PHRASE
Les houilles dans les environs de Dziekowitz et Mislowitz se trouvent dans des rap-
ports à peu pres semblables. Eilles gisent toutes, ainsi que le schyste argileux qui les accompagne, dans le sres houiller. Cette houille est schysteuse, dure, avec de la houille brillante et un peu d’Anthracite. Les plantes fossiles sont des Lepidodendron, des Syringodendron, des Filicites, des Calamites et des Rotulaires. Ce dépôt houiller doit consequemment être rangé parmi la houille porphyrique de Keferstein, quoiqu'ici ce membre de la formation houillère manque, ainsi que dans d’autres endroits, notamment à Rositz et Polnisch - Ostrau, sur l'Ostrowitza, où la houille gît dans le grès houiller loin de toute espèce de porphyre. Dans le premier endroit, la plupart des impressions qui d’ailleurs ne sont pas nombreuses, sont des Filicites, à Ostrau, ce sont des Lepidodendron et des Variolaria.
On remarque les mêmes rapports dans la stratification houillère des bords de la Ruhr, ce qui prouve combien il est nécessaire de ne pas juger une formation d’après une apparence locale, ou un fait isolé, mais d’après l'accord et l’enchaînement géognostique de la chaîne des montagnes.
L'absence du porphyre et du gres rouge ancien entre la houille, le toit marneux, et l'espèce de calcaire de plus récente formation qui l’avoisine, pourraient égarer le jugement relativement à son ancienneté.
| Cependant si l’on suit avec attention l’ensemble de la formation de la Diemel jusqu’au Rhin, alors on reconnaît tous les membres constitutifs de la formation intermédiaire: le schyste argileux et siliceux, le calcaire de transition, le traumate schysteux, le porphyre, se suivent et alternent; on arrive au grès dépourvu de couches houilleres, qui déjà appartient au terrain houiller, et qui sur les deux rives de la Ruhr, renferme effectivement de la houille, ct dès lors on est forcé de conclure que la marne superposée dont nous avons parlé, ne saurait appartenir à cette formation houillère indépendante.
La surface de ce dépôt houiller occupe un espace d'environ 8 M. [} Il consiste en trois bassins principaux. L’etendue en direction de Horath jusqu'a Frömen est de six M. La limite occidentale de Horath à Styrum est de 5 M. }. La quantité des couches superposées les unes aux autres, varie beaucoup dans les différentes mines. Dans la plus profonde du bassin principal, entre Alten - Bochum et Lär, on prétend en avoir compté jusqu'à 70. Mais la plupart ne valent pas, en partie, la peine d’être exploitées. Au sud de Hörden, on en a compté 40; mais ordinairement trois couches principales seulement sont en exploitation. Les Pyrites et l’Anthracite sont les compagnons ordinaires de la houille.
Les impressions de plantes sont dans une connexion nécessaire avec la nature géognostique de cette formation. On les trouve dans le toît et dans le mur. Dans le territoire
d'Essen et Verden, et de Mühlheim, on trouve beaucoup d’especes du genre Alveolaria, une
espèce voisine et vraisemblablement divers autres genres pres Grisingen et Bochum. Les Sya
ringodendron sont encore en plus grande quantité et plus variés dans leurs espèces dans la galerie principale de Hunninghausen. Les Calamites se trouvent presque partout, on rencontre les Fariolaria particulièrement dans le mur. On ne connait guère que huit espèces de Fougères (Filicites); elles «sont rares. On indique particulièrement quatre endroits où l’on peut recueillir des petrifications de Testäcdes, savoir 1°. des Ammonites et des Pectinites dans le toit de l'argile schysteuse - bitumineuse, dans la mine de l’Espérance à Werden; 2°. les mêmes avec de petites Buccinites dans le l'argile schysteuse a 12 toises de distance des couches de houille dans la mine de St. Pierre à Wolmarstein; 3°. des Ammonites dans l'argile schysteuse à six toises de distance des couches de charbon dans la mine de Flachsteich pres de Wemgern; 4°. enfin l’Encrinites Epithonius dans la carrière de la mine de Follmond pres d’Alten - Bochum.?)
On ne dit point sil existe des impressions de plantes avec ces petrifications; nous serions tentés d’en douter, d’autant plus que dans les environs de Bochum-Steele et autres endroits, on indique aussi des Ammonites, des Pectinites, Ostracites, T'érébratulites, Echinites, comme existantes dans la marne qui recouvre le terrain houiller, de sorte qu'elles pourraient passer facilement dans l’argileschysteuse encore molle qui recouvre ou environne la houille.
