Gætülia dentatidens sp, nov, — c?. Long. 25 mill
Céphalothorax et cliélicères fauve rougeâtre clair. Patte-mâchoire fauve rougeâtre obscur, avec le métatarse et le tarse brun foncé ; pattes fauve testacé, — Partie céphalique d’un tiers plus large que longue, sans dépression médiane; son bord antérieur droit; ses côtés rétrécis ; crins très-longs, ceux du bord antérieur très-forts et spiniformes. — Mamelon oculaire grand, convexe, presque arrondi; yeux très-gros, leur intervalle plus étroit que leur diamètre, des crins spiniformes nombreux, très-forts, irréguliers en avant, disposés en dessus en deux lignes diver-
E. Simon.
gentes. — Cliélicèrcs allongées, garnies dès la base de crins inégaux, trèsforts, spiniformes; crochet fixe en dessus, plus court que la tige, sinueux, obtus et courbé à la pointe ; série des denticulalions commençant trèsloin de la pointe, formée de trois petites dents aiguës, égales, très-écartées, équidistantes, suivies d’une dent plus forte très-reculée; crochet fixe pourvu de plus d’une dent interne, plus forte, obtuse, un peu dirigée en avant, placée au niveau de la première denticulation de la série normale ; crochet mobile pourvu de deux dents très-fortes, égales, comprimées, aiguës, et dans leur intervalle, d’une dent,petite, plus rapprochée de la seconde; flagellum grêle, cylindrique et effilé, excessivement long, dépassant, en arrière, le milieu de la partie céphalique, inséré sur le crochet fixe, d’abord dirigé en avant et appliqué, puis recourbé brusquement en arrière, un peu avant la première dent, mais encore assez loin de la pointe terminale, ensuite droit; lame membraneuse, élevée, arrondie. — Patte-mâchoire : métatarse atténué â l’extrémité, fusiforme; tarse assez allongé, atténué à la base ; métatarse et tarse garnis en dessous de forts et longs crins tronqués; scopula très-épaisse et longue.
Un mâle, en très-mauvais état, rapporté par M. d’Arnauld, des rives du fleuve Blanc (Muséum).
.Cette remarquable espèce se distingue, à première vue, par l’excessive longueur du flagellum, qui, bien que dépassant en avant les premières denticulations, reste encore loin de la pointe terminale du crochet. Elle offre aussi le caractère unique, dans le genre Gætulia , d’avoir une denticulation interne au crochet fixe.
Spccles invlsæ.
Gætuuà letiialis C. Koch, Arch. Nalurg., VIII, p. 352 (1842)
(sub Solpuga ), et Ar., XV, p. 70, fig. 1467.
Du Cap et du Congo (Butler).
C’est probablement le G. arancoidcs du Cap dont parle Olivier dans t’Encyclopédie méthodique.
Classification des Galèodcs, etc.
Gætulia rüfesceus C. Koch., loc. cit., p. 352 (sub Solpuga), et Ar., XV, p. 72, fig. 1466.
Du Cap.
Probablement une femelle de G. setigera ou vida dont C. Koch ne décrit que les males.
M. A. Butler pense qu’il faut placer en synonymie de cette espèce le G. hostilis White, App. Methuen’s Life in the Wilderness, p. 317, pl. n, fig. 5 (1844).
Gætulia badia C. Koch, loc. cit., p. 352 (sub Solpuga ), et Ar., XV, p. 75, fig. 1469.
Du Cap et de Port-Natal (Butler).
Gætulia fusca C. Koch, loc. cit., p. 352 (sub Solpuga), et Ar., XV, p. 76, fig. 1470.
Du Cap.
Gætulia hirtuosà C. Koch, loc. cit., p. 352 (sub Solpuga ), et Ar., XV, p, 78, fig. 1471.
Du Cap.
Gætulia lineata C. Koch, loc. cit., p. 353 (sub Solpuga), et Ar., XV, p. 80, fig. 1473.
Du Cap.
Gætulia lateralis C. Koch, loc, cit, p. 353 (sub Solpuga ), et Ar., XV, p. 82, fig. 1474.
Du Cap.
K. Simojv.
3 e Genre ZERIA, nov. gen.
