‹ Essai d'une classification des GaléodesChapitre 12 sur 25 · Gætulia setigera Olv., Encycl. Méth., IV, p · texte numérisé non relu

Gætulia setigera Olv., Encycl. Méth., IV, p

(sub Galeodes).

üolpuga ckeiicornis Licli. et Uerbst, Ungefl. Ins., p. 60, pl. n, fig. 1 (1797).

? Phalangium arancoides Fabr., Ent. Emcnd., II, p. 631, n° 9 (1795).

Solpuga jubaia C. Koch, Arch. Nat., VIII, p. 352 (1862). — Id., Ar., XV, p. 73, fig. 1667.

E. Si mox.

Solpuga chelicornis Butler, Tr. Ent. Soe. Loud., p. â20 (1873).

? Solpuga jubata Butler, loe. eit.

Je possède un mâle provenant du Cap; j’ai vu, au Muséum, un individu du meme sexe, rapporté de Cafrerie par de Lalande, et une femelle, malheureusement en si mauvais état, qu’il est impossible de saisir ses caractères.

Comme toutes les espèces de l’Afrique australe, le G. setigcra se fait remarquer par une coloration foncée et une abondante pubescence lanugineuse. Le céphalothorax, les chélicères et les membres sont brunâtres; l’abdomen a une large bande noire dorsale et ses côtés sont revêtus d’une longue pubescence blanche, tandis que, chez les espèces du nord de l’Afrique, cette pubescence est ordinairement jaune. — Les chélicères du mâle sont très-caractéristiques : le doigt mobile ne présente de dents que dans son tiers basilaire, ces dents sont très-hautes, très-aigües et resserrées ; le doigt fixe offre deux dents presque égales, suivies d’un long espace inerme et un peu échancré; le flagellum, parlant de la dilatation lamelleuse, est d’abord dirigé en avant, presque jusqu’à l’extrémité du doigt fixe, puis recourbé en arrière, droit, grêle, excessivement long, dépassant en dessus le mamelon oculaire. — Cette disposition a été nettement figurée par Hcrbst (loc. cit. pl. n, fig. b) et celte figure concorde parfaitement avec celle que C, Koch a donné de sa Solpuga jubala . — La description d’Olivier, qui a la priorité, me paraît aussi bien claire: « munie (chélicère) à l’extrémité d’une soie cornée, recourbée et trèsmince ; côtés de l’abdomen blancs. »

2. Gætulia vincta C. Koch, Arch., Naturg., VIII, p. 352 (18Ô2) (sub Solpuga ),

Gælulia vincta ici., Ar., XV, p. 7à, fig* 1Ô68.

Je rapporte à la Solpuga vincla de C. Koch, deux Gaîéodes c? et ?, qui m’ont été donnés par le D r Casalis, missionnaire à Lessouto, au nord du Cap.

Le mâle, très-voisin de G. setigcra, en dillere cependant par le fia-

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gellum plus court, n’atteignant pas, en arrière, la base de la tige et par une disposition un peu autre des denliculations : au doigt mobile, les dents, plus obtuses, sont encore plus reculées et resserrées; au doigt fixe, elles sont remplacées par une partie en saillie presque carrée, légèrement échancrée; cette saillie est également suivie d’un large espace inerine et sensiblement échancré, arrondi.

La femelle diffère des espèces algériennes, indépendamment de sa coloration spéciale, par le premier segment ventral qui est divisé par un canal longitudinal, dont les angles postérieurs, au lieu d’être simplement arrondis, sont un peu saillants et s’avancent en lobe court sur le segment suivant. — La pubescence du corps et des pattes est très-longue ; les tarses, surtout les postérieurs, sont très-effilés.

3. Gætulia flavescens G. Koch, Arcli. Naturg., VIII, p. 358 (1842) (sub Solpuga ).

Solpuga flavcscens C. Koch, Ar., XV, p. 79, fig. 1472 (1848).