D'après cela, ces pétrifications pourraient fort bien appartenir à la formation marneuse plus récente, et non à la formation houillère, qui d’après la nature de ses différents membres et les impressions des plantes qui l’accompagnent, doit incontestablement être rangée parmi les houilles du porphyre. : |
Les couches de houille des environs d’Aix-la-Chapelle, d’Eschweiler, egalement celles de Saarbrück, doivent être classées parmi les dépôts houillers qui ont leur gisement dans le gres houiller.
A Eschweiler la roche houillere repose sur le calcaire de transition. Le bassin houiller a une étendue de douze mille toises; on connait quarante-huit couches ayant d’un à six pieds de puissance, quoiqu'on n'ait pas à beaucoup près encore atteint la plus grande profondeur.
L'exploitation actuelle ne s'enfonce pas au-delà de cent toises de profondeur verticale. La houille est de l'espèce brillante grasse avec tres-peu d’Anthracites; c’est une des meilleures que l’on ait en Allemagne; elle est éminemment propre à faire du Coacks.
Les impressions fossiles sont des Lepidodendron, des Alveolaria, des Syringodendron, des Calamites, des Filicites, et nous indiquerons à leur place les espèces nouvelles que nous y avons trouvées.
La formation houillere de Saarbruck a une étendue de quatre milles (d'Allemagne) D. Les porphyres et le Todiliegendes ne se retrouvent qua une assez grande distance de la houille qui, gisant sous les différents plateaux, est généralement exploitée par des galeries du côté du penchant de la montagne. Le niveau du plancher dans les différents bassins, peut différer d'environ 80 pieds. La direction, sauf quelques dérangements isolés et fortuits, est la même. Dans quelques endroits le grès bigarré git sur le charbon, mais sans le calcaire coquiller (Muschelkalk), son compagnon fidèle, qui partout ailleurs hors du terrain houiller, lui est immédiatement superposé; le gyps de sédiment manque également ici.
Cette houille est particulièrement riche en impressions de plantes. Il y a des Lepidolepsis et Lepidodendron d’une grosseur remarquable, entr’autres le laricinum. Nous avons trouvé à St. Ingbert sur les deblais des mines une souche de cette dernière espèce, mais sans racines; cet exemplaire était couvert d’ecailles. Ainsi on ne peut pas le ranger parmi les Yuccites qui, à la partie inférieure de leur tige, ont des anneaux et non des écailles
2) Geognostische Bemerkungen über den nördlichen Abfall des Niederrheinisch - west phälischen Gebirges, von H. v. Dechen, im Noggeraths - Gebirge im Rheinland: Westphalen, Ilier Bd. Bonn 823. p. 04 seq.
Dans plusieurs mines on trouve des arbres dans la position perpendiculaire. Les deux arbres fossiles de la galerie du palmier (Palmbaum) pres Wellesweiler, décrites par Mr. le Conseiller des mines Nöggerath?) appartiennent aux Syringodendron organuim et pescaprae, ainsi que nous nous en sommes convaincus par l'inspection des stries larges et cCtroites qu'il est encore facile de reconnaître dans l'écorce charbonneuse, particulièrement à la partie supérieure. Dans les collections, et parmi les déblais, nous avons vu de très - beaux exemplaires de Lycopodiolites, d’Alveolaria, Calamites, Filicites, Rotularia, parmi lesquels il y avait des espèces nouvelles, dont nous donnerons les descriptions.
Je dois encore faire ici mention d’une comparaison que M. Steinhauer a faite de ce terrain houiller avec celui du département de la Loire. ®)
Les houilles du département de la Loire, environnées de gneifs et de granit etc., ont leur gisement dans les environs de Saint - Etienne et de St. Rombert, dans le grès houiller et l'argile schysteuse. Les puits sont dans la vallée de la Tarande qui se jette dans la Loire. La direction des couches est parallèle à celle de la vallée; elles sont comme de vraies couches de sédiment, alternant avec l'argile schysteuse et le grès, et leur puissance est plus grande à mesure qu'elles s’éloignent davantage des flancs de la montagne sur lesquels elle s'appuie.