Mamelon oculaire glabre en dessus et en arrière, présentant en avant deux Torts crins dressés, légèrement bulbeux. — Pas de peignes stigmatiques. — Chélicères : crochet fixe, en dessus, beaucoup plus court que la tige, pourvu en dessous d’une rangée de dents inégales ; dans le fond de la pince, une double rangée de dents obtuses. — Pattes-mâchoires et pattes longues. Métatarse de la patte-mâchoire garni en dessous de crins inégaux, implantés irrégulièrement, non sériaux ; tarse assez court, néanmoins atténué à la base. — Pattes de la première paire à tarse grêle, long, droit, presque de moitié plus court que le métatarse. Métatarse iv dépourvu d’épines, ne présentant que de longs crins inégaux. — Tarse iv formé de sept articles, disposés comme chez les Gætulia .
Ce nouveau genre a les plus grands rapports avec les Gætulia , dont il présente les tarses et les chélicères, mais il en diffère par le mamelon oculaire pourvu, comme chez les Galeodes, de deux crins bulbeux, et par l’absence d’épines au métatarse de la quatrième paire ; ces deux caractères nécessitent la création d’un genre. — Le Z. Pcrsephone est le plus petit Galéodide connu.
Zeria peksephone, sp. nov. — Ç. Long. 9 mill.
Céphalothorax, chélicères et abdomen brun noir foficé, garnis de trèslongs crins fauves épars; pattes-mâchoires et pattes de la première paire brun foncé; pattes ii et ni brun-fauve, avec la base des fémurs éclaircie; pattes iv fauve rougeâtre. — Partie céphalique courte et large, au moins d’un tiers plus large que longue, coupée d’une profonde strie longitudinale ; son bord antérieur droit; ses côtés très-rétrécis; son bord postérieur largement tronqué et arqué.—-Mamelon oculaire grand, ovale et transverse ; intervalle des yeux plus large que leur rayon. -—Chélicères à tige allongée, garnie dès la base de crins inégaux, fins, espacés; crochet fixe en dessus, plus court que la tige et arqué, denticulations commençant assez loin de la pointe : d’abord deux fortes dents dont la seconde plus haute, puis une troisième semblable, précédée d’un petit denticule implanté sur son bord antérieur; crochet mobile pourvu de deux fortes dents, sépa-
Classification des GaUodes , de .
rées par un petit denticule. — Patte-mâchoire : fémur ne présentant que des crins fins, quelques-uns très-longs; métatarse légèrement atténué, garni de crins inégaux, simples, effilés, non tronqués. — Métatarse et tarse îv grêles, longs, garnis en dessous de crins simples.
Une seule femelle de Mers-el-Kebir, province d’Oran.
4 e Genre RHAX G. Koch (1842).
Galcodes et Solpuga auctores (ad part.).
Rhaœ C. Koch, Arch. Naturg. (1842) (ad part.).
Mamelon oculaire très-grand et bas, glabre en dessus et en arrière, pourvu en a\ant de deux forts crins dressés, non soulevés. — Pas de peignes stigmatiques. — Premier segment ventral marqué d’un canal élargi en forme de fossette ovale allongée. — Chélicères à tige garnie de soies et de crins, présentant de plus une ligne de très-fortes épines en dessus au bord interne; crochet fixe en dessus, beaucoup plus court que la tige, é et Ç arqué, pourvu de dents inégales commençant très-loin de la pointe ; dans le fond de la pince, deux rangées bien séparées de dents obtuses. — Pattes-mâchoires et pattes très-courtes. Tarse de la pattemâchoire soudé et en continuité avec le métatarse, immobile, non appendiculé ; métatarse fortement épineux. — Pattes de la première paire relativement robuste, à tarse court, épais et obtus, pourvu de deux petites griffes, simples et arquées. — Métatarses n et iii présentant en dessus une ou plusieurs séries de très-fortes épines coniques; métatarse îv inerme. Tous les tarses d’un seul article. Griffes glabres, aussi longues ou presque aussi longues que le tarse, peu arquées, presque droites, à crochet terminal.
c?. Crochet fixe des chélicères arqué comme chez la femelle; flagelluni inséré au côté interne du crochet fixe, recourbé en demi-cercle en dessus et en avant, lamelleux, transparent, obtus et canaliculé, formé de deux lames appliquées : la supérieure arrondie à l’extrémité et canaliculée en avant, l’inférieure plus effilée, reçue dans le canal de la précédente.
E. Simon.
Les caractères abondent pour distinguer ce genre et ils se joignent à un faciès propre, dû à l’épaisseur du tronc, à la brièveté et à la force de tous les appendices, môme de la première paire, ordinairement trèsgrèles chez les Galeodes. La coloration est aussi particulière, le corps et certains articles des pattes étant souvent d’un noir intense, tandis que les autres parties restent d’un jaune ou d’un rouge vif.
Les Max se trouvent en Arabie, en Égypte et en Barbarie.
Trois espèces me sont connues.