‹ Essai d'un traité d'artillerieChapitre 69 sur 89 · DUE · texte numérisé non relu

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la bride f , pour que le ressort puisse agir librement sur la roue. Enfin on lAche la détente pour mettre le feu à la charge.

Cet instrument sert également à vérifier la combustibilité , mais il me semble moins parfait que le précèdent. II exige , comme ce dernier , un essai comparatif avec une poudre type.

Eprouvette autrichienne à crimailliir*. (fi g. 2, pl. 4. )

336. L’explosion de la charge ( 1 ,8 grammes ) d'un petit canon enfer c, implanté dans la base de l’instrument , soulève le poids PP qui fait système avec la crémaillicre AB; un cliqoet D, n'appuyant sur les dents de la crèmaillière que par son poids , empêche la ehûte de l’obturateur , ce dernier parfaitement équilibré par les poids P , P , glisse librement sur les montants M qui le percent.

Il est facile de voir que l’ascension de l’obturateur n’éprouve d’autre obstacle à vaincre que son propre poids , celui du cliquet , et les frottements do ce dernier autour de son axe de rotation , et de l’obturateur sur les montants ; ce dernier peut être considéré comme nul , vu la position parfaitement horizontale de l’obturateur.

L’instrument est très simple et peu sujet à se déranger.

Il peut servir également à mesurer la combustibilité et la force absolue de la poudre; daus ce dernier cas , il doit être chargé au poids.

Il donne des résultats parfaitement concordants avec ceux obtenus par rèprouvetle à peson de Iteguier. Ses défauts consistent daus la fuite des gaz par la lumière , les frottements , les pressions de l’obturateur contre les monlans , ses chocs contre le chapeau de l’inslrumenl; enfin dans la variabilité de la résistance du cliquet produite soit par son allongement , soit par le frotlcment variable que son axe éprouve.

Eprouvette de Dupont, en usage en Amérique.

S37. Elle consiste] en un pelit canon dont l’àmo peut contenir une charge de fusil. La charge , en faisan! explosion , soulève

A CANON. t3t

un obturateur du poids d'environ deux kilogrammes , fixé à un bras de levier.

En s’élevant , l’obturateur entraîne un ruban divisé qui en mesure l’ascension.

Eprouvette de CoUon , pl. -4 , fig. 8 , 4,8, 0 ( Mémorial de P artillerie , tome lit).

838. « Deux montants MM enfer (fig. 8 , pl. h ) implantés dans

# le plateau N , supportent une traverse en fer AB qui sert do » chappe aux deux poulies concentriques en cuivre P et P' » ( fig. 3 et -4 ) . Le bord extérieur de la grande poulie est denté , b sa circonférence est graduée ; sa gorge a un diamètre de » 0,2292 m afin que chaque degré soit de deux millimètres ; » dans celle gorge est fixé le bout d’un cordon en soie , à l’autre » extrémité duquel est attaché le poids O , projectile destiné » à être lancé verticalement par l’explosion de la poudre.

» Le diamètre de la petite poulie P' est moitié de celui de la » grande ; elle supporte, au bout d’un fil roulé dans sa gorge, un b poids O', plus petit que O , tendant à faire tourner le système » des deux poulies de droite à gauche.

» Un petit canon C , dont la chambre peut contenir deux » grammes de poudre , est implanté par un appendice vertical » dans le plateau N ; sur la tranche de ce petit canon repose , » par une disque bien dressé , le projectile O. L’axe du canon , » celui du projectile et du cordon qui met ce dernier en com- » municalion avec la gorge de la grande poulie , doivent être » dans une même ligne verticale , ce qui suppose que le plateau

# N repose sur une plate-forme de niveau.

» Le cliquet D empêche la poulie 'de tourner de gauche à » droite , et rien n’arrête son mouvement de rotation de droite » à gauche par l’action du poids O'. Le bout du cliquet peut b appuyer contre les dents de la poulie par son propre poids , » ou y être poussé par un petit ressort.

b Voici maintenant le jeu de la machine :

b On charge le petit canon C , on pose le projectile O sur la

POUDRE

» bouche , le petit poids O' se trouve alors remonté A sa plui » grande hauteur; on met le feu : le projectile O est lancé ver- » ticalemenl ; le cordon qui le lie à la gorge de la grande poulie » se trouve lâche , alors le poids 0‘ agit , fait tourner la poulie » de droite à gauche , enroule, dans la gorge de la grande pou- » lie , le cordon du projectile. Quand ce dernier est arrivé au d sommet de sa trajectoire verticale , et qu’il veut redescendre ,

» il en est empêché par le cliquet D , et il reste suspendu à son » point le plus élevé ; son élévation est mesurée parle nombre » de tours et de degrés dont la poulie a tourné de droite à » gauche.

Le moyen que cette machine offre de rendre le résultat de l’épreuve indépendant du frottement des tourillons et du cliquet, est fort ingénieux ; le voici :

On règle par tâtonnement le poids O’ de sorte qu’il puisse nonseulement enrouler par sa chùle la partie du cordon devenue lâche par l’ascension de l’obturateur , mais encore favoriser cette dernière ; on observe la hauteur totale à laquelle le projectile O" parvient , et on le soutient à cette hauteur eu le plaçant sur une traverse EF , qui à l’aide d’une mâchoire à vis , fig. 6 , peut être fixée à une hauteur quelconque sur le montant M. On remonte lepoids O' au point où il était avant le tir , et on le laisse retomber aussi bas qu’il est parvenu pendant l’épreuve : il enroulera d’abord toute la partie flottante de la corde du projectile O ', et agira ensuite sur ce dernier avec toute la quantité de mouvement acquise pendant sa chùtc ; le poids O" s’élèvera de nouveau , et si on retranche la hauteur à laquelle il s’élève maintenant par . l’action du poids O' de celle à laquelle il est parvenu pendant l’épreuve , on aura évidemment celle qu’il eût atteinte par l’action seule de la poudre.