Duhamel determine oinsi les rapports généraux des houilles®): „Les couches de houille, ainsi que les assises ou strates des roches, entre lesquelles elles gisent, occupent les vallées longitudinales, les vallées transversales et leurs embranchements ou - rameaux. Les vallées communiquent toujours entr’elles, mais on ne peut pas toujours reconnaître cette communication, des roches de formation plus récente, où des terrains de transport en ont change la surface. Les vallées latérales s'élèvent souvent jusqu’à la roche primitive. Ces roches forment ordinairement la limite des bassins ou dépôts houillers.“
„Si l'on trouve de la houille dans une partie quelconque de la vallée, dès lors il est très - vraisemblable que cette houille s'étend dans toute la longueur de la vallée à quelques exceptions accidentelles pres; mais c’est dans la partie supérieure de la vallée, où le banc houiller se termine en une pointe plus ou moins arrondie, et sur les côtés où le terrain houiller s'appuie sur la roche primordiale, que la houille est plus facile à trouver.‘
»Ordinairement, lorsqu'une vallée principale ou les régions inférieures des vallées secondaires ne montrent pas de houille, c'est qu'elle est recouverte par du calcaire, du sable ou quelqu’autre mineral.“
„Les couches de houille, soit qu’elles gisent dans le grès, dans le schyste ou entre des assises calcaires, se dirigent parallèlement a la longueur de la vallée, et leur inclinaison suit des lois déterminces par les montagnes environnantes et par le terrain primitif sur lequel elles ont été déposées.“
„Les règles établies ci-dessus s'appliquent parfaitement au terrain houiller d’Eschweiler, d'Aix -la- Chapelle et de la vallée de la Meuse en remontant cette rivière. Le terrain houiller de Saarbruck, celui entre Epinal et Béfort dans les Vosges, semblent observer les mêmes lois de gisement, mais suivant une échelle beaucoup plus grande.“
„De plus, c’est avec un intérêt particulier que j'ai été à même d'étudier les rapports géognostiques du calcaire secondaire dans l'arrondissement où se trouvent les houilles de Saarbrück et du Palatinat. En effet, quiconque a vu ce terrain (près d’Oberes) et connait celui de Saarbruck, ne doutera pas un instant que les couches de calcaire qui alternent ici avec le grès, l'argile schysteuse et la houille, n’appartiennent au calcaire alpin, qui repoussé par le conglomérat, ne se montre que rarement et faiblement.‘ |
. ? « 14 / ° e Les localités où ces phénomènes ont été observés n'étant pas spécialement désignées,
5) Nöggerath, uber aufrecht im Gebirgsgestein eingeschlossene fossile Baumstämme. A) Steinhauer, die erloschenen Vulkane in Südfrankreich, Maynz 823. Do
5) Duhamel, Mémoire sur les Houilles, p. 58.
nous ne pouvons à cel égard porter aucun Jugement précis. Dans les houilles de Saarbrück nous n'avons vu qu’une seule couche très-faible de Dolomites et sur la houille même une légère écorce de chaux ferro - manganésifère. Nous n’y avons point remarqué de calcaire alpin. Mais a la vérité nous n’avons parcouru qu'une partie de cette mine. Le grès bigarré, et au-dessus de lui, le calcaire coquiller (Muschelkalk) ferment la série des formations. Mais si toutefois nos données sont exactes, on n’a encore pénétré nulle part au-dessous du grès houiller.
Mr. Alexandre Brongniart décrit le même dépôt de houille ainsi qu'il suis): „Le dépôt houiller de Treuil, à mille mètres au nord de St. Etienne, département de la Loire, repose sur un schyste charbonneux, riche en mica; on y remarque: 1°. un banc de phyllade charbonneuse pailletée, qui est bientôt suivi d’un lit d'environ 15 decimeires de puissance.
„2°. Un second banc des mêmes schyste et phyllade, mais plus puissant et renfermant dans ses assises inférieures et très-prèes de la houille, quatre lits de minérai de fer carbonaté lythoïde ou compacte en nodules applatis séparés nettement les uns des autres, plus ou moins volumineux, ou en grandes plaques renflées dans leur milieu, accompagnés, couverts ou même pénétrés de végétaux.“
„5°. A la seconde terrasse au-dessus de ce banc de schyste, un autre lit de houille qui a de 16 à 50 centimètres de puissance et qui est recouvert d’un banc composé d'argile schysteuse semblable à l’inférieur, de quatre à cinq petits lits de houille et vers sa partie supérieure de trois ou quatre lits plus minces, plus serrés de fer carbonaté lythoide.“
„Enfin terminant ici la formation houillere, se présente un banc, puissant de 5 ou4 mètres de psammite micace.“ |
»C'est dans ce banc que se montrent les nombreuses tiges placées verticalement, ct traversant toutes les assises.‘
„C’est une véritable forêt fossile de végétaux monocotyledoncs, et les tiges de ces fossiles sont de deux sortes bien distinctes. Les unes sont cylindriques articulées et striées parallèlement à leurs bords, l’intérieur est également rempli d’une roche de même nature que celle qui compose les couches qu’elles traversent. Les autres sont cylindroides creuses, allant en divergeant vers l'extrémité inférieure, et semblent s’écarter à la manière d'une racine, mais sans présenter aucure ramification. Quoique les couches du terrain houiller soient ici sensiblement horizontales, on remarque cependant qu'il y a eu après la précipitation et la consolidation même du psammite supérieur, un mouvement de glissement peu étendu, il est vrai, mais suflisant pour rompre la continuité de ces tiges, en sorte que les parties supérieures sont comme rejetitées de côté et ne font plus suite aux inferieures.“
(On remarque cette dernière circonstance dans plusieurs endroits de la Bohème aux arbres fossiles, dont la position est verticale.)
