SÉANCE DU 10 JUIN
Dès lors, ils pourront servir à distinguer des espèces voisines, et on évitera ainsi au lecteur les désespérantes incertitudes du début, si on a employé d’abord les caractères tloraux plus faciles à définir et plus invariables, bien que difficiles à apercevoir sans une dissection soigneuse.
Pour bien comprendre l’esprit delà classification ici proposée il est utile de connaître l’ensemble de l’organographie florale du genre Leea.
Calice. — Le calice est toujours courtement tubuleux à la base; il est à b dents seulement dans sa moitié supérieure, et il est presque impossible d’en connaître la préfloraison.
Corolle. — La corolle est à 5 pétales valvaires, soudés toujours dans leur moitié inférieure, toujours à bec infléchi en dedans au
sommet.
Androcée. — Au niveau de la ligne de soudure des pétales, une expansion pétaloïde de la corolle se forme et prend deux directions, l’une ascendante pour former une coronule presque aussi longue que les pétales, l’autre descendante se dirigeant vers le fond de la corolle et formant une sorte de talon. Cette coronule est donc insérée en dedans de la corolle sur une ligne ininterrompue ; le talon lui-même est continu et roulé en entonnoir autour du style. La partie supérieure de la coronule forme dans la fleur une sorte de tourelle crénelée, à l’extérieur de laquelle on aperçoit les 5 lobes larges de la coronule alternant avec les b filets plus étroits des anthères; à 1 intérieur se trouvent les b anthères plongeant dans le vide, le sommet en bas, introrses par l’inflexion du filet. Ce filet monte en dehors entre deux lobes de la coronule en pressant sur le tissu mince qui les unit, puis trouve le sinus qui les sépare et, à la faveur du vide, se coude, et s’insère sur le dos de l’anthère.
Les lobes de la coronule, étant réunis sur une longueur plus ou
moins grande, sont donc séparés par des sinus plus ou moins profonds qui jouent un certain rôle dans le mouvement du filet. Ils forment donc bien un tube entier, plus ou moins nettement crénelé suivant la profondeur des sinus et il faut entendre ici par lobe la partie de la coronule qui est visible extérieurement entre deux filets staminaux consécutifs. Le connectif de 1 anthère, tourné vers l’extérieur de la fleur, est de consistance
dure; il peut s’allonger, en pointe débordant l’anthère a lune ou l’autre extrémité, ou ne la débordant pas du tout. C est sur ce connectif qu’est attaché le filet à une distance plus ou moins grande des extrémités, généralement vers le milieu. Que 1 anthère porte des loges acuminées en pointe, ce n’est assurément pas douteux dans certains échantillons où les fleurs ont été surprises avant l’ouverture des loges, mais la dohiscence défoi me
l’anthère et ce caractère devient souvent impraticable.
Ovaire. — L’ovaire est inséré au fond du calice; il est globuleux-comprimé, généralement à 6 ovules et le style couit cylindrique est terminé par un stigmate qui ne s en distingue
point sur le sec. Tout le pistil est glabre.
Fr uit.
Le fruit est une
baie globuleuse,
déprimée, à
4-6 côtes et autant de graines ; celles-ci sont ovales, a section transversale triangulaire par compression latérale. Deux en\eloppes entourent l’albumen, 1 une extérieure crustacée, 1 intérieure, membraneuse, s’enfonce dans 1 albumen en îcpli* profonds qui le divisent en plusieurs lobes. La radicule de 1 embryon linéaire est infère. Si l’on fait une coupe transversale de la graine, on trouve souvent s’avançant vers le centre 5 îeplis du tégument interne : l’un, dorsal, se divise bientôt en deux, deux latéraux, un de chaque côté, sont simples ou doubles, deux u n
postérieurs sont parallèles. Il y a sans doute là des
caractères spécifiques ; mais je n ai pas eu toujours de gi.iine»
traux ou
dans les espèces étudiées et il m a
été impossible «le faire
servir les semences à une classification générale. Je me borne donc à appeler, sur ce point. 1 attention des botaniste s < o
l’av
enir.
La partie la plus complexe de la fleur est 1 androcce foim< pai 1 ensemble des étamines et de la coronule. Bien que tout» s es espèces aient sur ce point une même structure généiae, î existe suivant les espèces des différences que 1 on lemarque pai une observation attentive. Elles portent sur les lobes entiers, me ment denticulés, simplement émarginés ou bidentés, sur a P™ fondeur relative des sinus qui les séparent, sur le talon < < < e coronule prolongé plus ou moins loin au-dessous de 1 insertion, sur le filet des étamines qui est géniculé ou non, sui le connec fixé plus ou moins loin du milieu sur le filet, sui la présence