L’inventeur croit que la machine peut servir à mesurer soit la force , soit la combustibilité de la' poudre : dans le premier cas il conseille de prendre les poids O et O' dans un rapport convenable pourjqu’il en résulte sur la bouche du canon une pression telle que toute la charge soit brûlée avant le déplacement de l’obturateur ( on obtient celte relation entre les poids par tâtonne-

A CAÏIOH.

ment ) ; pour év aluer la combustibilité , il veut au contraire que la pression sur la bouche du canon soit aussi petite que possible, afinqu’uneparlie seulement de la charge puisse brûler avant que le projectile soit soulevé.

239. Voici lamanière dont l’inventeur prescrit de déterminer les poids O et O' pour régler la machine pour la mesure des forces. (Mémorial de l’art, tome III, p. 98. )

# On adaptera d’abord à la machine deux poids quelconques » dont l’un O' soit assez fort pour être certain que , dans tous les k cas , sa descente soit plus rapide qu’il ne faut ; on augmentera k graduellement l’autre poids O jusqu’à ce que ses divers ac- » croissemenls n’en produisent plus dans l’effet dynamique : on » sera certain alors d’être arrivé à la pression suffisante pour que k toute la charge soit brûlée.

» Cela fait , pour ramener le poids O' à n’être pas excessif et k à n’avoir que la niasse suffisante à l’effet qu’il doit produire , » on retranchera graduellement des deux poids O et O' des quan' k tités telles que la pression reste la même ; on arrivera par là k au minimum de masse du poids O'et au maximum du poids O.

a Pour régler la machine pour la mesure des vitesses de com • a bustion , on choisira , à priori , la pression sur la bouche du k canon inférieure à la précédente ( la moindre parait à Pink venteur la meilleure ) ; on placera deux poids O et O' de malt nière à ne laisser subsister que la pression convenue ; on les » augmentera graduellement , l’un et l’autro , de sorte que la » pressiou reste toujours la même , jusqu'à ce qu’on soit arrivé » à donner au poids O' une masse qui lui fasse remplir l’effet k qu’il doit produire en toute sûreté et pour toute espèce de » poudre.

Pour empêcher la perle de gaz , chose très importante dans un essai en petit , l’inventeur conseille le moyen suivant de fermer la lumière aussitôt que le feu est mis à la charge :

Un bassinet en forme de coin , fig. 8 , et mobile dans une coulisse , sert à mettre le feu ; il est percé d’une lumière vis-à-vis de celle du canon , qui communique avec une petite chambre au fond de l’âme.

POUDRE

L’explosion do l'amorce fait reculer le bassinet dans sa coulisse, et la lumière du canon no correspondant plus avec celui du bassinet , se trouve fermée.

Éprouvette hydrottalique de Regnier (PI. 4, Fig. 7 ).

840. Un tube en laiton e, poli et gradué , traverse librement le couvorde d’un seau de fer blanc et une rondelle de laiton k maintenue au-dessus du seau par quatre supports bb ; le haut du tube reçoit un petit mortier en fer destiné & contenir la charge , et sa partie inférieure porte un plongeur d en fer blanc qu’on leste par un poids e.

Le petit mortier g est muni d’un couvercle qui ne laisse qu’une petite ouverture circulaire pour pouvoir y introduire la charge , et mettre le feu à cette dernière à l’aide d’un brin de mèche de communication. Le mortier peut contenir environ 6 grammes de poudre , mais on ne le charge ordinairement que de trois grammes,

Pour procéder à l’épreuve on verso dans le seau de l’eau jusqu’aux trois quarts de sa capacité ( il est essentiel que l’eau ait autant que possible une température constante); on y place le plongeur muni de son tube et de son mortier , ensuite on verse de nouveau de l’eau dans le seau jusqu’à ce que le zéro de la division du tube s’élève à la hauteur de la rondelle k. Enfin on met le feu , et on note l’immersion du plongeur produite par l’gction de lit poudre.

Lorsque la qualité et la température de l’eau restent constantes , l’éprouvette hydrostatique donne des résultats très exacts.

Le Capitaine prussien Meyer loue beaucoup cet instrument à cause de cette constance de l’effet dynamique , les poudres étant de qualité égale.

Sans une fabrique de poudre, en Allemagne, l’instrument, dont le mortier recevait une charge d’une demi drachme ( environ 4 grammes ) , marquait constamment 110° avec de la poudre de chasse ordinaire , et 186° avec de la poudre de chasse

A CAMOX

superfine. L'eau dont on se servait était tirée d’un puits , et avait une température à peu près constante.

Mor tien d'épreuve.

341. Dans presque tous les pays on se sert pour l’essai de la poudre de mortiers d’épreuve qui sont ordinairement à semelle. ,Le calibre du mortier , la position de son axe pendant le tir , la longueur d’âme , la charge , le poids du projectile , le métal de ce dernier et de l’arme diffèrent d’un pays à l’autre. Voici quelques-unes des principales modifications.

A. Calibre.

France, Belgique , Hollande, etc. . . 0,191“

Angleterre 0,203

Prusse . 0,131

Russie »

B. Longueur d’âme.

France, Belgique, Hollande, etc. . . . 1 ,25 calibres.

Angleterre »

Prusse ( mortier à bilboquet ) . . . . calibre.

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