Le. même auteur décrit ainsi le dépôt houiller de l'Aveyron.
„La houille forme trois bassins ou enfoncements, celui du nord - ouest appartient à là houille ancienne, c'est celui d’Aubin; celui du milieu (de l'Aveyron) est également subordonné au grès houiller; celui du sud (du Tarn) Vest au calcaire. |
„Le banc du milieu, le seul qui soit décrit, se dirige parallèlement à l'Aveyron, de l’est vers le sud. Sa longueur depuis Rhodez jusqu’à Severac le château, est de 36 kilomètres, sa largeur n’excede pas 3 kilomètres.“ 5 |
„Sur le plateau de Causse, entre l’Aveyron et le Lot, le calcaire secondaire qui rt couvre le psammite forme la limite nord-ouest de ce terrain.“ |
„La roche primitive, gneifs et granite, à laquelle le terrain houiller est superpost, en forme la limite meridionale.“
„Le terrain houiller, proprement dit, est le psammite à grains, tantôt plus, tantôt moins fin, alternant avec du psammite micacé. On trouve des Calamites et des Filicte
6) Annales des Mines, T. PT. 1891. p- 359. Pl. IIT., et p. 371 seg.
dans le grès (psammite) et aussi dans l'argile schysteuse bitumineuse*) du toit, des couches intermédiaires et du mur de la houille. La puissance de la houille varie beaucoup, elle atteint quelquefois jusqu'à 20 metres, et dans d’autres endroits, elle forme des couches qui n'ont pas plus de 25 centimètres, et que l'on exploite cependant.“
Tous ces terrains houillers ont une grande ressemblance. Mr. Brongniart ne fait aucune mention du calcaire alpin. |
Alexandre de Humboldt, qui a si prodigieusement agrandi les limites de la science et surtout celles des sciences naturelles, et qui a porté sur leurs diverses branches la lumiere d’une critique si saine et si profonde, nous a fourni le premier des notions détaillées sur les terrains houillers situés entre les tropiques."
Dans la supposition que cet ouvrage classique est connu de presque tous les naturalistes, nous n’en faisons mention ici que pour n’omettre rien d’important. Mais nous nous bornerons, pour abréger, à rapporter ce qui est relatif a la nature du terrain houiller dans l'autre hémisphère, sans nous permettre de nous occuper des remarques et observations comparatives, dont l’auteur a enrichi son ouvrage.
Après avoir établi en principe que le grès houiller et le porphyre offrent une seule et même formation, celle du grès rouge (Todtliegendes), changeant l’une et l’autre quant à l'apparence extérieure, et sont quelquefois très-difliciles à distinguer sous le rapport de la structure; à la suite de plusieurs remarques générales sur les membres dépendants de cette formation, l’auteur entre dans les particularités spéciales.
„Dans la zone tempérée de l’ancien continent, la houille descend, dit-il, jusqu'aux lieux les plus bas du Littoral pres de iNewcastle-on-Tyne, on trouve au niveau et audessous du fond de la mer 57 couches d'argile endurcie et de conglomérat, alternant avec 25 couches de houille.“
»Dans les contrées équinoxiales du nouveau monde, au contraire, la houille qui a son gisement dans le grès rouge, au plateau de Santa Fe de Bogota (à Chipo, entre Canoas et el Salto de Tequendama, dans la montagne Suba, (Carro de los Tunjos) se trouve e élévation de 1360 toises au-dessus du niveau de la mer.“ |
„Lhemispkere austral nous offre aussi de la houille dans les hautes Cordillières de Huarocheri et de Canta. Bien plus, on a assuré à l’auteur quil s’en trouve pres Huanuco (gisant dans le calcaire alpin ?), ires-pres de la limite des neiges éternelles, à une hauteut de 2300 toises, conséquemment bien au-delà du point où l’on trouve les dernières phandrogames. Les dépôts de houille abondent hors des tropiques, dans le nouveau Mexique, au centre des plaines saliferes de Moqui et de Nabajoa, et à l’est des montagnes rocheuses, comme aussi vers les sources du Rio Sabino, dans cet immense bassin couvert de formations secondaires que parcourent le Missouris et Y’Arkansas.“
„Dans la region équinoxiale du nouveau continent, M. de Humboldt a eu l’occasion d’observer la formation du gres rouge, au nord et au sud de l’equateur, sur six points différents, savoir: dans la nouvelle Espagne (de 1100 — 1300 toises de hauteur) ; dans les Steppes ou Llanos de Venezuela (de 30 — 50 toises); dans la nouvelle Grenade (de 50—1800 toises); sur le plateau de la province de Quito (de 1550 — 1600 toises); dans le bassin de Caxamarca, au Pérou (1470 toises), et dans la vallée occidentale de l’Amazone (200 toises).“
*) Pour éviter tout mésentendu ıl est nécessaire d'aveïlir que les deux fermes de la minéralogie allemande 0 = . £ r r } . ee r 5 CH R = A = Thonschiefer et Schieferthon ont été traduits par les minéralogistes francais en raison inverse du OL s A . D) : . f 0 \ E . Im. ‘ - Ri x 2 sens lıticral. D’apres celui-ci Thonschiefer qui est le phyllade de @Aubuiss on, aurail du être traduit Parole: t Schiefe st IE Ts comme 0. GO7E Pr, | par argile schysteuse, et Schieferthon par schyste argileux. Mais comme l'inverse a été généralement r x e. r va. f nen . . = # x < 4 =. L = = 2 adopté par les minéralogistes francais, nous suivons également lem exemple dans notre traduction, et nous corrigerons dans les errata le sens liltéral dont nous nous étions servis p. 3 et 4.