(ialcodes nigripatpis L. Dufour, IL N. Gai., p. 54, pl. il, fig. 8 (1861).

Cette espèce paraît très-répandue en Algérie; L. Dufour la recevait en quantité de Boghar ; AI. le D r Ch. Leprieur m’en a rapporté un bon nombre de Bou-Saada ; le AJuséum en possède aussi de Tîle Djerba, en Tunisie, où ils ont été trouvés par M. Coinde; enfin, le G. flavcscens habite aussi l’Égypte, où il ne paraît pas être rare. — L’identité des flavcscens C. Koch et nigripatpis L. Dufour, ne peut faire de doute; de ce dernier, je possède des individus déterminés par L. Dufour et j’en ai vu d’autres au Muséum.

Le G. flavesccns sc distingue, à première vue, aux métatarses et tarses de scs pattes-mâchoires tranchant, par leur couleur noire, sur la teinte générale d’un jaune pâle. Le métatarse très-allongé est fortement atténué à l’extrémité et garni, en dessous, de crins obtus, longs, dressés et irréguliers; chez le mâle, sa scopula est très-courte et serrée; le tarse encore assez long est fortement appendiculé. — Le mâle est très-reconnaissable à scs chélicères : au doigt fixe, la série des denliculations n’est pas interrompue, elle commence par deux dents grandes, surtout la

E. Simon.

seconde; au doigt mobile, les denticulations, qui ont la disposition ordinaire, commencent un peu avant le milieu; le flagellum qui prend naissance en dessus, un peu en arrière de la seconde dent du doigt fixe, est d’une excessive longueur, car il dépasse en dessus le mamelon oculaire.

Le G. flavcsccns, cité de l’Afrique australe par M. A. Butler, est trèsprobablement une autre espèce.

h. Gætulia Merope sp. nov. — $. Long. 25 mill.

Céphalothorax et chélicères brun olivâtre plus ou moins obscur; abdomen fauve, revêtu de pubescence jaune vif, marqué d’une série médiane de taches noirâtres, étroites; pattes-mâchoires et pattes fauve testacé, avec le tibia de la patte-mâchoire, l’extrémite du fémur et le tibia de la quatrième paire légèrement rembrunis en dessus. — Partie céphalique courte et large, plus d’un tiers plus large que longue, à dépression médiane légère, son bord antérieur droit, ses côtés rétrécis, son bord postérieur largement et très-obtusément tronqué, arqué ; crins très-longs, fins, épars, mêlés de crins plus courts. — Mamelon oculaire assez grand, plus large que long, garni en dessus et en avant de nombreux crins fauves, dressés, irréguliers, presque également longs; yeux gros, leur intervalle plus étroit que leur diamètre. — Chélicères à tige allongée, hérissée, dès la base, de forts crins longs, inégaux, simples, ni bulbeux, ni tronqués ; crochet fixe en dessus, plus court que la tige, arqué, denticulations commençant assez loin de la pointe : d’abord deux grandes dents coniques, presque semblables, égales, ensuite deux petites dents contiguës, dont la seconde .plus forte, puis une dent semblable aux premières; dans le fond de la pince, deux séries divergentes de dents inégales : quatre obtuses et presque égales, pour le rang externe, trois pour rinterne, dont la médiane petite, les deux autres, surtout la première, élevées, coniques ; crochet mobile pourvu de deux fortes dents coniques et comprimées, la seconde plus élevée, présentant un dcnticule obtus à la base en avant. — Patte-mâchoire : fémur ne présentant que des crins fins, quelques-uns très-longs au bord interne ; métatarse assez fortement atténué à l’extrémité, fusiforme ; tibia et métatarse'ne présentant que des crins simples, fins, très-longs latéralement, courts et espacés en

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dessous. — Métatarse et tarse îv grêles et longs, garnis en dessous, entre les épines, de crins simples, longs.

