‹ Essai d'interprétation de quelques parties de l'Évangile selon Saint Matthieu (volume 2)Chapitre 26 sur 29 · Kai xaté6n ‘h Booyh, al AoY où morauol, Kai Émveuay · texte numérisé non relu

Kai xaté6n ‘h Booyh, al AoY où morauol, Kai Émveuay

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NU A LT LV oinlæ énelvn' nat Êmeoe, Ha AV h Trot ati VeydAN.

La sentence que Jésus

VII, 24. Tout homme donc qui entend de moi ces paroles et qui les fait, je le comparerai à un homme sensé, qui a bâti sa maison sur le roc :

25. Et la pluie est tombée, et les grosses eaux sont venues, et les vents ont soufflé, et ont fondu sur cette maison-là, et elle n’a pas croulé ; car elle était fondée sur le roc.

26. Et tout homme qui entend de moi ces paroles et qui ne les fait pas, sera semblable à un fou, qui à bâti sa maison sur le sable :

27. Et la pluie est tombée, et les grosses eaux sont venues, et les vents ont soufflé, et ils ont donné contre cette maison-là, et elle a croulé, et sa ruine a été grande.

venait de prononcer n’é-

) 4 3 as A la (1) Amdotnte dm’ pod mavres où épyalémevot Thv dvouia.

(Psaume VI, 9. LXX.)

MATTHIEU, VII, 24-27; 28, 29. 149 tait dirigée, 1l est vrai, que contre les faux prophètes (VIE, 23); mais si ceux qui ne pratiquent pas ce qu’ils enseignent en son nom sont coupables, ceux qui ne mettent pas en pratique ce qu’ils ont appris de lui le sont également. Aussi Jésus rattache-t-1l à la réjection qu’il a annoncée aux premiers l'avertissement qu’il donne maintenant aux seconds. S’adressant à tous les auditeurs de ses paroles, 1l les divise en deux classes : ceux qui font ce qu'il a dit et ceux qui ne le font pas. Le faire, est l'obligation qui leur est à tous imposée; et au Jour où toute vie sera sondée et toute œuvre éprouvée, il n’y aura de sûreté que pour les disciples qui auront, en sincérité, cherché le bonheur dans la voie sévère de la fidélité au devoir. Telle est la leçon contenue dans la parabole par laquelle se termine l’enseignement de Jésus sur la montagne. Ceux qui feront ce qu’il a prescrit subsisteront comme la maison bien fondée, que les eaux qui montent et la tempête qui mugit ne peuvent pas ébranler; mais l’insensé qui se contente d’écouter, sans se conformer à ce qu'il entend, est le frère du fou qui bâtit sa maison sur le sable. Le roc, c’est l’obéissance à la volonté du Père qui est dans les cieux, révélée par le Fils qu’il a envoyé pour la faire connaître aux hommes : malheur à qui voudra se passer de ce fondement ; car une grande ruine l’atteindra !

VII, 28. Kai yévero, ête ouv- VII, 28. Et il arriva, lorsque

etéhegev & ‘Inooûs vodbs Adyouc Jésus eut achevé ces paroles,

Toûtous, &£emAñosovto of byAot que la foule fut frappée d’étonnt tn OAyh aùToU” nement de son enseignement ;

29. “Hy yap dddsrwv adrods 29. Car il les enseignait comme Os éÉovolav Éyuwv, «at oùy bç où ayant autorité et non pas comme YOALLATELS . les scribes.

Nous avons vu déjà ce qu'était l’enseignement des scribes. Aucune idée d’autorité ne pouvait lui venir en aide; car 1ls ne songeaient qu'à s’accommoder au peuple, et non à le corriger. N’exigeant rien de lui au nom de Dieu et de sa loi, ils avaient beau être les représentants de la science de ce temps-là chez les Juifs, ils n’étaient pas les représentants de la justice, et là où la Justice manque, l'autorité fait défaut. ;

Il en était tout autrement de Jésus. Il n’amoimdrissait pas les obligations des hommes; loin de À, 1l exigeait d’eux tout ce que Dieu exige, et 1l en était lui-même la réalisation vivante : c’est là ce qui faisait sa force. Sa parole était puissante, parce qu'il avait, comme on l’a dit, « la conscience « de son droit d’être obéi et que ses auditeurs re- « connaissaient eux-mêmes que la conscience qu'il « en avait était Juste (1). »

La comparaison qu’ils furent alors en position de faire entre l’enseignement auquel ïls étaient habitués et celui qu’ils venaient de recevoir, devait

(4) M. Vinet a défini l'autorité en ces termes : « L'autorité est « en général le droit d'être cru ou d’être obéi, le droit d'exiger « la créance ou l’obéissance. Mais le mot d'autorité désigne aussi « la conscience et la manifestation de ce droit. » (A. ViNeT, Homilétique, page 266.)

MATTHIEU, VII, 28, 29. 151 à la fois les détacher des scribes et les attacher à Jésus. Ils avaient vu ses miracles; mais ces signes de son pouvoir ne les avaient pas surpris autant que ses leçons le firent alors. Sans doute, elles ne lui assujettirent pas encore pleinement les disciples qui les avaient entendues; mais elles les remplirent cependant d’un profond et salutaire étonnement. Cet étonnement méritait certes d’être constaté, et l'effet produit sur eux, d’avoir sa date; car l’impression profonde qu’ils emportèrent de leur séjour sur la montagne auprès de Jésus, explique la relation dans laquelle 1ls ont été, à partir de cette époque, avec leur maitre.

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