7) Essai geognostique sur le gisement des roches dans les deux hemispheres, par Alex. de Humboldt, 8: Paris: 1823.
„Dans la nouvelle Espagne les schystes et les porphyres de transition de Guanaxuato (plateau d’Anahuae)..... sont recouverts d’une formation de gres rouge. Cette formation remplit les plaines de Gelaya, de Salamanca et de Burras (900 toises). Un calcaire assez semblable à celui du Jura, et un gyps feuillete lui sont superposés.“
„Ce grès mexicain offre la ressemblance ee plus frappante avec le Todtliegendes rouge du comté de Mansfeld, en Saxe.“ |
„Lautenr n’a trouvé ni coquilles petrifiées, ni aucunes traces de houille ou de bois fossile dans les eres rouges de Guanaxuato; on rencontre cependant fréquemment ces sub stances combustibles dans d’autres contrées de la nouvelle Espagne, particulièrement dans celles qui sont moins élevées au-dessus du niveau de la mer
„On connait la houille de l'intérieur du nouveau Mexique non loin des rives du Rio del Norte. D'autres dépôts sont probablement cachés dans les plaines de Nuevo Sant Ander ét du Texas.“
„Au nord de Natchitoches, dans le voisinage de la houillere de Ghica sur une colline isolée, on entend parfois des detonnations souterraines; elles sont vraisemblablement la suite de l'inflammation de l'hydroge ne mêlé avec L'air atmosphérique. 8) Le bois fossile est commun dans les grès rouges qui s'étendent vers le nord-est de la ville de Mexico. On le trouve Cgalement dans les plaines immenses de l’intendance de St. Louis de Potosi, et prés de la ville d’Altamira.“ | :
„La houille de Durasmo (entre Tierra-Nueva et Saint Louis de la Paz) git sous une couche d'argile qui renferme du bois fossile, et sur un lit de mercure sulfure qui recouvre le porphyre.“ — Ici on agite la question si cette houille appartient aux lignites de tres: récente formation, ou à la grande formation des grès qui renferment du cinnabre? Lau teur semble incliner vers cette dernière opinion, sans cependant s'expliquer nettement à cet égard. Un examen plus suivi des bois fossiles et des impressions des plantes résoudra infailliblement ce doute de la maniere la plüs sûre.
„Dans l'Amérique méridionale, les immenses plaines de Venezuela (Llanos du is Orénoque) sont en grande partie recouvertes de grès rouge, de gyps et de calcaire. Ge gres contient du bois fossile petrii£, de monocotylédones. Ici il n'est point fait mention de houille.“ |
Limmense formation de pres de la nouvelle Grenade, qui renferme les puissantes couches, non de lignites, mais de houille feuilletée, et même de houille piciforme entre la Palma et Guaduas (600 toises) pres Velez et la ville de Leivo, et qui plus loin sur le plateau de Bogota à la hauteur considérable de 1570 toises pres de Zipaquira (1400 toises) contient du gyps salifére. Mr. de Humboldt, appuyé sur de nombreux arguments qu'il allègue, ne la regarde point comme appartenante au grès bigarré, ainsi que d’après quel: ques circonstances particulières, on pourrait être amené à le croire; mais il juge que toute cette formation appartient au grès rouge ancien,
„Dans l’hémisphère meridional, les Cordillières de Quito nous montrent la formation de grès rouge la plus étendue de celles qui aient été observée jusqu'ici. Cette roche recouvre, à une hauteur de 13 à 15 cent toises au-dessus du niveau de la mer, tout le plateau de Tarqui et de Cuença dans une longueur de 25 lieues. On n’y connait aucunes houilles, mais il y a des tiges de monocotyledones pétrifiéess On en a trouvé des morceaux de quatre pieds de long et de 14 pouces de diamètre, dans le ravin de Silcajact. On y trouve aussi du goudron minéral fluide et endurci en asphalte à cassure conchoyde (pres Parche et Coxitambo) et des filons de mercure sulfuré (Cerros de Guazun et Upar au nord-est du village d’Azognes).“
L'auteur compare les rapports des . rouges de la nouvelle Grenade, is Pérou et de Quito avec les gres rouges du pays, ou Fuchsel a donné la première description
8) En visitant la galerie de Friederich, dans la mine de Saarbrück, une semblable detonnation éteisnit subitement toutes nos lumieres.