Plusieurs femelles trouvées à Zanzibar par M. A. ftaflïay.

5. Gætulia brunnipes L. Dufour, lî. N. Gai., p. 52, pl. h, fig. 6 (1861) (sul) Gateodrs ).

Galcodcs quadrigerus L. Dufour, loc. cit., p. 54, pl. il, fig. 7.

J’ai vu de cette espèce trois individus : un type, en très-mauvais état, donné au Muséum par L. Dufour; une femelle trouvée par Coquerel â Mers-el-Kebir, clans la province d’Oran ; enfin, le troisième rapporté de la région des Agaos, en Abyssinie, par M. A. RafTray ; ce qui indique que l'habitat de G. brunnipes est encore plus étendu que celui de G. fia vescens .

Je crois devoir refaire la description de la femelle.

?. Long. 34 mill. — Céphalothorax, chélicères, pattes-mâchoires et pattes fauve rougeâtre; abdomen fauve testacé, avec une série médiane de taches noirâtres transverses. — Partie céphalique courte et large, plus d’un tiers plus large que longue, à dépression médiane très-légère à peine sensible; son bord antérieur presque droit; ses côtés rétrécis; son bord postérieur légèrement tronqué et arqué ; crins inégaux, trèsforts. — Mamelon oculaire assez gros, garni de crins raides, très-forts et nombreux, presque également longs, très-nombreux et irréguliers en avant des yeux, formant, dans leur intervalle, deux lignes longitudinales divergeant en arrière; yeux très-gros et convexes, leur intervalle à peine plus large que leur rayon. Chélicères à tige très-robuste, assez allongée, hérissée dès la base de forts crins simples, inégaux, ni bulbeux, ni tronqués; crochet fixe en dessus, beaucoup plus court que la tige, arqué, ses denticulations commençant assez loin de la pointe : d’abord deux grandes dents coniques, dont la seconde plus haute, ensuite une dent presque semblable, précédée d’un seul denticule; dans le fond de la pince, deux séries divergentes de dents inégales, disposées comme chez G. Merope; crochet mobile, pourvu de deux fortes dents coniques et comprimées, la seconde plus élevée, précédée d’un fort denticule bien (1879) i r# partit, 8.

E. Simon.

détaché. - Patte-mâchoire : fémur garni en dessous et à l’extrémité interne de crins spiniformes, très-longs et très-robustes; métatarse assez fortement atténué à l’extrémité, fusiforme; tibia et métatarse garnis latéralement de crins très-longs, en dessous, principalement à l’extrémité du métatarse et au tarse, de crins rudes, courts et tronqués. — Métatarse et tarse iv assez grêles et longs, garnis en dessous, entre les épines, de crins simples et forts, presque spiniformes.

Chez le mâle, dont j’ai donné les caractères d’après le dessin de L. Dufour (pl. il, fig. 6 b), le flagellum est de moitié plus court que la tige, fortement arqué et terminé en pointe droite, nullement en crochet comme chez G. aciculala.

Les trois G. brunnipes que j’ai vus, même l’exemplaire donné par L. Dufour, présentent tous une bande dorsale, aussi je n’hésite pas à réunir à cette espèce le G. quadrigerus de L. Dufour : « Je n’ai connu de celte espèce, dit L. Dufour, qu’un seul individu, et c’était une femelle. Il ressemble en tout point au brunnipes , soit pour la conformation générale, soit pour tous les traits de détail, soit enfin pour sa taille, sa physionomie, sa toison et son habitat. Le seul caractère différentiel est l’existence, au dos de l’abdomen, d’une série médiane de taches noires, en carrés transversaux, etc. ». Si l’on tient compte de la facilité avec laquelle s’efface la bande dorsale chez les Galéodes ayant voyagé dans l’alcool, on peut admettre que le G. brunnipes a normalement une bande dorsale et que l’individu décrit sous le nom de quadrigerus ne diffère des autres que par une meilleure, conservation.

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