DATAMES pàllipes T. Say (1823) (sub Galeodcs
Ç. Galeodcs pàllipes T. Say, in Long’s Exped. to the Rochy Mont, in 1819- 1820, vol. II, p. 3 (1823).
c?. Galcodes subulata T. Say, loc. cit., p. 3.
cf. Long. 12 mil]. — Céphalothorax et chélicères fauve rougeâtre, avec la partie céphalique un peu rembrunie en dessus; abdomen jaune testacé plus obscur en dessus; pattes-mâchoires brunâtres avec la moitié inférieure des fémurs fauve testacé ; pattes fauve clair testacé , avec l’extrémité du fémur et le tibia de la quatrième paire fortement rembrunis. — Partie céphalique courte et large, au moins d’un tiers plus large que longue, sans strie médiane, son bord antérieur droit, ses côtés â peine rétrécis en arrière, son bord postérieur largement et très-obtusément tronqué; crins très-longs, peu robustes, principalement sur les côtés et en avant. — Mamelon oculaire gros, noir, garni de crins fauves, dressés, inégaux, plus longs en avant; yeux très-gros et saillants, leur intervalle à peine plus large que leur rayon. — Chélicères en dessus à tige assez allongée, peu convexe, garnie de crins très-longs, forts, mais effilés et flexibles, plus serrés à l’extrémité, disposés irrégulièrement ; crochet fixe environ de la longueur de la tige, droit, un peu infléchi en dehors, en dessus obtusément caréné dans la première moitié, assez fortement canaliculé dans la seconde, en dessous inerme, canaliculé, élargi à la base, pourvu à la base interne d’un faisceau de crins rouges, dirigé en avant ; fond de la pince pourvu de deux séries écartées de dents obtuses et inégales : l’externe de quatre, l’interne de trois, dont la première beaucoup
E. Simon.
plus forte; crochet mobile armé à la base d’une très-forte dent comprimée, lancéolée et dirigée en ayant, précédée de deux petits denticules aigus. — Patte-mâchoire : fémur assez grêle, ne présentant que de longs crins fins, nullement spiniformes; tibia garni de crins semblables trèsinégaux ; métatarse et tarse de même longueur que le tibia; métatarse légèrement élargi â l’extrémité, garni de crins très-fins et longs, pourvu en dessous de crins plus courts, tronqués, mais très-espacés et ne formant pas brosse. —Métatarse et tarse iv grêles, médiocrement longs; tarse présentant quatre paires d’épines, garni en dessous, entre les épines, de crins simples, longs et serrés.
Ç. Long. 17 mill. — Partie céphalique fauve obscur, fortement teintée de brun au bord antérieur, principalement aux angles ; abdomen brun foncé en dessus, passant graduellement au fauve sur les côtés et en dessous; chélicères fauve-rougeâtre, présentant les traces de deux fines lignes longitudinales, un peu plus foncées; pattes et pattes-mâchoires fauve rougeâtre clair, celles-ci non rembrunies. — Partie céphalique et mamelon oculaire comme chez le mâle. — Premier segment ventral coupé, dans toute sa longueur, d’un profond canal longitudinal élargi en triangle en arrière, ses côtés convexes, un peu indurés et garnis de forts crins ; deuxième et troisième segments présentant chacun, au milieu du bord postérieur, une très-faible échancrure semi-circulaire. — Chélicères garnies dès la base de crins forts, dressés, inégaux, assez espacés; en dessus crochet fixe, beaucoup plus court que la tige; série des denticulations commençant par deux petites dents coniques et obtuses, dont la première h peine plus forte, ensuite une dent beaucoup plus grande et conique, suivie de deux denticules parfaitement isolés, dont le second plus fort; ensuite une grande dent semblable à la troisième; au crochet mobile, entre les deux dents principales, deux denticules isolés, dont le second plus fort; dans le fond de la pince, série interne formée de quatre dents, dont la première beaucoup plus forte; série externe de quatre dents dont la première et la troisième lortes, obtuses et égales, la seconde au contraire très-petite. — Patte-mâchoire : métatarse et tarse presque parallèles ; métatarse garni en dessous de crins tronqués, inégaux, assez serrés, dépourvu d’épines. — Métatarses n et ni présentant chacun en dessus une ligne de cinq épines rouges, très-fortes, presque égales et presque équidistantes; tibias n et ni pourvus en dessus de deux épines terminales semblables; métatarses garnis en dessous, enlre les épines, de crins
Classification des Galcodes, etc.
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simples, irréguliers; tarses garnis en dessous d’épines, plus serrées h l’extrémité, sous les griffes.
Colorado, Ulah, Nevada (rna collection), Kansas (D. Put nam).
Je l’ai reçu de M. Morisson. Il a été trouvé en nombre aux environs de Denver (Colorado) par M. J.-D. Pulnam, qui a bien voulu m’en envoyer deux individus.
Nota. Nous croyons utile de donner copie des deux diagnoses originales de T. Say :
1. G. pallipcs Say. — « Hairy, mandiblcs horizontal, fingers regularly « arquated, abdomen subdepressed livid. I>ody pale yellowish-brown, « hairy; fcet palcr, whittish, flrst pair smallest, l'ourth pair largest and « longest ; abdomen livid, hairy, sub-depressed; palpi more robust « than the threc anterior pairs of feet, of subcqual diameter, but rather « thicker torwards the tip ; more hairy than the feet ; eyes and tu- « bercle blackish; mandiblcs dilated, with numerous rigid setæ, and « with parallcl setæ projectcd over the fingers ; fingers regularly arqua- « ted, reddish-brown at tip, and with a reddish-brun line above and « beneath, within armed with many robust teeth ; thorax with a deep « sinus at the anterior angles. »
2. G. subulaia Say. — «Hairy; mandibles horizontal; thumb nearly « reclilinear, destitute of teeth. This species lias the slrongest resem- « blance to the preceeding, both in form, magnitude and coloring, « but the superior finger of the mandibles is unarmed, and reclilinear « or very sliglitly flexuous; the inferior finger is arquated, with about « two robust teeth. » — (In Long’s Expédition to the Rocky Mountains in 1817-1820, Philadelphia 1823, vol. II, page 3, aussi dans l’édition anglaise, vol II, page 3Zi3) (1).
Comme on peut le voir, les deux espèces de Say, trouvées en même temps, ne diffèrent absolument que par le caractère sexuel; il n’est pas
(1) Deux éditions de cet ouvrage ont été publiées la même année 1823 : l’une (officielle) à Philadelphie, en 2 volumes, l’autre à Londres, en 3 volumes. — Les diagnoses de Galéodes placées en note, à la page 3, vol. H de l’édition de Philadelphie, n’ont pas été reproduites par M. Le Conte dans sa réimpression des œuvres entomologiques de T. Say.
E. Simon.
douteux que la seconde ne soit le mâle de la première. — Le G. subulata de Girard, in the Report of Marcy’s Expédition to the Red River in 1853, est tout à fait différent de celui de T. Say; M. J.-D. Putnam, qui a pu en étudier le type à l’Académie des Sciences naturelles de Philadelphie, m’écrit que c’est une espèce beaucoup plus grande, probablement identique à notre D. formidabilis (voy. p. 136).