de la grande formation houillere, et il trouve que les phénomènes mentionnés par ce naturaliste se retrouvent dans la partie de l'Amérique équinoxiale qu'il a parcourue.
Enfin, il est encore fait mention du grand bassin de la rivière des Amazones qui, dans sa partie occidentale, s'accorde avec le tableau gcognostique des Llanos de Venezuela et du bassin de l’Or&noque; et dès lors par des raisons analogues, il ne saurait être considéré comme appartenant au grès bigarré; il doit par conséquent être rangé parmi le Todtliegendes.
| Il résulte de cet exposé que le grès houiller, ainsi que d’autres roches, et même des pétrifications, s'élève dans cet hémisphère beaucoup plus haut qu’en Europe; mais qu'à ces hauteurs 1l se montre plus souvent dépourvu de couches de houille. Cependant dans les Llanos de Venezuela, il s’abaisse Jusqu'à 50 toises, et se rapproche ainsi des formations Européennes. Les naturalistes Bavarois ont vu dans les environs de Bahia, au Brésil, une couche de charbon qui, semblable à celui du Derbyshire, paraissait s’enfoncer au - dessous du niveau de la mer. Les conglomérats renfermant des pierres lydiennes, l’alternation des gres à petits grains avec un conglomérat plus grossier, et d’autres observations ont principalement déterminé l'auteur à ranger toutes ces formations de grès parmi le grès rouge. Nulle part il nest fait mention dimpressions de piantes, et c’est par elles qu’on aurait pu parvenir à des conclusions satisfaisantes. Le bois fossile petrifie, l’auteur le regarde comme provenant de monocotylédones, mais il n'en donne aucune description particulière.
L'analogie qui, en général sous le rapport géognostique, existe entre les zones équinoxiales et l’ancien continent, autorisent cependant et rendent tres - probable la supposition, que les couches des roches et les impressions de plantes de l'Amérique méridionale, s’accordent avec les nôtres, ainsi que cela est déjà constaté par celles de l'Amérique septentrionale.
Buckland et Conybear nous ont fourni sur la formation houillere de la partie sud-ouest de l'Angleterre des notions tres- détaillées et très - exactes. ?)
Weaver nous a rendu le même service relativement à celles de Glocester et Sommersctshire.
L’analogie qui en général règne entre les terrains houillers anciens d'Angleterre et tous les autres de même date, ainsi que les déviations isoldes que l'on y remarque, sont brides dans ces écrits, et des cartes gcognostiques tres-exactes facilitent l'intelligence du texte.
Le grès rouge repose sur le calcaire de transition, dans lequel on trouve les pétrifications connues, et particulièrement quatre especes de trilobites dans le Glocester, Heresford et Worcestershire et dans le district de Torthworth. Les houilles forment à la vérité des bassins particuliers là où les inégalités de la surface antérieure admettaient une déposition de couches, et où dans des temps postérieurs il n’est survenu aucun bouleversement local et particulier. Mais leurs rapporis sont en général tellement semblables qu'on est forcé de les comprendre dans une même formation, et de les considérer comme un terrain houiiler continu. Les impressions de plantes sont la plupart des Lepidodendron et des Fougères. Parmi les membres qui accompagnent cette formation, ou qui servent de toit à la houille, sont plusieurs variétés de calcaire de sédiment et de gres qui, vu les dénominations trèsmultipliées de la minéralogie britannique, peuvent difficilement entrer dans la nomenclature allemande plus sobre et moins variée; le grès bigarré et la marne paraissent dominer parmi ces variétés. Il règne beaucoup de bouleversements et un grand désordre dans ces terrains houillers; ils y sont produits par des fentes et des crevasses ; les unes remplies les
0) Observations on the South- Western Coal- District of England by the rev. W. Buckland and rev. Conybear.
