piérus les établit à Piérie et leur laissa le nom de Piérides. (Diodore.)

Après Macédon , on trouve une suite d'environ douze rois macédoniens, qui commence à Caranus et qui finit à Alexandre le Grand, dont la puissance conquérante devait unir l'Europe avec l'Asie, et réaliser une des unités politiques, dont la suite occupe toute la troisième période du second âge.

Or, il. faut remarquer aussi comme, dans le second âge, tout ce littoral asiatique de la Méditerranée, qui comprend la Pfaénicie, l'Asie mineure et la Thrace, donne naissance à de nombreux cultes d^expiation , qui , sous divers noms et sous diverses formes, se réduisent toujours à la même morale, qui a pour but d'expier une faute, en purifiant la matière par des douleurs et des déchirements, pour amener une renaissance et un retour à lajoicr, — Or, cette morale, qui appartient spécialement ar.x nations qui n'ont pas eu part à la seconde révélatirn,se trouve ici créée, dans les formes les plus saillantes

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qui envahirent la Grèce , sous les noms de CâdmuSy de Bacckus, d'Orphée, ^elc, parla partie femelle du dogme de Janus y le second Japheth, dont Cybèle était le type et l'Asie mineure le centre religieux.

ScYTHiE. — Et dans la Scythie, il y eut d'abord

une race primitive appelée les Ciinmériens(Gomé-

riens), et les Scythes conduits par Scytha etÂraxa,

sa mère, vinrent fondre sur les Cimmériens qui

furent obligés de s'en aller plus loin.

Et puis il vint de l'Asie mineure dans la Chersonnèse taurique un cuite de Diane, qui s'accomplissait avec des flagellations, des scaritications, et des sacrifices humains. Cette divinité s'appelait Orsilorke , et des femmes étaient ses prèti^esses.

Et il y eut une peuplade d'amazones Scythes qui suivait ce culte.

Et il y eut deux frères , Palus et Napés > qui se partagèrent le pays, et donnèrent naissance aux Palusiens et aux Napésiens.

Et enfin, quand le premier âge fut fini, vint Targitaus, fils de Zeus et d'une fille du Borystbènes, et qui fut le premier homme qui habita la Scythie, et qui eut trois fils, Lipoxaïs, Arpoxaïs et Koiaxaïs. Et les descendants de Lipoxaïs sont les Scythes

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Aochates; et ceux d'Arpoxaïs sont les Gatiares et lesTraspies; et de Kolajtaïs , Tiennent les Paralates^ et tous furent réunis ensuite sous le nom générique de Seolotes, du nom d^un de leurs rois.

Et puis viennent ici des enfants d'Hercule , Aga^ thyrsus, Gélonus et Scythes; et puis Aristée, philosophe scytha

n y avait une tribu de Scythes appelés Royaux, qui regardaient tous les autres comme leurs ésdaVes. -^ Chacune de ces tribus nomades aVait un centre religieux, qui consistait en une pile de fagots de trois stades de long et de large » terminée par une plate-forme, et dont trois côtés étaient escarpés, tandis que le quâtrièihe allait en pente | au haut était une arme de fer qui représentait le dteu Ares, auquel on sacrifiait des prisonniers et des animaux. — Chez les Taures on immolait tous les étrangers qui entraient dans le pays. — Quand le roi mourait^ on promenait son corps par toiite^ les tribtis^ et chacun devait se retrancher une portion du corps ou se scarifier. Puis on lui sacrifiait ses serviteurs, ses femmes^ ses chevaux; et un an après on répétait un pareil sacrifice.

Chez les Scythes royaux ^ l'hérédité de mâle chTi InAle était consacrée. Chez les Issedons , les femmes avaient Tautoritéi Chez les Agathyrses, les femmes étaient communes.

Les prisonniers qui n'étaient pas tués étaieilt gardés, et on leur crevait les yeux.

HISfOiRÊ fm LA MkVTB ASIE. i'J'J

Les Issedons mangeaient les cadayres de leurs parem niélés à la chair d'animaux. (HérodeleO

Arménie. — Et nous avons yu comment Haïe était sorti de la Babylonie , et comment il avait emmené avec lui son fils Armenak, qui avait donné son nom à l'Arménie; et depuis Armenak jusqu'à Wahi| qui fut vaincu par Alexandre , Moïse de Chorène, Fhistorien de l'Arménie, compte 47 rois, parmi lesquels il faut distinguer Aram, qui à la fin du premier âge fut un grand conquérant, et étendit beaucoup les confins de l'Arménie.

Et après Alexahdrè fiit établi lé royaume de Parthie, dont les Arsacides furent rois au nombre de neuf, jusqu'au temps de César. Et le royaume de Pont, qui déjà avait été détaché sous Guschtasp, roi de Perse , fut gouverné par cinq Mithridates depuis Alexandre jusqu'à Pompée.

Ainsi nous avons montré comment s'étaient développés tous ces divers centres asiatiques , depuis la dispersion des enfants de Noé, et comment il y

a eu au moins trois grands empires dans les pre« miers temps, la Babylonie, J'Arménie et la Perse, et comment l'Assyrie et la Perse dominèrent ensuite, et puis comment la Perse resta seule et enfin fut vaincue par la Grèce; et commentées états, retombés encore une fois dans la dissociation et la guerre , furent réunis à Fempire romain*

nV DU TOME PREMIER.

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