Geological observations on part of Gloucestershire and Sommersetshire, by Thom. Weaver, in the Transactions of the Geological society, second series. Fol. 1. p. 2. p. 210 et seq. p. 317 et seq.
Br
mans. 2
autres vides. Les couches de houille sont tres-nombreuses, les plus fortes ont néanmoins rarement plus de cinq piéds de puissance et sont séparées par des couches intermédiaires de 10 — 15 toises.
Mr. Buckland, aujourd’hui president de la société géologique de Londres, a joint } son traité sur les houilles, un appendice sur le grès rouge. Il compte trois formations de cette roche en Angleterre: le grès rouge ancien, le nouveau grès rouge, et le grès meulier. Tous les trois existent dans la partie sud-ouest du terrain houiller de l'Angleterre,
L'auteur se plaint de la confusion qu'ont répandue sur cette matière les aperçus divers de quelques naturalistes qui placent le grès rouge, les uns au-dessus, les autres an. dessous de la houille, et que d’autres cönfondent avec le grès houiller. D’après notre opinion nous pensons que celui qui repose sur les roches de transition est le Todtliegende; celui qui est de formation plus récente, le grès bigarré, et le dernier le Weifsliegende de Kefferstein, ou le grès blanc que l’on trouve aussi en Saxe, coloré en rouge.
Au sujet de la connexion du grès rouge ancien avec le ores houiller, nous avons déjà fait observer que le grès rouge ancien, proprement dit, qui à Waldenbourg et Neurode dans la basse Silésie et dans plusieurs autres endroits, suit et accompagne la houille parallelement avec le porphyre rouge, ne se trouve que rarement et par exception dans un gisement transgressif, et se distingue surtout parce que Jamais la houille ne gît immediatement au-dessus ou au milieu de cette roche, et que ce même gres ne contient des débris de végétaux que rarement, en petit nombre, et presqu’uniquement de la division des
Lé
monocotylédones.
Dans le grès houiller proprement dit, aù contraire, qui n’est coloré en rouge que rarement ét par exception, et cela par bandes isolées, il sert ordinairement de gisement à la houille accompagnée de son argile schysteuse, et toutes les impressions de plantes que l’on rencontre dans l'argile schysteuse, on les retrouve aussi dans cette espèce de grès.
Le grès bigarré se trouve aussi dans le terrain houiller de Saarbrück superpose à la houille.
Il parait que c’est en Angleterre que l’on a confondu pour la première fois le grès rouge avec d’autres roches. On y a pris une espèce de traumate (Grauwacke) rougeâtre pour le grès rouge, et le grès bigarré pour le Todtliegende de Werner. Mais le Todtliegende de Werner est le véritable gres rouge ancien de la forêt de Thuringe, de la formation du schyste cuprifere, de la Silesie etc.
La formation houillere dans le Groenland qui s'étend particulièrement dans le Jamssonland, doit avoir une analogie complete avec celle de l'Europe, ainsi que celle qui existe sur les îles de Melville. On y indique partout dans ces terrains des impressions de plantes des tropiques.
Enfin, on assure que dans les terrains houillers du Groenland, il existe comme en Ecosse, des couches de diabase. '°)
À la vérité, les terrains houillers, en général, comparés avec d’autres terrains, sont plus souvent interrompus, ce qui indique moins clairement une formation général ét simultanée.
Cependant Mr. Schmidt‘), Conseiller des mines, a depuis long-temps répondt d'avance à cette observation; il a en effet énoncé l'opinion, „qu’en général la masse prin- »Cipale des terrains houillers dans les formations secondaires plus récentes, est plus liée et „plus intimément combinée que l’on n'avait paru le croire jusqu'ici, quoïque par des cause
» particulieres et des rapports spéciaux (par exemple, les courants au moment de l'inonda-
10) Extrait des voyages de Scoresby, Annales des Sciences naturelles. Tom. III. p. 110
11) Das Rheinische Uebergangsgebirg an der Mosel und die Flötzartigen Umgebungen desselben etc. von J. Ch. Schmidt, in Moll’s Neuen Jahrb. der Berg- und Hut: tenkunde, Pier Bd. p. 240 et sea.
»tüon), quelques parties en aient pu être çà et là isolées.“ Ce qui constate la vérité de cette assertion, c’est la concordance frappante que l'on remarque en comparant les couches particulières des terrains houillers de diverses contrées très - éloignées. L’argile schysteuse, la houille, le gres houiller, le fer argileux, les diverses espèces de trapp, et même les impressions si remarquables de plantes, conservent malgré les plus grandes distances, une ressemblance merveilleuse. De plus, le terrain houiller (ancien) par ses rapports avec les terrains de transition et les terrains secondaires, entre lesquels il est placé, constate et manifeste partout une ancienneté relative égale, ce qui non moins que la concordance spéciale dans les couches de terrains treés- distants les uns des autres, indique un principe général, et une cause efliciente commune, de formation dans ces terrains.“
„Le terrain houiller ancien ne renferme cependant pas partout des couches de houille; ordinairement il y a des parties de ce terrain tres-riches en houille, tandis que des districts entiers de ce même terrain n’en renferment pas du tout ou n’en laissent apercevoir que de faibles traces.“
„Les parties chargées de houille, sont les plus tendres, tant à cause de l'argile schysteuse qui y domine, qu'a cause des pyrites qui, en se décomposant, attaquent la roche; dès lors elles sont les plus exposées à être enlevées et recouvertes par des formations plus récentes.
„La destructibilité plus grande des parties du terrain houiller riches en houille, est peut-être aussi la cause que l’on croit en général ces terrains moins étendus qu'ils ne le sont, parce que la partie de ces terrains, charges de houille, n’avait le plus souvent que peu d’etendue, tandis que d’autres sections beaucoup plus vastes de ces mêmes terrains, dépourvues de ce fossile, étaient considérées comme ne leur appartenant plus. Il existe peutêtre même en Allemagne des terrains houillers sans couches de houille » et qui en consequence sont restés inconnus.
Nous éclaircirons cette hypothèse par un exemple puisé dans nos contrées mêmes. La formation houillère de Bohème suit le terrain de transition depuis Merklin dans le cercle de Klattau jusqu'a Mühlhausen sur la Moldau, dans une longueur de 15 lieues, sur une largeur de 4 à 6 lieues. La formation houillère de Silésie, qui se prolonge dans un espace de 17 lieues, atteint d'un côté Schatzlar dans le Eiesengebirg, et de l’autre Schwadowitz dans la seigneurie de Nachod, en Bohème; entre ces deux points de départ principaux de la houille, on en rencontre encore quelques traces insignifiantes , dans les cercles de Bitschow, de Chrudim, de Königgratz et de Kaur’im. Dans la vaste plaine qu’autrefois VElbe a recouverte, ou l'inondation doit avoir duré le plus long-temps, tout le charbon de terre a disparu. On ny voit que des terrains de sédiment secondaires, et des formations de terrains tertiaires ou d’alluvion, quoique la prolongation des schystes siliceux et argileux vers Raunitz dans le cercle de Kaurzim en passant par Oval, les impressions de Lepidodendron punctatum trouvées pres de Kaunitz, le grès houiller qui s'étend encore a quelques milles plus loin, et se perd sous des formations plus récentes, fassent supposer un prolongement du terrain houiller, où la houille dissoute et décomposée par les flots a disparu et a été remplacée par des terrains nouveaux.
Pour terminer, nous dirons encore quelques mots du bitume élastique, et des den- Hertes bitumineuses qui appartiennent aussi à la formation houillère ancienne.
Mr. Olivier Angers”) a trouvé dans le puits de St. André, de la houillère de Mortelais, département de la Loire inférieure, un bitume élastique qui a une analogie parfaute avec celui de la mine de plomb d’Odin dans le Derbyshire. „On le trouve dans les crevasses d’un traumate violet remplies de cristaux de quartz et de chaux carbonatee; quelquefois ce traumate devient schysteux et passe au gres houiller. On rencontre aussi parfois des impressions de plantes sur les faces unies des feuillets qui s’en detachent.“
e e , 12) Olivier dAnSsers, note sur un nouveau gisement de bitume élastique. Annales des sciences naturelles, T. IT. pag. 140.
„Ce bitume élastique a toutes les propriétés de celui d'Angleterre. us ar les traces du fer carburé, mais il :salit-le papier; sion ne l’a pas préalablement purifie en le faisant tremper dans l’eau pendant douze heures. Il nage sur l'eau; er a avec une flamme blanchâtre, et dégage une fumée épaisse et une forte odeur de bitume. |
On trouve, mais rarement, dans le traumate de YEifel pres Geroldstein de tresbelles dendrites bitumineuses parfaitement bien formées. Elles ressemblent d'une manière frappante à des espèces de Fucus poreux. On serait tenté de les prendre pour 3 vegetaux même, si leur substance bitumineuse d’un brun tirant sur le noir, ayant une épaisseur d'environ trois lignes, ne s’enlevait pas facilement de la roche qui en est incrustée, sans y laisser la moindre trace d'aucune impression. Nous avons vu un exemplaire de ce genre à Trèves, dans un cabinet de minéralogie. En cassant la pierre toute la dendrite se sépara,
et chaque moitié présenta une figure en relief de cette belle forme.